Parce que bon, j’avais clairement pas assez écrit pour aujourd’hui…
Voici un petit récapitulatif des derniers billets si vous avez la flemme d’aller sur le blog de nyo ou même si vous n’avez pas envie.
Tout d’abord, réexpliquons le pourquoi de ce flood après le long silence radio. Je n’expliquerai pas ce dernier, vous n’en avez de toutes façons rien à carrer. Le flood, par contre… Il est dû à un projet à la con de nyoronyolo de s’amuser pour Noël en faisant plein d’articles, en redynamisant certains blogs, et en floodant les aggrégateurs. De ce point de vue-là, je n’ai pu malheureusement flooder que Nanami.
Et quel flood ! 6 articles ! 7 en fait avec celui-là. Y a des fois je m’étonne. Enfin, je dis « je », mais n’oublions pas que Gamera en a pondu la moitié.
Et parce qu’un récapitulatif sans liste, c’est un peu triste, voici celle des billets sortis pour l’occasion ici :
- Tampon, Candies, et retour vers l’attrape-cœur joli remède, parce que je n’avais pas assez parlé de Papillon Rose, que les magical girls c’est génial, et que vous ne comprendrez pas le titre du billet sans mater la série jusqu’à la fin, je vous fais un petite critique de la série Papillon Rose New Season.
- Shinryaku!! Ika Musume, par Gamera, une critique positive sur l’anime à la fille calmar sur pattes… Gamera doit aimer les tentacules.
- Ils sont marqués, ils sont trois, ils sont Tokyoïtes, parce que je parle trop de trucs japonais, je vous propose un western évangéliste, c’est tellement mieux. Mais je discute aussi de Tôkyô Godfathers, on ne se refait pas.
- Dog Days, par Gamera. Il paraît qu’il y en a qui ont adoré. J’ai l’impression que notre tortue a un dent contre cette série.
- Orphelinage, infanticide et cannibalisme, parce que les films pour enfants peuvent regrouper ces trois thèmes, j’ai écris sur Omae Umasô da na.
- Steins;Gate, par Gamera. Trop de gens disant du bien de cet anime, il fallait bien faire jouer son esprit contradictoire… ou pas, on dirait qu’il y a assez à dire sans ça.
Voilà ! J’espère que tous ces billets vous aurons plu. En tout cas, de mon côté, j’ai beaucoup apprécié de voir ou revoir ces anime pour l’occasion. Sur ce, je vous dis à l’année prochaine. Ou à la suivante. Ou peut-être pas…</flemme>
Je vous invite aussi à lire les autres contributions à ce projet, venant des personnes suivantes :
- Aer qui nous expose ce qu’est un bon Gonzo… paraît-il parce que je n’ai pas vu Basilisk
- Amo qui vous donne du fap material sur Infinite Stratos.
- Axel Terizaki qui dit du bien du dessin animé Wakfu et c’est tant mieux ! Soutien à 100% de ma part !
- Exelen qui nous écrit sur cet OVNI qui me pontait l’œil depuis quelques temps : Kakko Kawaii Sengen.
- FFenril qui vous parle de deux films du Leijiverse. Faudrait un jour que je matte plus qu’Insterstella de lui.
- Ialda qui nous fait un article bien complet sur Redline sans écrire une seule fois le mot banane, un bien triste exploit.
- jevanni qui nous donne un avis positif quoiqu’en demies-teintes sur Seto no Hanayome
- jonas qui aime à juste titre Birdy Decode et je vous invite à regarder cette série, surtout la deuxième, elle poutre tout !
- Kabu qui n’a toujours pas écrit à minuit passé sur Millenium Actress alias le chef-d’œuvre de Satoshi Kon. Pas bien, Kabu !
- mt-i qui n’aime pas Gurren Lagann, mais pour ceux qui ne le savaient pas, ils pouvaient s’en douter.
- nyoronyolo qui lui aussi écrit un pavé dont il a l’habitude sur Steins;Gate.
- Ryuurei qui nous fait un billet complètement délirant sur Urotsukidôji.
- Tetho qui vous fait un superbe résumé de Buddha Saitan, que je viens de corriger en vitesse, c’est donc sur moi qu’il faut taper s’il reste des fautes.
- Zratul qui nous conte sa souffrance à mater Hidan no Aria
Sur ce, n’oublions pas même si c’est un peu tard si vous n’avez pas lu le billet sur Papillon Rose : JOYEUX NOËL !
Et un dernier billet de ma part pour ce Noël 2011, vous êtes gâtés !
J’écrivais dans la critique de « Tôkyô Godfathers » que j’avais préféré ce dernier à « Three Godfathers » de part son caractère plus adulte. Il n’empêche que j’aime retomber en enfance avec des anime pour moins de dix ans. En fait, j’adore ça. Remuer ses méninges sur Serial Experiments Lain ou les ébouillanter sur un marathon de Mawaru Penguindrum, c’est très satisfaisant, même si pour le deuxième, je déconseille très fortement… j’ai testé pour vous et ça fait mal. Toutefois, il faut savoir les laisser se reposer sans pour autant prendre de la boue. Alors quoi de mieux qu’un film pour enfants ?
Au programme, je vous propose donc « Omae Umasô da na ». En fait, c’est un film que j’ai maté après l’avoir proposé pour ce blogging de masse. Ça faisait un moment qu’il me pontait l’œil et j’avais pas réussi à le passer à ma dernière séance de matage chez nyo. Soit, je le regarde tout seul, dans mon coin et tant pis pour les autres ! Résultat des courses : je crois que je vais le remater la prochaine fois que j’irai chez lui car j’ai été plus qu’enthousiasmé par ce long métrage.
Heart et Light à peine nés
« Omae Umasô da na » est le genre de film avec un sujet qui parle très bien aux enfants. Quoi de plus normal pour une adaptation d’un livre pour bambins. Imaginez. Un dinosaure herbivore femelle trouve un œuf et le recueille pour découvrir à son éclosion que le petit est en fait carnivore, d’une race qui règne sur la plaine aux alentours de la forêt où elle et son troupeau ont élu domicile. Elle nomme son véritable enfant et lui respectivement Light et Heart. Les deux vivent une enfance plus que paisible jusqu’au jour où Heart en protégeant Light mange de la viande et se rend compte qu’il adore ça, que le besoin jusqu’alors réfréné d’en engloutir l’envahissait. Il fuit alors de peur que sa condition de carnivore nouvellement découverte mette en danger sa famille.
Heart en plein entraînement
Des années plus tard, Heart est devenu un carnivore à part entière et presque aucun dinosaure ne lui résiste. Il vit seul, rejeté par ses congénères avec lesquels il est en froid depuis bien longtemps. Un jour, il tombe sur un œuf abandonné, d’où un petit ankylosaure sort quasi-immédiatement. Heart le trouvant à son goût dit alors « Omae umasô da na », qu’on pourrait traduire littéralement par « Toi, délicieux » (ouais bon, mes aptitudes en jap’ sont trop mauvaises pour que je m’aventure à traduire mieux que ça sans perdre de sens). Le gamin, con comme peut être tout gamin, comprends qu’ »Umasô » n’était pas sa qualité mais son nom. Et qui d’autre que son père peut le connaître ? Heart, par la force des choses, et la persuasion irrésistible d’un ankylosaure plus mignon que n’importe quel pokémon, se retrouve ironiquement père d’un herbivore. S’ensuivent les aventures attendrissantes de ce couple atypique père-fils.
Les exploits du grand Baku
Je m’arrête là, il n’est pas nécessaire d’en dire plus. Même les moins perspicaces d’entre vous ont compris quel genre de film c’était : une histoire sans fioritures, un conte plein de bons sentiments, un tout plus qu’attachant. Vous allez me trouver redondant par rapport au billet précédent, mais… j’aime ce film. Il est touchant. De plus, il arrive à s’adresser aux enfants sans être manichéen. Il arrive à montrer que Heart n’est pas devenu méchant mais que c’était juste sa nature et que dans celle avec un grand N, c’est normal. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’avoir des sentiments que les jeunes spectateurs peuvent comprendre. Bref, c’est un film que je conseille ne serait-ce que pour son histoire à toute personne ayant gardé une âme d’enfant. Mais le scénario n’est pas la seule raison.
Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court
« Omae Umasô da na » fut à ma grande surprise d’excellente facture techniquement parlant. Le seul reproche que j’aurais à lui faire serait les ellipses temporelles du début où tout s’enchaîne un peu trop vite. Mais, au moins, contrairement à un « Uchû show e yôkoso », on ne perd pas de temps dans des longueurs inutiles. Et on sait bien que pour le public visé, si on ne veut pas le perdre, dix minutes représentent un gain non-négligeable. Le reste de la réalisation est plus que correcte. Mais c’est surtout au niveau de l’animation que ce film brille. Les dessins étant simples et les couleurs très pleines et contrastées, les animateurs se retrouvaient avec une liberté de mouvement énorme et sans perte de la qualité des formes. Ce fut un régal visuel du début à la fin, de quoi satisfaire tout fan de sakuga.
Croyez-moi, les scènes de combats dépotent
Quant à la réalisation sonore, j’ai pas à m’en plaindre. Encore une fois tout à fait adaptée à un public en bas âge. Et la chanson « Jump, kick, tail smash » en milieu de film est un plaisir à écouter et réécouter. À timer en karaoke si j’ai le temps…
Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses
Comme je l’ai fait entendre au milieu un peu plus haut, je conseille ce film. À tous. Et tant pis si vous n’aimez pas le genre. « Omae Umasô da na » fait partie de ces perles, de ces coups de cœur que je fais voir à un maximum de monde et j’espère par ce billet que je vous aurai transmis l’envie d’en faire autant.
Deuxième billet de Noël de ma part (je précise vu que la tortue en fait aussi sur ce blog), cette fois non pas sur de l’anime débile mais sur du sérieux, du Satoshi Kon, j’ai nommé Tôkyô Godfathers. Ce qui est le film d’animation japonais de Noël par excellence sera donc le sujet de ce billet. Mais pas que. En fait, j’ai mis la main il y a quelques temps sur un film dans la vidéothèque familiale, un long métrage par un certain John Ford, avec pour acteur principal, un mec aussi peu connu du nom de John Wayne… Bon, OK, je déconne, c’est un film avec deux des plus grands noms du cinéma hollywoodien que ce soit à leur époque ou encore maintenant. Son titre ? En français, c’est Le fils du désert, et vous le remarquerez, il n’a rien à voir à voir avec l’original : Three Godfathers. Difficile alors de ne pas faire de parallèle entre les deux films et pour cause puisque celui de Satoshi Kon est une adaptation très libre de l’autre.
