Bon, désolé, billet en retard, pardon aux familles, tout ça.
Encore une fois, je blog pour Noël pour diverses raisons (l’une d’elles est qu’on m’a officiellement forcé à le faire). Le projet a été lancé par nyo, après qu’on lui a un peu forcé la main. Les explications sont . En gros, 14 personnes, chacune pose une question par blogueur aux autres. Ensuite, on répond aux 13 questions reçues et on se fait taper dessus parce qu’on est à la bourre. D’ailleurs, je vais publier ce billet presque brut de décoffrage, tel le Tetho et ses copybon du c82. Je le modifierai dans la journée.
NB : Pour chaque participant, vous pourrez cliquer sur leur pseudo pour voir le billet qu’il a pondu.

FFenril :
Alors on va commencer par la question qui m’a pris le plus de temps, vu que j’ai consacré le plus clair de mon temps de matage d’anime cette année à Precure.

J’ai pas d’idées moi ;_;
… Je t’aurais bien demandé de parler d’Umasô mais tu l’as déjà fait… Mind Game aussi…

Hmmm… Tu es actuellement en plein milieu d’un gigantesque marathon de 7 séries Precure. Tu nous ferais un résumé de tes impressions sur chacune de tes séries et la franchise en générale ? Et de ton état, à quasiment un épisode de Precure par jour depuis près d’un an ? :)

