Troisième et dernier billet de Noël pour la tortue (non, pas celle-là). Encore une fois, bonne lecture, celle-ci ne plaira pas aux fans « inconditionnels » de Steins;Gate.
Été 2010, dans le quartier d’Akihabara, Okabe Rintarô et son amie d’enfance, Mayuri Shiina, assistent à une conférence sur les machines à voyager dans le temps qui a lieu au Radio Kaikan (bâtiment existant réellement)… mais y découvrent aussi le corps Makise Kurisu, une jeune scientifique japonaise surdouée, baignant dans son sang. Encore sous le choc, Okabe envoie à son ami Daru, avec qui il élabore des gadgets aussi étranges qu’inutiles, un texto lui annonçant ce à quoi il vient d’assister. Un étrange phénomène s’ensuit, et Okabe tombe par hasard sur Kurisu… encore en vie et qui ne semble n’avoir aucun souvenir de ce qui vient de se passer. De fait, personne à part Okabe ne se rappelle de la mort de Kurisu. Il découvre par la suite que son texto a été reçu une semaine plus tôt par son ami et il fait rapidement le lien avec le micro-onde-phone, un gadget qu’ils viennent d’inventer et encore en phase de test.
Le crew Steins;Gate au grand complet. de Gauche à Droite : Daru, Makise, Ruka, Feyris, Suzu, Moeka, Mayuri et le grand Hooin Kyôma...euh, Okabe je veux dire
Il en conclut très vite qu’il peut envoyer des messages vers le passé, via ce micro-onde, au grand désarroi de Kurisu, à l’esprit scientifique cartésien. Ce petit monde va alors tenter différentes expériences pour analyser ce phénomène… Mais dans l’ombre, le SERN (homonyme du célèbre organisme franco-suisse) semble vouloir mettre un terme à leur découverte…
Ouf, et dire que je viens à peine de vous raconter les 2 premiers épisodes…
Adaptation du visual novel du même nom sorti en 2009 sur Xbox360, l’anime de Steins;Gate compte 24 épisodes et a été diffusé entre avril et septembre 2011. On retrouve huke, le créateur graphique de Black★Rock Shooter (Vocaloid), au chara-design : bien que j’apprécie son style pour les illustrations, je trouve qu’il ne convient pas du tout à l’animation car les traits sont trop simplistes, surtout au niveau des yeux, ce qui induit un manque d’expressions flagrants des personnages féminins… mais bon, on finit par s’habituer.
I am Mad Scientist, it's so coooooool...Son of a Bitch!
L’opening « Hacking to the Gate » est signé Kanako Itô (Phantom of the Inferno, Chäos;HEAd, etc.) et est vraiment sympathique, de même que l’ending de Yui Sakakibara. La série est animée par White Fox, studio assez jeune (2007) qui n’avait réalisé jusqu’à présent que Katanagatari et Tears to Tiara (2 anime que j’ai trouvés très moyen au niveau de la réalisation). L’anime a bénéficié d’une grosse campagne de promotion sur Akihabara, mais je ne saurais dire si cela vient de sa qualité intrinsèque ou de la localisation de l’intrigue…
Je ne peux guère en dire plus sans faire de gros spoilers, donc pour ceux qui veulent s’arrêter là, je peux déjà vous donner mon avis final. Je suis fan de science-fiction, et particulièrement de voyages temporels, donc je me sens plutôt concerné par ce genre d’anime. J’ai donc aimé le sujet abordé, mais je lui ai trouvé des défauts rédhibitoires qui m’interdisent de lui donner une note supérieure à 7/10 (et là normalement j’ai écris une grosse connerie, mais grâce au pouvoir du Steins;Gate, je retourne dans le passé et je l’efface – merci à Tetho pour sa remarque, à lire dans les commentaires). Je vous conseille donc de le voir si vous aimez ce genre de sujet, ou simplement pour que vous vous fassiez une opinion… C’est un bon anime certes, mais ce n’est pas une tuerie, loin de là (quand je vois pourtant sa note sur ANN)
Donc pour ceux qui veulent en savoir plus sur mon avis complet, c’est par là.
SPOILERS DROITS DESSOUS !!!
On peut résumer Steins;Gate en 3 parties : une première partie où l’on découvre les personnages (surtout féminins) ainsi que le processus du voyage dans le temps, une seconde où Okabe doit retourner dans le passé pour réparer les changements opérés dans la première partie et enfin une dernière partie qui conclut l’intrigue et boucle la boucle (quelle expression idiote…).