Et quand je dis libre, c’en est au point où on peut parfois se demander comment Kon a pu revendiquer la filiation de son œuvre à celle de Ford. Exposons déjà les scenarii de chaque. Tout d’abord, l’original : Le fils du désert est l’histoire de trois bandits qui après avoir cambriolé une banque ont fui dans le désert. La chasse à l’homme commanditée par le shérif les mène à une diligence perdue à un point d’eau tari. Une femme abandonnée par son mari y est sur le point d’accoucher. Les trois compères (enfin, surtout un) aident à la mise au monde de l’enfant et la mère, déjà passablement affaiblie, trépasse après avoir confié le nouveau-né à ses trois parrains. Ces derniers entreprennent alors un voyage vers la Nouvelle Jérusalem afin de sauver l’enfant (et leur peau car n’oublions pas qu’ils sont recherchés).
La bande de joyeux drilles du far west
L’adaptation est plus connue des lecteurs de ce blog : trois clochards que peu de choses rassemblent, si ce n’est leur état d’habitant des rues, trouvent en fouillant les poubelles une petite fille née depuis peu. Ils décident de retrouver la mère eux-mêmes parce que refiler le bambin aux flics empêcherait l’un d’eux de filer un pain dans la gueule de la mère si elle venait à donner une mauvaise raison à l’abandon de son rejeton. S’ensuit une odyssée dans les rues de Tôkyô avec au menu courses-poursuites, règlements de comptes, disputes, réconciliations, retrouvailles et flashbacks sur l’ancienne vie des trois SDF.
C’est l’évidence même : rien qu’aux synopsis, ces deux films sont TRÈS différents. Au niveau de l’histoire, on en sait beaucoup moins sur les personnages dans la version western mais leur relation avec l’enfant est bien plus développée. Toujours dans cette même version : tout est bourré de références bibliques relatives à la naissance de Jésus. Je vous rassure, ces références sont explicites, les personnages passant une partie de leur temps à lire une bible qu’ils ont trouvée dans la diligence abandonnée.
... et la bande des moins joyeux drilles du far east
De son côté, Tôkyô Godfathers ne fait quasiment aucune allusion à un quelconque écrit chrétien. Tout juste verrez-vous les nombres 12 et 25 accolés l’un à l’aitre un peu partout pendant quelques dizaines de minutes. Mais rien de bien religieux là-dedans. Là où le film de Ford se rapproche d’un conte, celui de Kon n’est rien de plus qu’un divertissement.
Mais quel divertissement ! Jamais on ne s’ennuie. Il n’y a pas une seule longueur. Tout s’enchaîne à la vitesse grand V sans pour autant perdre le spectateur. Le réalisateur japonais dont la spécialité est justement de rendre son public confus, à ne pas distinguer rêve et réalité, nous offre un film ouvert à tous ou presque. Et oui, presque, car autant Three Godfathers nous montre peu de moments choquant, voire même aucun, Tôkyô Godfathers, même en étant une œuvre d’un grand optimisme, ne nous épargne pas des scène de violence morale ou physique. Il n’en demeure pas moins un film familial au même titre que Le père Noël est une ordure. À ce propos, c’est à se demander si Kon n’est pas allé un peu piocher dans cette histoire pour nous pondre sa belle brochette de clodos, parce qu’entre le paumé de service et le travesti, on n’en est pas loin…
Y en a qui ont la classe pour naître sous une étoile...
Autre point de comparaison : je disais que les parrains de Tôkyô enchaînaient leurs aventure sans relâche. Ceux des terres arides américaines au contraire s’offrent un rythme plus posé, au point qu’on a l’impression de revivre la traversée du désert de Moïse. On prend le temps de souffrir avec les trois brigands. Ce tempo plus lent n’est pas un mal car malgré ça, on ne s’ennuie pas un instant, John Ford ayant fait montre de son talent habituel pour nous capter. Il en est d’ailleurs de même pour Satoshi Kon dont l’habileté des transitions se ressent alors même qu’elles sont bien moins originales que pour ses quatre autres réalisations.
Vous l’aurez compris, j’aime ces deux films. Ils n’ouvrent pas les yeux sur quoi que ce soit, ils ne transmettent pas de message, ils ne sont pas les chefs-d’œuvres de leur réalisateur respectif. Ils sont tout simplement d’excellents divertissements à regarder un soir de Noël… ou même n’importe quel soir ! Je n’ai regardé qu’un seule fois Three Godfathers, mais concernant Tôkyô Godfathers, ça fait plusieurs fois que ses 90 minutes passent devant mes mirettes éblouies, et je ne m’en lasse pas. J’ai d’ailleurs une préférence pour ce dernier, pas en tant que spectateur majoritairement d’anime, mais parce que l’ambiance y est moins enfantine et plaira donc à un public plus âgé. Il n’en reste pas moins que Three Godfathers fut un grand plaisir à regarder et j’en garderai un très bon souvenir.
... et d'autres qui l'ont pour être abandonnés là-dedans
À noter que celui-ci est un remake. Non, je ne parle pas de la bible, là, c’en est une adaptation très partielle. À l’origine de Three Godfathers, il y a , ou Les hommes marqués, un film d’un grand réalisateur hollywoodien qui n’est autre que… John Ford lui-même ! Malheureusement, le film est considéré actuellement comme perdu. Je n’en connais pas les raisons : la dégradation des bobines, la présence de ces dernières dans l’incendie de 1937 de la Fox (qui a alors perdu tous ses films d’avant 1935), le vol, etc. L’une d’entre elles fait que ce court métrage de cinquante minutes nous est à ce jour inaccessible et le restera très probablement, au grand regret des cinéphiles.
Bonjour tout le monde ! Vous croyiez ce blog mort ? Il l’était d’une certaine façon, à l’état de légume : les organes internes bougeaient encore mais à l’extérieur, c’était pas vraiment visible. C’était sans compter sur une bande de blogueurs qui se sont mis à incanter des trucs bizarres à base de « nauèleblôgui’ngue ». Et pris dans le flot, cet article a été pondu, réveillant d’un coma apparemment sans fin ce site. Pour info, ce billet est le premier d’une série de six écrits par Gamera et moi. Ils seront publiés à intervalles réguliers de quatre heures. Trêve d’élucubrations, passons aux choses sérieuses.
J’avais proposé pour ce blogging 3 anime. Les votes sont allés au titre le plus aguicheur pour ceux qui ont suivi mon blog, allez savoir pourquoi. Ce sera donc : Papillon Rose New Season. Aux lecteurs qui ne connaissent pas, Papillon Rose, c’est ça.
Maintenant que tout le monde est briefé, que dire sur cet anime ? Tout d’abord, que c’est une série télévisée ayant débuté en février 2006 et diffusée pendant 6 semaines, ce qui en fait une série VRAIMENT courte. L’histoire est dans la même veine que l’ONA, à base de petits délires érotiques sur fond de parodie d’anime de mahô shôjo. L’histoire se passe un an après les évènements de l’ONA. Les méchants ont été vaincus mais pas sans victimes puisque Papillon Dahlia, quatrième guerrière Papillon, et Dandy Lion, le grand amour de l’héroïne, sont morts. Quant à Papillon Rose, alias Tsubomi (non, pas celle-là), elle a perdu la mémoire pour tout ce qui concernait son passé de super-héroïne. Même chose pour Papillon Lily, alias Anne, qui mène une vie plutôt volage et dont toutes les répliques au téléphone flirtent avec l’inceste, et pour Papillon Margaret, alias Shizuku, qui se demande pourquoi elle a eu du mal avec ses études l’année passée.
Au moins, y en a qui se servent de leur épée quand elles en ont une entre les mains
Le premier épisode démarre avec Ran, Miki et Sue (non, pas celles-là), trois déesses… ou plutôt des extra-terrestres, de la famille Susanoo viennent sur notre planète récupérer par la force leur terre sacrée maintenant connue sous le nom d’Akihabara. Non, je n’invente rien. Et ce n’est pas fini : leurs ennemis sont donc les humains, qu’elles appellent des haniwa et qu’elles combattent soit avec des AMNI, soit avec des dogû mécaniques et déguisés en maids… Arrêtons là le massacre. Pour en revenir au premier épisode, il est au final similaire à l’ONA, un peu coquin grâce aux scènes de transformation et à Tsubomi qui recouvre la mémoire une fois que Raama la chatte lui lèche la sienne.
La suite de la série continue sur cette lancée, avec en plus moult références à la con à divers anime bien ancrés dans la culture otaku comme Precure ou Gundam. Et c’est peut-être là le plus gros changement par rapport à l’OAV : celle-ci était plus que tout une parodie des anime de mahô shôjo qui ne se souciait pas vraiment de son public. Ses créateurs étaient là pour faire un navet, ils en ont réalisé un et c’était fun. Là, ils ont essayé de faire de l’humour pour plaire aux spectateurs… et pourquoi pas. L’esprit est finalement assez différent entre l’ONA et la série TV mais même si je n’ai pas autant aimé cette dernière, j’ai passé de bons moments. Certaines répliques font mouches comme celle du début de l’épisode 3 où un des otaku récurrents commence la narration par « Nous ne connaissions la guerre que par celle d’un an ». D’autres tombent à plat. La qualité de l’ensemble de l’histoire et des éléments comiques est assez inégale au final, voire même en dents de scie. Contrairement aux autres aspects qui sont… ben… mauvais.
Les Precures au comiket
Disons-le cash : techniquement parlant, cet anime est une horreur. Autant il est, soyons gentils, potable sur les deux premiers épisodes, autant la suite est catastrophique. Les personnages sont dessinés à l’arrache, l’animation est par moments saccadée, la réalisation pas vraiment au top, des voix manquent, etc, etc. Un régal pour les amateurs. Était-ce un choix ? Je l’espère parce que j’avais l’impression de retrouver les pires épisodes de Nanoha StrikerS TV (et non DVD). Bref, on n’apprécie pas particulièrement voir ce qui devrait titiller les yeux façon Queen’s Blade. C’est pas que mater de la fesse soit l’aspect le plus important de cet anime mais pas loin. Quitte donc a rater quelques blagues, autant se rattraper sur un sujet facile.
Mais je suis mauvaise langue. N’oublions pas que Papillon Rose est un projet de petite envergure et seulement amateur à la base. On aurait aimé qu’un plus gros budget soit alloué pour que la série aille jusqu’au bout des choses et s’assume à fond, mais difficile de trouver un producteur prêt à investir dans une série aussi casse-gueule.
