Archives pour novembre 2008

Tout d’abord, petite explication sur la pause que j’ai faite : comme à mon habitude (ceux qui ont pu voir ma liste MAL le savent), je commence des trucs et les abandonnent en cours de route pour les reprendre après… parfois au bout de quelques années. Ce blog, c’est malheureusement pareil. Flemme passagère, perte de motivation, perte d’habitude (la dernière coupure de net a fait que je ne suis plus allé sur kongregate une seule fois depuis 3 semaines alors que j’y allais tous les jours), etc. J’en referai sûrement, mais ça restera des pauses, tel l’avancement de ce manga retranscrivant par gribouillis l’histoire de chasseurs qui combattent un clone de Cell. :D
Sur ces mauvaises paroles quant à l’une de mes plus mauvaises habitudes, reprenons joyeusement ce blog. xD



The Crimson Boy

titre

J’avais déjà lu Please God (Kamisama Onegai pour les puristes) et j’avais bien aimé. Retrouver cette auteur fut un plaisir, surtout que son style graphique s’est amélioré entre temps. Je ne dis pas qu’elle est excellente mais ses histoires sont sympathiques. Et c’est le cas pour ce one-shot. Rien de prétentieux, c’est encore une tranche de vie que Kotonoha a traduite. Une petite romance entre un homme pas vraiment gâté par la nature (aucune tare mais franchement pas avenant physiquement) et une femme à l’allure peu féminine.
L’histoire souffre ensuite de quelques lacunes que je ne saurais pas à qui imputer : Kotonoha ou Minami Q-ta. Ce que j’en aurai compris risque donc de ne pas être juste ^___^ ». Voilà donc Akemi et Midori, deux compagnons de bar qui décident d’entamer une relation amoureuse. Akemi semble avoir toutefois un petit penchant pour les hommes et a même fait l’expérience de l’homosexualité sans pour autant être vraiment gay. Quant à Midori, elle est apparemment déjà engagée avec un autre homme. Mais tandis que ce dernier lui conseille d’être un peu plus féminine, Akemi lui demande de rester elle-même parce qu’il aime son absence de féminité. Finalement, tout est bien qui finit bien et les deux finissent ensemble. The End.

Ben ouais, n’oublions pas que c’est un one-shot de 15 pages (sans compter la page de titre) et qu’il est difficile de raconter énormément de choses sans une narration compacte. Il n’empêche que ce manga est très sympathique à lire. On s’attend à une morale classique sur la tolérance et tout le bardas qui va avec et on se retrouve avec quelque chose de tout de même plus réaliste, le fait qu’on puisse trouver chaussure à son pied, pas forcément le soulier de vaire de Cendrillon mais au moins la bonne basket dans laquelle on se sent bien. Certes on termine l’histoire sur un sentiment similaire à celui qu’on a en voyant la scène d’un sitcom états-unien où une fille est dans les bras de sa mère en train de lui dire qu’elle l’aime, mais c’est moins naïf (et moins mielleux pour ceux qui ont envie de gerber devant ce genre de séries).

Donc encore un one-shot pas révolutionnaire tant scénaristiquement que graphiquement, et qui a cependant le mérite d’être très agréable à suivre. Je vous le conseille donc, ça changera du dernier qui est passé sur ce blog. ;)


Auteur : Minami Q-ta
Titre original : Makka na otoko no ko
Publié pour la première fois dans :Comic Cue Vol.9
Allez le télécharger ici

Comments Pas de commentaire »


