Archives pour décembre 2011
Publié par Yuki dans Divers, tags: Noël
Parce que bon, j’avais clairement pas assez écrit pour aujourd’hui…
Voici un petit récapitulatif des derniers billets si vous avez la flemme d’aller sur le blog de nyo ou même si vous n’avez pas envie.
Tout d’abord, réexpliquons le pourquoi de ce flood après le long silence radio. Je n’expliquerai pas ce dernier, vous n’en avez de toutes façons rien à carrer. Le flood, par contre… Il est dû à un projet à la con de nyoronyolo de s’amuser pour Noël en faisant plein d’articles, en redynamisant certains blogs, et en floodant les aggrégateurs. De ce point de vue-là, je n’ai pu malheureusement flooder que Nanami.
Et quel flood ! 6 articles ! 7 en fait avec celui-là. Y a des fois je m’étonne. Enfin, je dis « je », mais n’oublions pas que Gamera en a pondu la moitié.
Et parce qu’un récapitulatif sans liste, c’est un peu triste, voici celle des billets sortis pour l’occasion ici :
- Tampon, Candies, et retour vers l’attrape-cœur joli remède, parce que je n’avais pas assez parlé de Papillon Rose, que les magical girls c’est génial, et que vous ne comprendrez pas le titre du billet sans mater la série jusqu’à la fin, je vous fais un petite critique de la série Papillon Rose New Season.
- Shinryaku!! Ika Musume, par Gamera, une critique positive sur l’anime à la fille calmar sur pattes… Gamera doit aimer les tentacules.
- Ils sont marqués, ils sont trois, ils sont Tokyoïtes, parce que je parle trop de trucs japonais, je vous propose un western évangéliste, c’est tellement mieux. Mais je discute aussi de Tôkyô Godfathers, on ne se refait pas.
- Dog Days, par Gamera. Il paraît qu’il y en a qui ont adoré. J’ai l’impression que notre tortue a un dent contre cette série.
- Orphelinage, infanticide et cannibalisme, parce que les films pour enfants peuvent regrouper ces trois thèmes, j’ai écris sur Omae Umasô da na.
- Steins;Gate, par Gamera. Trop de gens disant du bien de cet anime, il fallait bien faire jouer son esprit contradictoire… ou pas, on dirait qu’il y a assez à dire sans ça.
Voilà ! J’espère que tous ces billets vous aurons plu. En tout cas, de mon côté, j’ai beaucoup apprécié de voir ou revoir ces anime pour l’occasion. Sur ce, je vous dis à l’année prochaine. Ou à la suivante. Ou peut-être pas…</flemme>
Je vous invite aussi à lire les autres contributions à ce projet, venant des personnes suivantes :
- Aer qui nous expose ce qu’est un bon Gonzo… paraît-il parce que je n’ai pas vu Basilisk
- Amo qui vous donne du fap material sur Infinite Stratos.
- Axel Terizaki qui dit du bien du dessin animé Wakfu et c’est tant mieux ! Soutien à 100% de ma part !
- Exelen qui nous écrit sur cet OVNI qui me pontait l’œil depuis quelques temps : Kakko Kawaii Sengen.
- FFenril qui vous parle de deux films du Leijiverse. Faudrait un jour que je matte plus qu’Insterstella de lui.
- Ialda qui nous fait un article bien complet sur Redline sans écrire une seule fois le mot banane, un bien triste exploit.
- jevanni qui nous donne un avis positif quoiqu’en demies-teintes sur Seto no Hanayome
- jonas qui aime à juste titre Birdy Decode et je vous invite à regarder cette série, surtout la deuxième, elle poutre tout !
- Kabu qui n’a toujours pas écrit à minuit passé sur Millenium Actress alias le chef-d’œuvre de Satoshi Kon. Pas bien, Kabu !
- mt-i qui n’aime pas Gurren Lagann, mais pour ceux qui ne le savaient pas, ils pouvaient s’en douter.
- nyoronyolo qui lui aussi écrit un pavé dont il a l’habitude sur Steins;Gate.
- Ryuurei qui nous fait un billet complètement délirant sur Urotsukidôji.
- Tetho qui vous fait un superbe résumé de Buddha Saitan, que je viens de corriger en vitesse, c’est donc sur moi qu’il faut taper s’il reste des fautes.
- Zratul qui nous conte sa souffrance à mater Hidan no Aria
Sur ce, n’oublions pas même si c’est un peu tard si vous n’avez pas lu le billet sur Papillon Rose : JOYEUX NOËL !
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Publié par Gamera dans Anime, tags: Noël, Steins;Gate
Troisième et dernier billet de Noël pour la tortue (non, pas celle-là). Encore une fois, bonne lecture, celle-ci ne plaira pas aux fans « inconditionnels » de Steins;Gate.
Été 2010, dans le quartier d’Akihabara, Okabe Rintarô et son amie d’enfance, Mayuri Shiina, assistent à une conférence sur les machines à voyager dans le temps qui a lieu au Radio Kaikan (bâtiment existant réellement)… mais y découvrent aussi le corps Makise Kurisu, une jeune scientifique japonaise surdouée, baignant dans son sang. Encore sous le choc, Okabe envoie à son ami Daru, avec qui il élabore des gadgets aussi étranges qu’inutiles, un texto lui annonçant ce à quoi il vient d’assister. Un étrange phénomène s’ensuit, et Okabe tombe par hasard sur Kurisu… encore en vie et qui ne semble n’avoir aucun souvenir de ce qui vient de se passer. De fait, personne à part Okabe ne se rappelle de la mort de Kurisu. Il découvre par la suite que son texto a été reçu une semaine plus tôt par son ami et il fait rapidement le lien avec le micro-onde-phone, un gadget qu’ils viennent d’inventer et encore en phase de test.
