Kotonoha one-shot 3 : sans sucre, SVP
Publié par Yuki dans Manga, tags: article déménagé, KotonohaBlack Coffee
Rah, je commence déjà avec mes retards. -__-
Vous me direz, je l’étais déjà, à la base. XD
Pour aujourd’hui, je vous parlerai de Black Coffee. Non, non, aucun rapport avec la chanson interprétée par Sarah Vaughan. C’est une petite romance qui n’a d’étrange qu’elle parle de… nains et de café. Le héros fait des rêves zarb’ avec des nains qui construisent un mur. C’est un peu le genre de métaphore qu’on retrouve dans Chobits (c’est gros comme une maison et ça ne va pas chercher dans l’ésotérique). Alors, les trolls, stop ! On ne parle pas de CLAMP, juste d’un one-shot de Fujī Rie ;). Donc, revenons-en à nos moutons. Ou plutôt à l’histoire. Qui se résume finalement à pas grand chose :
Alors que Haruo rentrait chez lui, il a trouvé Chihiro sans parapluie par un temps de chien. Au passage, la dite Chihiro a un(e) compresse/pansement/cache-oeil… Mais ça n’a rien à voir avec le jeu qui est sorti 5 ans plus tard. Rah, je m’égare encore. Il lui propose son parapluie mais celle-ci lui demande carrément de l’emmener chez lui. Haruo et Chihiro vont donc voir leur relation évoluer, avec quelques révélations et évènements liés aux fréquentations du couple qui viendront perturber tout cela, le fait que Chihiro n’ait pas envie d’une relation amoureuse n’aidant pas à les rapprocher. Et pendant ce temps, les deux nains construisent toujours leur mur qui semble représenter quelque chose dans l’esprit de Haruo, mais allez savoir quoi (on le comprend à la fin, bien sûr ;)).
Encore une fois, l’histoire n’est pas d’une excellence telle qu’on n’arrive plus à décoller le cul de sa chaise. Ça ressemble plutôt à une petite expérience à laquelle s’est livrée son auteur. En prenant un scénario un peu conventionnel, on tente quelques métaphores et mises en scène un peu originales. En effet, c’est ce que j’ai trouvé de mieux dans ce manga : une organisation des vignettes, voire même l’ajout de certaines, un jeu des dessins entre ces vignettes qu’on voit peu. Le dessin est disons-le clairement moche. N’importe qui un tant soit peu appliqué peut en faire autant. Mais ces libertés prises un peu partout font qu’il n’est pas du tout désagréable. D’excellentes idées auxquelles il serait dommage de ne pas prêter attention :D. Quant aux métaphores avec Blanche-Neige et les sept Nains, le cache-oeil et le café… c’est encore une fois sympathique sans être révolutionnaire. Ça a au moins le mérite de bien servir l’histoire : les premiers ont lien avec l’état psychologique de Haruo, le deuxième avec ce que ne veux pas révéler Chihiro et le troisième avec… Non, j’vais quand même pas vous le dire vu sa fugace utilité (mais ça ressemble un peu à la scène du tramway dans « Le docteur Jivago » :)).
Sinon, comme pour beaucoup de one-shots, une suite serait la bienvenue, ne serait-ce ici qu’un chapitre supplémentaire et non une série complète comme c’est déjà arrivé pour certains dont je parlerait plus tard.
Voilà donc un petit manga de 24 pages qui se laisse lire. Il ne restera pas dans les mémoires, c’est sûr. Mais il fera passer 10 bonnes minutes de lecture, du moins, si vous n’êtes pas allergique aux dessins…
Auteur : Fujī Rie
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Disponible ici

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