Décidément, c’est la mode des anime au titre aguicheur sur ce blog. Pourquoi, d’ailleurs ? Simplement que celui dont je vais vous parler m’a été recommandé (j’avais tout de même de gros doutes avant de le voir) et qu’après Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, je me suis dit qu’enchaîner sur Lingerie Senshi Papillon Rose ne pouvait être qu’une bonne idée. Me trompais-je ? Oui et non. J’avais une certaine appréhension en voyant le générique. On aurait dit celui d’un anime ecchi insipide à la qualité de réalisation passable, et encore, je m’imaginais déjà que tout le budget avait fini dans l’opening. Enfin, je vous laisse vous faire une opinion là-dessus :
Petit résumé de l’histoire : Tsubomi, employée dans un bar à hôtesses, et peut-être étudiante (on la voit en seifuku mais c’est à peu près le seul indice), tombe sur un chat qui parle alors qu’elle venait de sortir d’un love hotel où son partenaire d’un soir était parti discrètement, la laissant galamment payer la chambre. Le chat lui dit qu’elle est la légendaire guerrière Papillon Rose et qu’elle doit combattre un groupe de vilains nommé Dynasty.
Et puis c’est tout. À part ça et un combat, on n’a rien. Juste une OAV de 25 minutes. Ajoutons à cela que les graphismes sont à peine potables, que l’animation est a une qualité en dents de scie, allant de vraiment pas mal à digne d’un hentai, et que le jeu des seiyû est relativement mauvais. J’ai pris autant de plaisir à regarder cette OAV que pour le peu que j’ai vu Queen’s Blade… Hé, mais attendez ! J’ai aimé Queen’s Blade !
Et oui, Papillon Rose, ce n’est rien de moins qu’un Queen’s Blade avant l’heure. La preuve en image :
Si c’est pas flagrant, ça ? En fait, j’ai trouvé ça encore mieux que Queen’s Blade. Les dialogues sont volontairement ridicules au possibles, l’action l’est tout autant et le côté parodique de Sailor Moon et Cutie Honey fut la cerise sur le gâteau. Constatez par vous-même : là où d’autres mahô shôjo se battent avec des sceptres, des diadèmes, des épées ou même avec leurs poings, Papillon Rose a pour arme principale un… vibromasseur. Je ne parle même pas des ennemis avec des seins éjectant du lait inflammable sous pression ou des missiles. Quant aux dialogues, ils sont dignes de Rapeman, tout particulièrement les formules magiques de la transformation (un véritable régal, celle-là) et des attaques.
Quand on pense qu’à la base, tout ça n’était qu’une petite blague par un cercle de dôjin (ECHIGOYA) qui avait posté sur son site des dessins parodiques de Sailor Moon. Ça a tellement plu que le studio Pink Company a décidé de faire cette blague à une plus grande échelle et ils ont réussi : on leur demandait un anime de série Z, on l’a eu.
Alors certes, ce titre ne conviendra pas à tout le monde. Entre ceux qui ne regardent pas ou n’aiment pas les anime de mahô shôjo et ceux qui prennent ce genre au sérieux (pour ne pas dire qu’ils se sont la perche de compétition dans le rectum), le public se réduit grandement. Ah, et même en ce qui concerne les mahô shôjo, ne rien connaître de Sailor Moon ou Cutie Honey est assez handicapant, mais avoir vu quelques épisodes de chacun suffit, voire même juste l’un des génériques pour le deuxième titre.
Pour ceux qui auront été tout autant enthousiasmés que moi par cet épisode pilote qui n’a jamais connu de suite immédiate, sachez qu’en Mars dernier, Maiden Japan a annoncé que l’OAV allait être distribué aux États-Unis avec la série TV de 6 épisodes dont les évènements se passent un an après Dynasty. Petit avant-goût : ce qu’il restait de Dynasty a rejoint le groupe Geldam opur former Gel Dynasty. Ensemble, ils vont tenter d’éradiquer les hôtesses de bar de l’industrie du sexe avec des maladies vénériennes pour les remplacer par des travestis. Les Papillons (elles sont plusieurs maintenant) s’y opposeront mais ce ne sera pas sans mal car les travestis n’ayant pas de vagin, les vibromasseurs sont inefficaces… dixit l’auteur parce que nous avons tous pensé à une « solution de remplacement ».
Autant dire que j’attends le 8 Juin avec impatience.
Quoi de mieux pour commencer à parler d’une série à l’humour absurde que de foutre un jeu de mot vaseux et abscon en titre ?