Chōnōryoku shōjo Chiruru / Brainstorms

titre

Allez, un dernier p’tit one-shot WTF avant de passer à du plus sérieux. « Chiruru, la fille aux pouvoirs surnaturels » est un one-shot euh, comment dire… Le dessin est laid et pas du tout recherché, la tête de Chiruru est un copié collé à chaque nouvelle vignette, l’histoire ne va nulle part. Bref, c’est mauvais. Mais alors vraiment mauvais. Si l’effet voulu était comique, c’est complètement raté. C’est bourré de clichés, et les séances de bons sentiments arrivent comme des cheveux sur la soupe. La première partie ne parle que d’une anecdote de Chiruru, alors qu’elle discute avec une fille qui vient juste de devenir son amie. Cette anecdote montrent à quel point elle est useless : elle utilise ses super pouvoirs pour des trucs comme écrire avec un stylo manipulé par télékinésie. Trop fort -__-. Puis en plein milieu de l’histoire on abandonne Chiruru et on passe sur l’histoire de cette interlocutrice qui rentre chez elle pour se voir annoncer par son père que ses parents vont se séparer. Très crédible d’ailleurs, ce père avec son nez de clown. La petite Mirika (oui, c’est comme ça qu’elle s’appelle) fugue et s’endort dans un parc en se souvenant des bons moments où elle mangeait des « brainstorms » avec toute sa famille. Hein ? Des brainstorms ? Pas compris. Bon, au final ses parents la retrouve et décide de rester ensemble (kya ! spoil !). Et on peut lire en bas de la page : Brainstorms – The End. Je croyais lire Chiruru oO ?! Attendez… Brainstorms ? Relisons…

Effectivement, on dirait un bon gros brainstorming. Un intérêt ? Aucun. C’est même pas marrant, contrairement à « Idiot » dont je parlerai plus tard et qui lui est du brainstorming qui tâche bien :D. Brainstorms est donc naze. Il ne sert à rien. C’est du gâchis de pages. Ça ressemble à un cadavre exquis pondu par des paysans du fin fond de l’Arizona. Y a aucune originalité et on ne prend aucun plaisir à le lire. Alors que l’auteur avait créé un de mes one-shots préférés (à savoir Angel’s share), là, on se retrouve avec une daube. T_T

Messieurs-dames, passez votre chemin.


Auteur : Ōhinata Gō
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Dispal

Comments Pas de commentaire »


Children can’t choose their parents

tête de poule

Une poule ? Drôle d’idée pour une première approche. Regardons un peu ce qu’il y a dedans.
ARGH ! UN BISHŌNEN !
Mais sur quoi je suis tombé ?! Un truc yaoi ? J’espère pas… Ah non, il parle de sa petite amie. Elle a des lèvres pointues, de grands yeux ronds et un corps aussi blanc que la neige. Et…
Et…
Attendez…
Ils sont en train faire l’amour mais y a un truc qui me dérange, là. Ce sont bien des ailes que je vois ?! Oo
Non. C’est pas ce que je pense ? Dites-moi que ce… Et merde. -__-

Voilà : après des nymphos, des gros, des nains, un drogué, un automate et des bunny girls, on a maintenant un zoophile. :puke:

Bon, tous les goûts sont dans la nature, il se trouve que Mika aime les poules. Ce monsieur a réussi à trouver son âme sœur en la personne de Fabian, une représentante de la famille des galinacés. Il a d’ailleurs commencé à l’élever alors qu’elle n’était qu’un poussin pour qu’elle convienne parfaitement à ses goûts.
Rah merde ! De l’inceste ! Et on n’en est qu’à la 3ème page. T_T

Je crois qu’on a fait le tour des bizarreries du contexte de l’histoire. Cette étrange situation n’est bien sûr pas au goût de tout le monde et la réaction de son meilleur ami le montre bien. Mais jusque là, l’histoire reste normale. Vous avez bien lue : normale. Bon, maintenant, on spoile (y a que 8 pages, hein ;)) :

Move mouse over to view
Un jour, mademoiselle Fabian pond. De beaux œufs. Comme toutes les poules, dira-t-on. Cool, Mika va pouvoir se faire des omelettes ! Eh non, monsieur préfère penser que ce sont leurs enfants vu qu’elle les couve. La poule devient bizarre elle aussi (‘faut dire que vivre avec un énergumène pareil ne doit pas arranger son état mental). L’une des premières choses qu’on fait dans ces cas-là est de prévenir la famille et les amis de la bonne nouvelle, et donc de prévenir Daren (un nom à la Santa Barbara xD) qui en bon meilleur ami qu’il est vient même s’il reste incrédule devant la bêtise de Mika. Et là, le miracle se produit : les œufs éclosent Oo. Mais, mais… WTF ! On voit alors le visage horrifié des deux compères. Un peu plus tard, Mika pleure en tenant Fabian dans ses bras : il n’a pas pu supporter cette vision et a écrasé les nouveaux-nés. FIN

