Troisième et dernier billet de Noël pour la tortue (non, pas celle-là). Encore une fois, bonne lecture, celle-ci ne plaira pas aux fans « inconditionnels » de Steins;Gate.
Été 2010, dans le quartier d’Akihabara, Okabe Rintarô et son amie d’enfance, Mayuri Shiina, assistent à une conférence sur les machines à voyager dans le temps qui a lieu au Radio Kaikan (bâtiment existant réellement)… mais y découvrent aussi le corps Makise Kurisu, une jeune scientifique japonaise surdouée, baignant dans son sang. Encore sous le choc, Okabe envoie à son ami Daru, avec qui il élabore des gadgets aussi étranges qu’inutiles, un texto lui annonçant ce à quoi il vient d’assister. Un étrange phénomène s’ensuit, et Okabe tombe par hasard sur Kurisu… encore en vie et qui ne semble n’avoir aucun souvenir de ce qui vient de se passer. De fait, personne à part Okabe ne se rappelle de la mort de Kurisu. Il découvre par la suite que son texto a été reçu une semaine plus tôt par son ami et il fait rapidement le lien avec le micro-onde-phone, un gadget qu’ils viennent d’inventer et encore en phase de test.

Le crew Steins;Gate au grand complet. de Gauche à Droite : Daru, Makise, Ruka, Feyris, Suzu, Moeka, Mayuri et le grand Hooin Kyôma...euh, Okabe je veux dire
Il en conclut très vite qu’il peut envoyer des messages vers le passé, via ce micro-onde, au grand désarroi de Kurisu, à l’esprit scientifique cartésien. Ce petit monde va alors tenter différentes expériences pour analyser ce phénomène… Mais dans l’ombre, le SERN (homonyme du célèbre organisme franco-suisse) semble vouloir mettre un terme à leur découverte…
Ouf, et dire que je viens à peine de vous raconter les 2 premiers épisodes…
Adaptation du visual novel du même nom sorti en 2009 sur Xbox360, l’anime de Steins;Gate compte 24 épisodes et a été diffusé entre avril et septembre 2011. On retrouve huke, le créateur graphique de Black★Rock Shooter (Vocaloid), au chara-design : bien que j’apprécie son style pour les illustrations, je trouve qu’il ne convient pas du tout à l’animation car les traits sont trop simplistes, surtout au niveau des yeux, ce qui induit un manque d’expressions flagrants des personnages féminins… mais bon, on finit par s’habituer.
L’opening « Hacking to the Gate » est signé Kanako Itô (Phantom of the Inferno, Chäos;HEAd, etc.) et est vraiment sympathique, de même que l’ending de Yui Sakakibara. La série est animée par White Fox, studio assez jeune (2007) qui n’avait réalisé jusqu’à présent que Katanagatari et Tears to Tiara (2 anime que j’ai trouvés très moyen au niveau de la réalisation). L’anime a bénéficié d’une grosse campagne de promotion sur Akihabara, mais je ne saurais dire si cela vient de sa qualité intrinsèque ou de la localisation de l’intrigue…
Je ne peux guère en dire plus sans faire de gros spoilers, donc pour ceux qui veulent s’arrêter là, je peux déjà vous donner mon avis final. Je suis fan de science-fiction, et particulièrement de voyages temporels, donc je me sens plutôt concerné par ce genre d’anime. J’ai donc aimé le sujet abordé, mais je lui ai trouvé des défauts rédhibitoires qui m’interdisent de lui donner une note supérieure à 7/10 (et là normalement j’ai écris une grosse connerie, mais grâce au pouvoir du Steins;Gate, je retourne dans le passé et je l’efface – merci à Tetho pour sa remarque, à lire dans les commentaires). Je vous conseille donc de le voir si vous aimez ce genre de sujet, ou simplement pour que vous vous fassiez une opinion… C’est un bon anime certes, mais ce n’est pas une tuerie, loin de là (quand je vois pourtant sa note sur ANN)
Donc pour ceux qui veulent en savoir plus sur mon avis complet, c’est par là.