 Le crew Steins;Gate au grand complet. de Gauche à Droite : Daru, Makise, Ruka, Feyris, Suzu, Moeka, Mayuri et le grand Hooin Kyôma...euh, Okabe je veux dire
Il en conclut très vite qu’il peut envoyer des messages vers le passé, via ce micro-onde, au grand désarroi de Kurisu, à l’esprit scientifique cartésien. Ce petit monde va alors tenter différentes expériences pour analyser ce phénomène… Mais dans l’ombre, le SERN (homonyme du célèbre organisme franco-suisse) semble vouloir mettre un terme à leur découverte…
Ouf, et dire que je viens à peine de vous raconter les 2 premiers épisodes…
Adaptation du visual novel du même nom sorti en 2009 sur Xbox360, l’anime de Steins;Gate compte 24 épisodes et a été diffusé entre avril et septembre 2011. On retrouve huke, le créateur graphique de Black★Rock Shooter (Vocaloid), au chara-design : bien que j’apprécie son style pour les illustrations, je trouve qu’il ne convient pas du tout à l’animation car les traits sont trop simplistes, surtout au niveau des yeux, ce qui induit un manque d’expressions flagrants des personnages féminins… mais bon, on finit par s’habituer.
 I am Mad Scientist, it's so coooooool...Son of a Bitch!
L’opening « Hacking to the Gate » est signé Kanako Itô ( Phantom of the Inferno, Chäos;HEAd, etc.) et est vraiment sympathique, de même que l’ending de Yui Sakakibara. La série est animée par White Fox, studio assez jeune (2007) qui n’avait réalisé jusqu’à présent que Katanagatari et Tears to Tiara (2 anime que j’ai trouvés très moyen au niveau de la réalisation). L’anime a bénéficié d’une grosse campagne de promotion sur Akihabara, mais je ne saurais dire si cela vient de sa qualité intrinsèque ou de la localisation de l’intrigue…
Je ne peux guère en dire plus sans faire de gros spoilers, donc pour ceux qui veulent s’arrêter là, je peux déjà vous donner mon avis final. Je suis fan de science-fiction, et particulièrement de voyages temporels, donc je me sens plutôt concerné par ce genre d’anime. J’ai donc aimé le sujet abordé, mais je lui ai trouvé des défauts rédhibitoires qui m’interdisent de lui donner une note supérieure à 7/10 (et là normalement j’ai écris une grosse connerie, mais grâce au pouvoir du Steins;Gate, je retourne dans le passé et je l’efface – merci à Tetho pour sa remarque, à lire dans les commentaires). Je vous conseille donc de le voir si vous aimez ce genre de sujet, ou simplement pour que vous vous fassiez une opinion… C’est un bon anime certes, mais ce n’est pas une tuerie, loin de là (quand je vois pourtant sa note sur ANN)
Donc pour ceux qui veulent en savoir plus sur mon avis complet, c’est par là.
SPOILERS DROITS DESSOUS !!!
On peut résumer Steins;Gate en 3 parties : une première partie où l’on découvre les personnages (surtout féminins) ainsi que le processus du voyage dans le temps, une seconde où Okabe doit retourner dans le passé pour réparer les changements opérés dans la première partie et enfin une dernière partie qui conclut l’intrigue et boucle la boucle (quelle expression idiote…).
Le premier gros défaut c’est que j’ai eu l’impression de jouer à un visual novel : je découvre les personnages féminins en 1ère partie et je termine leur « route » en seconde. On a droit à chaque personnage féminin secondaire à la suite (Feyris, Ruka, Suzu et Moeka), on conclut leur intrigue et on passe à la suivante. D’un point de vue narratif, c’est d’un ennui… À chaque début d’épisode, on sait à peu près ce qu’il va se passer à cause de ça. Sérieusement, si j’avais voulu jouer au jeu, je l’aurais fait : je n’attends pas d’un anime de me faire penser à un jeu.
J’ai d’ailleurs trouvé les personnages invraisemblables et/ou très mal amenés. Je ne critique pas ici Okabe, même s’il est chiantissime lors de la première partie. Non, je parle encore ici des personnages féminins ! Par qui commencer ?
Makise Kurisu : une jeune surdouée américano-japonaise d’à peine 17 ans, ayant déjà publié un article dans le magazine « Science » (Graal de tous scientifiques, il faut donc imaginer l’exploit qu’elle a réalisé)… et qui est en plus une tsundere, qui s’y connaît en culture otaku et internet. On n’est pas loin des lolis-genius que je ne peux plus supporter à force d’en voir à toutes les sauces. Sérieusement, les créateurs avait-ils besoin d’en faire autant pour ce personnage ?
 Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...
Mayuri Shiina : amie d’enfance d’Okabe, elle est au mieux une inadaptée sociale, au pire une trisomique 21 en puissance (et ce n’est pas une insulte) : elle a clairement un problème de communication, voir de compréhension de ce qui l’entoure. On a voulu créer un personnage ultra-moe et on se retrouve avec une fille de 17 ans avec le développement intellectuel d’une gamine de 8 ans. Pareil que pour Makise, avait-on besoin d’en faire autant ?