Pour explications, déjà, Precure est un ensemble de séries et films animés de la Toei sur des mahô shôjo qui castagnent du méchant en mettant des pains dans ce qui leur sert de gueule. La production tourne à une série et maintenant 2 films par an. C’est pour les gamines de moins de douze ans, certes. Mais ça n’empêche pas que c’est un plaisir à voir.
Je me fais actuellement un marathon sur les 7 « équipes » de Precure : Futari wa, Splash Star, Yes! 5, Fresh, Heartcatch, Suite et Smile. Une semaine étant constituée de 7 jours, je regarde donc cette année à raison d’un épisode par jour toutes les séries de cette franchise exceptées Max Heart et Go! Go!, suites respectives de Futari wa et Yes 5.
Ce que j’en pense à moins de 70 épisodes de la fin, c’est que je me suis rarement autant enthousiasmé pour une franchise d’anime. Malgré un âge ayant dépassé le double de l’âge max du public visé, je regarde ça sans complexe et attends pour certaines séries avec impatience l’épisode suivant… au point d’avoir du mal à ne pas y passer, celui-ci étant à portée de clic. La franchise est dotée d’un esprit vraiment marqué dans l’univers des anime du genre mahô shôjo. Difficile de se tromper en voyant un extrait, malgré les différences de l’une à l’autre, Precure est reconnaissable.
Les séries sont toutefois assez différentes pour ne pas avoir l’impression de perdre du temps à se retaper la même chose (à quelques exceptions près). Elles sont aussi de qualité inégale et on a chacun nos préférences, même si de ce que j’ai entendus, il y a peu d’avis vraiment divergents. Il en va de même des miens :
- Futari wa Pretty Cure : LA première série. L’ORIGINELLE. CELLE qui pose les bases. Trop s’en éloigner, c’est ne plus faire du Precure. À moins d’être trop tatillon sur les graphismes et l’animation de l’époque (à part quelques moments à chaque épisode), on ne peut que s’enthousiasmer pour les aventures de Nagisa et Honoka. Ou alors Precure n’est vraiment pas fait pour vous et je vous conseille d’éviter les histoires qui traitent d’amitiés indestructibles, qui incluent des bastons bien chorégraphiées, ou dont les personnages sont nombreux et colorés. J’en conviens, ces derniers sont à la limite du caricatural, c’est pour un public très jeune après tout. Mais ils sont malgré tout attachants. Tout particulièrement les méchants qui se renouvellent et évoluent assez pour qu’on ne se dise pas « Encore eux ?! ». Et pourtant, j’avais fortement appréhendé le milieu de la série, alors qu’on remettait le couvert avec de nouveaux antagonistes. Mais ceux-ci se sont révélés plus travaillés que les précédents, régulièrement drôles sans tomber dans le ridicule et je me retrouve parfois à les encourager, telle la petite japonaise, la miracle light à la main. Ils en deviennent par moments les véritables héros de l’histoire. Si j’ai des reproches à effectuer concernant cette série, ce serait pour les quelques défauts graphiques, pour la direction musicale (bonnes musiques mais pas toujours utilisées correctement), et surtout pour les mascottes. Elles sont au nombre de 3 : Mepple, Mipple et Porun. Autant Mipple est somme toutes sympathique sur la première moitié, contrebalançant le caractériel Mepple, autant ce dernier devient la voix de la raison à l’arrivée de Porun, le dieu des enfants pourris gâtés, Mipple le défendant dès que possible. Je hais Porun. Presque autant que FFenril hait Vivio (si c’était au même point, ça deviendrait de l’amour paternel). Et on me dit que Lurun sera pire dans Max Heart. J’en tremble.
- Futari wa Pretty Cure Splash Star : j’avoue que la série ne m’enchantait guère au début. Une jolie repompe de la première avec des situations, des dialogues et des personnages similaires (à part les mascottes qui sont tout à fait supportables). L’animation avait légèrement baissé en qualité au profit d’une quantité astronomique de paillettes pendant les combats. Quant aux ennemis, mis à part Michiru et Kaoru, il a fallu attendre Ms. Shitataare (après Karehan, Moerumba et Dorodoron) pour que je trouve les méchants vraiment amusants, voire attachants (j’ai beaucoup aimé Kintoleski). Toutefois, je préfère pour l’instant les personnages de cette série à la première. Le stéréotypage est moins marqué, particulièrement chez Mai, le pendant de Honoka qui elle était la fille parfaite… trop parfaite. Il y a aussi les sœurs Kiryû qui sont très bien exploitées, l’excellente recette utilisée pour Kiriya dans Futari wa ayant été améliorée. Leurs apparitions sont rarement inutiles et on est souvent impatient de les revoir. Il y a cependant quelques loooongs moments de vide dans l’histoire où se tape simplement le monstre de la semaine, c’est le cas pour chaque méchant. Heureusement, il semble que le dernier arc en soit exempt, ce que j’ai pu constater pour les quelques épisodes que j’ai vus. Dans l’ensemble j’ai quand même plus d’enthousiasme à commencer un épisode de Splash Star qu’un épisode de Futari wa, même si je ne boude pas mon plaisir pour l’anime d’origine, loin de là.
- Yes! Precure 5 : DIEU-QUE-C’EST-CHIANT ! J’adore les 2 titres cités avant mais celui-là est un beau gâchis. Les Precure sont au nombre de 5, ce qui donne potentiellement une bonne diversité. Les méchants sont froids et organisés tels des salarymen sans vergogne. On aurait pu s’attendre à un gros sentai bien fun. On a au final un anime insipide, moyen au possible, tout juste bon en faire-valoir des autres Precure. Techniquement, c’est clairement en-dessous de tout ce qu’on vu de Precure avant, à croire qu’après l’excellente animation des derniers épisodes de Splash Star, y avait plus un rond pour Yes ! 5. Le rythme est lent et monotone. Les scénarios sont basés sur de bonnes idées mais leur développement est pauvre et la réalisation à désirer les achève. Les personnages sont eux sans reliefs : les méchants se différencient peu les uns des autres, les Cures sont descriptibles en une phrase chacune et les mascottes à QI variables sont oubliables tellement leur rôle est inutile et leurs apparitions anecdotiques. Il y a quelques bons moments, quelques-uns qui me font dire que je ne regrette pas de voir cette série. Mais dans l’ensemble, je ne la conseille qu’aux fans de Precure complétistes.
- Fresh Pretty Cure! : les héroïnes sont des lycéennes nunuches qui ne jurent que par la danse. Et je trouve ça étonnamment fun. Le contraste avec leurs combats bien bourrins et l’autre avec les jouets en plastique presque dignes du premier film de Donjons et Dragons, ça donne un côté décalé qui n’est pas pour me déplaire. L’esthétique change beaucoup : l’animation est plus fluide, les graphismes plus nets et les couleurs plus vives. Par contre, le côté commercial de la franchise est plus présent qu’avant. Je vois ça d’un œil amusé mais je doute que ce soit le cas de tout le monde. Un autre point négatif est le nombre important de gags qui ne décollent pas, surtout avec Westar, le méchant au rôle de bouffon qui revient malheureusement plus d’un épisode sur deux. Ce qui est assez surprenant, c’est qu’on se rattrape sur les mascottes : Tarte est drôle, très drôle, et il ne finit pas toutes ses phrases par un suffixe à la con (j’en ai assez soupé des mepo/mipo/popo/lapi/chopi/mupu/fupu/coco/natsu/miru) ; Chiffon est un bon apport scénaristique, surtout en tant que Tamagochi, et il faut l’avouer, y a de quoi devenir gaga devant elle. Au final, c’est une série avec ses charmes mais qui ne se renouvelle pas assez.
- Heartcatch Precure! : si les dessins animés de mahô shôjo pour gamines pré pubères étaient de la pornographie, cette série serait un objet de jouissance constante. Elle a quelques-uns des défauts habituels des Precure, comme ce côté commercial renforcé depuis Fresh ou encore quelques longueurs dans les « monstres de la semaine ». Son défaut propre est surtout dû aux monstres emos au possible, doublés par une voix à hérisser le poil d’un épilé total. Du reste, c’est un florilège de tout ce que j’attendais de Precure et plus encore. C’est techniquement au top, les combats sont dynamiques, ingénieux et originaux, et les thèmes precuriens sont exploités à fond, jusque dans les scènes de transformation (on n’avait pas eu droit à une vraie scène de transformation à plusieurs depuis Splash Star). C’est d’ailleurs très tôt dans Heartcatch qu’on a ce que je considère comme la meilleure transformation de toutes les séries Precure : celle de Blossom et Marine. Si elle manque lors d’un épisode, j’en reprends un ancien pour la mater une fois de plus. Quant aux méchants, ils sont aussi cools que les Cures sauf Moonlight parce que… Moonlight, quoi. Scénaristiquement parlant, je ne sais pas si on peut dire qu’on a quelque chose de plus fouillé que d’habitude, mais c’est sur le plan de l’univers dans lequel se déroule l’histoire qu’il y a un vrai plus. Tout ce qui entoure les Precures et leur histoire est plus travaillé, ce qui donne une véritable mine d’or pour les scénaristes. Bref, j’hésite encore à me prononcer sur Heartcatch pour dire si c’est ma préférée mais elle a toutes ses chances.
- Suite Precure♪ : passons les qualités techniques tout à fait correctes, c’est l’histoire qui pêche, ici. Je m’ennuie devant cette série. Et c’est pas faute d’avoir une mascotte très fun, surtout à côté de certaines oubliables de Heartcatch. Mais ces héroïnes aussi bornées qu’elles ont mauvais caractère n’arrangent pas les choses. L’histoire est monotone (et c’est un comble pour un Precure basé sur la musique). Mon intérêt pour Suite est quasiment au même niveau que celui pour Yes! 5, c’est-à-dire assez bas. Et c’est bien dommage parce qu’il y avait un bon potentiel et de bonnes idées qui ressortent par-ci par-là.
- Smile Precure! : quand je parlais d’hésiter pour Heartcatch, c’est parce que Smile vaut tout autant le coup d’œil. Ceux qui ont vu Yes! 5 pourrait appréhender Smile avec beaucoup de doutes, mais il n’y a pas à tergiverser. Smile est une série à voir tout autant que Heartcatch, mêmes si les raisons sont différentes. C’est drôle, c’est touchant, c’est attachant. Des reproches à faire ? Ça manque de combat par moments. Est-ce que c’est ce que je cherche dans Smile ? Plus maintenant. Je guette les actions de chaque personnage avec avidité. Entre les bêtises de la mascotte conne comme ses couettes et les ultra happy à répétitions de Miyuki, la Cure centrale, y de quoi me faire rire. Les moments émouvants sont en bonne quantité sans tirer sur le pathos bien gras (faudrait pas traumatiser les téléspectatrices). Et j’ai ma dose d’action, pas toujours sous forme de combats, pour péter la forme et réclamer un encore à la fin de chaque épisode. Smile, c’est du bon, mangez-en, y a de quoi se resservir pendant une cinquantaine d’épisodes.
« Trop long ; pas lu »
Precure, ça a ses hauts, ses bas. Ça utilise régulièrement les mêmes ficelles. Mais qu’est-ce que ces ficelles sont efficaces : ses thèmes sont forts et souvent bien utilisés. La franchise n’a pas volé sa réputation. Je conseille à toute personne qui ne soit pas allergiques aux mahô shôjo de s’y mettre, dans l’ordre qu’on souhaite, ça n’a que peu d’importance, à part si vous êtes maniaques des références.
Par contre… Ne faites pas comme moi. Je ne sature pas encore de Precure (quoique j’ai parfois failli), mais ne comptez pas regarder grand-chose de plus que de la mahô shôjo. C’est pas forcément une bonne chose pour un cerveau encore en bon état. Et de toute façon, il fallait en profiter tant qu’il y avait encore 7 groupes différents de Cures.