Contrairement à certains, la plupart du temps, je ne choisis pas mes séries en prenant une page au hasard sur MAL/ANN/AniDB. Ce serait certes une excellente méthode pour remplir mon blog, mais je n’ai quand même pas envie de passer ma vie à voir des daubes qui ne s’assument pas alors qu’il y a bien plus divertissant à disposition. Lorsque je décide de mater un anime, c’est soit parce que quelqu’un dont les goûts et les critiques ont pour moi un certain crédit (j’ai parfois eu à le regretter), soit parce qu’un élément particulier m’a frappé. La série que je viens de terminer entre dans cette deuxième catégorie. Il y a à peu près deux ans, l’épitanime organisait un jeu au sein de Paris Manga : le Karaoke pour un champion. Le principe était que chaque groupe essayait de reconnaître le plus vite possible un générique pris au hasard dans leur base de vidéos. Il y a plusieurs séries qui ne disaient rien à mon équipe, et particulièrement une qu’un groupe adverse dans lequel était un certain Ryo-kun, qui nous poutre régulièrement en blindtests, avait trouvé. Et le titre qu’ils ont alors énoncé avec fierté m’a marqué à vie : un savant mélange de non-sens et d’aguichage, le genre de dénomination qu’on se surprend à ne jamais oublier alors même que la première chose qu’on répondrait par réflexe en l’entendant est « à vos souhaits ». La série à l’image débile de sa douce appellation répond au nom de :
Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san
Tel la candidate de Télémagouille, j’ai momentanément fait un blocage. Probablement imperceptible de l’extérieur, mais mon cerveau a fait une pause. Inconsciemment, ce temps d’arrêt a dû me servir à tenter de classer ce titre obscur dans ma mémoire. Je suppute qu’il a fini dans la section bordel du département WTF.
Plus tard, alors que j’écoute des chansons de génériques refilées par Ryo-kun, je tombe sur un groupe que j’avais entendu il y a bien longtemps : PENICILLIN. Je regarde le titre. Vous devinez sans mal ce que je lis…
Depuis, je me dis qu’il faut que je regarde cette série. Un mix pareil ne peut être qu’une source d’étrangetés en tous genres, la sorte à vous faire rire parce que vous n’y comprenez rien. Et j’avais raison.
Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san (je ne me lasserai jamais de l’écrire), c’est un Kimengumi en puissance, le Cromartie des années 90. En bref, un concentré d’absurdités. Il suffit de voir le générique de début, il n’y a pas une seule séquence ou rien ne cloche (admirez d’ailleurs la référence à Kodocha). Et l’ambiance de l’anime est la même, à se demander comment le manga que cette série TV adapte ait pu paraître dans les pages du Weekly JUMP. Tout ce qu’on y voit casse les stéréotypes que ce soit ceux du shônen ou d’autres ; résultat, il est impossible de prévoir quoi que ce soit.
Et malgré tout cela, il y a bien une histoire. Bien sûr, rien de vraiment consistant ou un fil bien rouge puisqu’on suit simplement la vie au lycée de Hananakajima Masaru, un garçon un peu particulier qui à peine revenu à l’école après trois mois d’absence veut fonder un club tournant autour d’un art martial qu’il a appris récemment. Ça peut paraître banal, présenté ainsi mais je vous rassure, il n’y a pas de séance de goinfreries à la pâtisserie accompagnée de thé Earl Grey. Bien au contraire, le rythme est soutenu, on n’a pas un moment de répit. Le club se forme, vie, et évolue, ce de la façon la plus saugrenue possible. Pouvait-il en être autrement avec un art martial appelé Sexy Commando, censé permettre de vaincre n’importe lequel des maître de Kenichi simplement en se basant sur des techniques de détournement d’attention à faire perdre toute dignité humaine ? Le rendu final est hilarant, en grande partie grâce au personnage de Masaru mais pas seulement : chacun des autres membres du club a ses particularités, ou plutôt sa folie, un côté débile qui lui est propre. Cet ensemble de cinquante épisodes d’une absurdité absurdement absurde m’a surpris du début jusqu’à la fin. Chaque gag me prenait au dépourvu, je n’en demandais pas tant.
Une ombre au tableau ? Certains me diront que graphiquement c’est pas top, surtout quand on sait que le même studio a sorti Card Captor Sakura à la saison suivante. À ceux-là, je répondrai qu’on n’apprécie pas Ebichu, Kodocha ou encore Shin-chan pour la qualité de leurs dessins et heureusement. Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san possède comme ces anime les qualités nécessaires pour passer outre voire même bénéficier de graphismes aussi avenants qu’une carcasse de poulet laissée à reposer un an à l’air libre sous une pile de vaisselle (comprenne qui pourra). Avec ça, même les stagiaires qui ont pondu cette bouse d’Ura-ON! feraient du bon boulo… Euh non, faut quand même pas exagérer. Enfin voilà, clairement, cette série a rempli son contrat avec brio en me rendant ridicule à rire tout seul dans le métro matin et soir.