Feyris NyanNyan : … je crois que tout est dis avec son nom. Jeune fille ultra riche et excentrique, elle aurait créer l’Akiba otaku et ne parle que comme une nekomimi. Elle travaille d’ailleurs comme simple serveuse dans un maid café. Personnage pitoyable tellement elle est un fourre-tout scénaristique, et qui sert de Deus ex Machina (l’Akiba Otaku, l’IBN 5100, etc.)
Suzu Amane : faire d’elle la fille de Daru est une bonne idée (Bam – spoiler). Par contre, si on voulait cacher son origine de voyageuse temporelle, c’est raté : on devine dès le 3e épisode (elle apparaît au 2e) qu’elle vient du futur… révélation qui n’aura lieu qu’une dizaine d’épisodes plus tard… Le personnage est bon… juste TRÈS MAL amené.
Moeka Kiryû : bon, OK… Moeka est une NEET et elle devient une vraie dévote de la première personne qui lui donne sa chance, pourquoi pas. Mais bon, comme Mayuri, elle semble avoir un grave retard de développement émotionnel (on dirait Rei Ayanami d’Evangelion au niveau de l’expression). Je veux juste qu’on m’explique comment une fille comme elle se transforme en véritable tueuse à gage au sang froid, sachant parfaitement se battre, sur un simple coup de fil ? (avec tenue en cuir ultra classe en plus).
 Je suis une Nekomimi naine (j'ai lu qu'elle ne faisait que 143cm).... et je possède Akiba ! MWHAHAHAHAHAHAHA !!
Les autres personnages ont eux aussi beaucoup d’invraisemblances, mais je me cantonne à celles-là car elles ont leur propres épisodes dédiés, et que clairement les créateurs ont voulu en faire trop, que ce soit pour développer le pathos ou simplement par pur délire.
Venons-en maintenant aux invraisemblances scénaristiques.
 Le téléphone : élément central de l'histoire à bien des égards
Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé lors de la première boucle temporelle : Makise Kurisu est morte, et c’est en envoyant un texto relatant cet événement « Makise Kurisu a été poignardée » qu’Okabe entre dans cette boucle temporelle, où Makise n’est pas morte. J’aimerais de nouveau qu’on m’explique comment ce texto à pu empêcher le professeur Nakabichi de faire sa conférence (et donc de tuer sa fille – pan, en voilà du gros spoiler) alors même que personne à part Makise ne sait qui est son père. De même, Makise Kurisu nous démontre dès le 2 e épisode qu’elle ne croît pas du tout dans les machines temporelles… mais on apprend vers la fin de la série qu’elle était sur le point de présenter à son père son propre modèle de machine temporelle. Elle aurait donc tout oublié en l’espace d’une semaine ?
Alors pourquoi toute cette haine me direz-vous ? Eh bien Steins;Gate m’a été vendu sur la qualité de son scénario : j’ai lu moult critiques, à la fois japonaises et mondiales (blogoshpère), louant sa vraisemblance et sa qualité scénaristique… J’en suis vraiment déçu. Bien sur, j’ai aimé l’histoire, et il y a des moments vraiment mémorables…. Hélas ce genre de sujets (voyages temporels) ne pardonne pas les facilités scénaristiques.
 Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...
Plus sérieusement, Steins;Gate est actuellement l’objet d’un hype (il est sur le podium des meilleurs anime de tous les temps sur AnimeNewsNetwork et MyAnimeList – même si je sais que cette note va baisser avec le temps, mais quand même), et je ne pense pas que qu’il mérite ce succès. L’anime est intéressant, mais manque de punch (certainement dû à la réalisation ?), les persos sont trop colorés par rapport à l’atmosphère que veut donner l’anime, etc.
À voir donc, mais ne vous attendez pas à l’anime de l’année que l’on a pu vous vendre ces dernières semaines.
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Et un dernier billet de ma part pour ce Noël 2011, vous êtes gâtés !
J’écrivais dans la critique de « Tôkyô Godfathers » que j’avais préféré ce dernier à « Three Godfathers » de part son caractère plus adulte. Il n’empêche que j’aime retomber en enfance avec des anime pour moins de dix ans. En fait, j’adore ça. Remuer ses méninges sur Serial Experiments Lain ou les ébouillanter sur un marathon de Mawaru Penguindrum, c’est très satisfaisant, même si pour le deuxième, je déconseille très fortement… j’ai testé pour vous et ça fait mal. Toutefois, il faut savoir les laisser se reposer sans pour autant prendre de la boue. Alors quoi de mieux qu’un film pour enfants ?

Au programme, je vous propose donc « Omae Umasô da na ». En fait, c’est un film que j’ai maté après l’avoir proposé pour ce blogging de masse. Ça faisait un moment qu’il me pontait l’œil et j’avais pas réussi à le passer à ma dernière séance de matage chez nyo. Soit, je le regarde tout seul, dans mon coin et tant pis pour les autres ! Résultat des courses : je crois que je vais le remater la prochaine fois que j’irai chez lui car j’ai été plus qu’enthousiasmé par ce long métrage.