SPOILERS DROITS DESSOUS !!!
On peut résumer Steins;Gate en 3 parties : une première partie où l’on découvre les personnages (surtout féminins) ainsi que le processus du voyage dans le temps, une seconde où Okabe doit retourner dans le passé pour réparer les changements opérés dans la première partie et enfin une dernière partie qui conclut l’intrigue et boucle la boucle (quelle expression idiote…).
Le premier gros défaut c’est que j’ai eu l’impression de jouer à un visual novel : je découvre les personnages féminins en 1ère partie et je termine leur « route » en seconde. On a droit à chaque personnage féminin secondaire à la suite (Feyris, Ruka, Suzu et Moeka), on conclut leur intrigue et on passe à la suivante. D’un point de vue narratif, c’est d’un ennui… À chaque début d’épisode, on sait à peu près ce qu’il va se passer à cause de ça. Sérieusement, si j’avais voulu jouer au jeu, je l’aurais fait : je n’attends pas d’un anime de me faire penser à un jeu.
J’ai d’ailleurs trouvé les personnages invraisemblables et/ou très mal amenés. Je ne critique pas ici Okabe, même s’il est chiantissime lors de la première partie. Non, je parle encore ici des personnages féminins ! Par qui commencer ?
Makise Kurisu : une jeune surdouée américano-japonaise d’à peine 17 ans, ayant déjà publié un article dans le magazine « Science » (Graal de tous scientifiques, il faut donc imaginer l’exploit qu’elle a réalisé)… et qui est en plus une tsundere, qui s’y connaît en culture otaku et internet. On n’est pas loin des lolis-genius que je ne peux plus supporter à force d’en voir à toutes les sauces. Sérieusement, les créateurs avait-ils besoin d’en faire autant pour ce personnage ?
Mayuri Shiina : amie d’enfance d’Okabe, elle est au mieux une inadaptée sociale, au pire une trisomique 21 en puissance (et ce n’est pas une insulte) : elle a clairement un problème de communication, voir de compréhension de ce qui l’entoure. On a voulu créer un personnage ultra-moe et on se retrouve avec une fille de 17 ans avec le développement intellectuel d’une gamine de 8 ans. Pareil que pour Makise, avait-on besoin d’en faire autant ?
Feyris NyanNyan : … je crois que tout est dis avec son nom. Jeune fille ultra riche et excentrique, elle aurait créer l’Akiba otaku et ne parle que comme une nekomimi. Elle travaille d’ailleurs comme simple serveuse dans un maid café. Personnage pitoyable tellement elle est un fourre-tout scénaristique, et qui sert de Deus ex Machina (l’Akiba Otaku, l’IBN 5100, etc.)
Suzu Amane : faire d’elle la fille de Daru est une bonne idée (Bam – spoiler). Par contre, si on voulait cacher son origine de voyageuse temporelle, c’est raté : on devine dès le 3e épisode (elle apparaît au 2e) qu’elle vient du futur… révélation qui n’aura lieu qu’une dizaine d’épisodes plus tard… Le personnage est bon… juste TRÈS MAL amené.
Moeka Kiryû : bon, OK… Moeka est une NEET et elle devient une vraie dévote de la première personne qui lui donne sa chance, pourquoi pas. Mais bon, comme Mayuri, elle semble avoir un grave retard de développement émotionnel (on dirait Rei Ayanami d’Evangelion au niveau de l’expression). Je veux juste qu’on m’explique comment une fille comme elle se transforme en véritable tueuse à gage au sang froid, sachant parfaitement se battre, sur un simple coup de fil ? (avec tenue en cuir ultra classe en plus).

Je suis une Nekomimi naine (j'ai lu qu'elle ne faisait que 143cm).... et je possède Akiba ! MWHAHAHAHAHAHAHA !!