Polymetrica :
Is Touhou moe? Tell me why, or why not. Complaining way too much, maybe I overlooked something fatal for me.

No. Touhou is not moe. But its characters can be. The thing with Touhou is that everything depends on what the fandom makes. When Silver Forest plays Tsurupettan, it creates a moe Suika. When tohonifun draws Kaguya and Mokou killing each other, he’s not creating moe characters. And if you were asking about the canon, then yes and no. Yes, there are moe characters, especially in mangas. And no, most of the characters aren’t developed enough to be qualified as moe. And that’s what’s marvelous about Touhou: it’s not entirely up to ZUN to make a character like this or like that. Some characters have traits that would perfectly make them moe if exploited that way but you can decide that it won’t the case in your doujin. So, yes, Touhou characters can be moe, but I can’t indeed assert that they are.


Smankh :
- As a sportsman yourself, what do you feel about the depiction of physical activity in manga, especially those aimed at young adolescents, boys, and girls? Is your interest in sports related to manga and anime? Why do people (including myself) even like Suzuka?
- Because I have never belonged to any sports association, I am ignorant about the proportion of otaku in this socio-economic population. Did you meet any athlete who liked anime and manga? Are there many of them? Do they tend to form a group? Are they less good at sports than pure riajuu?

Ça fait sept questions, sale tricheur !
Bon, j’ai le temps d’y répondre… enfin, je crois.
- Le temps où j’étais bon sportif date d’il y a plus de 10 ans. Les quelques trophées que j’ai remportés sont tous dans une demeure parentale, de sorte à ne pas me rappeler cette époque illuminée de ma vie, quand je n’avais pas de carences en vitamine D, à vivre sans vergogne à la lumière du Soleil. J’ai arrêté complètement le sport en 2006, à peu près 5 ans après être tombé dans l’otakisme. Et sur 3 de ces années, le seul sport que je faisais de manière régulière était le billard (français la plupart du temps). Mais soit, je vais tenter de répondre malgré le flou de mes souvenirs.
Honnêtement, je me fous royalement de la représentation d’un sport dans les manga, tant que j’y trouve ce que j’y cherche. Si le sport n’a pas une place primordiale dans le manga, alors la seule chose qui m’importe est que cette représentation corresponde à la réalité pour ne pas gêner le récit avec des incohérences à la con, genre des chronos de 11 secondes au 100 mètres chez des lycéennes japonaises. Mon avis est tout autre pour les manga où le sport est central. Quand un lycéen lance une balle à 160km/h chez Adachi, je me moque que ce soit improbable. J’ai juste envie qu’il réussisse, tant pis pour les statistiques. Quand Sakuragi fait des sauts à répétition plus haut et à une fréquence plus grande que tout le monde, même si c’est impossible, je ne souhaite que le voir faire des prouesses qui relèvent presque du divin. Quand Saki sort un cinquième rinshan, je veux qu’elle en sorte un sixième, qu’elle gagne avec des règles obscures et au diable les probabilités. Ces manga ne se veulent pas réalistes et je n’y cherche pas une représentation vraisemblable des performances et des règles. Je veux juste des sensations fortes, des qui supplantent celles que je voyais quand je passais mes journées devant Eurosport et Sport+, des qui fassent rêver. Et c’est ce qu’on cherche plutôt dans la lecture pour adolescents. Captain Tsubasa n’aurait pas été aussi captivant sans ses coups spéciaux et ses formations excentriques. Au contraire, je ne veux surtout pas voir ça dans un manga comme All-rounder Meguru qui s’éloigne peu voire pas de ce qu’on peut voir en combat libre. Je cherche dedans l’ingéniosité des personnages dans un cadre bien défini. C’était, aussi surprenant que cela puisse être, l’une des choses que j’avais aimées dans Hikaru no go, une fois que j’ai pu mettre la main sur les kifu des parties.
- Question suivante : comme on peut le lire plus haut, j’ai passé beaucoup de temps à faire du sport de canapé. Le fait que je tournais au 56K à l’époque, consommation payable à la minute, n’aidait pas particulièrement… Et j’avais trop la flemme d’entamer la bibliothèque familiale. Restait l’activité de la loque : la TV sportive (j’ai aussi bousillé mes neurones avec de la TV musicale type mcm/MTV et j’en suis pas fier). J’ai passé pas mal de temps à suivre des sports en tous genres. Ce qui fait qu’actuellement, je suis loin de rechigner à commencer un nouveau manga sportif, pas en tant qu’ancien pratiquant ce ces activités, mais en tant qu’ancien spectateur assidu.
- Troisième question : dans ton cas, je doute que tu aimes Suzuka pour le sport. À la limite, ça ne m’étonnerait que l’aspect sportif y soit le cadet de tes soucis. Pour les autres, je dirais que ma réponse se trouve plus haut.
- Quatrième et cinquième : des athlètes parmi les otaku ? Il y en a. Peu, mais il y en a. Les otaku étant ce qu’on peut considérer comme des geek du manga et des anime, ils ont les mêmes problèmes : une passion à l’excès qui les empêchent souvent de se consacrer suffisamment à une autre activité peu compatible pour qu’elle soit autre chose qu’anecdotique. À la rigueur, c’est possible pour les sports type go ou mahjong, surtout qu’on peut les pratiquer les fesses au chaud sur son ordinateur.
- Sixième : j’en ai pas vus former de groupes axés autour du sport donc par expérience je dirais non.
- Dernière question : aussi glauque qu’il puisse être, il y a un bon exemple de bon sportif otaku : Yuichirô Nagashima. Dans l’ensemble, je ne m’intéresse pas aux performances sportives de mes congénères.