 Heart et Light à peine nés
« Omae Umasô da na » est le genre de film avec un sujet qui parle très bien aux enfants. Quoi de plus normal pour une adaptation d’un livre pour bambins. Imaginez. Un dinosaure herbivore femelle trouve un œuf et le recueille pour découvrir à son éclosion que le petit est en fait carnivore, d’une race qui règne sur la plaine aux alentours de la forêt où elle et son troupeau ont élu domicile. Elle nomme son véritable enfant et lui respectivement Light et Heart. Les deux vivent une enfance plus que paisible jusqu’au jour où Heart en protégeant Light mange de la viande et se rend compte qu’il adore ça, que le besoin jusqu’alors réfréné d’en engloutir l’envahissait. Il fuit alors de peur que sa condition de carnivore nouvellement découverte mette en danger sa famille.
 Heart en plein entraînement
Des années plus tard, Heart est devenu un carnivore à part entière et presque aucun dinosaure ne lui résiste. Il vit seul, rejeté par ses congénères avec lesquels il est en froid depuis bien longtemps. Un jour, il tombe sur un œuf abandonné, d’où un petit ankylosaure sort quasi-immédiatement. Heart le trouvant à son goût dit alors « Omae umasô da na », qu’on pourrait traduire littéralement par « Toi, délicieux » (ouais bon, mes aptitudes en jap’ sont trop mauvaises pour que je m’aventure à traduire mieux que ça sans perdre de sens). Le gamin, con comme peut être tout gamin, comprends qu’ »Umasô » n’était pas sa qualité mais son nom. Et qui d’autre que son père peut le connaître ? Heart, par la force des choses, et la persuasion irrésistible d’un ankylosaure plus mignon que n’importe quel pokémon, se retrouve ironiquement père d’un herbivore. S’ensuivent les aventures attendrissantes de ce couple atypique père-fils.
 Les exploits du grand Baku
Je m’arrête là, il n’est pas nécessaire d’en dire plus. Même les moins perspicaces d’entre vous ont compris quel genre de film c’était : une histoire sans fioritures, un conte plein de bons sentiments, un tout plus qu’attachant. Vous allez me trouver redondant par rapport au billet précédent, mais… j’aime ce film. Il est touchant. De plus, il arrive à s’adresser aux enfants sans être manichéen. Il arrive à montrer que Heart n’est pas devenu méchant mais que c’était juste sa nature et que dans celle avec un grand N, c’est normal. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’avoir des sentiments que les jeunes spectateurs peuvent comprendre. Bref, c’est un film que je conseille ne serait-ce que pour son histoire à toute personne ayant gardé une âme d’enfant. Mais le scénario n’est pas la seule raison.
 Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court
« Omae Umasô da na » fut à ma grande surprise d’excellente facture techniquement parlant. Le seul reproche que j’aurais à lui faire serait les ellipses temporelles du début où tout s’enchaîne un peu trop vite. Mais, au moins, contrairement à un « Uchû show e yôkoso », on ne perd pas de temps dans des longueurs inutiles. Et on sait bien que pour le public visé, si on ne veut pas le perdre, dix minutes représentent un gain non-négligeable. Le reste de la réalisation est plus que correcte. Mais c’est surtout au niveau de l’animation que ce film brille. Les dessins étant simples et les couleurs très pleines et contrastées, les animateurs se retrouvaient avec une liberté de mouvement énorme et sans perte de la qualité des formes. Ce fut un régal visuel du début à la fin, de quoi satisfaire tout fan de sakuga.
 Croyez-moi, les scènes de combats dépotent
Quant à la réalisation sonore, j’ai pas à m’en plaindre. Encore une fois tout à fait adaptée à un public en bas âge. Et la chanson « Jump, kick, tail smash » en milieu de film est un plaisir à écouter et réécouter. À timer en karaoke si j’ai le temps…
 Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses
Comme je l’ai fait entendre au milieu un peu plus haut, je conseille ce film. À tous. Et tant pis si vous n’aimez pas le genre. « Omae Umasô da na » fait partie de ces perles, de ces coups de cœur que je fais voir à un maximum de monde et j’espère par ce billet que je vous aurai transmis l’envie d’en faire autant.
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Publié par Gamera dans Anime, tags: Dog Days, Noël
Deuxième billet de Noël de Gamera. Bonne lecture.
Dans un univers fantastique, une noble aux cheveux roses utilise ses pouvoirs magiques pour invoquer dans son monde notre héros, jeune homme normal vivant dans le japon moderne. Ensemble ils vont vivre diverses aventures, le tout dans une ambiance colorée et… euh, j’ai l’impression de faire le résumé de Zero no Tsukaima, là.
