Archives pour décembre 2008

C’est dans mon lit et atteint d’une magnifique rhino-pharyngite virale que je vous souhaite une bonne… ah non, c’est dans une semaine, ça… Un


Joyeux Noël !


J’espère que les plus jeunes d’entre vous auront reçu tout plein de cadeaux. Les plus vieux aussi, mais leurs cadeaux étant souvent plus onéreux, je ne souhaite pas la ruine de leurs bienfaiteurs. ;)

De mon côté, je n’ai rien à vous offrir. Peut-être un article ou deux si je suis assez chaud. Ou plutôt assez froid, la fièvre n’aidant pas, en fait.
Sur ce, encore un Joyeux Noël ! Et un de la part de Shiki, aussi.

Vous prendrez bien son Häagen-Dazs ;)

Vous prendrez bien son Häagen-Dazs ;)

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Nouvelle BakanIImE, nouveau VJ-God ! (BakanIImE = après-midi de proj’ à mon école avec quelques jeux)

Je vous laisse donc avec ce petit jeu de 3 minutes 42. Rappel des règles :
- on prend un papier et un crayon (ou on ouvre un bloc-note/vim)
- on visionne une fois la vidéo
- pendant le visionnage, on note le nom des anime qu’on y reconnaît
- à la fin, on note le nom de la musique si on l’a reconnue
- on poste ses réponses en commentaire. ;)
Il y a dans cette vidéo 42 extraits + 1 musique. Le meilleur score fait lors de sa première projection fut de… 22. Bon, évidemment, y a pas des otakes type Exelen qui y participaient mais vous devriez quand même avoir quelques difficultés (enfin, j’espère :D).

Sur ce, voici la vidéo sous 2 formats :
- HQ
- BQ :

Bonne chance. :D

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The female fridge n°1

titre

Un concept ! C’est souvent ça qui manque, un concept original. Et là, se ramène le camé du coin après sa piqûre et te sort 12 planches d’une histoire complètement barrée. Après l’homme-araignée et autres êtres hybrides, voici la… femme-refrigérateur ! Et son super pouvoir, c’est de conserver au froid ce qu’on met en elle ! Elle a la forme d’un frigo, les fonctionnalités d’un frigo, et elle pense !
Oué bon, tu parles d’une super-héroïne, c’est juste une femme qui s’est retrouvée transformée on ne sait par quel miracle, en frigogidaire. Elle ne peut rien faire à part observer. Elle a des sensations lorsqu’on la manipule mais ses réactions sont imperceptibles. Qui la manipule ? Le gars chez qui elle a atterri. Elle « vit » donc avec lui sans qu’il soit conscient d’une présence féminine qui le regarde et n’a que ça à faire. On voit alors petit à petit un changement dans les pensées de l’héroïne : elle devient petit à petit convaincue qu’elle et lui vivent une grande histoire d’amour, qu’elle lui appartient comme il lui appartient. Et là arrive la catastrophe : Kōji (oui, c’est son nom) ramène une fille chez lui. Ils font bien sûr l’amour devant le frigo, ce qui ne manque pas de la mettre hors d’elle et en état de choc. Alors que la petite amie de Kōji cherche une bière, elle se retrouve glacée au point d’en perdre toute mobilité et de se briser à sa chute. Kōji s’étant rapproché d’elle voit alors l’appareil ménager lui tomber dessus : jalouse, la femme-frigo les avait tué tous les deux. Elle reprend ensuite sa forme humaine et régurgite tout ce que Kōji avait mis en elle, puis part comme si de rien était pour enfin, après avoir vu un garçon qui lui plaisait dans la rue, se rendre chez lui sous sa forme de réfrigérateur…

Certains auront peut-être compris de quoi parle ce manga suite aux récents évènements concernant Kannagi. L’héroïne est une représentation de tous ces fans hardcore d’oeuvres de fiction qui lorsqu’ils ont été extrêmement déçus (au sens fort du terme) par l’une d’elles la rejettent complètement et passent sans scrupules à autre chose. Pour Kannagi, la nouvelle comme quoi Nagi aurait possiblement été « consommée » (mais quelle connerie -__-) a fait que les plus gros fans, ceux qui étaient tombés amoureux d’elle, ont complètement dénigré la série et se sont mis à la boycotter. Tout comme la femme-frigo, ils ne se rendent pas compte qu’ils ne sont que de simples spectateurs et qu’il y a des frontières qu’ils ne peuvent pas franchir. Ils n’ont pas conscience de l’unilatéralité de ce qu’ils ressentent envers l’oeuvre et ses personnages, ce qui mènent à des actions assez extrêmes comme cette demande auprès du gouvernement japonais de légaliser le mariage avec des personnages de fiction. Et lorsque ces personnages ne correspondent plus à leur idéal, pour telle ou telle révélation ou évolution, ils se mettent dans tous leurs états voire essaient de nuire à ce qu’ils aimaient autrefois. Un autre exemple (désolé les TYPE-MOON fanboys, par souci d’objectivité, je vous quitte le temps de cette phrase) : Shingetsutan Tsukihime ; la plupart de ceux qui l’ont aimé et ont joué au jeu par la suite ont alors tout simplement rejeté l’existence de ce massacre cette adaptation (pas facile d’être objectif, en fait -__-) et le font savoir à toute personne en faisant mention.