Le premier gros défaut c’est que j’ai eu l’impression de jouer à un visual novel : je découvre les personnages féminins en 1ère partie et je termine leur « route » en seconde. On a droit à chaque personnage féminin secondaire à la suite (Feyris, Ruka, Suzu et Moeka), on conclut leur intrigue et on passe à la suivante. D’un point de vue narratif, c’est d’un ennui… À chaque début d’épisode, on sait à peu près ce qu’il va se passer à cause de ça. Sérieusement, si j’avais voulu jouer au jeu, je l’aurais fait : je n’attends pas d’un anime de me faire penser à un jeu.
J’ai d’ailleurs trouvé les personnages invraisemblables et/ou très mal amenés. Je ne critique pas ici Okabe, même s’il est chiantissime lors de la première partie. Non, je parle encore ici des personnages féminins ! Par qui commencer ?
Makise Kurisu : une jeune surdouée américano-japonaise d’à peine 17 ans, ayant déjà publié un article dans le magazine « Science » (Graal de tous scientifiques, il faut donc imaginer l’exploit qu’elle a réalisé)… et qui est en plus une tsundere, qui s’y connaît en culture otaku et internet. On n’est pas loin des lolis-genius que je ne peux plus supporter à force d’en voir à toutes les sauces. Sérieusement, les créateurs avait-ils besoin d’en faire autant pour ce personnage ?
Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...
Mayuri Shiina : amie d’enfance d’Okabe, elle est au mieux une inadaptée sociale, au pire une trisomique 21 en puissance (et ce n’est pas une insulte) : elle a clairement un problème de communication, voir de compréhension de ce qui l’entoure. On a voulu créer un personnage ultra-moe et on se retrouve avec une fille de 17 ans avec le développement intellectuel d’une gamine de 8 ans. Pareil que pour Makise, avait-on besoin d’en faire autant ?
Feyris NyanNyan : … je crois que tout est dis avec son nom. Jeune fille ultra riche et excentrique, elle aurait créer l’Akiba otaku et ne parle que comme une nekomimi. Elle travaille d’ailleurs comme simple serveuse dans un maid café. Personnage pitoyable tellement elle est un fourre-tout scénaristique, et qui sert de Deus ex Machina (l’Akiba Otaku, l’IBN 5100, etc.)
Suzu Amane : faire d’elle la fille de Daru est une bonne idée (Bam – spoiler). Par contre, si on voulait cacher son origine de voyageuse temporelle, c’est raté : on devine dès le 3e épisode (elle apparaît au 2e) qu’elle vient du futur… révélation qui n’aura lieu qu’une dizaine d’épisodes plus tard… Le personnage est bon… juste TRÈS MAL amené.
Moeka Kiryû : bon, OK… Moeka est une NEET et elle devient une vraie dévote de la première personne qui lui donne sa chance, pourquoi pas. Mais bon, comme Mayuri, elle semble avoir un grave retard de développement émotionnel (on dirait Rei Ayanami d’Evangelion au niveau de l’expression). Je veux juste qu’on m’explique comment une fille comme elle se transforme en véritable tueuse à gage au sang froid, sachant parfaitement se battre, sur un simple coup de fil ? (avec tenue en cuir ultra classe en plus).
Je suis une Nekomimi naine (j'ai lu qu'elle ne faisait que 143cm).... et je possède Akiba ! MWHAHAHAHAHAHAHA !!
Les autres personnages ont eux aussi beaucoup d’invraisemblances, mais je me cantonne à celles-là car elles ont leur propres épisodes dédiés, et que clairement les créateurs ont voulu en faire trop, que ce soit pour développer le pathos ou simplement par pur délire.
Venons-en maintenant aux invraisemblances scénaristiques.
Le téléphone : élément central de l'histoire à bien des égards
Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé lors de la première boucle temporelle : Makise Kurisu est morte, et c’est en envoyant un texto relatant cet événement « Makise Kurisu a été poignardée » qu’Okabe entre dans cette boucle temporelle, où Makise n’est pas morte. J’aimerais de nouveau qu’on m’explique comment ce texto à pu empêcher le professeur Nakabichi de faire sa conférence (et donc de tuer sa fille – pan, en voilà du gros spoiler) alors même que personne à part Makise ne sait qui est son père. De même, Makise Kurisu nous démontre dès le 2e épisode qu’elle ne croît pas du tout dans les machines temporelles… mais on apprend vers la fin de la série qu’elle était sur le point de présenter à son père son propre modèle de machine temporelle. Elle aurait donc tout oublié en l’espace d’une semaine ?