 Il ne le sait pas encore, mais il vient de signer pour une série de merde
Bon, on recommence ce résumé de Dog Days (car c’est bien de cet anime que je vais parler) : Cinq Izumi est un jeune collégien anglo-japonais très centré sur le sport, et fan de Sasuke (jeu télévisuel de course d’obstacles, plus connu sous le nom de Ninja Warrior sous nos latitudes). Au matin des vacances du printemps (qui marque le changement d’année scolaire au Japon), notre héros se retrouve invoqué par la princesse du royaume de Biscotti, qui va de défaites en défaites face au royaume de Galette. Cinq sera donc le héros tant attendu qui permettra d’inverser le cours de la guerre…
 Voici donc les blessés dans le monde de Flonyard... Bienvenue à "My Polly Pocket"
Bon, ce départ est très classique : un collégien du Japon moderne qui se trouve transporté dans un monde fantastique, Flonyard, où il va être appelé à changer le destin de celui-ci. Première Particularité de l’anime : le choix d’un monde fantastique peuplé de kemonomimi, même si contrairement à ce que pourrait nous indiquer le titre (Dog Days), on trouve aussi de la fille lapin, de la fille tigre, etc… Pourquoi pas après tout : quitte à faire un monde fantastique, autant montrer des différences avec le monde normal. Il est juste
étrange d’y trouver de véritables chiens, et personne ne s‘étonne du manque d’attribut animal de notre héros. Enfin… *soupir*
 La princesse est une chienne... au sens premier du terme
Autre particularité : la guerre qui fait rage entre les deux royaumes est en fait un gigantesque jeu, sorte de parcours du combattant géant, qui sert plus à occuper et amuser les populations qu’à instituer un rapport de force. Concept rafraîchissant s’il en est (et qui comme par hasard, colle parfaitement avec la spécialisation sportive de notre héros), mais qui hélas est développée un peu n’importe comment. Les blessés se transforment en fait en sorte de boules-peluches… mais on n’en sait pas plus quant au pourquoi de cette
transformation et du retour à une apparence normale. De même, avec des guerres aussi normées et sans risque, on pourrait s‘attendre à une culture très centrée sur le sport ou l‘effort physique en général… et il n’en est rien.
 Puella Magi Madoka ? Non, un des rares moments simili-sérieux de Dog Days
Produit par Aniplex (FMA:Brotherhood, Baccano!, Kamichu!, etc) et animé par Seven Arcs (Magical Girl Nanoha et Asura Cryin’ entre autres), les 13 épisodes de Dog Days furent diffusés durant le printemps 2011. On aurait pu s‘attendre à bien mieux de la part d’Aniplex, mais le résultat s’avère vraiment indigeste : scénario bâclé, univers sans queue (haha) ni tête, personnages vides, etc… Difficile d’énumérer tous les points négatifs tant l’anime est un gigantesque fourre-tout. On n’accroche pas du tout au scénario et on a même droit à 2 épisodes finaux sur le déchirement de Cinq à devoir retourner dans son monde… quand bien même l’anime ne fait que 13 épisodes et que l’on ne se soit pas du tout attaché aux personnages (en 13 épisodes pensez donc).
 Allez Hop, un p'tit peu de fan service pour la route
Allez, seul point positif (il faut bien en trouver un), les noms des personnages : Leonmitchelli Galette des Rois (sisi), Yukikaze Panettone, Brioche d’Arquien, Ricotta Elmar (bon, dernier élan de rage : marre de la mode des lolis genius), Noir Vinocacao, Jaune Clafoutis, Vert Far Breton, etc… Tout ça donne faim, et contribue à l’ambiance bon enfant de l’univers.
 Que d'oreilles mes amis !
En conclusion, un anime à ne voir sous aucun prétexte : ce n‘est pas avec une quarantaine de séries par an que l’on peut se permettre du temps à regarder de telles séries bâclées et surtout sans aucun intérêt aucun. À réserver donc aux fans inconditionnels de kemonomimi, mais je les préviens, qu’ils ne s’attendent même pas à du fan-service intéressant.
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Deuxième billet de Noël de ma part (je précise vu que la tortue en fait aussi sur ce blog), cette fois non pas sur de l’anime débile mais sur du sérieux, du Satoshi Kon, j’ai nommé Tôkyô Godfathers. Ce qui est le film d’animation japonais de Noël par excellence sera donc le sujet de ce billet. Mais pas que. En fait, j’ai mis la main il y a quelques temps sur un film dans la vidéothèque familiale, un long métrage par un certain John Ford, avec pour acteur principal, un mec aussi peu connu du nom de John Wayne… Bon, OK, je déconne, c’est un film avec deux des plus grands noms du cinéma hollywoodien que ce soit à leur époque ou encore maintenant. Son titre ? En français, c’est Le fils du désert, et vous le remarquerez, il n’a rien à voir à voir avec l’original : Three Godfathers. Difficile alors de ne pas faire de parallèle entre les deux films et pour cause puisque celui de Satoshi Kon est une adaptation très libre de l’autre.

Et quand je dis libre, c’en est au point où on peut parfois se demander comment Kon a pu revendiquer la filiation de son œuvre à celle de Ford. Exposons déjà les scenarii de chaque. Tout d’abord, l’original : Le fils du désert est l’histoire de trois bandits qui après avoir cambriolé une banque ont fui dans le désert. La chasse à l’homme commanditée par le shérif les mène à une diligence perdue à un point d’eau tari. Une femme abandonnée par son mari y est sur le point d’accoucher. Les trois compères (enfin, surtout un) aident à la mise au monde de l’enfant et la mère, déjà passablement affaiblie, trépasse après avoir confié le nouveau-né à ses trois parrains. Ces derniers entreprennent alors un voyage vers la Nouvelle Jérusalem afin de sauver l’enfant (et leur peau car n’oublions pas qu’ils sont recherchés).
 La bande de joyeux drilles du far west
L’adaptation est plus connue des lecteurs de ce blog : trois clochards que peu de choses rassemblent, si ce n’est leur état d’habitant des rues, trouvent en fouillant les poubelles une petite fille née depuis peu. Ils décident de retrouver la mère eux-mêmes parce que refiler le bambin aux flics empêcherait l’un d’eux de filer un pain dans la gueule de la mère si elle venait à donner une mauvaise raison à l’abandon de son rejeton. S’ensuit une odyssée dans les rues de Tôkyô avec au menu courses-poursuites, règlements de comptes, disputes, réconciliations, retrouvailles et flashbacks sur l’ancienne vie des trois SDF.