Le trio de bouffons otak' pour les "gags" récurrents
On ne tirera donc pas son chapeau à Papillon Rose New Season, surtout après un effet de surprise passé avec l’ONA. Mais la série s’en sort toutefois correctement, ne tirant pas trop en longueur et c’est tant mieux. Je vous la conseille mais seulement si vous avez vraiment aimé l’ONA ou si vous voulez vous décompresser le cerveau pendant deux heures et demie. Et si vous voulez absolument vous la procurer, elle est disponible en version sous-titrée anglaise grâce à l’éditeur Section23 films.
Ceci est un « petit » billet que je devais écrire depuis bien longtemps. Pour la petite histoire, je voulais l’écrire en commun avec Gamera qui m’avait filé un premier jet. Mais on a été foutu de le perdre. Tous les deux. Finalement, on a inversé les rôles, c’est lui qui a fait la relecture (et réécrit quelques passages)…
Je suis fan de Yuasa Masaaki, en grande partie parce qu’indépendamment de la qualité d’une œuvre, j’aime particulièrement qu’elle me surprenne. Et Yuasa Masaaki ne cesse de le faire. La première chose qui frappe, c’est l’aspect graphique. On pense d’abord : « put*@#, c’est moche ! ». On se retrouve souvent avec un mélange étrange de couleurs ternes avec quelques petites zones fluo. Le chara-design est au premier abord à faire peur, lui aussi, et semble parfois trop simple. Visuellement, on se prend une claque, et pas vraiment dans le bon sens du terme. L’animal est d’ailleurs un habitué de « Shin-chan » puisqu’il est animateur clé sur la moitié des films. C’est pourtant cette simplicité qui permet aux anime de Yuasa de dévoiler l’une de leurs plus grande force : l’animation. Avec ce graphisme atypique, le réalisateur se permet des libertés affolantes dans ce domaine. Pour référence, imaginez la fameuse scène de combat de l’épisode 7 de « Tetsuwan Birdy: Decode 2″ en continu. J’exagère, parce que, quand même, ça ne bouge pas tout le temps, mais ça reste assez impressionnant.
Un autre point sur lequel Yuasa me surprend, ce sont les histoires de ses anime. Encore une fois, on sort des carcans actuels de la japanimation, qu’il fasse des adaptations comme « The Tatami Galaxy » ou des œuvres originales comme « Kaiba ». Soit les sujets sont rarement exploités, soit il les traite d’une façon inédite.
Bien sûr, tout cela n’est pas que le fait de Yuasa. Par exemple, le chara-design de ses séries est assuré par Ito Nobutaka qui l’accompagne sur la plupart de ses réalisations, au moins en tant qu’animateur clé (notons qu’il est aussi l’un des 11 animateurs clé de « Dinagi- »… euh, de l’opening de « Dinagiga« ). Cela n’empêche que même sans lui, les anime de Yuasa gardent souvent un graphisme inhabituel et assez reconnaissable.
angle de vue et chara-design normaux... pour Yuasa
Yuasa a œuvré jusque-là sur 7 anime en tant que réalisateur : « Vampiyan Kids » pour le pilote, « The Tatami Galaxy », « Kaiba », « Kemonozume », la 6e partie de Genius Party, l’épisode spécial de Wakfu… et le sujet d’aujourd’hui, « Mind Game ». Ce film aurait pu être mon préféré si « La tour au-delà des nuages » ne continuait pas de jouer son rôle de premier grand amour en matière de film d’animation japonais. Mais que raconte-t-il ?
Nishi est un loser : voulant devenir mangaka depuis qu’il est tout petit, il n’est en fait qu’un NEET célibataire, vivotant de ci, de là. Un soir, il rencontre par hasard Myon, une amie d’enfance dont il a toujours été amoureux, en train de fuir un yakuza. Invité par celle-ci dans le restaurant familial, elle lui présentera son fiancé (augmentant ainsi le coté loser de Nishi, qui n’a jamais avoué ses sentiments à Myon). Malheureusement, les yakuzas retrouvent Myon, et tuent Nishi de la plus humiliante des manières, alors même que celui-ci était sur le point de se révolter face à la vie. Il se retrouve ainsi devant Dieu, une créature étrange qui cruellement lui rappelle à quel point son existence fut vide et dénuée d’intérêt. Tout ça pour lui annoncer purement et simplement de prendre un chemin où son âme sera détruite. Tout va alors changer pour Nishi, qui décide contre toute attente de prendre le chemin opposé, qui va le ramener un instant avant sa mort, lui donnant ainsi une seconde chance…
Là, vous voyez à droite ? Ben... ça, c'est Dieu.
Les histoires de secondes chances, qu’elles soient dues à un miracle ou pas, on connaît plutôt bien. Le thème n’est pas nouveau. « Un jour sans fin », « Vivre » et bien d’autres font que Robin Nishi (auteur du manga duquel est adapté le film) n’a rien inventé. On se retrouve donc ici dans le deuxième cas, celui où Yuasa traite de ce thème d’une manière différente. Probablement un peu trop, c’est le reproche que beaucoup lui font : en effet, Mind Game est souvent décrit par ses détracteurs comme uniquement un film de masturbation intellectuelle. C’en est peut-être un, mais je ne le perçois pas ainsi. Mind Game est un film simple dans son message : profitez de la vie. Ce message est transmis très rapidement et il n’y en a pas d’autre de majeurs.
À partir de là, beaucoup se contenteraient d’appliquer la formule habituelle qui est de jouer sur les sentiments des spectateurs, de décrire ceux des personnages et de s’attirer notre empathie. Yuasa va reléguer cet aspect au second plan pour se concentrer sur le deuxième élément du triplet impression/sensation/sentiment (souvenez-vous de vos cours de français du collège). Vous avez sûrement déjà vu des vidéos de montagnes russes ou de sport extrême en vue à la première personne. Le principe est le même. Il va exploiter à fond l’image, l’animation et le son pour nous prendre par les tripes. En cela, Mind Game n’est pas un film particulièrement intellectuel. Et sur ce point-là, je dirais même qu’il est primaire.
Réunion de famille dans un estomac. Ils me donnent faim.
Alors certes, il y a des scènes qu’on pourra trouver exagérées, comme celles faites complètement sous acides. C’est peut-être le seul reproche que j’aurais à faire. J’ai préféré les prendre comme de simples scènes d’euphorie qui m’ont rappelé Astérix et Cléopâtre. Elles sont de toute façon par la suite éclipsée par une séquence bien plus mémorable sur la fin : leur accouchement… Laissez-moi vous spoiler jusqu’à la fin de ce paragraphe. La résurrection de Nishi n’a pas lieu juste après sa rencontre avec Dieu. Sa fuite en course-poursuite des yakuza s’achève avec une baleine qui les avale Myon, sa sœur et lui, tout comme dans Pinocchio, dont le côté rédemption/renaissance est souvent oublié (et pour l’image : plein de voitures qui font la course, une seule, la meilleure, qui rentre dans un « corps » bien plus gros… je vous laisse comprendre). L’intérieur de la baleine est le passage le plus intéressant du film, et aussi le plus long : pendant un peu moins d’une heure, on est retournés par ces personnages qui murissent, qui retrouvent goût à la vie. Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’autre choix que de fuir le ventre du gigantesque cétacé, d’en naître… Et cette naissance dure 7 minutes à la fin desquelles les personnages finissent trempés et nus comme des vers, mais vivants. 7 longues minutes pendant lesquelles j’ai été tout simplement époustouflé, cloué sur place par la hargne et la persévérance qui en transpiraient, le tout avec une des animations les plus dynamiques qu’il m’ait été donné de voir (merci à l’animateur en chef, Morimoto Kôji).
Mind Game, c’est donc ça : un film à sensations, au sens noble du terme. Il ne nous montre pas des personnages « vivre » mais nous fait expérimenter ça directement. Si vous n’avez pas d’allergies aux graphismes difformes et aux angles de vue excentriques, ce film a de très grandes chances de vous plaire, vous pouvez foncer dessus.
Petite note : le film sera diffusé pour les Parisiens le mardi 14 décembre à 19h30 à la MCJP (demain au moment où j’écris). Ceux qui ne pourront pas le voir, vous pourrez toujours vous rabattre sur le DVD, sorti chez Potemkine. D’ailleurs :
Nishi appelle des tueurs à gage et met un contrat sur ceux qui ne veulent pas mater Mind Game.
Boudiou, déjà 3 ans. Et ouais, ce blog a fêté sa troisième année d’existence avant-hier. Trois ans avec si peu d’articles au final, mais toujours des clampins qui tombent par hasard dessus. Un petit monument de procrastination (le titre de « merveille » étant bien sûr réservé à kyouray). Je vais pas faire de bilan, y aurait pas grand chose d’intéressant de toute façon. Je peux tout juste vous balancer un article prêt depuis un bon moment puisqu’il a été rédigé la semaine qui a suivi l’évènement. Il manquait juste de la relecture et une photo.
Ah oui, pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter ou qui ne me connaîtraient pas IRL, je bosse. J’ai encore moins de temps qu’avant. Bloguerai-je moins pour autant ? Difficile :p. Mais bon, assez parlé de flemme et d’obligations sociales, je vous invite à lire, ou au moins à mater, la suite…
Je lis un certain nombre de blogs BD. C’est d’ailleurs l’un de mes rares contacts avec la BD hors du manga. Je ne suis pas inculte non plus mais je ne saurais toutefois pas vous dire de quoi parle Buck Danny ou Largo Winch. Pourtant, ma mauvaise habitude à vaguer sur le net alors que je pourrais employer mon temps à faire quelque chose, n’importe quoi d’autre de constructif, m’a amené dans l’univers du blog BD. Ça fait un moment que j’en lis, que j’en suis, mais chose étrange, je n’avais jamais fait le Festiblog. Il était temps de corriger cela (merci au passage à Tetho de m’avoir motivé pour y aller).
Avant tout chose, le Festiblog, c’est quoi ? C’est un festival (oh mon dieu, personne n’avait deviné !) se déroulant pendant deux jours sur Paris avec plusieurs dizaines de blogueurs BD francophones qui viennent dessiner ce qu’on veut sur plus de 200 séances de dédicaces. Oui, j’ai bien dit ce.qu’on.veut ! Et c’est pas comme à la JapEx où en une heure, le mec a plié sa trentaine de shikishi, non. Là, ils prennent tout le temps de faire un truc chiadé comme c’est pas permis, souvent avec couleur. Ça déchire grave sa maman et en plus, c’est TOUT GRATUIT ! Ben oui, comme sur le ternet, c’est la même philosophie : vous ne payez pas pour lire leur blog, vous ne payez pas pour leur dédicace. Cependant, comme vous êtes pas des gros bâtards, si vous avez un peu de frics vous irez bien sûr acheter 2-3 BD sur le stand librairie prévu à cet effet. Mais pour les sans-le-sou, même le support vous est fourni (du bête papier mais c’est vous dire qu’on peut se ramener les mains dans les poches). Vous vous en doutez, l’ambiance est très décontractée et on a bien plus le temps de taper la discut’ avec les auteurs, particulièrement avec les moins connus, ou alors quand on est dernier de la file… Enfin voilà, c’est un festival vraiment sympa, autant sur le papier que dans la réalité, à quelques détails près.