Encore de l’absurde. Une histoire complètement absurde du début jusqu’à la fin. Je me suis vraiment marré. C’était un WTF en permanence et pas dans le mauvais sens du terme. Mihara nous a servi un one-shot où le facepalm est de mise en réaction post-lecture. Je n’ai jusque là rien lu d’elle à part ça mais si elle est capable de nous créer des histoires pareilles, je NEED ses autres mangasses. Je sais que je risque de le regretter amèrement : je la vois bien faire dans le yaoi qui tâche. Quoique si c’est traité ainsi, j’en redemanderais, même si son style graphique n’est pas trop de mon goût. Les bishōnen, c’est de moins en moins ma tasse de thé, surtout quand on voit les têtes que ça peut avoir dans Yamato Nadeshiko Shichi Henge. Bah, on fera avec et si ça vaut le coup, j’vous en parlerai ;). En attendant, lisez ce one-shot, il est bien fun. :D
Deux dernières choses de peu d’importance :
1) d’où vient le deuxième chapeau de Daren ? On dirait un haut-de-forme ramassé dans une poubelle et sur lequel de mauvaises herbes ont germé. xD
2) l’histoire se passe en Europe, mais où ? J’dirais bien en France vu la tête des bâtiments, mais allez savoir, j’y connais que dalle en architecture. Les fans de l’auteur pourront peut-être le dire. ^_^ »

Sur ce, bonne lecture. Je m’en vais écrire le billet suivant. :p


Auteur : Mihara Mitsukazu
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Dispo Comments Pas de commentaire »


Bunnies

titre

Ènième variation des paradoxes temporels, voici Bunnies, l’histoire d’un journaliste venu faire un article sur l’invention révolutionnaire d’un chercheur reclu dans son manoir. Cette invention permettrait de voir l’avenir. Vous seriez sceptiques en entendant ça ? Le journaliste aussi, quoi de plus normal. Mais cette machine semblerait ne pas prévoir l’avenir mais un avenir, celui de la personne qui l’utilise, en captant ses ondes spirituelles. La principale découverte de ce savant à l’air un peu fou (et surtout vampirique) est donc la possibilité de contrôler ces ondes ou du moins de les mesurer. Remarquez au passage de votre lecture ce charmant majordome avec des cicatrices de couture partout et des boulons sur les tempes… Malheureusement, la machine n’est pas encore au point et notre journaliste va en faire les frais puisque drogué, il s’endort pour se réveiller solidement attaqué à quelque chose ressemblant fortement à une chaise électrique : il va servir de cobaye pour les derniers réglages. :p

Vous vous doutez d’après ce que j’ai dit précédemment que l’expérience va fonctionner et qu’il va réussir à voir son futur ; ou plutôt, sa mort. Très agréable mort d’ailleurs puisque remplie de… Bunny Girls ! Bon, en même temps, j’ai jamais compris ce fantasme des bunny girls, ça me laisse de froid. Rien ne vaut une bonne miko, maid ou kunoichi :D. Mais ce n’est pas le sujet :p. Vous vous doutez donc aussi que le fait d’avoir vu cet avenir est la source du paradoxe et, oh comme c’est étonnant, les bunny girls en sont la raison (ben oué, c’est le titre, hein ;)). Donc ce qui est marrant dans cette histoire, ce n’est pas la paradoxe, vraiment peu original, c’est plutôt la raison, complètement absurde pour la plupart des gens (moins pour certains fétichistes). On s’attend à une chute un peu bizarre vu l’ambiance, mais la surprise reste là. ^^

Côté technique, c’est pas trop mal. Le style de dessins fait un peu ancien, peut-être pas assez mature, mais la dynamique principale est là et les cadrages oscillent assez rapidement du banal au moins banal. C’est un peu recherché comme beaucoup de one-shots (ben oui, ça dure moins longtemps, autant s’appliquer à fond). L’histoire est bien menée et les personnages sont plutôt crédibles (j’adore certaines de leurs têtes XD). C’est pas désagréable lire, dans l’ensemble. ^_^

Encore donc un one-shot assez sympathique sans être révolutionnaire. On sourit, on passe un bon moment pendant 20 pages d’une ambiance un peu à la Draculito en plus adulte, et on passe à autre chose.