C’est l’évidence même : rien qu’aux synopsis, ces deux films sont TRÈS différents. Au niveau de l’histoire, on en sait beaucoup moins sur les personnages dans la version western mais leur relation avec l’enfant est bien plus développée. Toujours dans cette même version : tout est bourré de références bibliques relatives à la naissance de Jésus. Je vous rassure, ces références sont explicites, les personnages passant une partie de leur temps à lire une bible qu’ils ont trouvée dans la diligence abandonnée.
 ... et la bande des moins joyeux drilles du far east
De son côté, Tôkyô Godfathers ne fait quasiment aucune allusion à un quelconque écrit chrétien. Tout juste verrez-vous les nombres 12 et 25 accolés l’un à l’aitre un peu partout pendant quelques dizaines de minutes. Mais rien de bien religieux là-dedans. Là où le film de Ford se rapproche d’un conte, celui de Kon n’est rien de plus qu’un divertissement.
Mais quel divertissement ! Jamais on ne s’ennuie. Il n’y a pas une seule longueur. Tout s’enchaîne à la vitesse grand V sans pour autant perdre le spectateur. Le réalisateur japonais dont la spécialité est justement de rendre son public confus, à ne pas distinguer rêve et réalité, nous offre un film ouvert à tous ou presque. Et oui, presque, car autant Three Godfathers nous montre peu de moments choquant, voire même aucun, Tôkyô Godfathers, même en étant une œuvre d’un grand optimisme, ne nous épargne pas des scène de violence morale ou physique. Il n’en demeure pas moins un film familial au même titre que Le père Noël est une ordure. À ce propos, c’est à se demander si Kon n’est pas allé un peu piocher dans cette histoire pour nous pondre sa belle brochette de clodos, parce qu’entre le paumé de service et le travesti, on n’en est pas loin…
 Y en a qui ont la classe pour naître sous une étoile...
Autre point de comparaison : je disais que les parrains de Tôkyô enchaînaient leurs aventure sans relâche. Ceux des terres arides américaines au contraire s’offrent un rythme plus posé, au point qu’on a l’impression de revivre la traversée du désert de Moïse. On prend le temps de souffrir avec les trois brigands. Ce tempo plus lent n’est pas un mal car malgré ça, on ne s’ennuie pas un instant, John Ford ayant fait montre de son talent habituel pour nous capter. Il en est d’ailleurs de même pour Satoshi Kon dont l’habileté des transitions se ressent alors même qu’elles sont bien moins originales que pour ses quatre autres réalisations.
Vous l’aurez compris, j’aime ces deux films. Ils n’ouvrent pas les yeux sur quoi que ce soit, ils ne transmettent pas de message, ils ne sont pas les chefs-d’œuvres de leur réalisateur respectif. Ils sont tout simplement d’excellents divertissements à regarder un soir de Noël… ou même n’importe quel soir ! Je n’ai regardé qu’un seule fois Three Godfathers, mais concernant Tôkyô Godfathers, ça fait plusieurs fois que ses 90 minutes passent devant mes mirettes éblouies, et je ne m’en lasse pas. J’ai d’ailleurs une préférence pour ce dernier, pas en tant que spectateur majoritairement d’anime, mais parce que l’ambiance y est moins enfantine et plaira donc à un public plus âgé. Il n’en reste pas moins que Three Godfathers fut un grand plaisir à regarder et j’en garderai un très bon souvenir.
 ... et d'autres qui l'ont pour être abandonnés là-dedans
À noter que celui-ci est un remake. Non, je ne parle pas de la bible, là, c’en est une adaptation très partielle. À l’origine de Three Godfathers, il y a , ou Les hommes marqués, un film d’un grand réalisateur hollywoodien qui n’est autre que… John Ford lui-même ! Malheureusement, le film est considéré actuellement comme perdu. Je n’en connais pas les raisons : la dégradation des bobines, la présence de ces dernières dans l’incendie de 1937 de la Fox (qui a alors perdu tous ses films d’avant 1935), le vol, etc. L’une d’entre elles fait que ce court métrage de cinquante minutes nous est à ce jour inaccessible et le restera très probablement, au grand regret des cinéphiles.
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Publié par Gamera dans Anime, tags: Ika Musume, Noël
Ici Yuki. Je vous laisse avec le premier billet de Noël sur ce blog pour l’ami Gamera actuellement au pays du roux/blond à lunettes de soleil.
Venue des profondeurs de la mer, Ika Musume (littéralement : la fille calmar) va envahir la surface pour punir les hommes d’avoir pollué les océans. Son premier objectif sera la paillote de la famille Aizawa, qui lui servira de QG dans son plan de conquête du monde. Hélas tout ne se passe pas comme prévu, et elle se retrouve obligée de travailler à la paillote pour réparer des dégâts qu’elle vient de causer. S’ensuivent plusieurs tranches de vie impliquant divers personnages récurrents, avec généralement pour trame de fond Ika Musume qui découvre le monde des hommes…
 Ika Musume, à l'assaut !!