Sans plus attendre donc, un compte-rendu chronologique de l’évènement tel que je l’ai vécu, j’ai pas envie de penser un plan plus compliqué et là, c’est encore frais dans ma tête.
Samedi
Objectifs de dédicaces : Esther Gagné, Kek, Marion Montaigne, Martin Vidberg, Navo, Stan Silas
9H
Réveil avec une heure de retard. Préparation à la rache avec impression du programme à la dernière minute.
10H
Départ de ma banlieue loin. Arrivée prévue vers 10H40. Sur le chemin de la gare : « ET MERDE ! J’AI PAS D’ARGENT LIQUIDE ! ». Erreur de débutant. Passage au distributeur, je rate mon train.
11H
Arrivée au festival à l’heure où il commence. Une dizaine de tentes dont sept pour les dédicaces. Il fait moche. J’ai pas de parapluie et j’ai pas regardé la météo. Bref, ça s’annonce mal (quand je vous disais que j’y allais à l’arrache). Passage rapide à la boutique et c’est parti. J’ai le choix entre Esther Gagné et Kek. Soyons galant, les dames d’abord. Je me mets donc dans sa file et il y a une dizaine de personnes devant moi, ça devrait aller.
12H
Une heure de discussion avec Ibi, un blogueur BD très sympathique qui fume comme un pompier. Il fait une BD avec un lapin innocent qui rencontre une tortue un peu râleuse mais c’est tout mignon. Enfin, sauf quand on sait que la chambre de sa mère (au lapinou) commence à dégager une odeur nauséabonde depuis quelques jours. Humour noir au programme, miam. Il publie sur son blog et sur 30 jours de BD, un site collectif ou plein de blogueurs viennent poster leurs planches. Je vous invite à aller lire les premières (l’engouement du début a donné naissance à des petits chefs-d’œuvres). J’avais arrêté de lire 30jours peu avant qu’Ibi ne commence à y poster ses travaux et ce fut une agréable découverte lorsqu’il m’a présenté ses premières planches.
12H30
Je fais le compte : 4 personnes en une heure et demie. J’ai compris, les dessins d’Esther, c’est pas de la gnognotte, faut faire la guerre pour les avoir ! Je laisse tomber en regrettant de pas être allé voir Kek voire Stan Silas, ça m’aurait fait gagner du temps pour la suite (et j’en aurais eu besoin). Direction donc Martin Vidberg.
12H45
Je me démerde pour comprendre comment est organisé le programme et l’emplacement des auteurs. Trop dur, le truc est fait de façon logique, ça m’a pris 5 minutes le temps de trouver un staff pour vérifier. Merci à l’organisation, elle était top. Je me mets dans la file de Clotka qui passe juste avant Vidberg. Premier dans la file d’attente, le pied !
13H10
Martin Vidberg arrive. O_O
Il ne ressemble pas à une patate ! (je parie qu’on ne la lui avait jamais faite…)
Bon, sans déconner, il fait plutôt jeune, ça contraste pas mal avec sa BD. Plutôt sympathique aussi, il est assez populaire même au-delà de son blog. C’est lui qui parraine le Festiblog 2010, j’ai ainsi le privilège de recevoir sa première dédicace en tant que parrain. YAY ! Il me fait donc une patate version Parrain.
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Et ça commence fort. Très réussi, il a fait ça en cinq minutes et je suis vraiment pas déçu.
Note pour ceux qui voudront ses dédicaces, il ne prend pas les références. Il n’arrivait pas à se souvenir du logo du film Le Parrain mais a refusé d’être aidé par monsieur Google (et un smarte fône).
13h20
Trop de queue pour Kek. C’est même pas la peine d’essayer, ce sera pour demain. Tiens ? Miss Gally dont on m’avait dit que ses files d’attente était plutôt longues n’a même pas dix personnes devant elle ? Est-ce que je tente ?
C’est dans ce genre de cas qu’on se pose des questions : on n’a pas envie de prendre la place d’un fan, car étant fan soi-même d’autres dessinateurs, c’est assez frustrant de voir des gens les connaissant à peine qui viennent prendre une place, ça donne juste envie qu’on l’étripe. Bon j’exagère. Quoique c’est à peu près l’envie que j’avais à la JapEx lorsque TOUS les tickets dédicaces « premiers arrivés premiers servis » des invités connus ont été pris avant même que la convention commence. Enfin bon, je m’épanche. Le fait est que par respect pour les autres fans, je ne me mets pas dans les files d’auteurs que je ne connais pas ou peu. Miss Gally, j’ai à peine lu son blog. C’est un tort surtout que ma deuxième planche préférée de tout 30joursdeBD est à elle (la première est de Surimi Bleu, une petite merveille). Donc là, je me retrouve devant une file peu fournie, un peu de temps devant moi et une auteure dont j’ai adoré un des travaux. Les gros fans, les vrais, devraient déjà être là ou passés. JE FONCE ! (et finalement, la queue s’est un peu remplie après mais sans être démesurée)
Et comme je fais mon gros otak’ weeaboo kikoolol, je lui demande une mini-Gally, vu que c’est bien du manga Gunnm que vient son pseudonyme. Elle ne s’en souvenait plus trop mais c’est pas grave, elle a pu se faire la main sur le dessin de la personne qui me précédait et qui avait l’air de découvrir le lien entre le manga qu’il avait lu et le pseudo. J’obtiens donc ,après une Gally avec un chapeau bigouden (quand je disais qu’on pouvait tout demander), ma vraie petite Gally par la fausse Miss Gally… Ou alors c’est l’inverse. Enfin bref, voilà la dédicace :
Nya ! Je veux la même en vraie !
Décidément, je suis vraiment content d’être venu malgré le froid. Quant à l’auteure, elle m’a aussi paru sympa, un peu plus causante que Vidberg.
15H
Et merde, j’ai raté Stan Silas. Tant pis, il a d’autres séances demain. Je pars faire la queue pour Navo. Comme d’hab’, je tape la discut’ dans la queue. Je n’ai même pas encore sorti ma DS pour passer le temps sur du Puyo Pop Fever (merci Zratul !). Comme souvent les autres personnes préfèrent faire autre chose qu’attendre bêtement donc ça parle de tout et de rien. J’aurais pu causer avec Tetho mais lui était intéressé par d’autres dessinateurs (pour vous dire on n’en a eu qu’un seul pour lequel on a fait la queue en même temps). Donc, Navo, qui contrairement aux autres fait des pas-dessins parce qu’il ne sait pas dessiner. D’où le concept de son blog, la bande pas dessinée. Je vous laisse découvrir. Alors je préviens, samedi, à par Vidberg, c’était la journée dédicace japonisante. J’arrive devant Navo et je lui demande donc un yonkoma. Direction wikipédia pour lui expliquer correctement la structure (ouais, ils sont compliqués ces Japonais). Je lui demande un petit gag sur « Les voisins du dessus », une web-série dont il est coauteur. Deux minutes de réflexion et il me pond une histoire qu’ils envisageaient de mettre dans la série. Donc ceci est peut-être un spoil. :D
Pas mal du tout pour un premier yonkoma.
Navo est plus politiquement correct IRL que sur son blog. Ou alors c’est peut-être parce qu’on n’a pas parlé de bébés nains au micro-onde mais qu’on a préféré faire nos nazis de la grammaire sur les espaces insécables et les signes diacritiques. Je suis irrécupérable.
15H30
Retour à la case départ, ne touchez pas 20000 FF, mais venez admirer la file d’attente pour Esther Gagné qui est à peu près aussi longue que lorsque vous êtes arrivé ce matin. Je me retrouve avec deux Thalistes dont j’ai oublié les pseudonymes et dont je tairai les vrais noms. N’ayant jamais vraiment fricoté avec cette communauté, je suis parti sans a priori et ça a discuté… surtout de manga et anime, au grand dam des deux filles devant (dont l’une m’a fait une propagande pour sa convention Harry Potter. Esther est comme à son habitude soignée, perfectionniste… ou formulé autrement possède toutes les qualités dont l’inconvénient majeur implique la lenteur de la file d’attente. Autant dire qu’à la fin, tu l’as méritée, ta dédicace !
18H45
SAILOR2LAKASDÉDI ! Pour ceux qui connaisse Esther, rappelez-vous la superbe planche qu’elle a faite pour le Festiblog 2010. Le gros Gunbuster m’a immédiatement donné l’idée de quoi demander : Noriko Takaya. Petite peur (en tout cas apparente et si ça se trouve, c’était une grosse frayeur) quand j’ai commencé par lui parler de ce dessin qu’elle avait mis énormément de temps à faire. J’avais quand pris des réflexes suite à la JapEx 2009 et je me suis donc ramené avec un modèle au cas où, modèle qui a bien servi. Petite anecdote sympathique, Maliki qui était à côté, en entendant « Gunbuster » a commencer à parler de Sadamoto. Pas longtemps vu la file qu’il avait mais c’était marrant sur le coup.
KOOOOOOCHI!!!!
Il est 19H05 lorsqu’elle finit au plus vite le dessin (le festival ferme normalement à 19H). Elle a pris toute la place sur la feuille canson donc, pas le temps de repasser au feutre, mais bon, on peut pas tout avoir et puis philosophie gainaxienne, la taille, ça compte : le plus important est là ! Et parce qu’elle n’était pas à ça près, elle a fait un dessin pour le suivant. Chapeau.
Objectifs remplis : Esther Gagné, Martin Vidberg, Navo
Missions reportées au lendemain : Kek, Marion Montaigne, Stan Silas
Cadeau surprise : Miss Gally
Dimanche
Objectifs : Kek, Margaux Motin, Marion Montaigne, monsieur le chien, Saboten, Stan Silas, Yod@ (et merde, y en a encore plus que la veille)
10H
Cette fois, je m’y prends un peu plus tôt, surtout que le premier que je viens voir est celui que je ne veux manquer pour rien au monde, tant pis si j’en ai aucun autre. Cette personne est monsieur le chien. C’est avec lui que j’ai commencé à lire des blogs BD, j’ai donc un certain attachement à son blog que je suis depuis presque ses débuts, du temps où il blaguait sur les fonctionnaires et où Schroubb le menait par le bout du nez des poils. C’est donc une heure avant que je me traîne au festival en arborant fièrement devant les mamies de 80 ans un fabuleux T-shirt du C.H.I.B.R.E.S. acheté hier.
