Bunnies

titre

Ènième variation des paradoxes temporels, voici Bunnies, l’histoire d’un journaliste venu faire un article sur l’invention révolutionnaire d’un chercheur reclu dans son manoir. Cette invention permettrait de voir l’avenir. Vous seriez sceptiques en entendant ça ? Le journaliste aussi, quoi de plus normal. Mais cette machine semblerait ne pas prévoir l’avenir mais un avenir, celui de la personne qui l’utilise, en captant ses ondes spirituelles. La principale découverte de ce savant à l’air un peu fou (et surtout vampirique) est donc la possibilité de contrôler ces ondes ou du moins de les mesurer. Remarquez au passage de votre lecture ce charmant majordome avec des cicatrices de couture partout et des boulons sur les tempes… Malheureusement, la machine n’est pas encore au point et notre journaliste va en faire les frais puisque drogué, il s’endort pour se réveiller solidement attaqué à quelque chose ressemblant fortement à une chaise électrique : il va servir de cobaye pour les derniers réglages. :p

Vous vous doutez d’après ce que j’ai dit précédemment que l’expérience va fonctionner et qu’il va réussir à voir son futur ; ou plutôt, sa mort. Très agréable mort d’ailleurs puisque remplie de… Bunny Girls ! Bon, en même temps, j’ai jamais compris ce fantasme des bunny girls, ça me laisse de froid. Rien ne vaut une bonne miko, maid ou kunoichi :D. Mais ce n’est pas le sujet :p. Vous vous doutez donc aussi que le fait d’avoir vu cet avenir est la source du paradoxe et, oh comme c’est étonnant, les bunny girls en sont la raison (ben oué, c’est le titre, hein ;)). Donc ce qui est marrant dans cette histoire, ce n’est pas la paradoxe, vraiment peu original, c’est plutôt la raison, complètement absurde pour la plupart des gens (moins pour certains fétichistes). On s’attend à une chute un peu bizarre vu l’ambiance, mais la surprise reste là. ^^

Côté technique, c’est pas trop mal. Le style de dessins fait un peu ancien, peut-être pas assez mature, mais la dynamique principale est là et les cadrages oscillent assez rapidement du banal au moins banal. C’est un peu recherché comme beaucoup de one-shots (ben oui, ça dure moins longtemps, autant s’appliquer à fond). L’histoire est bien menée et les personnages sont plutôt crédibles (j’adore certaines de leurs têtes XD). C’est pas désagréable lire, dans l’ensemble. ^_^

Encore donc un one-shot assez sympathique sans être révolutionnaire. On sourit, on passe un bon moment pendant 20 pages d’une ambiance un peu à la Draculito en plus adulte, et on passe à autre chose.


Auteur : Kasabe Tetsu
Paru pour la première fois dans le Monthly Ikki de Juillet 2004
Dispal ici toujours par bittorrent… En même temps, y a que 3 torrents pour tous ces one shots. ^_^ »

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