Ika Musume fait partie de ces anime dont j’avais déjà lu partiellement le manga avant que ne sorte leur adaptation anime. Manga que j’avais peu apprécié par ailleurs, car pour 2-3 chapitres ça va, sinon je préfère passer mon temps sur d’autres séries. Généralement je m’inquiète quand je vois des manga aussi médiocres adaptés en anime… mais on peut aussi avoir de bonnes surprises ( Baka to Test par exemple, dont le manga est juste infâme là où la série se débrouille vraiment bien), donc bon, qui vivra verra…
 Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa
De son nom complet Shinryaku!! Ika Musume (que je traduirais par Envahissons !! La fille Calmar) est donc un anime qui se veut comique et dont je n’attendais pas grand chose. On est ici sur le thème récurrent de l’envahisseur alien, vivant chez l’habitant et soumis à lui (le meilleur exemple du genre reste l’excellent Keroro Gunsô). Mais ici, l’alien ne vient pas des profondeurs infinies de l’espace, mais bien de celles des océans, et il ne faudrait pas se laisser tromper par son apparence très humaine (beaucoup pensent d’ailleurs qu’elle n’est qu’une cosplayeuse). Les cheveux de notre héroïne calmaresque étant de fait des tentacules surpuissants (ils ressemblent beaucoup aux flèches de Medusa dans Soul Eater) et elle est capable de cracher de l’encre. Ce ne sont d’ailleurs pas ses seuls attributs céphalopodiens, et on apprendra au fil des épisodes qu’elle peut bouger les nageoires de son chapeau, qu’elle a une addiction à la crevette, qu’elle a une peur bleue des orques, qu’elle a un talent caché pour les mathématiques, etc…
 Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête
Revenons-en à nos méduses (hahaha… bon ok, je sors). Ika Musume veut conquérir le monde des hommes mais hélas personne ne la prend au sérieux : Eiko Eizawa, responsable de la paillote sur la plage, la considère plus comme une nuisance qu’autre chose. Son petit frère Takeru la voit comme un compagnon de jeu, et Chizuru, l’aînée de la fratrie, est… euh, eh bien… disons qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Cette non-dangerosité de l’héroïne devient d’ailleurs un ressort comique tout au long de la série, puisque seule Nagisa (une amie d’Eiko) prendra réellement au sérieux la menace céphalopodienne… On apprécie en tout cas la naïveté d’Ika Musume face au monde des hommes, ressorts classiques s’ils en sont mais toujours sympathiques quand ce n’est pas trop forcé. Le personnage est attachant pour ses défauts sans pour autant forcer le pathos.
 Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet
L’anime, diffusé à l’automne 2010, est long de 12 épisodes, chacun étant divisé en 3 mini-épisodes, ce qui assure un certain rythme à la série : ainsi, si même certains sont médiocres, on sait très vite que cela ne durera pas plus de 7 à 8 minutes. Il est intéressant de noter que chaque titre d’épisode est sous forme interro-négative, ce qui en japonais ce traduit pas un nai ka? final qui fait donc un jeu de mot avec le nom de notre héroïne (Ika donc). Autre particularité sonore, la façon de parler d’Ika Musume : vous connaissiez les desu, degozaru, etc… vous apprendrez à connaître le geso, marque de fabrique de l‘héroïne et qui désigne les tentacules du calmar en cuisine (un peu comme si elle disait filet à la fin de chaque phrase). Pourquoi pas me direz-vous et ça change des tics de langage habituels des anime.
 Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan
Au final, j’ai plutôt passé du bon temps avec Shinryaku!! Ika Musume, en grande partie grâce à son rythme et son coté léger (pas de prise de tête, pas de scénario alambiqué – il n’y en a pas de toute façon), bref, une série qui se veut comique et légère et qui donne le résultat attendu. Ce n’est certes pas la comédie de l’année, et c’est assez loin du niveau d’un FMP? Fumoffu! ou d’un Hare+Guu, mais au moins ce n’est pas une comédie sentimentale niaise comme il y en a des dizaines ces dernières années. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié le dernier mini-épisode de l’épisode 5, qui met en scène une mini Ika Musume plus kawaii que jamais et avec une fin classique mais toujours agréable à voir.
 Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien
L’anime a en tout cas assez bien marché pour qu’une seconde saison soit mise en route l’année suivante (automne 2011 donc – elle n’est pas terminée à l’heure où j’écris ces lignes). Je ne dirai pas non plus que c’est gage de qualité, car beaucoup d’anime médiocres ont connu des secondes saisons ces dernières années, et je mets plus cela sur le manque de créativité frappant de l’industrie japonaise depuis le milieu des années 2000… enfin bref…
 Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?
Donc une nouvelle saison, un an après la première (ce qui d’ailleurs fait sens par rapport à la fin de la 1ère saison, mais chut, je n’en dirai pas plus…), qui repart exactement sur les mêmes bases : 3 mini-épisodes par épisode, et toujours Ika-chan en mode idiote à la découverte du monde. Comme toujours, ça reste léger niveau comédie, mais toujours plaisant et on apprécie ce coté tranche de vie au bord de la mer. Je reste donc sur mon avis de série agréable à regarder, et qui fait son boulot (même si cela ne reste qu’un sous- Keroro Gunsô).
À voir pour tout ceux qui veulent un truc sans scénario et qui en ont marre du fan service niais des séries harems de ces dernières années.