C.H.I.B.R.E.S for ever!
Pour info, le C.H.I.B.R.E.S est le Cercle des Humains Intéressés à Baiser Ensemble Solidairement, dont monsieur le chien est un fervent membre, tout un programme…
J’arrive donc le premier, deux minutes avant le suivant, nyark.
10H50
Yod@ arrive et commence les dédicaces. Il est juste à côté et pourtant, je n’irai faire la queue pour lui que bien plus tard.
11H
C’est au tour du chien. Il avait fait une série de planches sur le jeu de rôles récemment, et quoi de mieux qu’un chien version Conan le barbare avec une grosse épée et deux dés à la base pour dédicacer « Hommes qui pleurent et Walkyries » ?
WOOOOTAAAAAN !!!!!!!!
Bon, les dés sont un peu petits mais la partie centrale compense largement *hum* *hum*. Quant à l’auteur, il ne ment pas dans son blog : il est poilu. Et encore, on ne voyait que ce qui dépassait. Faut pas déconner, il n’était pas en marcel non plus, vu le froid qu’il faisait. Et je réitère l’erreur, pas de manteau, ni de parapluie, vu que clairement, je cherche les emmerdes. Par contre, il n’a pas la coupe de Guile après être passé chez le coiffeur, mais c’est un détail. Il a aussi l’air plus gentil et moins râleur, mais allez savoir, les rôlistes sont fourbes, ils cachent leur jeu.
11H20
Attente pour Saboten. Je m’ennuie. PUYO TIME !
12H Saboten commence mon dessin. YAY !
Saboten ne fait pas vraiment partie des blogueurs les plus connus (il y avait quand même toujours quelqu’un dans sa file) mais j’aime beaucoup son blog. C’est frais, tant dans les histoires que dans le trait. Et comme j’ai découvert le blog avec une planche sur Saint Seiya :
C’est quelle constellation ?
Quant au blogueur en lui-même, je le voyais plus vieux… Ou alors c’est comme tous les asiat’, il est atteint de cette maladie congénitale qui fait paraître minimum 5 ans de moins… et NON, ce n’est PAS un avantage, enfin surtout pour les hommes
12H20
Je retrouve FFenril et Tetho dans la file de Maliki. J’avais jamais lu Maliki et vu la file, j’en suis presque content. Bon, on tape la discut’, mais n’oublions pas Yod@.
12H30
Trop de monde dans la file de Yod@, je pars vingt minutes après pour faire la queue devant la tente dans laquelle il devrait être après.
13H10
FFFUUUUUUUUU!!!!!! Les gens qui faisaient la queue pour Yod@ l’ont suivi et passent devant nous. Genre 10 personnes. Genre, y avait que 3 personnes quand je suis parti. Y a un bug, là.
14H
Je ne suis pas un très grand fan de Star Wars, surtout quand on sait que je n’ai vu les films qu’une unique fois y a plus de dix ans. Par contre, les blagues à la cons et les memes, je connais. Appréciez le mix des deux quand je fais une demande de dédicace débile :
Tetho, t’es qu’un sale copieur !
L’auteur de Yod@blog, étonnamment n’est pas un grand fan non plus. Ses « gribouillis », comme il les appelle, il les postaient au départ juste parce qu’un ami le lui avait demandé et ça a donné un des blogs BD les plus fandards. Pendant le Festiblog, il vous disait même qu’un dessin Star Wars n’était pas obligatoire et qu’on pouvait lui demander ce qu’on voulait, l’une des premières requêtes ayant été… « un truc aquatique ». C’est VACHEMENT PRÉCIS ! Je plains les blogueurs BD dans ces moments-là.
14H10
Kek ! Me voilà ! Oui, c’est moi au bout de la queue !
Mouarf, une bonne heure de queue en perspective et surtout beaucoup de Puyo Puyo.
15H15 Kek est une de mes idoles en terme de jeux flash. Je perds ma vie sur ce genre de jeux vu le condensé de concepts qu’on y trouve et celui de Kek c’est que ses jeux doivent être chiant. Mais chiant comme dans É-NER-VANT. Au bout de dix-quinze minutes de jeu, tu n’as qu’une envie, c’est de planter un couteau dans ton écran en plein dans la bannière du blog. Celui-ci, en dehors des jeux, est en plus très agréable à lire, le style des histoires de Boulet mais avec un trait plus simple. Bon, allez, je sais, vous en avez déjà marre de lire :
Je veux le tester !
Pas vraiment le temps de discutailler avec Kek, mis à part pour apprendre que son blog, dont je n’avais jamais fait attention à l’URL, s’appelait zanorg (à lire à l’envers). Y avait la queue derrière et il fallait aussi attendre pour la plus grosse file du festival…
15H30
… Margaux Motin !
Oui, ce n’était pas Maliki (qui prend maintenant du temps pour faire de superbes dédicaces), ni Boulet (qui n’en faisait pas cette année), mais Margaux Motin qui s’est retrouvée avec une file d’une soixantaine de personnes pour une séance de 3H. Il y en avait quarante devant moi, alors que j’avais une demie-heure d’avance. Vidberg, que j’estime avoir à la louche la même renommée, avec un quart d’heure d’avance, j’étais premier. Là, je suis dans une énorme file dont le nombre d’éléments masculins se compte sur les doigts d’une main. Pas vraiment étonnant vu de quoi traite le blog. Je vous laisse apprécier, mais attention, y a des blagues bien crues et propres à la gente féminine. Me demandez pas pourquoi j’aime ce blog.
16H
Évaluation des orgas, je devrais être le dernier à passer.
18H
Il fait froid, il pleut, la file avance à peine. Mes voisines sont assez gentilles pour me prêter un parapluie (c’est moi qui le porte, faut pas exagérer) et la discussion est très agréable, mis à part une remarque sur les « privilèges » des femmes enceintes qui m’a fait rire bien jaune… Mais je m’égare. Nouvelle évaluation : je suis dix personnes après le dernier. Génial. Abandon immédiat, au revoir mesdemoiselles et dames, je m’en vais vers d’autres tentes, à savoir tout d’abord celle de Marion Montaigne.
18H30
Je suis censé être le dernier à passer et elle me fait le dessin du personnage principal de son blog en train de soulever la Terre avec un simple levier.
Les fans auront reconnu Archimède dans « Il était une fois les découvreurs ».
J’ai particulièrement aimé quand elle m’a demandé « C’est tout ? ». Un ami avant moi lui avait carrément demandé de faire un décor de laboratoire…
Pour ceux qui ne la connaissent pas, elle tient l’excellent blog « Tu mourras moins bête mais tu mourras quand même », un blog qui traite de façon humoristique certains faits scientifiques voire divers voire les deux (mais souvent les premiers).
18H45
J’arrive devant la tente de Stan Silas, le créateur de mon personnage préféré sur 30joursdebd : Sylvaine. Il officiait alors sous le pseudo de Sansanx. Il est tard et il semble refuser de faire d’autres dédicaces après celle qu’il dessine alors. Sauf que… JE LA VEUX MA SYLVAINE !
Bon, qui ne tente rien n’a rien, j’essaie la technique de la prise par les sentiments : « Ah non, c’est la dernière dédicace. -Même pour une petite Sylvaine ?(avec les yeux du chat potté) -Ah ! Il connaît, j’suis obligé de lui faire ! -(intérieurement)YES ! Stan, je t’adore ! ». Au passage, à côté de moi se trouvait l’unique personne à avoir eu un dessin de la part de Kenji Kodama, en lui demandant alors qu’il refusait d’en faire : « Même pour un Lupin ? ». *hum* *hum*
Bon, n’en demandons pas trop quand même, c’était super gentil à lui de me faire quelque chose si tard (on est à 5 minutes de la fin du festival). Il me rush donc une Sylvaine. Enfin, rusher est un grand mot puisque je la trouve personnellement vraiment très bien :
Vous l’adopteriez, hein ?
À vrai dire, s’il y avait eu le temps, je lui aurait demandé Norman et Sylvaine sur le même dessin, mais ce sera pour une prochaine fois puisqu’il m’a dit que soit il me finirait ce dessin, soit il m’en ferait un autre. Au fait, c’était vraiment super de converser avec lui et d’autres visiteurs qui étaient restés. Comme disaient d’autres blogueurs, c’est surtout en fin de journée qu’on a le temps de parler tranquillement, quand l’agitation est passée.
Dernière chose sur Stan Silas, quand même : allez voir son blog, y a parfois du bon humour noir avec des gosses. J’adore.
Objectifs remplis : Kek, Marion Montaigne, monsieur le chien, Saboten, Stan Silas, Yod@
Échec : Margaux Motin
BILAN FINAL
Le problème, quand on fait sa première chasse aux dédicaces dans un nouveau domaine (c’est pas la première fois que j’en fais, non plus), c’est qu’il y en a trop qu’on veut. Mes objectifs étaient assez grands et j’ai dû faire quelques sacrifices : aucune master class de vue, pas le temps de chercher ceux et celles qui faisaient des dédicaces sauvages…
L’ambiance du festival est l’une des meilleures que j’ai pu voir. Patienter avec d’autres fans faisait la moitié de l’évènement et grâce à ça, mes 17 heures d’attente ont été très agréables malgré le froid et la pluie. Je n’ai pas pu avoir tout ce que je voulais, mais c’est pas grave, sans ce retard pour Yod@, je n’aurait pas pu rencontrer Marion Montaigne et Stan Silas, tous deux extrêmement sympathiques, au point de me sentir coupable d’être allé les voir en derniers.
Merci donc, à toutes les personnes que j’ai rencontrées ce week-end, blogueurs et visteurs, ce fut une première expérience excellente.
Pour les lecteurs qui n’en avaient rien à foutre des blogs BD, j’espère que cette liste d’auteurs vous donnera envie d’en suivre au moins quelques uns. Les présentations étaient succinctes mais comme je ne compte pas refaire d’articles sur le sujet, j’ai préféré en mettre un maximum ici. Pour les autres, je ne souhaite que de les avoir fait baver devant ces dédicaces, vous pouvez me haïr de m’en vanter (fallait bien justifier le titre de l’article).
Sur ce, je vous laisse prendre les paris sur la date de mon prochain billet. À plus !
PS : oui, j’avais pas de meilleur appareil photo sous la main et flemme d’éditer les images.
Reprenons ce qui a été dit en 4 lettres en ce qui concerne la Lovin’ : FAIL. Toutefois, ce n’est pas le même genre de fail, la nature même d’Alchimies étant bien différente de celle de la Lovin’. Les différences ? Je ne compte pas toutes les souligner, je serais bien mal placé, moi qui n’ai pas été à la Lovin’. Je peux néanmoins parler d’Alchimies et des diverses choses qui ont contribué à ses échecs, en espérant que cela serve peut-être à des projets du même type et de la même envergure.
