Ici Yuki. Je vous laisse avec le premier billet de Noël sur ce blog pour l’ami Gamera actuellement au pays du roux/blond à lunettes de soleil.


Venue des profondeurs de la mer, Ika Musume (littéralement : la fille calmar) va envahir la surface pour punir les hommes d’avoir pollué les océans. Son premier objectif sera la paillote de la famille Aizawa, qui lui servira de QG dans son plan de conquête du monde. Hélas tout ne se passe pas comme prévu, et elle se retrouve obligée de travailler à la paillote pour réparer des dégâts qu’elle vient de causer. S’ensuivent plusieurs tranches de vie impliquant divers personnages récurrents, avec généralement pour trame de fond Ika Musume qui découvre le monde des hommes…

Ika Musume, à l'assaut !!

Ika Musume, à l'assaut !!


Ika Musume fait partie de ces anime dont j’avais déjà lu partiellement le manga avant que ne sorte leur adaptation anime. Manga que j’avais peu apprécié par ailleurs, car pour 2-3 chapitres ça va, sinon je préfère passer mon temps sur d’autres séries. Généralement je m’inquiète quand je vois des manga aussi médiocres adaptés en anime… mais on peut aussi avoir de bonnes surprises (Baka to Test par exemple, dont le manga est juste infâme là où la série se débrouille vraiment bien), donc bon, qui vivra verra…
Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa

Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa


De son nom complet Shinryaku!! Ika Musume (que je traduirais par Envahissons !! La fille Calmar) est donc un anime qui se veut comique et dont je n’attendais pas grand chose. On est ici sur le thème récurrent de l’envahisseur alien, vivant chez l’habitant et soumis à lui (le meilleur exemple du genre reste l’excellent Keroro Gunsô). Mais ici, l’alien ne vient pas des profondeurs infinies de l’espace, mais bien de celles des océans, et il ne faudrait pas se laisser tromper par son apparence très humaine (beaucoup pensent d’ailleurs qu’elle n’est qu’une cosplayeuse). Les cheveux de notre héroïne calmaresque étant de fait des tentacules surpuissants (ils ressemblent beaucoup aux flèches de Medusa dans Soul Eater) et elle est capable de cracher de l’encre. Ce ne sont d’ailleurs pas ses seuls attributs céphalopodiens, et on apprendra au fil des épisodes qu’elle peut bouger les nageoires de son chapeau, qu’elle a une addiction à la crevette, qu’elle a une peur bleue des orques, qu’elle a un talent caché pour les mathématiques, etc…
Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête

Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête


Revenons-en à nos méduses (hahaha… bon ok, je sors). Ika Musume veut conquérir le monde des hommes mais hélas personne ne la prend au sérieux : Eiko Eizawa, responsable de la paillote sur la plage, la considère plus comme une nuisance qu’autre chose. Son petit frère Takeru la voit comme un compagnon de jeu, et Chizuru, l’aînée de la fratrie, est… euh, eh bien… disons qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Cette non-dangerosité de l’héroïne devient d’ailleurs un ressort comique tout au long de la série, puisque seule Nagisa (une amie d’Eiko) prendra réellement au sérieux la menace céphalopodienne… On apprécie en tout cas la naïveté d’Ika Musume face au monde des hommes, ressorts classiques s’ils en sont mais toujours sympathiques quand ce n’est pas trop forcé. Le personnage est attachant pour ses défauts sans pour autant forcer le pathos.
Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet

Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet


L’anime, diffusé à l’automne 2010, est long de 12 épisodes, chacun étant divisé en 3 mini-épisodes, ce qui assure un certain rythme à la série : ainsi, si même certains sont médiocres, on sait très vite que cela ne durera pas plus de 7 à 8 minutes. Il est intéressant de noter que chaque titre d’épisode est sous forme interro-négative, ce qui en japonais ce traduit pas un nai ka? final qui fait donc un jeu de mot avec le nom de notre héroïne (Ika donc). Autre particularité sonore, la façon de parler d’Ika Musume : vous connaissiez les desu, degozaru, etc… vous apprendrez à connaître le geso, marque de fabrique de l‘héroïne et qui désigne les tentacules du calmar en cuisine (un peu comme si elle disait filet à la fin de chaque phrase). Pourquoi pas me direz-vous et ça change des tics de langage habituels des anime.
Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan

Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan


Au final, j’ai plutôt passé du bon temps avec Shinryaku!! Ika Musume, en grande partie grâce à son rythme et son coté léger (pas de prise de tête, pas de scénario alambiqué – il n’y en a pas de toute façon), bref, une série qui se veut comique et légère et qui donne le résultat attendu. Ce n’est certes pas la comédie de l’année, et c’est assez loin du niveau d’un FMP? Fumoffu! ou d’un Hare+Guu, mais au moins ce n’est pas une comédie sentimentale niaise comme il y en a des dizaines ces dernières années. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié le dernier mini-épisode de l’épisode 5, qui met en scène une mini Ika Musume plus kawaii que jamais et avec une fin classique mais toujours agréable à voir.
Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien

Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien


L’anime a en tout cas assez bien marché pour qu’une seconde saison soit mise en route l’année suivante (automne 2011 donc – elle n’est pas terminée à l’heure où j’écris ces lignes). Je ne dirai pas non plus que c’est gage de qualité, car beaucoup d’anime médiocres ont connu des secondes saisons ces dernières années, et je mets plus cela sur le manque de créativité frappant de l’industrie japonaise depuis le milieu des années 2000… enfin bref…
Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?

Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?


Donc une nouvelle saison, un an après la première (ce qui d’ailleurs fait sens par rapport à la fin de la 1ère saison, mais chut, je n’en dirai pas plus…), qui repart exactement sur les mêmes bases : 3 mini-épisodes par épisode, et toujours Ika-chan en mode idiote à la découverte du monde. Comme toujours, ça reste léger niveau comédie, mais toujours plaisant et on apprécie ce coté tranche de vie au bord de la mer. Je reste donc sur mon avis de série agréable à regarder, et qui fait son boulot (même si cela ne reste qu’un sous-Keroro Gunsô).

À voir pour tout ceux qui veulent un truc sans scénario et qui en ont marre du fan service niais des séries harems de ces dernières années.

6 réponses à “[Noël 2011] Shinryaku!! Ika Musume”
  1. [...] [@KameKoubou] : Ika Musume (7), Dog Days (4), Steins;Gate (3), Baka to Test [...]

  2. [...] who wrote on the 3 most voted shows among those he proposed Ika musume, Dog Days and [...]

  3. [...] Shinryaku Ika Musume (par Gamera) [...]

  4.  
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