Auteur : Kasabe Tetsu
Paru pour la première fois dans le Monthly Ikki de Juillet 2004
Dispal ici toujours par bittorrent… En même temps, y a que 3 torrents pour tous ces one shots. ^_^ »

Comments Pas de commentaire »


Boiling Head

titre

WTF ! J’ai absolument rien compris au but de cette histoire. Le sous-titre du one-shot n’aide d’ailleurs pas plus. Au début, on pourrait penser à une métaphore de l’état d’une relation amoureuse au bout de quelques temps, mais l’arrivée de l’autre avec son super-rouage-de-l’amour-qui-tue embrouille à mort. C’est peut-être évident, mais là, je pige que dalle. C’est joli, c’est sûr. Très bien dessiné, le mouvement est bien foutu… Mais vraiment, y a des trucs qui me sont hermétiques. Et si quelqu’un pouvait m’expliquer le sens du lapin…
Si encore il n’y avait pas eu ce sous-titre, je n’aurais pas cherché, mais là, j’essaie (plus ou moins, je suis un flemmard fini, quand même) et je ne trouve rien.
Donc bonne chance à vous pour comprendre. Je ne vais pas essayer de vous sortir un truc à la con auquel je ne croirais même pas (si on cherche, on trouve hein, mais pas forcément les bonnes choses) : ce billet restera court. Je suis aussi donc preneur de toute explication :D.

(N’empêche que c’est super bien dessiné)

Ce fut donc le premier billet sur lequel je n’ai en fait pas grand chose à dire. Y en aura d’autres qui le seront parce que personne n’aurait rien à dire dessus de toute façon. Mais Ceux-là, je vous préviendrai : pas la peine de les lire.


Auteur : Tanaka Tatsuyuki
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Disponible ici par protocole bittorrent.


PS : J’ai manqué la nocturne de Samedi dernier pour cause d’anniversaire d’un cousin. Bon, tant pis. Apparemment, c’était loin d’être la meilleure, ça me console déjà. :p

Comments Pas de commentaire »

Petit message : désolé pour les articles de one-shots, j’avais pas prévu mes parties de JdR et les week ends…
Changeons donc la formule : 1 article par jour… En moyenne. :D
J’me rattraperai dès diman… ah non, Cyberpunk de prévu… euh lundi soir.

encore désolé et à la prochaine !

Comments Pas de commentaire »


Le nouvel X-OR

J’étais à la Chibi Japan Expo le week-end dernier (-Samedi parce que Toussaint tout ça). Je ne vous parlerai pas du concert de JAM Project, du resto qui a suivi avec quelques membres de la blogosphère française, ni de la convention en général. Certaines personnes le font très bien sans moi, ou peuvent le faire mieux que moi (tu prévois de parler de la session IRC IRL, Axel ?).
Résumons tout de même ce week-end :
- Vendredi : JAM Project + resto. Autre chose ? Rien de bien notable. Peut-être un chtit karaoke de Break Out.
- Samedi : un kumikyoku chanté sans moi. Rah ! Kopan, t’aurais pas pu attendre un jour de + ?! T_T
- Dimanche : on commence tranquille avec un jeu de Japan Bar ou je me fais recaler… aux éliminatoires à cause d’une question Bobobobo-bobobo. Pas été assez rapide. Ensuite, le nouvel X-OR, mais ça j’en parlerai après. Puis le bakaclub a clotûré le concours de karaoke. Avec X TV. L’opening. En VF (j’entends des « ARGH! » qui viennent d’un peu partout :D). On a déchiré les tympans de tout le monde, c’était le pied xD. Viennent ensuite quelques blindtests, un otak contre-attak, et clou de la soirée : un putain de TenguQuizz avec à la clé plus de 100€ de cadeaux pour ma troisième place.
En gros : Vendredi EPIC FUN&WIN, Samedi FAIL, Dimanche FUN&WIN&WIN&FUN
Résultats des courses : deux heures d’un concert qui restera dans les mémoires, un bracelet Kana, 3 packs de cartes Yu-Gi-Oh, ZatchBell tomes 21 à 23, Sun-Ken Rock tome 1 (manga par Boichi ! Yay !), Prince du Tennis tome 13, DragonQuest la quête de Dai tome 7, un CD de je sais pas trop quoi, Mahoromatic DVD1, Tokyo Tribe DVD1 (encore -__-), Eureka 7 DVD1, Gundam SEED DVD1, intégrale VF d’X-OR en 2 coffrets et… coffret prestige de Ghost in the Shell Stand Alone Complex. :love2:
beez, je vous aime !