Amo :
Tu es le dieu des éditeurs de manga et tu peux donner à un dessinateur de hentai de ton choix la possibilité de redessiner l’intégralité de n’importe quel manga issu du Shonen Jump (terminé ou non). Quel manga serait redessiné et par QUI ?

Si je n’avais le choix que pour un seul, je dirais To-love ru par Nagare Ippon. Parce que CE TROU DU C’ DE RITO MÉRITE DE SE FAIRE NTR !!! J’aurais pu choisir Carn ou MTSP mais je trouvais que le dessin de Nagare Ippon s’adapterait mieux au chara-design de Yabuki.
Maintenant, si je peux en choisir d’autres :
- Dr. Slump par Kon-Kit, les personnages ayant oublié d’allumer leurs neurones étant nombreux chez les deux, surtout dans la gente féminine, ça me paraît être une bonne combo
- Cat’s Eye par Yamatogawa, et ceux qui ne connaissent pas Yamatogawa, y a Taifu qui sort 2 de ses manga bientôt. Prenez-les, c’est du bon
- Kimengumi par Tuna Empire, ce qu’on comprendra après avoir lu les délires de Viva Freedom
- Saint Seiya par Takemura Sesshu, histoire que le dessin devienne potable
- Jojo no kimyô na bôken par Tsunken, les dôjin de ce dernier se terminant quasiment tout le temps sur du pseudo Jojo. À voir ce que ça donnerait en version hentai.
- Bastard!! par l’auteur lui-même, mais je crois qu’il a déjà commencé…
- I''s par Sameda Koban, histoire que ça dure pas trois plombes et que ça reste un plaisir pour les yeux
- Sexy commando gaiden Sugoiyo Masaru-san par Shiwasu no Okina… pour avoir un art martial à base de bites détachables afin de combattre des idols démoniaques
- Bobobobobobobo par Sakazaki Freddie, parce que ce dernier a déjà versé dans la scatologie
- Pretty Face par Distance, pour que Masashi change vraiment de sexe.
- Medaka Box par l’auteur lui-même, vu qu’il a déjà fait du hentai. Medaka en bête de sexe qui épuise tous ses adversaires via des joutes libidinales, ça doit valoir le coup d’œil.
- Bleach par Uziga Waita. Ils sont déjà morts ça devrait pas leur faire de mal, non ?


Jevanni :
Tu soulignes à juste titre que le but de Yuasa dans ce film (Mind Game) est avant tout de faire passer un message : « Profiter de la vie ». Cette caractéristique toute particulière est en fait très représentative de l’ensemble des animés de ce réalisateur. Ma réponse peut se subdiviser en plusieurs sous-questions, en fonction de comment tu souhaites y répondre : Penses-tu que l’animation est avant tout faite pour faire passer des messages/morales ou plutôt pour être uniquement un divertissement ? On a déjà vu des animés, comme RedLine qui sont des purs divertissements sans véritable message, du coup ont-ils un véritable intérêt ?

Non, je ne considère pas que l’animation soit forcément des véhicules de messages ou de morales. Chacun en fait ce qu’il veut. C’est simplement un outil. S’il chante à son utilisateur de transmettre tout une dissertation philosophique, soit. Toutefois, ça ne le rend pas automatiquement plus intéressant qu’un autre (voir ma réponse à Darksoul). Redline fait partie des films que j’ai le plus regardés, et il n’y a clairement aucun message transmis volontairement par ses créateurs. On peut y voir ce qu’on veut mais je me refuserai à penser que c’est plus que l’un des meilleurs films de divertissement de 2009. En quoi était-il intéressant ? Tout comme Mind Game, c’est un film à sensations, et dans son rôle de véhicules à sensations, cet anime y est allé par camions australiens entiers. L’intérêt est là : s’amuser, faire des montagnes russes chez soi ou au cinéma devant un long-métrage qui tue l’ennui en l’écrasant avec un avion-baleine rempli de sensations fortes. Et c’est déjà un exploit en soi. Nombreux sont les anime devant lesquels on s’ennuie. On perd son temps parce qu’ils ne sont ni assez bons, ni assez mauvais pour être mémorables. Si un anime, quel que fut son but, n’avait pas de message qui te fasse un minimum réfléchir ou qui n’a pas réussi à tromper ton ennui, c’est là qu’il y a un vide d’intérêt.


mt-i :
Le jeu de rôle semble s’inspirer plus souvent de la medfan anglosaxonne que des fictions japonaise (en tout cas aux yeux du non-roliste que je suis), mais verrais-tu un anime dont l’univers se prêterait particulièrement bien au jdr? Une idée de scénario?