Je ne vous ferai pas de rappel de ce qu’était cet évènement, il y a le précédent article pour cela. En ce qui concerne tout ce qui s’est passé en coulisse, je ne pourrai pas non plus tout vous dire pour plusieurs raisons : d’une, je ne fais plus partie des principaux responsables pour les raisons exposées au début du précédent article et je ne suis donc pas au courant de tout puisqu’à un certain point, c’est plus mes oignons surtout que zèle et journalisme ne font pas partie de mes particularités, de deux parce qu’il y a des choses qui ne nous concerne qu’en interne (l’état de nos finances, même s’il n’est pas aussi catastrophique que ce que pourraient laisser croire certains, c’est notre problème), de trois parce que… ben j’ai pas les capacités mémorielles d’Index… *tousse*. Mais je tenterai toutefois de faire quelque chose de complet et un minimum intéressant.
Ouiiiiii
Commençons tout d’abord par les résultats principaux, on les expliquera ensuite. Et en premier les mauvais. Le nombre de visiteurs était assez lamentable, merci à ceux qui sont venus. Nous pouvions en accueillir quelques milliers, à savoir 3000 sur les 2 jours, et nous en avons eu environ 10 fois moins. Notre objectif n’était pas, je vous rassure, de faire salle comble, nous aurions été assez embêtés vu qu’il nous manquait un peu de staff pour cela. Cependant, ce n’est pas avec ces maigres 300 visiteurs que nous avons pu rentrer dans nos frais, je crois que c’est une évidence. Tous les autres gros mauvais points découlent de celui-là : bouffe en trop, exposants, animateurs et invités déçus (à diverses échelles)… Je crois bien que la seule chose négative à retenir soit celle-là.
Les bonnes maintenant : ceux qui sont venus étaient dans l’ensemble satisfaits, du moins pour la plupart. Je parle ici à la fois des visiteurs et des exposants. C’est quelque chose qui s’est particulièrement vu dans la partie activités JdR/Magic/Go/Mahjong/Jeux de plateaux. Ce qui y était proposé a pu combler les attentes des visiteurs (moins des organisateurs vu qu’il y avait trop de MJ pour le nombre de joueurs). Les exposants, animateurs et invités étaient d’après eux contents de l’encadrement qu’on leur a offert, probablement l’un des meilleurs qu’ils aient eus, surtout qu’on avait beaucoup plus de temps à leur consacrer. On a pu créer des liens avec diverses associations, fanzines et clubs, ce qui permettra d’organiser d’autres choses avec eux plus facilement qu’avant Alchimies où peu d’entre nous se connaissait.
Cellules Grises, alias Album
Maintenant, remontons la chaîne des évènements pour passer à ce qui intéresse beaucoup de gens : les causes. Celles concernant le nombre de visiteur sont diverses mais la principale est la communication. Comme pour la Lovin’ dont le site est resté désespérément vide jusqu’à un moins et demi avant le jour J, pour Alchimies, c’était le calme plat jusqu’à un mois avant. La conséquence fut la même dans les deux cas, on a pu le constater. Pourquoi n’avons-nous pas commencé avant ? Tout d’abord parce que comme l’Épitanime, nous dépendions d’un établissement scolaire dont nous devions obtenir l’accord pour mobiliser les locaux pendant un week-end entier. Premier évènement oblige, la confiance n’est pas forcément au rendez-vous et la rapidité légendaire de l’administratif a fait force de loi. Et quand on a enfin eu l’autorisation pour une date, Fairy de BulleJapon nous prévient gentiment que, oh surprise, y a des anciens de Manga Expo qui organisent quelque chose à la même date. Fuck et rebelote. L’autre facteur qui a retardé le début de la com’ était le manque de contenu. On a même eu de nouveaux animateurs et un nouvel invité dans la semaine précédant Alchimies (et soit dit en passant, ils furent de très bonnes surprises). Quand j’ai vu que rien n’avait commencé vers Janvier-Février, j’ai été personnellement vraiment découragé et pour moi, le projet était foutu. Mais d’autres ont œuvré pour finir de mettre ça en place et au final, même si ça a mené au résultat que l’on sait, j’en suis bien content et merci à ceux qui ont eu le courage de faire ce que j’avais laissé tomber.
Et qu’est-ce qui s’est passé lorsque la com’ a été lancée : plusieurs sites web ont été contactés, il y a eu des distributions de flyers et de l’affichage un peu partout dans les universités parisiennes. Et c’est là que se situe l’une des grosses faiblesses de la com’ puisqu’elle a été ciblée géographiquement sur Paris alors qu’il aurait été bien plus logique de se concentrer sur l’Essonne, ne serait-ce que les villes avoisinantes.
Des typiaks dans la salle jeu
Mais passons à la cause suivante pour les visiteurs : le lieu. On est loin. La zone 5 sur Paris, c’est loin, même si les cartes Imagin’R sont dézonées le week-end, ça reste une trotte en RER, le D qui plus est. Mais soit, cela pouvait aussi être un avantage puisqu’on attirait moins de public pré-ado kikoolol free-huggers. En parlant de ces derniers, je peux sans conteste l’annoncer : il n’y avait pas un seul free-hugger ! Hallelujah ! Dommage pour ceux qui se faisaient un sport de hurler taïaut à leur vue pour ensuite leur arracher les pancartes… Revenons à nos moutons. En plus de se situer à Perpettes-les-Olive-et-Tom, l’école est à 5-10 minutes à pied de la station la plus proche. Ça ne pose pas de problème pour l’Épita par exemple, vu qu’il est aisé de demander son chemin, voire de suivre la foule. Pour pallier à ça, il suffit de mettre des indications depuis la gare et le tour est joué. Heureusement, nous avions prévu un fléchage… que la mairie nous a refusé parce que cela risquait d’ameuter des personnes pas nettes qui voudraient profiter de ce rassemblement pour foutre le boxon. À quoi ça servait d’avoir engagé des vigils, dites-le-moi. Pour la petite anecdote, le dimanche, du staff qui était assigné à la sécurité a vu une voiture zigzaguer jusqu’à l’entrée le genre « on est où ? t’es sûr que l’entrée, c’était pas 50 Km plus tôt ? » et arrivée devant la grille le conducteur sort la tête pour demander si Alchimies c’était bien là. Un soupir de soulagement et de délivrance semble être la seule chose appropriée pour décrire sa réaction lorsqu’on lui a répondu oui.
Dernière raison pour le vide humain : le week-end de 4 jours. Certes, ça nous a permis de tout organiser dans les temps pour les diurnes (je reviendrai par la suite sur la nocturne), mais comme tout le monde avait déjà prévu son week-end avant qu’on commence à faire parler de nous… Enfin voilà, ça a fait un peu mal. Bon, au moins, maintenant, on a l’expérience pour faire ça, ça ne peut plus nous prendre 2 jours pour préparer le terrain d’un évènement de cette ampleur.
En guest star surprise : Rox ! (je sors)
Venons-en maintenant à un autre fail important, même si dans une mesure bien moindre que l’échec dont je parle depuis au moins trois paragraphes : la nocturne. Si les diurnes se sont très bien passées au final, la nocturne a quant à elle extrêmement mal démarré puisqu’elle a commencé avec une heure et demie de retard. S’il y avait bien une chose qui n’a pas été préparée assez à l’avance dans nos plannings, c’est bien l’ensemble de la nocturne puisque c’était limite une carte blanche pour un peu tout le monde. BJ s’occupait du stand karaoke et activités, quatre tables de JdR se sont formées, Asian Efrei a, heureusement, mis en place des jeux musicaux (ce n’était pas prévu à la base mais au moins, ça a permis à plusieurs de passer la nuit dessus) et des visiteurs se sont posés sur des jeux de plateaux.
On l’aura compris, une fois lancée, la nocturne n’était pas désagréable… Jusqu’à l’instant fatidique : le moment de faire dormir les gens. Parce qu’on savait qu’au vu du peu de staff qu’on avait pour préparer tout ça (le nombre de chaises/tables/serre-files que certains ont déplacés se compte en tonnes), il n’y aurait pas assez de monde pour gérer la nocturne jusqu’à la fin. Nous avons donc fait prudemment nos faibles et avons prévu de mettre fin à la nocturne vers 3 heures du matin. À 3h, y a plus de train. Et prendre le noctilien, c’est hors de question, même si y en a un qui l’a fait. Oh joie, des matelas nous sont prêtés ! On va pouvoir réserver une salle pour faire dormir tout le monde. Et c’est là que la guillotine s’abat sur nos têtes : la salle qu’on avait prévue avait été fermée à clé pendant la nuit et on s’en est rendu compte vers 2h. Réunion de crise pour décider de ce qu’on devait faire dans l’heure qui suivait. On s’est boosté à l’adrenaline comme c’était pas permis. On a fini par mener une opération commando pour récupérer les matelas dans une salle où des fatigués s’étaient déjà couchés (apparemment, un staff leur aurait dit d’aller dormir là où on entreposait les matelas… mauvaise idée). Effraction en catimini, chaîne pour faire passer les dizaines de matelas, explication aux quelques uns qui se réveillaient pour nous voir entrer comme des voleurs, et le tour était joué. Nous avons quand même pu finir de tout installer vers 3h30 et les gens ont pu dormir dans la salle de concert.
D’ailleurs, en parlant du fait qu’on ait mis un terme à la nocturne, même si c’était prévu il y en a apparemment qui étaient déçus. Désolé pour eux, il aurait été vraiment difficile de maintenir une organisation correcte du festival dans l’état où était la quasi-totalité du staff.
Juste avant le concert de Bernard Minet. C'est là qu'ont dormi les noctinautes
On a passé en revue la nocturne ? Au tour des diurnes ! Commençons par les gros évènements. Le concert de Bernard Minet s’est apparemment très bien passé et tout le monde était content. Eh oui, « apparemment » car je n’y étais pas. Je n’ai pas tout fait pour y être, même si j’aurais aimé, mais il y avait à ce moment-là d’autres postes à tenir et tout le monde ne pouvait pas se permettre de prendre une pause. Bon, j’ai quand même eu mon T-shirt dédicacé par le dieu de la VF, c’était un minimum. D’ailleurs en ce qui concerne la séance de dédicace : pas de ticket pour en avoir, on pouvait prendre une photo avec lui et tout le monde a eu son autographe. Il a d’ailleurs été super sympa avec le public venu faire la queue pour sa signature. On voyait vraiment que c’était lui la plus grosse attraction de ce week-end. Et c’est bien dommage.
