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Hotel – since A.D.2079

cover

Que dire ?
Je suis… époustouflé. Bouche bée. C’est avec difficulté que je me remets de ce que je viens de lire. Un concentré de puissance, d’émotion, de de… Argh ! Je ne trouve plus les mots ! Mais vous m’aurez compris. Hotel, c’est du chef-d’oeuvre à l’état pur, de la SF telle qu’aurait pu nous pondre le dieu Asimov, rien que ça !

Du post-apo classique ? Meuh nan…

Reprenons nos esprits. *inspire* *expire*. Voilà, on peut commencer le synopsis. Tout commence alors que la vie sur Terre est en danger, suite à l’utilisation immodérée des combustibles produisant des gaz à effet de serre : l’eau libère petit à petit d’autres gaz de la même nature à cause du réchauffement de la planète, contribuant elle-même à l’établissement d’une spirale dont l’aboutissement est l’évaporation des océans et la disparition de tout être. Réjouissant, n’est-ce pas ? L’humanité n’a aucune solution pour se sortir de là si ce n’est… En fait rien. La planète bleue est condamnée à devenir comme sa voisine Vénus, un enfer de chaleur tel qu’aucune vie n’y sera possible. Les professeurs Dockins et Anno, le premier ayant découvert ce qui allait arriver exactement à la Terre, ont alors chacun mis en place la construction de 2 projets d’une envergure titanesque :
- une arche qui serait envoyée dans un système solaire probablement vivable à 1,27 millions d’années-lumière avec les données ADN de tous les êtres vivants ainsi que celles sur la civilisation humaine pour en faire une deuxième Terre.
- une tour de 4720 mètres (à peu près le Mont-Blanc) contenant ces mêmes données ADN exceptées celles des hommes, ceci à but commémoratif.
C’est l’histoire de cette tour qui est relatée dans Hotel, ou plutôt de l’intelligence artificielle chargée de la gérer une fois que la Terre sera entrée dans une erre d’apocalypse. On assiste tout d’abord à la construction de la tour, puis à la fin de l’humanité pour continuer sur les efforts de l’IA (nommée Louis) pour survivre et maintenir la tour en place, malgré des conditions climatiques imprévisibles et des défauts de construction. Mais c’est surtout son évolution qui fait tout l’intérêt de Hotel. Louis est une IA, voire même un robot de la taille d’une montagne, qui progresse, qui a des sentiments. Il obtient au fur et à mesure une véritable conscience et devient finalement humain…

Attends, là ! Tu viens pas de nous spoiler toute l’histoire ?

Eh non, même pas. Et surtout pas la fin (enfin, pas encore). En seulement 42 pages (oui, pas plus), Hotel contient largement plus de choses que ce que je vous ai décrit, et c’est surtout narrativement bien plus jouissif que mon synopsis. La mise en place est à la fois calme et terrifiante, une situation inéluctable qui mène la Terre à sa fin en tant que planète bleue. Les derniers instants de l’humanité se passeraient presque bien, s’il n’y avait pas ce désespoir qui se profilait petit à petit. Il subsiste quelques moments de bonheur on ne peut plus éphémères, mais rien d’assez fort comparé à ce qui attend ceux qui en profitent et surtout leurs descendants.
Et cette lutte de Louis contre les éléments tout cela pour conserver des données qui ne sont pas destinées à être utilisées… c’est juste une des plus belles représentation du nihilisme du point de vue de l’homme que j’ai été amené à lire, abstraction faite de quelques éléments de l’histoire : dès le début, il est dit que garder tous ces échantillons d’ADN ne servirait strictement à rien et pourtant Louis le fait quand même, parce qu’il est programmé pour. Quant à son évolution, elle est subtile mais perceptible. Alors qu’il a le ton détaché d’un robot classique au départ, il parle parfois d’être content ou manifeste son attachement à ses créateurs qu’il nomme tout simplement ses parents. Louis passe de l’état de machine à personne à part entière.
La fin, donc ? Rien à redire. Ce que j’avais trouvé être un défaut à la première lecture, une sorte de deus ex machina (spoil) pour l’humanité, est finalement peut-être tout ce qui justifie la persévérance de Louis. Certains ne la trouveront pas à leur goût, c’est sûr. Elle peut décevoir, surtout après tout ce qu’on a pu voir précédemment. Mais il n’y a rien de bâclé ni de laissé au hasard. C’est une fin à laquelle je ne peux objectivement reprocher quoi que ce soit…
Inutile, de plus, de vous dire que graphiquement, c’est magnifique. L’histoire se suffit à elle-même et je vous en aurais parlé de la même manière si les dessins avaient été faits par un gamin de 6 ans.

DO WANT !

J’espère bien ! Une oeuvre aussi forte que Hotel, qui offre à la fois autant de désespoir et d’espoir, est rare. Alors que les one-shots d’un chapitre sont souvent des esquisses, on a là un manga parachevé, avec une histoire et des thèmes puissants, un tout perfectionné dans ses moindres détails. Je ne saurais en dire plus dessus.

Quoi ? Vous me lisez encore ? Vous êtes pas train de chercher sur google où le trouver ? Rah là là ! xD
Bon, je vais quand même vous épargner ça : ce n’est malheureusement pas disponible en France. Mais la team US Kotonoha s’est chargée de sa traduction en anglais. Les scans sont disponibles ici.



Titre : Hotel – since A.D.2079
Auteur : Boichi (connu d’abord sous le nom de Mujik Park)
Paru dans le Weekly Morning 25 en 2006
Team de scantrad US : Kotonoha

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Je viens de trouver une vidéo EPIC ! WIN ou FAIL ? À vous de voir. Devrais-je m’en étonner ? Au vu de la quantité monstrueuse de bizarreries venant du Japon, non, mais là, je reste plié.

Mais tout d’abord, petite explication… En fait juste une vidéo :


C’est l’intro du jeu DA PANTSU!!, un eroge que personne je crois ne s’est amusé à traduire. Tout le monde fuit devant ce générique.
Maintenant, THE VIDEO :

Oui, vous n’hallucinez pas. C’est bien un concert avec la chanteuse de cet opening ! Faisons donc un constat :
- cette chanteuse fait un concert avec cette chanson
- il y a un public à ce concert
- le public chante
- et il connaît les paroles par coeur !

La chanteuse arrive à peine à se retenir de rire devant ce spectacle de lolicons qui chantent à tue-tête les paroles d’une chanson d’un eroge basé sur le matage de culottes de petites filles. À sa place, je demanderais au personnel de la sécurité de se mettre entre moi et ces membres du culte pédobearien avant qu’un malheur n’arrive. Enfin, vous me direz, mieux vaut en rire, parce que personne (sauf les chômeurs bosseurs) n’envient sa place : chanteuse d’eroge pour lolicons. Remarquez, ça mène parfois à une vraie carrière.

Sur ce, je me refais quand même la vidéo, je ne m’en lasse pas.

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