Des jeux de rôles inspirés d’anime ? J’en vois un paquet. Déjà, il faut savoir que ça existe. Sans s’attarder sur les jeux qui ne sont que de simples systèmes à adapter à l’univers que l’on souhaite, je retiens ceux basés sur des thèmes typiques de ces séries comme Maid RPG, Lycéenne RPG, Catgirl Avengers RPG ou encore Panty Explosion (pour info, seul le dernier est prédisposé avoir des scénarios sérieux). Quant à des jeux basés sur une franchise en particulier, il y a PokéCthulhu ou l’excellent Slayers D20. Je suis tombé un jour sur un jeu de rôle Macross II mais n’ayant pas touché à la série, j’ai laissé tomber. Et évidemment, il y a un jeu basé sur Tôhô, mais il était assez peu développer pour le qualifier de pathétique essai.
Maintenant, pour faire un nouveau jeu sur une franchise en particulier, tout est possible, tant qu’on trouve un système (existant ou pas) qui marche et un univers dans lequel un scénario peut être aisément écrit. J’imagine facilement un jeu sur Precure mais chaque séance se résumerait vite à une succession tranche de vie/monstre/points d’expérience sans intérêt, si on suit les schémas des séries.
À chercher des anime et manga qui s’y prêteraient bien tout en restant intéressants, on pourra lister tous ceux similaires à des jeux existants, comme Lodoss (Donjons et dragons), Blood Alone et autres pendants de la bit-lit (Vampire), Gunnm (Cyberpunk), etc.. Et si l’on devait en inventer un nouveau, il me vient assez rapidement en tête les 12 royaumes et les Héros de la galaxie pour leurs complots politiques, ou encore Hunter x Hunter pour les aventures en tous genre.
Une idée de scénario ? Pour le premier exemple, les 12 royaumes, on pourrait penser à faire jouer un groupe de hauts-dignitaires qui devront gérer la déchéance puis la mort de leur roi, avec toutes les calamités que cela implique : amenuisement des ressources, recrudescence de la corruption, rébellions, relations diplomatiques dégradées avec les voisins à cause des réfugiés… et surtout recherche d’un successeur. Il y a de quoi tenir une très longue campagne digne d’un Game of Thrones. Aurais-je le courage de faire jouer un tel scénario ? Je suis très tenté. Mais son élaboration me prendrait un temps fou. J’ai déjà créé une soirée enquête dans l’univers de Tôhô et destinée à être jouée en environ 8 heures et c’était un boulot monstre. Le travail a payé, vu les retours, et ça valait vraiment le coup mais je ne sais pas dans combien de temps je pourrais me relancer dans une telle aventure. Avis aux amateurs.


Darksoul :
Avec ta découverte récente des « films sectaires à la con de Tetho », peux-tu détailler pour nos spectateurs la dégradation de ton score de SAN ? :D Sur une échelle totalement tordue, en arrive-t-on à « So Bad It’s Good » ou à une élévation au rang d’art dans ce qu’il ne faudrait jamais faire ? :D

Non. Définitivement non. C’est n’est pas tellement mauvais que c’en devient bon, comme l’a été Dragon Ball Evolution. Buddha Saitan et Eien no hô furent les films les plus mauvais et irrattrapables que j’ai pu voir. Ces immondices sont à éviter comme un végétalien fuit un steak tartare. J’ai vraiment ri en les regardant et le matage d’Eien no hô fut l’occasion d’un de mes plus longues crises de fous-rires. Mais les longs passages d’ennui combinés à une philosophie à deux balles exposée quasi-non-stop pendant presque deux heures auraient été insupportables si j’avais pris ça sérieusement. Alors peut-être que les adorateurs hardcores de séries Z (et ça existe) apprécieront, mais y a quand même des limites. Je pensais avoir atteint un certain point dans la perte de santé mentale suite à la lecture de hentai bien trash, autant une branche de mon esprit n’a pu être atteinte que lorsqu’Einstein a expliqué que dans sa dimension le passé, le présent et le futur n’étaient pas différenciables, comme le montrent… ces trois poissons rouges. Tetho, FFenril et Pralyn en font encore des cauchemars à l’heure qu’il est. (nyo a eu un réflexe de survie, il a fui avant)

Bon, plus sérieusement, j’exagère beaucoup mais je déconseille tout de même ces deux films très fortement, en particulier aux personnes influençables. C’est quand même des objets de propagande pure et dure d’une des plus grosses sectes du Japon, si ce n’est la plus grosse. Si vous êtes curieux, lisez l’article de Tetho sur Buddha Saitan, il y résume l’intégralité du film. Vous perdrez moins de temps et satisferez votre curiosité à moindre coût pour votre SAN.

Petite note : je conseille quand même de temps en temps par pur sadisme Eien no hô aux personnes que j’estime capables de prendre ce film comme le ridicule affiché d’une gourou se prenant pour Dieu (enfin, Bouddha dans le cas présent) et qui ont déjà goûté au plaisir de voir un des films « So Bad It’s Good ». Autrement, c’est niet.