Pourquoi je dis ça ? C’est pour le concert du deuxième jour, à savoir celui de Dorémi. Dorémi est une assoce géniale avec des membres qui savent mettre l’ambiance et avec lesquels j’ai vraiment pris du plaisir à discuter dès que j’en avais l’occasion. S’il y a une chose que j’aurais à leur reprocher mais alors une seule, pour moi qui ai grandi avec une Megadrive et une GameGear, c’est qu’il n’ont pas interprété de musiques de SEGA à la dernière Épitanime alors qu’il y avait un gros logo de l’éditeur japonais derrière eux. </fanboi>
Et pourtant, malgré leurs qualités, ils sont beaucoup moins connus que Bernard Minet (on le comprendra). Résultat : un nombre de personne dans son public pitoyable. Je crois que tous les staffs qui étaient venus assister à leur concert dimanche se sont sentis mal pour eux. En tout cas c’était le cas pour moi… au début. Comme je vous le disais, c’est une assoce excellente et je ne sais pas comment ils ont réussi mais après 2 chansons, j’étais vraiment devenu un spectateur qui en avait rien à foutre du fait que la salle fût quasiment vide. Je dois leur dire une chose : j’ai vraiment du respect pour le courage et le professionalisme dont ils ont fait preuve à ce moment-là. Et l’ambiance qu’ils avaient mise m’a fait oublier le reste. Autant le début était limite douloureux, autant, toute la suite du concert fut pour moi le meilleur moment de ces deux jours. Merci.
Dorémi, des gens bien !
Pour les reste des activités, l’ensemble des animateurs a assuré : le JdR avait trop de MJ donc tout le monde pouvait en faire, les drafts Magic se sont très bien passés et de même pour les jeux de plateaux, go et mahjong compris. BJ a parfaitement fait son boulot pour les jeux mais apparemment passait un peu trop de mainstream pendant les kara. Épitanime a assuré les autres créneaux de kara, avec parfois des trucs bien obscurs de la Toyunda (merci le shuffle) mais du reste, c’était à la demande, donc toutes les personnes présentes ont pu chanter ce qu’elles aimaient. Nintendo 24:7 a pu organiser son tournoi Wii malgré un petit problème de compatibilité d’I/O vidéo qui a créé un sacré retard pour la finale. Asian EFREI aurait pu en faire autant, c’est un peu dommage mais bon, c’est pas trop grave, surtout que c’était l’assoce vers laquelle je me tournais pendant mes pauses. Je ne vais pas mentionner tout le monde, ce billet part déjà dans le « trop long ; pas lu ». Il y avait toutefois deux choses pour lesquelles les visiteurs semblent ne pas avoir prêté attention : Manga Café et EvryOne. Alors effectivement, Manga Café vendait des manga et des goodies (dont quelques visiteurs m’auront fait remarquer le caractère un peu douteux) mais proposait de la lecture gratuite… derrière le stand. C’est pas très engageant et au final, quasiment personne n’est venu lire. Pour EvryOne, radio étudiante de l’INT, le problème était qu’il aurait été plus facile de les faire remarquer en les foutant en plein milieu de la grande salle, mais les câbles électriques dans le chemin des visiteurs, c’est pas glop. Malgré tout, il semblerait que quelques uns les aient écoutés malgré leur emplacement marginalisé (je les entendais dire que des gens gagnaient leurs concours xD).
Ah, et n’oublions pas les cosplayers qui ont eu droit à leurs défilés libres et à unpetit coin vraiment chouette pour leurs photos… un endroit avec une butte, des arbres et de la verdure… Argh ! Des sauvages de l’extérieur ! *hum* *hum* Pardonnez-moi, des restes de réflexes hikikomoristes. Enfin, passons ; de ce qu’on a eu comme retours, les cosplayers se sont vraiment bien amusés. D’ailleurs, ils ont fait partie des extérieurs qui ont fait le plus de pub.
Du go ? Du mahjong ? J'aurais dû m'occuper de la salle du bas
Avant de passer à la suite, je dois vous préciser quel était mon poste principal samedi (dimanche a eu droit à une belle réorganisation mais je vous en parlerai après) : je m’occupais de l’amphi des projections. C’était le même amphi utilisé pendant les séances de karaoke et pour le concert de Dorémi le samedi, concert auquel je n’étais pas puisque j’étais assigné à la consigne où d’une les visiteurs pouvaient déposer leurs affaires, de deux où je me suis ennuyé ferme pendant deux heures, la fatigue l’ayant emporté. L’amphi de projection eut son lot de fails dont je vais vous faire part en détail, puisqu’après tout, c’est là que je suis le plus resté.
Premier fail : les enceintes. Pardon à Épitanime pour ces horreurs qu’on vous a fait subir au début, c’était pas humain. Heureusement, elles ont été remplacées par quelque chose de bien plus décent en cours de karaoke.
Deuxième fail : les gens, vous êtes où ? Eh bien, pas en amphi. La salle de proj’ était, surtout pendant les proj’, désespérément vide. Il y avait 2 exceptions : le concert et les karaoke. Le reste du temps, la population en amphi oscillait entre 1 et 5 personnes, staff compris. Les raisons sont simples. Le nombre total de visiteurs encore une fois fut la cause principale. Ce qu’on projetait aussi, mais ça, c’est le…
Non, EvryOne n'est pas un jeu de mot pourri surtout comparé à EvryWare
Troisième fail : à savoir Aria the Origination (entre ceux qui ne veulent pas voir la 3ème saison maintenant et ceux qui n’aiment pas le genre, il ne reste plus grand monde), Chiko (le titre ne parlait à personne) et Suzumiya (trop de gens l’ont déjà vu). Dans le dernier cas d’ailleurs, on a eu l’une des plus belles projections du week-end, et je vous assure que je n’étais absolument pas au courant avant de passer en amphi : un épisode en VF, parce que les sous-titres du DVD ne passaient pas sur le PC utilisé alors. À ce propos, je ne sais pas comment sont fait les DVD de Kazé, mais pour que sur 4 PC, 2 ne lisent pas les sous-titres et 1 ne lise même pas le DVD, ça fait un peu peur. Au final, seul le mien fonctionnait correctement et il n’était alors même pas âgé de 2 semaines. Alors je vous rassure, ce n’étaient pas des DVD pour le commerce, l’un d’eux n’ayant même pas d’image imprimée dessus. Morale de l’histoire : utiliser le pc qui a fonctionné lors des tests (parce que les DVD ont été effectivement testés). Et en plus des proj’ Kazé, il y avait aussi les proj d’AMV. Alors, personnellement, j’aime beaucoup mater des AMV. Je ne les engloutis pas comme je le fais avec les manga et anime, mais ça reste plaisant à voir. Toutefois, comme la très grande majorité des gens, je préfère les karaoke. Ça s’est même vu par rapport aux proj’ Kazé. Hors, le temps alloué aux AMV était à peu de choses près le même que celui pour les karaoke. Vous voyez où je veux en venir : les AMV, c’est bien, mais le public plébiscite les karaoke donc il aurait mieux valu mettre moins d’AMV et plus de karaoke. Bon, j’éviterai de m’attarder plus longtemps dessus, après, on va croire que j’en veux à AMV France, ce qui est loin d’être le cas.
Jack Sparrow s'essaie à Alien
Allez, fini de parler du contenu, on va finir en revenant sur le contenant. Question organisation, qu’a-t-on fait pendant la convention ? Tout d’abord, il y a eu répartition selon des créneaux horaires et les fonctions à remplir. Il y avait donc à assurer : la sécurité, la restauration, la consigne, l’accueil, les ventes, l’information, la manutention, et la gestion des activités. Je crois que je n’oublie rien d’important. Pour tout ce qui était soin, c’était la Croix Rouge qui s’en occupait et le seul problème qu’on a eu à ce niveau, c’est quand une personne du staff a fait malaise parce qu’elle était malade. Ce samedi, à peu près un tiers du staff a tenu son poste parce qu’ils avaient quelque chose à faire. D’autres n’avaient rien (je pense à la quasi-totalité de la manutention, censée apporter chaises et tables en cas de besoin). On a fait fonctionner ça une diurne. C’était bien trop rigide.
L’organisation a été complètement chamboullée et finalement, beaucoup de postes se sont vus attribuer en fonction des besoins et des disponibilités. Ce fut d’ailleurs vraiment nécessaire vu qu’on a commencé à ranger le dimanche matin-même. Peut-être que c’est quelque chose que nous n’aurions pas du tout pu faire si nous avions eu le nombre de visiteur escompté. Nous avons cependant compris que nous fonctionnions mieux avec quelques respos sédentaires (type celui qui gère les proj’ parce que c’est SON PC) et le reste du staff mobile au possible avec 2-3 personnes pour gérer cette ressource. C’était tout con mais ne pas avoir à se souvenir de tout son programme de la journée et n’avoir que deux objectifs, faire ce qu’on lui a demandé et revenir à la régie dès que c’est le cas, c’est bien plus simple pour un staff. Alors oui, ça peut mener à faire des tâches ingrates comme garder la consigne, ce qui est d’un chiant quand vous êtes seul et sans Internet parce que l’antenne qui est dans un coin de la pièce ne fonctionne pas à courte portée, ou encore faire de la sécurité. Mais c’est la le boulot de la régie de répartir correctement et d’écouter les staffs qui demandent leur pause après une nuit blanche. Et de ce point de vue, elle a été très efficace. En plus, la personne qui a géré ça a été rodée pendant le rush nocturne dont je vous parlais précédemment donc tout a été comme sur des roulettes.
Je crois que je n’ai pas grand chose à ajouter de ce point de vue-là. Comme un peu partout et inévitablement, il y a quelques problèmes internes et personnels mais je serais en tort de les exposer.
Résumons donc la convention, et là, je retranscrirai les retours qu’on a eu.