Alors pourquoi toute cette haine me direz-vous ? Eh bien Steins;Gate m’a été vendu sur la qualité de son scénario : j’ai lu moult critiques, à la fois japonaises et mondiales (blogoshpère), louant sa vraisemblance et sa qualité scénaristique… J’en suis vraiment déçu. Bien sur, j’ai aimé l’histoire, et il y a des moments vraiment mémorables…. Hélas ce genre de sujets (voyages temporels) ne pardonne pas les facilités scénaristiques.
Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...
Plus sérieusement, Steins;Gate est actuellement l’objet d’un hype (il est sur le podium des meilleurs anime de tous les temps sur AnimeNewsNetwork et MyAnimeList – même si je sais que cette note va baisser avec le temps, mais quand même), et je ne pense pas que qu’il mérite ce succès. L’anime est intéressant, mais manque de punch (certainement dû à la réalisation ?), les persos sont trop colorés par rapport à l’atmosphère que veut donner l’anime, etc.
À voir donc, mais ne vous attendez pas à l’anime de l’année que l’on a pu vous vendre ces dernières semaines.
Dans un univers fantastique, une noble aux cheveux roses utilise ses pouvoirs magiques pour invoquer dans son monde notre héros, jeune homme normal vivant dans le japon moderne. Ensemble ils vont vivre diverses aventures, le tout dans une ambiance colorée et… euh, j’ai l’impression de faire le résumé de Zero no Tsukaima, là.
Il ne le sait pas encore, mais il vient de signer pour une série de merde
Bon, on recommence ce résumé de Dog Days (car c’est bien de cet anime que je vais parler) : Cinq Izumi est un jeune collégien anglo-japonais très centré sur le sport, et fan de Sasuke (jeu télévisuel de course d’obstacles, plus connu sous le nom de Ninja Warrior sous nos latitudes). Au matin des vacances du printemps (qui marque le changement d’année scolaire au Japon), notre héros se retrouve invoqué par la princesse du royaume de Biscotti, qui va de défaites en défaites face au royaume de Galette. Cinq sera donc le héros tant attendu qui permettra d’inverser le cours de la guerre…
Voici donc les blessés dans le monde de Flonyard... Bienvenue à "My Polly Pocket"
Bon, ce départ est très classique : un collégien du Japon moderne qui se trouve transporté dans un monde fantastique, Flonyard, où il va être appelé à changer le destin de celui-ci. Première Particularité de l’anime : le choix d’un monde fantastique peuplé de kemonomimi, même si contrairement à ce que pourrait nous indiquer le titre (Dog Days), on trouve aussi de la fille lapin, de la fille tigre, etc… Pourquoi pas après tout : quitte à faire un monde fantastique, autant montrer des différences avec le monde normal. Il est juste
étrange d’y trouver de véritables chiens, et personne ne s‘étonne du manque d’attribut animal de notre héros. Enfin… *soupir*
La princesse est une chienne... au sens premier du terme
Autre particularité : la guerre qui fait rage entre les deux royaumes est en fait un gigantesque jeu, sorte de parcours du combattant géant, qui sert plus à occuper et amuser les populations qu’à instituer un rapport de force. Concept rafraîchissant s’il en est (et qui comme par hasard, colle parfaitement avec la spécialisation sportive de notre héros), mais qui hélas est développée un peu n’importe comment. Les blessés se transforment en fait en sorte de boules-peluches… mais on n’en sait pas plus quant au pourquoi de cette
transformation et du retour à une apparence normale. De même, avec des guerres aussi normées et sans risque, on pourrait s‘attendre à une culture très centrée sur le sport ou l‘effort physique en général… et il n’en est rien.
Puella Magi Madoka ? Non, un des rares moments simili-sérieux de Dog Days
Produit par Aniplex (FMA:Brotherhood, Baccano!, Kamichu!, etc) et animé par Seven Arcs (Magical Girl Nanoha et Asura Cryin’ entre autres), les 13 épisodes de Dog Days furent diffusés durant le printemps 2011. On aurait pu s‘attendre à bien mieux de la part d’Aniplex, mais le résultat s’avère vraiment indigeste : scénario bâclé, univers sans queue (haha) ni tête, personnages vides, etc… Difficile d’énumérer tous les points négatifs tant l’anime est un gigantesque fourre-tout. On n’accroche pas du tout au scénario et on a même droit à 2 épisodes finaux sur le déchirement de Cinq à devoir retourner dans son monde… quand bien même l’anime ne fait que 13 épisodes et que l’on ne se soit pas du tout attaché aux personnages (en 13 épisodes pensez donc).