Derrière donc cette histoire qui ne semble être que celle d’un crime passionnel mis en scène avec un concept plutôt particulier, le simple fait que le personnage principal ne soit en fait que spectateur et non acteur dans la quasi-totalité de l’histoire donne au final une critique de toute cette population complètement obnubilée par l’irréel. Elle est certes facile et certains la trouveront conventionnelle, mais elle a le mérite d’être justifiée ces derniers temps et vraiment bien illustrée ici.
Voilà donc The Female Fridge N°1, un excellent méta-manga que je conseille grandement, surtout en ce moment.


Auteur : Tori-Miki
Titre Original : Reizō(ko) ningen dai-ichi-gō
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Allez le télécharger :D

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Fat

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Mon Dieu que c’est glauque. J’ai vraiment aimé cette histoire mais… ARGH ! L’histoire était über malsaine. Takeshi vit seul avec sa mère sénile depuis que Tomoe, sa femme, a disparu ; la mère ne se souvient plus de rien au point de prendre sa belle-fille pour une bonne et son fils pour son mari. Mais depuis quelques temps, il est violé chaque nuit par un monstre blanc (celui que vous voyez sur l’image) qui ressemble fortement à une étrange pousse de bamboo dans le jardin voisin… Décor posé. Comme disait Nyoronyolo sur IRC, avec le one-shot zoophile, je lis des trucs vraiment pas safe. Mais celui-là est en fait bien pire. Je peux vous dire avoir été assez secoué en voyant la fin, dérangeante comme elle est, surtout que je ne cherche vraiment pas les indices pour résoudre un mystère avant la fin, même si, comme ici, c’est assez évident. (enfin, je dis ça après coup, mais en général, je vois rien, pas même les trucs avec trouzemille panneaux lumineux pour les annoncer)

La suite en spoiler :

[spoiler]Tomoe était enceinte et n’avait pas emporté son passeport avant de disparaître. De plus Takeshi la trompait avec sa soeur, Tomoka, qui essaie de se rapprocher de lui. Mais elle est clairement jalouse de sa soeur et, alors qu’elle est venue chez Takeshi, parle parfois d’elle comme si elle n’était déjà plus de ce monde. Elle parle aussi de rêves étranges qu’elle fait à propos d’un certain bamboo. Tout le monde pourrait se dire comme Takeshi qu’elle s’est débarrassée de Tomoe, mais c’est elle qui lui demande s’il n’a pas tué sa femme. C’est alors que le monstre blanc arrive, arme à la main et la tue d’un coup de poignard dans le cou en reprochant. On voit alors sa véritable forme : la mère de Takeshi. Celle-ci avait violé son fils et tué sa belle-fille par jalousie. Tomoe a été ensuite retrouvée dans le jardin de bamboos dans la pousse bizarre qui avait cette forme à cause de champignon ayant parasité l’enfant qu’elle portait. Finalement la mère est mise en hôpital psychiatrique et étrangement, grossit très vite. :puke:[/spoiler]

L’oeuvre est en plus servie par de très bons graphismes et une mise en scène bien flippante. Ces gros plans sur certains personnages et cette ambiance graphique dans les scènes avec le monstre m’ont scotché à mon siège. Une adaptation cinématographique aurait eu un rendu du plus bel effet, et en aurait fait pisser plus d’un dans son froc. J’ai rarement vu des manga comme celui-là. Cette fois, c’est un one-shot dont je me souviendrai longtemps et pas en mal. À lire, seul, la nuit dans le silence le plus total. :D


Auteur : Ogatsu Kazuo
Titre original : Koeru
Publié pour la première fois dans : Monthly IKKI 2004 09
À dl par bittorrent encore

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Extracurricular Lessons

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Jusque là, on a eu des one-shots bons, excellents, des mauvais, des spéciaux, des incompréhensibles, et d’autres du même acabit viendront. Mais il manque toutefois une autre catégorie : les moyens, les bofs, ceux qui sans être mauvais manquent de vie et qu’on oublie sans même avoir le souhaiter. Ce sont les manga que je déteste le plus. Je préfère encore largement une grosse bouse qui me laisserait un souvenir impérissable qu’un truc qui tombe dans l’oubli total.