Trêve de bavardages, Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, c’est de la bombe, à recommander aux fans de Cromartie et Kimengumi. Quant à vous, amis du bon sens, fuyez et laissez place aux leçons de Ukulele !
Yo, ici Yuki. Haha ! Vous pensiez que j’allais écrire quelque chose, mais c’était une feinte ! Je déterre un article que Gamera avait écrit y a maintenant un an et deux jours ; il était temps ! :D
Allez, pour une fois je vais faire un article sur du Disney. J’entends déjà les cris d’orfraies : « QUOI !? Parler de Disney dans un blog centré sur le manga et l’anime ! ». Alors on se calme, et on écoute.
Fireball est une coproduction Disney/Toei (j’entends des oufs de soulagements), entièrement réalisé en images de synthèses (oui, je sais, les japonais sont nuls en images de synthèses). Toujours est-il que Fireball, c’est le genre de petit bijou relativement inconnu, qui passe inaperçu de par son format (13 épisodes de 2 minutes), et dont l’humour, très japonais, peut rebuter.
Drössel von Flügel (de son nom complet : Drössel Juno Vierzehntens Heizregister Fürstin von Flügel, 19ème Duchesse du Domaine des Tempêtes du Royaume de Seigneur Urano) est un robot, pluri-millénaire semble t-il, mais dont l’apparence fait penser à celle d’une ado. Elle agit d’ailleurs comme une vraie princesse pourrie-gâtée avec son serviteur, Gedächtnis, à l’apparence arachnoïde. Les 2 machines s’échangent ainsi à chaque épisode et au centre d’une pièce sans limites apparentes, des dialogues plus absurdes les uns que les autres, basés en grandes parties sur les jeux de mots, dont seuls les japonais ont le secret.
L’intérêt semble peu évident présenté ainsi, pourtant, on finit souvent mort de rire après chaque épisode. Avec d’abords des gags récurrents, comme celui où Drössel appelle toujours son serviteur par un autre nom que le sien, et celui-ci d’humblement corriger sa maitresse à chaque fois. L’attitude très « spoiled » de Drössel aide beaucoup à l’humour de Fireball : impossible à vivre, paresseuse, ne tenant compte de l’avis de personne, ses poses étant d’ailleurs un archétype du genre.
L’autre intérêt de cette série, c’est son univers. Vous me direz, comment peut-on parler d’univers dans une série qui dure moins de 30 minutes, surtout alors que les 2 protagonistes se trouvent dans une pièce vide et sans ornements ? Et pourtant…
L’intro, qui dure à peine 5 secondes, nous présentent un ville sombre, futuriste, au centre de laquelle est érigée la forteresse des Tempêtes, lieu de résidence de Drössel et sorte de Tour de Babel de la fin des Temps. Le titre de chaque épisode situe d’ailleurs celui dans le temps, et la série se déroule entre l’an 48650 et l’an 48794 (soit 145 ans en 30 minutes, chapeau !) du calendrier Mercure.
Au fil des épisodes, on apprend qu’il existe une armée humaine qui cherche à prendre la forteresse… Il semble qu’il s’agisse d’un monde en guerre perpétuelle, entre machines et humains. D’après Gedächtnis, les robots auraient pris le pouvoir lors de l’an 0 du calendrier Mercure.
Personnellement, cet univers m’a bluffé. D’abords parce qu’il s’avère très très sombre (alors qu’il s’agit d’un Disney), à la croisée d’un Matrix et d’un Blade Runner. J’aime le fait que les 13 épisodes s’étalent sur près d’un siècle et demi : l’intemporalité des robots, qui ne vieillissent pas, en est ainsi renforcée. De même, le coté humoristique de la vie de Drössel, tranche avec la guerre que l’on nous dépeint, où hommes et machines se battent depuis plus de 49 millénaires.
Fireball fait figure de série expérimentale, et d’ailleurs, une seconde saison est prévue. De part son univers original et sa courte durée (une demi-heure), elle un excellent moyen de passer le temps. Une petite perle à découvrir, surtout pour les fans de jeux de mots à la japonaise.
Et ben, on dirait que notre tortue a été conquise. Bon, je ne suis pas aussi enthousiaste que lui, mais je dois avouer que cet anime a son charme.
Si je puis me permettre un petit conseil : ne regardez pas cette série d’un seul coup. Organisez-vous pour vous faire un épisode de temps en temps, le résultat n’en sera que meilleur. Sur ce, à la prochaine !