Et un dernier billet de ma part pour ce Noël 2011, vous êtes gâtés !

J’écrivais dans la critique de « Tôkyô Godfathers » que j’avais préféré ce dernier à « Three Godfathers » de part son caractère plus adulte. Il n’empêche que j’aime retomber en enfance avec des anime pour moins de dix ans. En fait, j’adore ça. Remuer ses méninges sur Serial Experiments Lain ou les ébouillanter sur un marathon de Mawaru Penguindrum, c’est très satisfaisant, même si pour le deuxième, je déconseille très fortement… j’ai testé pour vous et ça fait mal. Toutefois, il faut savoir les laisser se reposer sans pour autant prendre de la boue. Alors quoi de mieux qu’un film pour enfants ?

Au programme, je vous propose donc « Omae Umasô da na ». En fait, c’est un film que j’ai maté après l’avoir proposé pour ce blogging de masse. Ça faisait un moment qu’il me pontait l’œil et j’avais pas réussi à le passer à ma dernière séance de matage chez nyo. Soit, je le regarde tout seul, dans mon coin et tant pis pour les autres ! Résultat des courses : je crois que je vais le remater la prochaine fois que j’irai chez lui car j’ai été plus qu’enthousiasmé par ce long métrage.

Heart et Light à peine nés

Heart et Light à peine nés


« Omae Umasô da na » est le genre de film avec un sujet qui parle très bien aux enfants. Quoi de plus normal pour une adaptation d’un livre pour bambins. Imaginez. Un dinosaure herbivore femelle trouve un œuf et le recueille pour découvrir à son éclosion que le petit est en fait carnivore, d’une race qui règne sur la plaine aux alentours de la forêt où elle et son troupeau ont élu domicile. Elle nomme son véritable enfant et lui respectivement Light et Heart. Les deux vivent une enfance plus que paisible jusqu’au jour où Heart en protégeant Light mange de la viande et se rend compte qu’il adore ça, que le besoin jusqu’alors réfréné d’en engloutir l’envahissait. Il fuit alors de peur que sa condition de carnivore nouvellement découverte mette en danger sa famille.
Heart en plein entraînement

Heart en plein entraînement


Des années plus tard, Heart est devenu un carnivore à part entière et presque aucun dinosaure ne lui résiste. Il vit seul, rejeté par ses congénères avec lesquels il est en froid depuis bien longtemps. Un jour, il tombe sur un œuf abandonné, d’où un petit ankylosaure sort quasi-immédiatement. Heart le trouvant à son goût dit alors « Omae umasô da na », qu’on pourrait traduire littéralement par « Toi, délicieux » (ouais bon, mes aptitudes en jap’ sont trop mauvaises pour que je m’aventure à traduire mieux que ça sans perdre de sens). Le gamin, con comme peut être tout gamin, comprends qu’ »Umasô » n’était pas sa qualité mais son nom. Et qui d’autre que son père peut le connaître ? Heart, par la force des choses, et la persuasion irrésistible d’un ankylosaure plus mignon que n’importe quel pokémon, se retrouve ironiquement père d’un herbivore. S’ensuivent les aventures attendrissantes de ce couple atypique père-fils.
Les exploits du grand Baku

Les exploits du grand Baku


Je m’arrête là, il n’est pas nécessaire d’en dire plus. Même les moins perspicaces d’entre vous ont compris quel genre de film c’était : une histoire sans fioritures, un conte plein de bons sentiments, un tout plus qu’attachant. Vous allez me trouver redondant par rapport au billet précédent, mais… j’aime ce film. Il est touchant. De plus, il arrive à s’adresser aux enfants sans être manichéen. Il arrive à montrer que Heart n’est pas devenu méchant mais que c’était juste sa nature et que dans celle avec un grand N, c’est normal. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’avoir des sentiments que les jeunes spectateurs peuvent comprendre. Bref, c’est un film que je conseille ne serait-ce que pour son histoire à toute personne ayant gardé une âme d’enfant. Mais le scénario n’est pas la seule raison.
Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court

Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court


« Omae Umasô da na » fut à ma grande surprise d’excellente facture techniquement parlant. Le seul reproche que j’aurais à lui faire serait les ellipses temporelles du début où tout s’enchaîne un peu trop vite. Mais, au moins, contrairement à un « Uchû show e yôkoso », on ne perd pas de temps dans des longueurs inutiles. Et on sait bien que pour le public visé, si on ne veut pas le perdre, dix minutes représentent un gain non-négligeable. Le reste de la réalisation est plus que correcte. Mais c’est surtout au niveau de l’animation que ce film brille. Les dessins étant simples et les couleurs très pleines et contrastées, les animateurs se retrouvaient avec une liberté de mouvement énorme et sans perte de la qualité des formes. Ce fut un régal visuel du début à la fin, de quoi satisfaire tout fan de sakuga.
Croyez-moi, les scènes de combats dépotent

Croyez-moi, les scènes de combats dépotent


Quant à la réalisation sonore, j’ai pas à m’en plaindre. Encore une fois tout à fait adaptée à un public en bas âge. Et la chanson « Jump, kick, tail smash » en milieu de film est un plaisir à écouter et réécouter. À timer en karaoke si j’ai le temps…
Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses

Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses


Comme je l’ai fait entendre au milieu un peu plus haut, je conseille ce film. À tous. Et tant pis si vous n’aimez pas le genre. « Omae Umasô da na » fait partie de ces perles, de ces coups de cœur que je fais voir à un maximum de monde et j’espère par ce billet que je vous aurai transmis l’envie d’en faire autant.

3 réponses à “[Noël 2011] Orphelinage, infanticide et cannibalisme”
  1. [...] et son grenier – @Yukimusha] : Lingerie Senshi Papillon Rose TV (8), Tôkyô Godfathers (5), Omae Umasô da na [...]

  2. [...] Yuki [Le BakOtak' et son grenier - @Yukimusha] : Lingerie Senshi Papillon Rose TV (8), Tôkyô Godfathers (5), Omae Umasô da na (3) [...]

  3.  
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