Exelen :
Donc il me semble que tu vas quasiment à toutes les conventions parisiennes. Pour quelqu’un qui n’y connaîtrait pas grand chose et qui n’habiterait pas dans la capitale, quelle est pour toi la meilleure convention en général (même si j’imagine que ça varie suivant les éditions chaque année) ? Et quelle convention t’aura le plus marqué (pour les personnalités que tu aurais pu avoir la chance de rencontrer, etc.) ? Question bonus : penses-tu qu’une grande convention comme Japan Expo a des chances de devenir l’équivalent européen du Comiket ? :D

Alors, fut effectivement un temps où je me faisais toutes les conventions : (chibi-)Japan Expo, Epitanime, Paris Manga, G.A.M.E in Paris, Manga Expo ou encore Cartoonist. Ce n’est plus le cas maintenant, surtout depuis que les activités des associations comme Bulle Japon et Tengumi m’intéressent beaucoup moins. Toutefois, je peux essayer de répondre par rapport à ce que j’ai pu y vivre.
Mes souvenirs de Paris Manga, Manga Expo et G.A.M.E in Paris sont tels qu’il n’y a rien de particulier qui les départage vraiment. C’est en toute logique qu’une seule de ces conventions a survécu. Elle n’a toutefois que peu évolué et pas en bien, particulièrement au niveau logistique : peu de place et des activités tellement mal placées les unes par rapport aux autres que c’en devient désagréable. Le Cartoonist j’en garde un excellent souvenir, à défaut d’être précis, parce que c’était la première convention à laquelle j’ai été. Je suis vraiment impatient de voir ce que la nouvelle édition donnera.
Mais les meilleures conventions sont à mon avis Epitanime et Japan Expo. Je ne pourrais les départager parce ce qui les place au-dessus du lot, c’est des qualités supplémentaires aux conventions précitées mais qui diffèrent entre ces deux-là. Japan Expo a un système de dédicaces horrible alors que c’est une part de son attrait principal actuel : la quantité phénoménale d’invités, comparé aux autres conventions françaises. Elle en avait un autre, c’était la qualité des lots des jeux. Il y en avait tellement qu’on ne savait plus qu’en faire et on trouvait facilement son compte, pour peu qu’on eût fait partie du groupe qui raflent 80% des premiers prix (oui, on a fait des dégâts pendant quelques années). Ces lots sont devenus beaucoup moins bons par la suite, équivalant ceux qu’on trouvait dans les évènements de moindre envergure.
Epitanime ensuite, c’est une convention où je sais que je me plairai, pour une première raison qui n’a que peu à voir avec ledit évènement : c’est le rassemblement de toute la populace que je connais sur internet. La taille des locaux rend en plus facile les retrouvailles. Ça ne veut pas dire qu’elle n’a rien d’autre pour elle. La petitesse de l’Epitanime en comparaison avec la surface monstrueuse de Japan Expo est un de ses charmes. L’organisation est aussi un spectacle dont je savoure les anecdotes chaque année. Malgré une stabilité discutable du fait d’un bureau obligé de changer régulièrement, ils s’en sortent toujours tels des héros de shônen, même dans des situations de crises dont le visiteur lambda n’a pas idée. Quant à l’ambiance du tout, c’est probablement la plus agréable à vivre et au bout de 48H, on a presque l’impression de quitter son nouveau chez soi.
Ce n’est pas pour autant que c’est la convention qui m’aura le plus marqué, Japan Expo 2012 tenant le haut du panier pour UNE raison qui ne sera probablement pas supplantée avant quelques années : une heure et demie de discussion quasiment en tête à tête avec Makoto Shinkai. Rien que pour ça, Japan Expo est une convention que je ne pourrai pas oublier et en particulier cette édition.
Pour finir, que Japan Expo devienne le nouveau comiket en terme de taille, pourquoi pas, même si je vois mal comment. Surtout si on exclut des statistiques la Comic Con. En terme de contenu, l’évènement en est très loin. La section fanzine prend toutefois une certaine importance qui n’est pas pour déplaire, surtout si ça permet de réduire la part de stands de vente de contrefaçons. J’espère juste que la tolérance des éditeurs français sera assez grande pour laisser la production de dôjin français grandir sans encombre. Si c’est bien ce que nous réserve l’avenir de Japan Expo, j’ai hâte d’y être.


Klashikari :
Vu tes louanges pour la langue française, quels sont tes doublages « favoris » que tu as pu voir? D:

Malgré ces « louanges », je ne regarde que peu d’anime en doublé français. D’abord pour une raison de disponibilité. Et parce que, certes, il existe de bons doublages, ceux de Canal+ du temps d’Evangelion puis de FullMetal Alchemist par exemple, mais j’ai très souvent préféré la version originale. Dans les anime des années 2000 que je matais sur Fox Kids, j’étais aussi assez content d’entendre le doublage de Pokémon ou encore celui de Dorémi Magique. On est bien au-dessus de ce qu’a pu nous servir Kana par la suite avec One Piece et Naruto. Les quelques extraits que j’en ai entendus étant tous plus mauvais les uns que les autres.
Mais si je devais en retenir qu’un, je dirais bêtement Porco Rosso. Je sais, c’est une réponse convenue mais j’ai souvenir d’un doublage digne de ceux de Disney. Comme quoi, il suffit de mettre les moyens et on obtient quelque chose de vraiment agréable à l’oreille. Je ne pourrai par contre pas développer plus en profondeur sur le sujet, le doublage étant un des aspects auxquels je m’intéresse le moins. Tant que ça ne me tue pas l’ouïe, je ne me pose pas trop de questions dessus, enfin, pas encore.
Après, il y a des doublages de dessins animés occidentaux que je retiens particulièrement aussi. Mis à part les Disney (films comme séries), comme je viens de le souligner, il y avait toutes ces productions Cartoon Network comme Le laboratoire de Dexter ou Les Super Nanas. Et récemment, Wakfu (ça reste du doublage, même si VF=VO) était surprenant de qualités, surtout pour les personnages secondaires parfois doublés par des vétérans dont la voix donnait vie à des personnages de films de notre enfance.
Pour finir sur une touche plus humoristique, le doublage a permis, en tout cas chez nous, de créer toutes ces perles stupides et drôles de Ken le survivant et Nicky Larson. Et qu’aurait été DragonBall Evolution sans sa VF de série Z, avec des phrases comme « Nom d’un p’tit pois, j’me suis grillé les marrons. » et « J’ai le ki qui se ratatine. » ?