Les autres personnages ont eux aussi beaucoup d’invraisemblances, mais je me cantonne à celles-là car elles ont leur propres épisodes dédiés, et que clairement les créateurs ont voulu en faire trop, que ce soit pour développer le pathos ou simplement par pur délire.
Venons-en maintenant aux invraisemblances scénaristiques.
Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé lors de la première boucle temporelle : Makise Kurisu est morte, et c’est en envoyant un texto relatant cet événement « Makise Kurisu a été poignardée » qu’Okabe entre dans cette boucle temporelle, où Makise n’est pas morte. J’aimerais de nouveau qu’on m’explique comment ce texto à pu empêcher le professeur Nakabichi de faire sa conférence (et donc de tuer sa fille – pan, en voilà du gros spoiler) alors même que personne à part Makise ne sait qui est son père. De même, Makise Kurisu nous démontre dès le 2e épisode qu’elle ne croît pas du tout dans les machines temporelles… mais on apprend vers la fin de la série qu’elle était sur le point de présenter à son père son propre modèle de machine temporelle. Elle aurait donc tout oublié en l’espace d’une semaine ?
Alors pourquoi toute cette haine me direz-vous ? Eh bien Steins;Gate m’a été vendu sur la qualité de son scénario : j’ai lu moult critiques, à la fois japonaises et mondiales (blogoshpère), louant sa vraisemblance et sa qualité scénaristique… J’en suis vraiment déçu. Bien sur, j’ai aimé l’histoire, et il y a des moments vraiment mémorables…. Hélas ce genre de sujets (voyages temporels) ne pardonne pas les facilités scénaristiques.
Plus sérieusement, Steins;Gate est actuellement l’objet d’un hype (il est sur le podium des meilleurs anime de tous les temps sur AnimeNewsNetwork et MyAnimeList – même si je sais que cette note va baisser avec le temps, mais quand même), et je ne pense pas que qu’il mérite ce succès. L’anime est intéressant, mais manque de punch (certainement dû à la réalisation ?), les persos sont trop colorés par rapport à l’atmosphère que veut donner l’anime, etc.
À voir donc, mais ne vous attendez pas à l’anime de l’année que l’on a pu vous vendre ces dernières semaines.





Bulletins (RSS)
Pour faire expliquer pourquoi Chris ne meure pas après l’envoi du 1er message, c’est…. ‘simple’. Il est indiqué que le SERN fait des expériences sur le voyage temporel depuis des dizaines d’années. Sauf que eux font des expériences sur les humains -HUMAN IS DEAD-, gelbana style.
Et donc, fort de leur expérience en la matière, ils détectent le message temporel de Rintaro. Qu’ils vont enlever pour exploiter sa ‘technologie’. En tuant Mayuri au passage. Quelques décennies plus tard, Rintaro est devenu un révolutionnaire, et a réussi à développer assez sa technologie de voyage dans le temps pour envoyer la fille de son meilleur ami assez loin en arrière pour stopper le SERN. Sauf que la dite fille en question, n’ayant jamais connu son père et voulant le rencontrer, décide de s’arrêter en plein milieu du ‘chemin’… et ça tombe pile sur l’institut de recherche où le père de Chris devait donner sa conférence. Ergo, le père ne vient pas, la fille ne l’énerve pas, et elle ne se fait pas tuer.
Simple, non ?
J’ai pas lu le billet au delà de la balise spoil, faute d’avoir (encore) vu l’anime, mais…
>et pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai déjà vu plus de 600 anime
>en 10 ans donc je pense avoir de l’expérience
Argument d’autorité irrecevable. Point, à la ligne.
Pour le reste je peux pas dire, j’ai pas lu, désolé :3
[...] [@KameKoubou] : Ika Musume (7), Dog Days (4), Steins;Gate (3), Baka to Test [...]