Ces petites choses ont toutefois une compensation, surtout l’intégrale d’X-OR. Cette compensation, j’ai dû la donner Dimanche lors d’un spectacle appelé : Le Nouvel X-OR. Comment je me suis retrouvé là-dedans ? Simple : Dimanche en arrivant, on me demande à Bulle Japon si je veux pas faire un jeu sur les sentai. « On a besoin de s’y connaître ? » « Non. » « OK ! ». Une tierce personne me dit qu’on va être ridicules… Qu’à cela ne tienne. Et pendant un jeu de Japan Bar, on vient me chercher pour me dire qu’on doit préparer le sketch. Quel sketch :sweat:? Et voilà comment j’ai fini par faire un spectacle préparé an 20 minutes à la rache.com (ce qui a impliqué quelques impros).Le spectacle consistait à reproduire une classe de héros de sentai, avec bien sûr plusieurs rôles. Je jouais le mauvais élève. o/

Mais laissons place aux vidéos :

Oui, marrez-vous, c’était l’effet escompté :D. On s’est tous bien amusés même si le show n’était pas à tomber ^^.
Un grand merci à mewchu, alias l’encyclopédie vivante des génériques VF, d’avoir tout filmé… ou presque, il manque la partie Jacques X-OR a dit à laquelle il a participé.
À savoir : à la base, ça devait être un jeu un peu différent avec des costumes, mais pas le temps. Et le vainqueur devait être déterminé à l’applaudimètre… On a tous gagné quelque chose, au final. :D

Sur ce, je vous laisse. Ciao !

EDIT : ajout des liens, et de Mahoromatic au loot

Comments Pas de commentaire »


Blame Gakuen!

cover

Mais qu’est-ce qu’il a encore fumé, celui-là ?!
Hmm ? De qui je parle ? Ben de Nihei, bien sûr, comme dit dans le titre. Comment ça le titre, c’est Blame Gakuen! ? Meuh, nan, le truc au-dessus. Arf, c’est vrai que c’est un peu trop petit : messieurs-dames les webmestres de Gamekult*, vous pourriez l’agrandir, siouplé :D? Sinon, y a-t-il des gens ici qui ne connaissent pas Nihei Tsutomu ? Ou même des gens qui n’ont pas lu Blame! ? Pour tous ceux-là, abandonnez la lecture de ce billet et revenez après avoir lu ce manga. Oué, non, c’est un peu trop violent, là. Sachez au moins qu’il faut avoir lu Blame! pour pouvoir apprécier ce one-shot. Pour les autres… Ben ceux qui aiment Nihei vont pouvoir lire un autre de ses mangasses, et surtout un gros délire. Ceux qui n’aiment pas, forcément, ils ne vont pas apprécier.

Car oui, Nihei est très spécial, et là, il l’est encore plus. Pourquoi ? C’est simple : vous prenez les personnages de Blame! et vous les faites aller à l’école… Sauf que ça reste l’univers de Nihei. OK, je vois des cerveaux qui fument. Et c’est normal. Enfin, imaginez cette ambiance graphique sombre typique de Nihei. Ajoutez quelques couleurs par-ci par-là, pas trop quand même, mais faites-le faire par des artistes modernes. Gardez pour les personnages leur caractère renfrogné et rentre-dedans. Donnez-leur des obligations scolaires. Mettez quelques situations habituelles dans un lycée. Là, on a Blame Gakuen!, un gros délire où un simple match de foot devient un carnage et où les profs se font réprimander gentiment pour avoir « encore » tué un de leurs élèves :x:. On a au final une série de petites histoires comiques, certaines se suivant plus ou moins, mais toutes plus absurdes que les autres. Rien que ce qu’on lit sur la page du titre fait peur : « L’école est un champ de bataille ». Il ne fait vraiment pas bon d’être dans cet établissement.