Côté visiteurs, les mauvais points :
- c’est loin
on se sent seuls
un meilleur fléchage pour venir à la convention aurait été souhaitable
pendant les périodes d’examens, c’est pas facile d’organiser ce genre d’excursion
le riz est dégueulasse
le macdo le plus proche est à 20 minutes
dormir pendant une nocturne ? WTF ?
l’affiche est laide
et les bons :
plein d’activités
la bouffe pas chère (JapEx, si tu me lis)
l’organisation au poil
Bernard Minet
des assoces vraiment sympas
ça détend pendant les périodes d’examens (un peu contradictoire mais c’est ce qui est ressorti)
les cosplayers se sont bien fait plaisir
on reviendra si vous remettez ça
Côté exposants, du pas bien :
ils sont où les clients ? – Album et Manga Café
ils sont où les joueurs ? – Maîtres de jeux de rôles
ils sont où les fans ? – Dorémi (moi ! je suis là !)
elle est où ma loge ? – Bernard Minet (il ne le savait pas mais ce qu’on avait prévu pour lui avait été dégueulassé à mort la veille des préparatifs par une bande de connards. On lui a trouvé autre chose heureusement)
ils sont où les visiteurs ? (à peu près tout le monde)
le riz est dégueulasse
et du meilleur :
staff serviable et efficace (on leur apportait quand même la bouffe à leur stand s’ils voulaient et elle était gratuite)
bonne ambiance
on reviendra si vous remettez ça
Côté orga, les bas :
Ouin, ils sont où les gens ! T_T (je me répète ?)
les resquilleurs de l’INT, vous faites chier
le riz est dégueulasse
et les hauts :
on s’est vraiment amusés
les exposants étaient très sympas (et compréhensifs)
on remet ça ?
…
Quid du dernier point. Est-ce qu’on remet ça ? Nous aimerions, c’était vraiment fun et on sait comment ne pas réitérer l’erreur majeure. Les autres problèmes seront aussi résolus dans la mesure du possible. Le bilan de cette première édition est moins alarmiste que ce que laissait penser le tout début de l’article et donc, on envisage faire une deuxième édition qui j’espère rendra les mêmes bonnes impressions à tous ceux qui y seront. Sur ce, je vous laisse, j’ai une excursion à l’Épita à préparer.
Quoi ? On me dit qu’il faut que je blog là-dessus ? Euh, on me dit que j’aurais dû le faire depuis bien plus longtemps en fait… :p
(Cet article est placé sous le signe de la pub)
Certains ont peut-être vu cette news sur le site d’animint ou sur d’autres forums tels celui d’Animeka, une petite convention s’est préparée depuis quelques temps sur la région parisienne. Encore une, oui, je sais. Surtout qu’elle a lieu dans un peu moins de deux semaines, le week-end du 15 au 16 Mai. Pourquoi j’en parle ? Tout simplement parce que ça se passe à côté de chez moi et que je fais partie de l’orga. J’étais censé faire plus que… le très peu de boulot que j’ai fourni mais pour diverses raisons (5% d’éparpillement, 10% de fin de dernière année, 85% de procrastination), j’ai été d’une inutilité remarquable. Essayons donc au moins d’amener quelques visiteurs de plus, même s’il est tard pour cela, mais après ce qui semble avoir été un ratage à Lovin’Japan, il y a bien des chances que cette convention plaise aux déçus.
Petite présentation tout d’abord : Alchimies est une convention particulière parmi celles que nous fréquentons en cela qu’elle ne s’axe pas uniquement autour de la culture japonaise. En effet, tout ce qui touche à l’imaginaire y est à l’honneur, enfin, plus particulièrement la fantasy, les jeux de plateaux et surtout les jeux de rôles. Donc bien sûr, vous aurez votre dose de manga et d’anime, sinon, il n’y aurait pas eu lieu d’en parler sur les sites précités. Autre points à souligner, tout comme l’Epitanime (allez à leur convention, aussi !), c’est une convention créée par des étudiants et qui a lieu dans les locaux d’une école : celle qui s’appelait anciennement l’INT management et qui s’est séparée en deux écoles (dans les mêmes bâtiments toujours), à savoir TSP et TEM. C’est à Évry, donc oui, je sais, c’est loin. Mais au moins, c’est en ligne directe depuis Châtelet et Gare de Lyon sur la ligne D, la station étant celle du Bras de Fer. Ne vous inquiétez pas, tout sera indiqué.
Des activités, il y en a. Et on en proposera un bon nombre : jeux vidéos avec l’assoce Nintendo 24:7, animation et jeux musicaux avec Asian Efrei, animations avec BulleJapon, jeux de rôles avec divers maîtres de jeux (dont certains de mon école) c’est-à-dire une vingtaine je crois en comptant ceux disponibles directement sur les stands, jeux de plateaux et de stratégies, cosplay, concert de Bernard Minet… Oui, on ne ramène pas un modeste invité comme Yoshitoshi Abe ou Kazuki Akane ( :V ), mais un invité bien de chez nous, consommateurs de moisissures. Vous aurez donc droit à un concert du dieu des VF et une séance de dédicaces ! ;) AMV France aussi sera là aussi et un stand Manga Café sera mis à votre disposition. En plus de ça, Fan2Fantasy, un fanzine, fera quelques activités dont un concours de dessins. Et on aura des proj’ Kaze en plus de tout ça !
Et… Et…
… J’oublie quelqu’un ? Ah oui ! Y aura aussi l’Épita, qui feront leurs activités habituelles à base de karaoke, blindtests et quelques stands « insolites ». J’espère qu’ils nous ressortiront le « karaoke pour un champion », c’était vraiment fun (même si je ne pourrai pas y participer).
Pour ceux qui resteront à la nocturne, sachez qu’elle se termine à 3-4h du mat’. Y a pas de train ? C’est pas grave, on a prévu un dortoir ! Autre chose, à partir d’une heure du mat’, je serai chargé de prendre la relève des animations, BulleJapon partant dormir tel des larves. (oui, j’aime bien les charrier)
Maintenant, ce qui intéresse beaucoup de gens en cette période avec beaucoup de conventions : le prix. <vendeur>Il est bas. 6€50 pour la journée, 10€ pour les deux jours, 2€ pour la nocturne. Avouez que c’est plutôt attractif. On peut en acheter sur le réseau de la FNAC ou sur place.</vendeur>
Pour venir, la voiture ou le RER est conseillé (voire indispensable). À pied depuis le RER, vous en avez pour 5 minutes et il y a un parking de 300 places qui sera ouvert.
Vous l’aurez deviné : le public visé sera en moyenne estudiantin et plus âgé, les thèmes et la distance (Évry Bras de fer, zone 5) aidant. Je doute qu’on se retrouve avec une horde de free-FFenrilhuggers prépubères.
Donc oui, c’est pas la porte à côté mais en ce long WE où vos amis auront été kidnappés par leur famille pour partir skiier à Toulouse (si c’est pas le cas, amenez-les ! :D), on vous propose de passer deux jours et une nuit dans une bonne ambiance, avec des activités vraiment sympas dans une convention qui n’est pas surpeuplée comme peuvent l’être d’autres.
Alors, rendez-vous la semaine prochaine et n’hésitez pas à en parler autour de vous et à rameuter du monde d’ici-là !
Décidément, c’est la mode des anime au titre aguicheur sur ce blog. Pourquoi, d’ailleurs ? Simplement que celui dont je vais vous parler m’a été recommandé (j’avais tout de même de gros doutes avant de le voir) et qu’après Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, je me suis dit qu’enchaîner sur Lingerie Senshi Papillon Rose ne pouvait être qu’une bonne idée. Me trompais-je ? Oui et non. J’avais une certaine appréhension en voyant le générique. On aurait dit celui d’un anime ecchi insipide à la qualité de réalisation passable, et encore, je m’imaginais déjà que tout le budget avait fini dans l’opening. Enfin, je vous laisse vous faire une opinion là-dessus :
Petit résumé de l’histoire : Tsubomi, employée dans un bar à hôtesses, et peut-être étudiante (on la voit en seifuku mais c’est à peu près le seul indice), tombe sur un chat qui parle alors qu’elle venait de sortir d’un love hotel où son partenaire d’un soir était parti discrètement, la laissant galamment payer la chambre. Le chat lui dit qu’elle est la légendaire guerrière Papillon Rose et qu’elle doit combattre un groupe de vilains nommé Dynasty.
Et puis c’est tout. À part ça et un combat, on n’a rien. Juste une OAV de 25 minutes. Ajoutons à cela que les graphismes sont à peine potables, que l’animation est a une qualité en dents de scie, allant de vraiment pas mal à digne d’un hentai, et que le jeu des seiyû est relativement mauvais. J’ai pris autant de plaisir à regarder cette OAV que pour le peu que j’ai vu Queen’s Blade… Hé, mais attendez ! J’ai aimé Queen’s Blade !
Et oui, Papillon Rose, ce n’est rien de moins qu’un Queen’s Blade avant l’heure. La preuve en image :
Si c’est pas flagrant, ça ? En fait, j’ai trouvé ça encore mieux que Queen’s Blade. Les dialogues sont volontairement ridicules au possibles, l’action l’est tout autant et le côté parodique de Sailor Moon et Cutie Honey fut la cerise sur le gâteau. Constatez par vous-même : là où d’autres mahô shôjo se battent avec des sceptres, des diadèmes, des épées ou même avec leurs poings, Papillon Rose a pour arme principale un… vibromasseur. Je ne parle même pas des ennemis avec des seins éjectant du lait inflammable sous pression ou des missiles. Quant aux dialogues, ils sont dignes de Rapeman, tout particulièrement les formules magiques de la transformation (un véritable régal, celle-là) et des attaques.
Quand on pense qu’à la base, tout ça n’était qu’une petite blague par un cercle de dôjin (ECHIGOYA) qui avait posté sur son site des dessins parodiques de Sailor Moon. Ça a tellement plu que le studio Pink Company a décidé de faire cette blague à une plus grande échelle et ils ont réussi : on leur demandait un anime de série Z, on l’a eu.
Alors certes, ce titre ne conviendra pas à tout le monde. Entre ceux qui ne regardent pas ou n’aiment pas les anime de mahô shôjo et ceux qui prennent ce genre au sérieux (pour ne pas dire qu’ils se sont la perche de compétition dans le rectum), le public se réduit grandement. Ah, et même en ce qui concerne les mahô shôjo, ne rien connaître de Sailor Moon ou Cutie Honey est assez handicapant, mais avoir vu quelques épisodes de chacun suffit, voire même juste l’un des génériques pour le deuxième titre.
Pour ceux qui auront été tout autant enthousiasmés que moi par cet épisode pilote qui n’a jamais connu de suite immédiate, sachez qu’en Mars dernier, Maiden Japan a annoncé que l’OAV allait être distribué aux États-Unis avec la série TV de 6 épisodes dont les évènements se passent un an après Dynasty. Petit avant-goût : ce qu’il restait de Dynasty a rejoint le groupe Geldam opur former Gel Dynasty. Ensemble, ils vont tenter d’éradiquer les hôtesses de bar de l’industrie du sexe avec des maladies vénériennes pour les remplacer par des travestis. Les Papillons (elles sont plusieurs maintenant) s’y opposeront mais ce ne sera pas sans mal car les travestis n’ayant pas de vagin, les vibromasseurs sont inefficaces… dixit l’auteur parce que nous avons tous pensé à une « solution de remplacement ».
Autant dire que j’attends le 8 Juin avec impatience.