Le journal de Tortov Roddle (Aru Tabibito no Nikki)
Publié par Yuki dans Anime, tags: article déménagé
Ils sont des anime où on n’a jamais une minute de répit : il se passe toujours quelque chose et ça va à cent à l’heure. Il y en a d’autres dans lesquels certains diraient qu’il ne se passe rien, à cause de leur rythme assez lent.
Le journal de Tortov Roddle est de ceux-là. Ce court métrage d’un quart d’heure tout juste est ce qu’on peut appeler un anime d’auteur : c’est simple, on n’y retrouve aucun des codes habituels de l’animation japonaise. On présenterait ça comme un dessin-animé occidental que ça ne surprendrait pas. Mais à part ça, qu’a-t-il de spécial? C’est un anime contemplatif (dans le bon sens du terme), se passant dans un monde féérique, avec des personnages tous plus étranges les uns que les autres. Il conte l’histoire de Tortov Roddle, un voyageur dont on ne connaît pas les raisons pour s’être engagé dans cette vie quelque peu atypique. Il rencontre tout au long de son odyssée différentes créatures fantastiques et devient témoin de phénomènes extraordinaires, dont ces dernières sont parfois à l’origine. Il ne lui arrive rien de spécial la plupart du temps et il ne joue que le rôle de spectateur, même si au final, il fait aussi partie du spectacle, lui qui, longiligne comme il est, avec son haut-de-forme, voyage sur le dos d’un cochon à pattes aussi longues que des échasses.
Maintenant que vous connaissez l’histoire (ou tout du moins en quoi elle consiste), vous allez me demander: « et alors, c’est bien ce truc? ». Parce que oui, les anime contemplatifs, ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus populaire… Donc amateurs de shônen qui tachent, passez votre chemin. Les autres… Vous pouvez rester avec l’assurance de voir un petit ovni vraiment sympathique. Le journal de Tortov Roddle, ce n’est autre qu’un voyage magnifique dans un monde qu’on ne peut voir qu’en rêves. C’est beau et on reste coi pendant les quinze minutes que dure le film. C’est une oeuvre poétique au même titre qu’Aria et Yokohama Kaidashi Kikou, du carpe diem tout au long de l’histoire avec un protagoniste qui découvre les petites joies que peut lui procurer le monde où il vit. De plus, tout cela est servi par des graphismes et une animation complètement adaptés à l’atmosphère qui se dégage de ce conte; idem pour la musique, certes simple mais tout à fait dans le ton. Mais… Est-ce que j’vais mettre un « mais », tiens? Même pas. Je ne trouve pas de défaut à cet anime. Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, quoique certains le considèreraient comme tel, mais il reste unique en son genre. Il est court mais le faire durer plus longtemps aurait peut-être appauvri l’histoire.
Je vous conseille donc fortement de regarder cet anime. D’une, parce que si vous ne vous ennuyez pas en regardant autre chose que DBZ, vous pourrez sûrement l’apprécier, de deux parce que si vous n’aimez pas après l’avoir vu, vous n’aurez perdu qu’un quart d’heure et aurez découvert un autre aspect de l’animation japonaise.
PS : Sachez qu’il existe aussi un petit épisode indépendant des aventures de Tortov Roddle et dont le titre est Acid Trip, dont une morale possible est qu’il ne faut pas goûter à tout, du moins si l’on veut rester sain d’esprit. ^^’
L’anime était autrefois disponible en français chez la team Tales of Fansub, qui aujourd’hui n’existe plus. La team US qui s’est chargé de sa traduction dans la langue de Shakespeare est JollyRoger dont voici l’adresse du chan IRC sur lequel vous pourrez récupérer ces vidéos : #jollyroger@irc.rizon.net
Il faudra chercher à « The diary of Tortov Roddle ».
Informations commerciales:
Créateur : Kato Kunio
Studios : Robot
1 OAV de 15 minutes

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