Personnellement, j’adore ce genre de gros délire parodique. Les plus connus du genre sont Full Metal Panic? Fumoffu et Futakoi Alternative, mais quand Nihei s’y met aussi, on obtient un OVNI parmi les OVNI. Alors ceux qui pensaient qu’il n’avait pas le sens de l’humour, détrompez-vous, c’est tout le contraire. Vous allez pouvoir vous régaler avec ces 16 petites pages issues d’une phase de delirium tremens par l’un des mangaka les plus étranges de sa génération. Si bien sûr vous avez déjà lu et apprécié Blame!. ;)


Auteur : Nihei Tsutomu
Paru pour la première fois dans le numéro de Mai 2004 du Monthly Afternoon
Disponible ici en utilisant le protocole bittorrent

*cet article a été à l’époque redigé et publié sur Gamekult

Comments Pas de commentaire »


Black Coffee

cover

Rah, je commence déjà avec mes retards. -__-
Vous me direz, je l’étais déjà, à la base. XD

Pour aujourd’hui, je vous parlerai de Black Coffee. Non, non, aucun rapport avec la chanson interprétée par Sarah Vaughan. C’est une petite romance qui n’a d’étrange qu’elle parle de… nains et de café. Le héros fait des rêves zarb’ avec des nains qui construisent un mur. C’est un peu le genre de métaphore qu’on retrouve dans Chobits (c’est gros comme une maison et ça ne va pas chercher dans l’ésotérique). Alors, les trolls, stop ! On ne parle pas de CLAMP, juste d’un one-shot de Fujī Rie ;). Donc, revenons-en à nos moutons. Ou plutôt à l’histoire. Qui se résume finalement à pas grand chose :

Alors que Haruo rentrait chez lui, il a trouvé Chihiro sans parapluie par un temps de chien. Au passage, la dite Chihiro a un(e) compresse/pansement/cache-oeil… Mais ça n’a rien à voir avec le jeu qui est sorti 5 ans plus tard. Rah, je m’égare encore. Il lui propose son parapluie mais celle-ci lui demande carrément de l’emmener chez lui. Haruo et Chihiro vont donc voir leur relation évoluer, avec quelques révélations et évènements liés aux fréquentations du couple qui viendront perturber tout cela, le fait que Chihiro n’ait pas envie d’une relation amoureuse n’aidant pas à les rapprocher. Et pendant ce temps, les deux nains construisent toujours leur mur qui semble représenter quelque chose dans l’esprit de Haruo, mais allez savoir quoi (on le comprend à la fin, bien sûr ;)).

Encore une fois, l’histoire n’est pas d’une excellence telle qu’on n’arrive plus à décoller le cul de sa chaise. Ça ressemble plutôt à une petite expérience à laquelle s’est livrée son auteur. En prenant un scénario un peu conventionnel, on tente quelques métaphores et mises en scène un peu originales. En effet, c’est ce que j’ai trouvé de mieux dans ce manga : une organisation des vignettes, voire même l’ajout de certaines, un jeu des dessins entre ces vignettes qu’on voit peu. Le dessin est disons-le clairement moche. N’importe qui un tant soit peu appliqué peut en faire autant. Mais ces libertés prises un peu partout font qu’il n’est pas du tout désagréable. D’excellentes idées auxquelles il serait dommage de ne pas prêter attention :D. Quant aux métaphores avec Blanche-Neige et les sept Nains, le cache-oeil et le café… c’est encore une fois sympathique sans être révolutionnaire. Ça a au moins le mérite de bien servir l’histoire : les premiers ont lien avec l’état psychologique de Haruo, le deuxième avec ce que ne veux pas révéler Chihiro et le troisième avec… Non, j’vais quand même pas vous le dire vu sa fugace utilité (mais ça ressemble un peu à la scène du tramway dans « Le docteur Jivago » :)).
Sinon, comme pour beaucoup de one-shots, une suite serait la bienvenue, ne serait-ce ici qu’un chapitre supplémentaire et non une série complète comme c’est déjà arrivé pour certains dont je parlerait plus tard.