Zratul :
Tu as l’air de beaucoup apprécier les génériques Fr d’animés, lequel est ton préféré et pourquoi ?

Quel est mon générique préféré ? Je dirais que j’en ai plusieurs, chacun pour une raison différente :
- Il était une fois la vie, parce que cette série, c’est toute mon enfance, c’est la première série animée que j’ai possédée. Parce que la chanson est vraiment sympa à réécouter. Parce que j’ai encore toutes les images en tête.
- Jayce et les conquérants de la lumière, parce que « SAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUVE L’UNIVEEEEEERS !!!!!!!!!! ». Tu peux pas test. Je comprends pas le jap’, donc c’est pas dans les génériques japonais que je trouverai ça.
- Je serais tenté de dire Full Metal Panic? Fumoffu!, rien que pour FFenril, mais je préfère quand même Hikaru no go, pour ses paroles. Et qu’est-ce qu’on a pu faire chier la présidente de Bulle Japon avec. Quoique chanter X en VF à Japan Expo alors que les CLAMP étaient invitées d’honneur, c’était quand même mémorable.
- Oban Star Racers, parce que le passage du japonais au français est toujours un moment fort qui appuie chaque fois plus le fait que cet anime est une coproduction franco-japonaise.
- Wakfu, surtout la version longue qui part dans l’épique sur certains vers.
Réponse bonus :
- Card Captor Sakura, OP1 et OP2 VF. Si un jour je deviens masochiste, passez-moi en boucle cette ignominie. Ce sera orgasme sur orgasme. En attendant, j’étranglerai comme on m’étrangle quand je chante Slayers en VF.


Axel Terizaki :
Vu ton amour de la VF, y’a-t-il un opening en particulier que tu aurais aimé traduire/timer/chanter en VF plus que les autres? Un que tu n’aies pas déjà fait, bien sûr. Ca peut être pour des raisons perso (tu adores l’opening en question) ou juste pour faire rire la galerie (l’opening est populaire, souvent chanté, etc.)

Difficile à dire. Ma connaissance du japonais consistant à reconnaître quelques mots de temps en temps, je ne me hasarderais pas à faire une traduction fidèle. Si c’est pour un résultat plus qu’imparfait, alors probablement quelque chose que tout le monde adore, genre Get Wild de City Hunter, Cha-La Head-Cha-La de DBZ. Avec mon colocataire, pourtant pas vraiment dans le trip de la VF boueuse, on s’est même pris à traduire à la volée le rap de Gurren-Lagann comme suit :

Fais l’impossible
Vois l’invisible
Cru ! Cru !
Combats le pouvoir !
Touche l’intouchable
Casse l’incassable
Cru ! Cru !
Combats le pouvoir :
Ce que tu vas faire est ce que tu veux faire
Juste casse la règle, puis tu vois le vrai
Ceci est l’thème du G traversant bébé !
Cru ! Cru !
Combats le pouvoir !

Arrêtons là le massacre, je laisse le plaisir de traduire le reste à mes kôhai du Bakaclub.
Alors pour ceux qui ne sauraient pas, cette activité, à savoir chanter de la VF par-dessus la VO, n’est pas de mon fait à l’origine. Cela vient de mon club manga en école d’ingé, qui par amour pour son trésorier fan de Slayers, a lancé cette mode, quitte à le retenir de force dans la salle de projection pour qu’il profite pleinement des sons doucereux issus de nos cordes vocales. Je plaide par contre coupable d’avoir en grande partie « popularisé » ça en conventions. Ne me remerciez pas.
Une dernière chose : un autre générique que j’aurais bien chanté pour le lulz, c’est celui de clôture d’Eien no hô. Je laisse deviner pourquoi.


Tetho :
Tôhô va être adapté en anime.Tu as la chance, exceptionnelle, de choisir le studio et le staff, tout en sachant que Kyoto Animation ne peut pas, ils sont trop occupés sur la suite de K-on! pour pouvoir s’en charger.
Je te demande donc au minimum le format (film/OVA/TV/net) un studio, le core staff (réalisateur, scénariste en chef, charadesigner, directeur de l’animation et responsable des décors), mais tu est libre de préciser ce que tu veux à coté : seiyûs, auteurs/compositeur/interprètes des génériques, animateurs, voir même le staff précis (réal, storyboardeur, scénariste et directeur de l’animation) d’un épisode adaptant un passage bien précis qui t’es cher.

