Chô Kidô Denstesu Dinagiga
Vous savez, il y a déjà eu quelques fiches ici, mais ça a toujours été assez positif dans l’ensemble. Rien de bien méchant. Jusque là, ça a toujours été des billets destinés à vous faire découvrir des anime qui mériteraient d’être plus connus. Le truc, quand on commence à devenir vraiment otak’, c’est qu’on ne voit pas que de bons titres et il arrive parfois qu’on regrette que certains passent sur son écran. Vous vous en doutiez probablement déjà, mais il y a des anime qui ne sont pas connus parce qu’ils sont tout simplement mauvais. Chô Kidô Densetsu Dinagiga (prononcer daïnaguiga) fait partie de ceux-là.
Pourquoi l’ai-je regardé ? Le générique de début était vraiment excellent : du rythme, une mélodie agréable, une animation dynamique et des graphismes pas dégueulasses. Ça faisait un moment que je ne m’était pas regardé un anime de mechas et y’en a un de deux épisodes qui a l’air pas mal à première vue. Il s’est avéré par la suite que 2 épisodes m’ont largement suffi. L’histoire n’est pas révolutionnaire, vu qu’on commence dans une école de pilotes de mecha et l’héroïne est une fille, Hikari Tôno, pas très douée dans ce domaine… pour le moment. Tiens, ça me rappelle du Gainax, ça -__-. M’enfin, continuons. Arrivée de Marie, surdouée du pilotage de mecha et aussi froide que Rei Ayanami, pour un sauvetage in extremis de l’école au moment d’une bourde de notre héroïne. En gros, c’est la-fille-qui-est-la-clé-de-toute-l’histoire-mais-qui-n’en-dira-rien-et-qui-est-d’autant-plus-mystérieuse-qu’elle-parle-peu. Ajoutez ses sentiments pour Hikari penchant vers le yuri et vous avez un mélange peu digeste. La suite de l’anime consiste en quelques exercices avec des mechas entrecoupés de scènes où les profs se disent que Hikari est une élève à fort potentiel (qu’elle fasse des bourdes ou pas). À la fin, l’école subit une attaque d’on ne sait trop quoi de moche, gros et qui fait mal. Qu’à cela ne tienne, on déploie l’arme ultime, un truc tout aussi gros et qui fait plus mal : Dinagiga. Il met un peu de temps à arriver donc on a un petit combat avec des mini mecha qui essaient de résister contre le gros monstre puis, quand Hikari arrive avec son tout nouveau jouet, on se retrouve avec une scène zarb’ entre Marie et elle, ça fait un peu boum-boum et la scène est finie… Ensuite ? Ben on a droit à même pas deux minutes pour voir ce qui se passe après (donc, à peu près rien).
Au final une histoire très incomplète (on ne sait pas ce que sont ou à quoi servent exactement les particules X) avec des relations très floues entre deux des principaux personnages. Le genre d’histoire qu’on a essayé de compresser mais qu’on a découpé à la hache pour faire tenir ça en deux épisodes, tel Chucky faisant rentrer un cube dans un trou rond trop petit. J’avoue, j’ai passé quelques trucs dans le résumé, dont des éléments spoil. Mais osef, j’vous ai à peu de chose près raconté la chose qui ne vaut pas grand chose (oulà, triple répétition, ça se voit qu’il est 3h du mat’ -__-).
Techniquement, l’animation ne vaut pas celle du générique mais reste passable ; quoique, par moment, ça revient au niveau global de l’anime. Les couleurs, pareil. La musique est pas assez présente pour rattraper le coup. Et je ne parle pas des seiyû et plus particulièrement celle assignée à l’héroïne dont la voix est crispante au possible, ça plombe l’ambiance à mort. La réalisation est loin d’être exceptionnelle et ne fera rien pour améliorer l’ensemble. Tout cela nous donne un anime poussif avec au final uniquement le générique de début de bon, et c’est malheureusement la première approche qu’on en a, surtout pour ceux qui se font régulièrement des karaoke avec la pitanime ou lors d’autres évènements. Il est encore une fois prouvé que les génériques ne sont en aucun cas le reflet de la qualité de la série qu’ils introduisent. Et le générique de fin est du niveau d’un générique de fin moyen (vous l’apprendrez pas par coeur).
Conclusion : Dinagiga est anime qui est inconnu et ne restera pas dans les annales. Ce n’est qu’un clip auquel on a collé une série parce qu’on pouvait pas le diffuser tel quel. J’espère franchement que ce genre de d’égarements n’est pas fréquent chez le Studio DEEN. -__-

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