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Bonjour tout le monde ! Vous croyiez ce blog mort ? Il l’était d’une certaine façon, à l’état de légume : les organes internes bougeaient encore mais à l’extérieur, c’était pas vraiment visible. C’était sans compter sur une bande de blogueurs qui se sont mis à incanter des trucs bizarres à base de « nauèleblôgui’ngue ». Et pris dans le flot, cet article a été pondu, réveillant d’un coma apparemment sans fin ce site. Pour info, ce billet est le premier d’une série de six écrits par Gamera et moi. Ils seront publiés à intervalles réguliers de quatre heures. Trêve d’élucubrations, passons aux choses sérieuses.
J’avais proposé pour ce blogging 3 anime. Les votes sont allés au titre le plus aguicheur pour ceux qui ont suivi mon blog, allez savoir pourquoi. Ce sera donc : Papillon Rose New Season. Aux lecteurs qui ne connaissent pas, Papillon Rose, c’est ça.

Maintenant que tout le monde est briefé, que dire sur cet anime ? Tout d’abord, que c’est une série télévisée ayant débuté en février 2006 et diffusée pendant 6 semaines, ce qui en fait une série VRAIMENT courte. L’histoire est dans la même veine que l’ONA, à base de petits délires érotiques sur fond de parodie d’anime de mahô shôjo. L’histoire se passe un an après les évènements de l’ONA. Les méchants ont été vaincus mais pas sans victimes puisque Papillon Dahlia, quatrième guerrière Papillon, et Dandy Lion, le grand amour de l’héroïne, sont morts. Quant à Papillon Rose, alias Tsubomi (non, pas celle-là), elle a perdu la mémoire pour tout ce qui concernait son passé de super-héroïne. Même chose pour Papillon Lily, alias Anne, qui mène une vie plutôt volage et dont toutes les répliques au téléphone flirtent avec l’inceste, et pour Papillon Margaret, alias Shizuku, qui se demande pourquoi elle a eu du mal avec ses études l’année passée.
 Au moins, y en a qui se servent de leur épée quand elles en ont une entre les mains
Le premier épisode démarre avec Ran, Miki et Sue (non, pas celles-là), trois déesses… ou plutôt des extra-terrestres, de la famille Susanoo viennent sur notre planète récupérer par la force leur terre sacrée maintenant connue sous le nom d’Akihabara. Non, je n’invente rien. Et ce n’est pas fini : leurs ennemis sont donc les humains, qu’elles appellent des haniwa et qu’elles combattent soit avec des AMNI, soit avec des dogû mécaniques et déguisés en maids… Arrêtons là le massacre. Pour en revenir au premier épisode, il est au final similaire à l’ONA, un peu coquin grâce aux scènes de transformation et à Tsubomi qui recouvre la mémoire une fois que Raama la chatte lui lèche la sienne.
La suite de la série continue sur cette lancée, avec en plus moult références à la con à divers anime bien ancrés dans la culture otaku comme Precure ou Gundam. Et c’est peut-être là le plus gros changement par rapport à l’OAV : celle-ci était plus que tout une parodie des anime de mahô shôjo qui ne se souciait pas vraiment de son public. Ses créateurs étaient là pour faire un navet, ils en ont réalisé un et c’était fun. Là, ils ont essayé de faire de l’humour pour plaire aux spectateurs… et pourquoi pas. L’esprit est finalement assez différent entre l’ONA et la série TV mais même si je n’ai pas autant aimé cette dernière, j’ai passé de bons moments. Certaines répliques font mouches comme celle du début de l’épisode 3 où un des otaku récurrents commence la narration par « Nous ne connaissions la guerre que par celle d’un an ». D’autres tombent à plat. La qualité de l’ensemble de l’histoire et des éléments comiques est assez inégale au final, voire même en dents de scie. Contrairement aux autres aspects qui sont… ben… mauvais.
 Les Precures au comiket
Disons-le cash : techniquement parlant, cet anime est une horreur. Autant il est, soyons gentils, potable sur les deux premiers épisodes, autant la suite est catastrophique. Les personnages sont dessinés à l’arrache, l’animation est par moments saccadée, la réalisation pas vraiment au top, des voix manquent, etc, etc. Un régal pour les amateurs. Était-ce un choix ? Je l’espère parce que j’avais l’impression de retrouver les pires épisodes de Nanoha StrikerS TV (et non DVD). Bref, on n’apprécie pas particulièrement voir ce qui devrait titiller les yeux façon Queen’s Blade. C’est pas que mater de la fesse soit l’aspect le plus important de cet anime mais pas loin. Quitte donc a rater quelques blagues, autant se rattraper sur un sujet facile.
Mais je suis mauvaise langue. N’oublions pas que Papillon Rose est un projet de petite envergure et seulement amateur à la base. On aurait aimé qu’un plus gros budget soit alloué pour que la série aille jusqu’au bout des choses et s’assume à fond, mais difficile de trouver un producteur prêt à investir dans une série aussi casse-gueule.
 Le trio de bouffons otak' pour les "gags" récurrents
On ne tirera donc pas son chapeau à Papillon Rose New Season, surtout après un effet de surprise passé avec l’ONA. Mais la série s’en sort toutefois correctement, ne tirant pas trop en longueur et c’est tant mieux. Je vous la conseille mais seulement si vous avez vraiment aimé l’ONA ou si vous voulez vous décompresser le cerveau pendant deux heures et demie. Et si vous voulez absolument vous la procurer, elle est disponible en version sous-titrée anglaise grâce à l’éditeur Section23 films.
Sur ce, joyeux Noël. ;)
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