Certains le savent peut-être déjà, mais il existe plusieurs anime de Tôhô, comme celui de MAIKAZE dont le deuxième épisode n’est sorti que récemment. De meilleure qualité, une OAV a été créée l’année dernière par Manpuku Jinja. Et dans le milieu professionnel, c’est ufotable qui s’y est collé mais ZUN interdisant toute exploitation commerciale, personne d’autre que les gens présents lors de la ou des projections au Japon n’a pu voir cet anime.
Mais si un jour ZUN acceptait un anime professionnel canon, au même titre qu’on trouve en librairie les manga officiels de la franchise, qui pourrait travailler dessus ?
Pour le studio, je crois que la réponse est évidente : ufotable. Ce studio qui a sorti nombre d’anime d’excellente facture, et qu’il choisisse de produire un anime qui ne lui rapportera pas un rond, c’est déjà preuve d’une motivation certaine. J’imaginerais plus un long-métrage qu’une série ou un court. On a vu dans les manga de Silent Sinner in Blue qu’il était possible de faire une histoire assez longue dans Tôhô pour tenir en plus de 20 pages et même en plus d’un tome.
Quant à l’équipe derrière un tel anime, le choix de la première personne est lui aussi évident : ZUN. Pas en réalisateur ni même en scénariste, même s’il aurait bien sûr son mot à dire sur l’histoire, mais d’abord en tant que chara-designer. S’il y e bien une chose qui change peu chez le fandom et que j’apprécie énormément dans la production de ZUN, c’est le chara-design de ses personnages. Il est original, coloré et chaque personnage est reconnaissable entre tous. Seul problème, il faudrait quelqu’un pour adapter ça pour l’animation parce que c’est pas les dessins de ZUN qui sont utilisables directement. Peut-être Takahiro Chiba : vu son travail sur Kamichu!, ce type de personnage aux tenues et couleurs extravagantes peut être dans ses cordes.
Un autre point sur lequel ZUN doit être, c’est la musique, avec U2, bien évidemment, vu le travail de ce dernier sur les jeux de combats. Mais encore une fois, leurs musiques sont surtout utilisables pour les jeux. Tenmon ayant sorti deux albums tout à fait corrects sur Tôhô, il ferait à mon avis un bon choix pour adapter les compositions de ZUN et U2.
Pour le scénario, j’irais piocher dans le fandom : Gigamaker ou Yakumi Sarai. Le premier parce qu’il sait tenir une bonne histoire sur le long terme, le second parce qu’il est l’un de ceux ayant le mieux reproduit l’ambiance de Tôhô telle que je l’imagine.
Pour le réalisateur, il faudrait quelqu’un capable de gérer à la fois les tranches de vie, le drame et l’action, le tout dans un contexte fantastique. J’aurais envie de dire Hosoda histoire de prendre la crème de la crème, mais ce serait la solution de facilité. Je me tournerais plutôt vers Akane Kazuki, pour son expérience sur Birdy et Escaflowne.
Pour le responsable des décors, c’est par pur fanboyisme et sans réflexion aucune que je choisis Shinkai. Tant pis si c’est son seul rôle malgré ses multiples talents.
Enfin, pour la direction de l’animation, je ne saurais dire. J’irais bien piocher dans un des staff habituels de ufotable, Takuro Takahashi, par exemple, vu son boulot sur Manabi ou encore Kara no kyôkai. C’est pas forcément le meilleur choix, ma connaissance en la matière étant limitée, mais on va faire avec.
Pour les autres postes, je n’ai plus le temps d’y penser. Il est quasiment minuit le 25/12 au moment où j’écris cette phrase et je vais rendre ce billet de blog en retard. (fausse excuse pour ne pas chercher plus loin)


nyo
A l’occasion de certains week-ends otaku chez moi, tu as pu decouvrir au moins 3 films, il y avait entre autre Buddha Saitan — la renaissance/resurrection du Bouddha, Eien no Hou — les lois de l’eternite ainsi que Hells de Madhouse.
Parmi ces 3 films, lequel penses-tu t’avoir le plus parle en terme de messages a transmettre ; auquel as-tu ete le plus sensible d’un point de vue ideolo-philosophique ?
Merci de developper ton point de vue.

nyo, je suis déçu par ta question. Je pensais qu’elle serait plus vicieuse.
LA SUITE CONTIENT DES SPOILERS (mais c’est pas grave, c’est pas vraiment l’histoire, le plus important)
La réponse est évidente, cher nyo : parce que l’enfer est dirigé par Hellvis (en fait Cain) qui essaie de retenir la réincarnation d’Eve chez les morts, parce qu’Eve fait presque de l’inceste avec Abel mais c’est légal vu qu’elle est réincarnée, parce que Dieu est un chat, parce que la crucifixion se fait avec un monstre de Frankenstein, parce que les pandas aussi ont le droit de faire du volleyball, parce qu’Adam a un poireau à la place de la tête, parce que ta volonté c’est un orbe yin-yang, parce que la bible se fait violer par tous les trous… pour toutes ces raisons, je dis Hel…
Attends, non. J’avais oublié les ovnis détruits par une fleur de lotus géante, Brad Pitt sur son éléphant doré, les anges en 3D moche qui font du danmaku en étant eux-même les projectiles, l’épée de lumière salvatrice qui trace des pentagrammes, la prophétisation du raz-de-marée de 2011, les Amérindiens qui vénèrent Bouddha… Bouddha Saitan est certainement la meilleure répon…

Nan… Eien no hô. Eien no hô pour des raisons bien plus fortes : parce qu’Einstein et ses poissons rouges, parce qu’encore les Amérindiens, parce qu’Edison est la réincarnation de Gutenberg qui est la réincarnation de Cài Lún, parce que le mammouth zombie nazi qui combat un ange mecha en 3D moche, parce que Nietszche en pompom girl du mammouth, parce que Hitler est obèse, parce qu’on reconnaît enfin Newton comme l’équivalent de Moïse et Jésus, parce que LE JAUUUUUUUUUUNEE QUI BRÛLE TES YEUX !
Rah ! Mais pourquoi c’est toujours chez toi qu’on mate des trucs pareils ?!


PS : ce billet sera peaufiné plus tard.

4 réponses à “14 salopards pour un Noël”
  1. [...] Yuki - Le BakOtak’ et son grenier - @Yukimusha [...]

  2. [...] Yuki - Le BakOtak’ et son grenier - @Yukimusha [...]

  3. [...] Le BakOtak' et son grenier » 14 salopards pour un Noël — 26 décembre 2012 @ 1 h 45 min [...]

  4.  
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