Voilà donc un petit manga de 24 pages qui se laisse lire. Il ne restera pas dans les mémoires, c’est sûr. Mais il fera passer 10 bonnes minutes de lecture, du moins, si vous n’êtes pas allergique aux dessins…



Auteur : Fujī Rie
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Disponible ici

Comments Pas de commentaire »


Always Together

cover

Maigrir, c’est facile tant qu’on en a la volonté, nous dit-on dans ce manga… Du shônen ?! Beuh… pas vraiment non. Une histoire tout ce qu’il y a de plus sympathique entre deux amis d’enfance qui veulent perdre du poids ? Eh bien oui, c’est cela. Rien de plus. De la tranche de vie sans aucune prétention. Et j’aime ça ! ^^
Pas de monde en danger, pas de monstre à décapiter, mais en même temps, pas de harem ou de relations amoureuses ultra-complexes avec 300 protagonistes (OMH, une image m’est venue en tête, c’est horrible, je veux mourir !).

But can’t die yet. J’ai à faire une quarantaine de billets à faire encore :p.

Après ce petit intermède de divagation homo-érotique, je reprends le sujet. Always Together, pour commencer est tiré d’une anthologie nommée School Days (rien à voir avec l’anime du même nom) dont les histoires tournent autour des 3 années passées au lycée. Et dans celle qui nous intéresse, on suit le couple d’amis Noda et Ippei qui décident de s’entraider pour perdre du poids. Mais qu’est-ce qui les a menés à cela ?

Ce sont tout simplement moultes critiques à leur encontre dont une de la part du garçon qu’aime Noda qui ont pousé cette dernière à demander de l’aide à son ami d’enfance Ippei de mincir ensemble. Elle aurait pu demander ça à ses amies ou le faire d’elle-même mais d’une, ses précédentes tentatives en solo n’ont mené à rien (et tout le monde dans sa famille a sa corpulence), de deux, Ippei est le genre de gars persévérant qui n’a jamais failli à toute chose qu’il a entreprise (champion national de judo, meilleur élève de son lycée et bien parti pour entrer à Todai), mis à part sa blessure qui l’a obligé à arrêter le sport, d’où le physique plus graisseux que gracieux. Mais le hic, c’est que monsieur se sent bien dans sa peau, tout bedonnant qu’il est. Noda ne voulant pas faire de régime seule et se mettre dans un esprit de compétition, elle réussit à le convaincre au prix de toutes ses économies ; charmant jeune homme que voilà (on n’a pas idée d’extorquer tout l’argent d’une jeune fille en détresse -__-). Et c’est là que commence leur course pour fuir les kilogrammes avec pour objectif 6 mois pour avoir les formes qu’ils souhaitent. La suite, je vous laisse le soin de la lire. ;)

Mais qu’est-ce qu’on a là ? C’est-y pas un chtit one-shot très agréable à lire sur la vie tout à fait ordinaire de deux lycéens ? Ben si. J’ai franchement bien aimé ce manga. Il remplit son office de raconter simplement un passage de la vie de deux adolescents un peu hors-normes qui font beaucoup d’efforts pour qu’au final ce qu’il résulte plus qu’un changement physique est une expérience commune plus importante que leurs motivations initiales. Certes, on peut critiquer cette manie à rentrer dans le moule mais ce n’est pas ce qui importe le plus, et même, c’est de moins en moins important. Les deux protagonistes s’en foutent complètement à la fin et se retrouvent surtout rapprochés. Ç’aurait pu être une toute autre épreuve qui leur serait arrivée à tous les deux que l’effet aurait été probablement le même.

Il n’y a rien d’autre à ajouter si ce n’est : lisez-le. C’est calme, ça détend, bref c’est de la tranche de vie ordinaire comme on aimerait en voir plus souvent. :D



Titre original : Itsumo Isshoni
Auteur : Isshiki Makoto (Hanada shōnen-shi, Piano no Mori)
Publié pour la première fois dans : Big Comic Spirits Casual
Scantrad : à télécharger ici avec bittorrent.

Comments Pas de commentaire »