Extracurricular Lessons, c’est la manga que j’ai oublié cinq minutes après l’avoir lu. L’histoire n’est pas mauvaise, elle est juste banale. Bon, d’accord, si ça vous arrivait un jour de vous retrouver devant un fantôme, ça vous foutrait les jetons. Mais ce genre d’histoire est devenu tellement commun que l’on s’ennuie devant celle-là. Une fille meurt et ne peut être vue que par sa prof. Et alors ? Elle n’a pas de pouvoirs et ne se sert pas de sa condition de fantôme pour quoi que ce soit. Il y a un semblant d’action à un moment, mais ça n’apporte rien. Le dessin n’est pas bon et certains peuvent même trouver ça désagréable.

Résumé :
- techniquement moyen
- histoire bof
- sujet banal
- dire qu’ils s’y sont mis à deux pour faire ça…
Oubliez et passez au suivant.

On dirait qu’on me demande ce que veut dire le titre de ce billet xD. Ben, y a un Italien qui est le petit ami de la prof (qui s’appelle Numata) et elle parle de lui ainsi. C’est tout. ^___^ »


Auteur : Ohara Shinji & Kuroda Iō
Titre original : Kagai Jugyō
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
À télécharger ici

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Dead Flowers

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À suivre dans ces lignes, la présentation d’un des meilleurs titres de cette série de one-shots : Dead Flowers, par Nekota Ichigo. L’histoire est assez atypique et les dessins sont excellents, ce qui d’entrée de jeu vous annonce la couleur. Dead Flowers est l’histoire de Shūko et Yūya, une jeune femme et un garçon qui se sont rencontrés suite à un accident de ce dernier. Shūko, alors qu’elle s’échappait à sa manière de la réalité en faisant un tour en moto est tombée sur un van qui s’était pris un arbre et dans lequel se trouvait Yūya. Ce dernier, d’après sa soeur essayait lui aussi de fuir la réalité, la mort de ses parents l’ayant profondément affecté suite à un mensonge de la part de ses proches pour le cacher. Depuis, il s’est créé son propre monde. Mais ce n’est pas là sa particularité première : il a développé un sens très spécial, celui de voir les particules des sons. Il a donc pris pour habitude de collecter ceux qu’il aime. Il se trouve que Shūko peut aussi les voir…
Mais de son côté, elle a aussi ses soucis : alors qu’elle cherche une certaine liberté, son amant lui annonce qu’il a divorcé et qu’il compte déménager. Il compte bien sûr sur le fait que Shūko le suive, ce qui n’est pas vraiment certain.
Mais voilà, Yūya fait une tentative de suicide et ce n’est paraît-il pas la première. La suite de l’histoire se concentre alors sur les problèmes de Shūko avec ses problèmes de confiance en soi, et la découverte des intentions de Yūya et de la nature de sa mystérieuse musique. Je vous laisse découvrir ça.

Qu’est-ce que Dead Flowers au final ? C’est surtout la rencontre de 2 personnes qui souhaitent fuir le vie qu’ils mènent, Shūko sans trop savoir pourquoi, Yūya par l’enfermement voire le suicide. Mais le fait que tous deux, malgré des raisons différentes, cherchent la même chose, à savoir fuir, ils arrivent à se comprendre et à s’entraider. Grâce à ça, ils vont pouvoir évoluer et mettre fin à cette fuite.
L’histoire est à la fois prenante et touchante. Les deux personnages principaux ont une réelle profondeur et une façon de penser et réagir peu commune mais réaliste. Les particules de sons n’ont pas de réelle importance mais ajoute à l’ambiance mélancolique et permet de suivre Shūko et Yūya dans leur fuite de la vie qu’ils mènent. De plus la mise en page, bien que classique dans son ensemble, a parfois en plus d’un certain dynamisme quelques petites touches originales qui renforce grandement chaque partie de l’histoire ; ces éléments, ce sont ces titres que l’ont voit parfois dans de longues vignettes noires : Escape, Heartbeats, Self-confidence, Ignition. De simples mots qui viennent appuyer la narration en marquant à chaque fois un grand changement.

Une oeuvre forte et atypique, techniquement excellente, c’est ce que vous aurez sous les yeux en lisant Dead Flowers, probablement l’un des meilleurs one-shots traduits par Kotonoha.


Auteur : Nekota Ichigo, alias Takahashi Tsutomu (Alive, Sidooh)
Publié pour la première fois dans : Young Jump 2005 10 et 11
Dispal
NB : Ce projet a été traduit conjointement avec Omanga.

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