Allez Hop, un p'tit peu de fan service pour la route
Allez, seul point positif (il faut bien en trouver un), les noms des personnages : Leonmitchelli Galette des Rois (sisi), Yukikaze Panettone, Brioche d’Arquien, Ricotta Elmar (bon, dernier élan de rage : marre de la mode des lolis genius), Noir Vinocacao, Jaune Clafoutis, Vert Far Breton, etc… Tout ça donne faim, et contribue à l’ambiance bon enfant de l’univers.
Que d'oreilles mes amis !
En conclusion, un anime à ne voir sous aucun prétexte : ce n‘est pas avec une quarantaine de séries par an que l’on peut se permettre du temps à regarder de telles séries bâclées et surtout sans aucun intérêt aucun. À réserver donc aux fans inconditionnels de kemonomimi, mais je les préviens, qu’ils ne s’attendent même pas à du fan-service intéressant.
Ici Yuki. Je vous laisse avec le premier billet de Noël sur ce blog pour l’ami Gamera actuellement au pays du roux/blond à lunettes de soleil.
Venue des profondeurs de la mer, Ika Musume (littéralement : la fille calmar) va envahir la surface pour punir les hommes d’avoir pollué les océans. Son premier objectif sera la paillote de la famille Aizawa, qui lui servira de QG dans son plan de conquête du monde. Hélas tout ne se passe pas comme prévu, et elle se retrouve obligée de travailler à la paillote pour réparer des dégâts qu’elle vient de causer. S’ensuivent plusieurs tranches de vie impliquant divers personnages récurrents, avec généralement pour trame de fond Ika Musume qui découvre le monde des hommes…
Ika Musume, à l'assaut !!
Ika Musume fait partie de ces anime dont j’avais déjà lu partiellement le manga avant que ne sorte leur adaptation anime. Manga que j’avais peu apprécié par ailleurs, car pour 2-3 chapitres ça va, sinon je préfère passer mon temps sur d’autres séries. Généralement je m’inquiète quand je vois des manga aussi médiocres adaptés en anime… mais on peut aussi avoir de bonnes surprises (Baka to Test par exemple, dont le manga est juste infâme là où la série se débrouille vraiment bien), donc bon, qui vivra verra…
Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa
De son nom complet Shinryaku!! Ika Musume (que je traduirais par Envahissons !! La fille Calmar) est donc un anime qui se veut comique et dont je n’attendais pas grand chose. On est ici sur le thème récurrent de l’envahisseur alien, vivant chez l’habitant et soumis à lui (le meilleur exemple du genre reste l’excellent Keroro Gunsô). Mais ici, l’alien ne vient pas des profondeurs infinies de l’espace, mais bien de celles des océans, et il ne faudrait pas se laisser tromper par son apparence très humaine (beaucoup pensent d’ailleurs qu’elle n’est qu’une cosplayeuse). Les cheveux de notre héroïne calmaresque étant de fait des tentacules surpuissants (ils ressemblent beaucoup aux flèches de Medusa dans Soul Eater) et elle est capable de cracher de l’encre. Ce ne sont d’ailleurs pas ses seuls attributs céphalopodiens, et on apprendra au fil des épisodes qu’elle peut bouger les nageoires de son chapeau, qu’elle a une addiction à la crevette, qu’elle a une peur bleue des orques, qu’elle a un talent caché pour les mathématiques, etc…
Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête
Revenons-en à nos méduses (hahaha… bon ok, je sors). Ika Musume veut conquérir le monde des hommes mais hélas personne ne la prend au sérieux : Eiko Eizawa, responsable de la paillote sur la plage, la considère plus comme une nuisance qu’autre chose. Son petit frère Takeru la voit comme un compagnon de jeu, et Chizuru, l’aînée de la fratrie, est… euh, eh bien… disons qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Cette non-dangerosité de l’héroïne devient d’ailleurs un ressort comique tout au long de la série, puisque seule Nagisa (une amie d’Eiko) prendra réellement au sérieux la menace céphalopodienne… On apprécie en tout cas la naïveté d’Ika Musume face au monde des hommes, ressorts classiques s’ils en sont mais toujours sympathiques quand ce n’est pas trop forcé. Le personnage est attachant pour ses défauts sans pour autant forcer le pathos.
Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet
L’anime, diffusé à l’automne 2010, est long de 12 épisodes, chacun étant divisé en 3 mini-épisodes, ce qui assure un certain rythme à la série : ainsi, si même certains sont médiocres, on sait très vite que cela ne durera pas plus de 7 à 8 minutes. Il est intéressant de noter que chaque titre d’épisode est sous forme interro-négative, ce qui en japonais ce traduit pas un nai ka? final qui fait donc un jeu de mot avec le nom de notre héroïne (Ika donc). Autre particularité sonore, la façon de parler d’Ika Musume : vous connaissiez les desu, degozaru, etc… vous apprendrez à connaître le geso, marque de fabrique de l‘héroïne et qui désigne les tentacules du calmar en cuisine (un peu comme si elle disait filet à la fin de chaque phrase). Pourquoi pas me direz-vous et ça change des tics de langage habituels des anime.
Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan
Au final, j’ai plutôt passé du bon temps avec Shinryaku!! Ika Musume, en grande partie grâce à son rythme et son coté léger (pas de prise de tête, pas de scénario alambiqué – il n’y en a pas de toute façon), bref, une série qui se veut comique et légère et qui donne le résultat attendu. Ce n’est certes pas la comédie de l’année, et c’est assez loin du niveau d’un FMP? Fumoffu! ou d’un Hare+Guu, mais au moins ce n’est pas une comédie sentimentale niaise comme il y en a des dizaines ces dernières années. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié le dernier mini-épisode de l’épisode 5, qui met en scène une mini Ika Musume plus kawaii que jamais et avec une fin classique mais toujours agréable à voir.
Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien
L’anime a en tout cas assez bien marché pour qu’une seconde saison soit mise en route l’année suivante (automne 2011 donc – elle n’est pas terminée à l’heure où j’écris ces lignes). Je ne dirai pas non plus que c’est gage de qualité, car beaucoup d’anime médiocres ont connu des secondes saisons ces dernières années, et je mets plus cela sur le manque de créativité frappant de l’industrie japonaise depuis le milieu des années 2000… enfin bref…
Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?
Donc une nouvelle saison, un an après la première (ce qui d’ailleurs fait sens par rapport à la fin de la 1ère saison, mais chut, je n’en dirai pas plus…), qui repart exactement sur les mêmes bases : 3 mini-épisodes par épisode, et toujours Ika-chan en mode idiote à la découverte du monde. Comme toujours, ça reste léger niveau comédie, mais toujours plaisant et on apprécie ce coté tranche de vie au bord de la mer. Je reste donc sur mon avis de série agréable à regarder, et qui fait son boulot (même si cela ne reste qu’un sous-Keroro Gunsô).
À voir pour tout ceux qui veulent un truc sans scénario et qui en ont marre du fan service niais des séries harems de ces dernières années.
Yo, ici Yuki. Haha ! Vous pensiez que j’allais écrire quelque chose, mais c’était une feinte ! Je déterre un article que Gamera avait écrit y a maintenant un an et deux jours ; il était temps ! :D
Allez, pour une fois je vais faire un article sur du Disney. J’entends déjà les cris d’orfraies : « QUOI !? Parler de Disney dans un blog centré sur le manga et l’anime ! ». Alors on se calme, et on écoute.
Fireball est une coproduction Disney/Toei (j’entends des oufs de soulagements), entièrement réalisé en images de synthèses (oui, je sais, les japonais sont nuls en images de synthèses). Toujours est-il que Fireball, c’est le genre de petit bijou relativement inconnu, qui passe inaperçu de par son format (13 épisodes de 2 minutes), et dont l’humour, très japonais, peut rebuter.
Drössel von Flügel (de son nom complet : Drössel Juno Vierzehntens Heizregister Fürstin von Flügel, 19ème Duchesse du Domaine des Tempêtes du Royaume de Seigneur Urano) est un robot, pluri-millénaire semble t-il, mais dont l’apparence fait penser à celle d’une ado. Elle agit d’ailleurs comme une vraie princesse pourrie-gâtée avec son serviteur, Gedächtnis, à l’apparence arachnoïde. Les 2 machines s’échangent ainsi à chaque épisode et au centre d’une pièce sans limites apparentes, des dialogues plus absurdes les uns que les autres, basés en grandes parties sur les jeux de mots, dont seuls les japonais ont le secret.
L’intérêt semble peu évident présenté ainsi, pourtant, on finit souvent mort de rire après chaque épisode. Avec d’abords des gags récurrents, comme celui où Drössel appelle toujours son serviteur par un autre nom que le sien, et celui-ci d’humblement corriger sa maitresse à chaque fois. L’attitude très « spoiled » de Drössel aide beaucoup à l’humour de Fireball : impossible à vivre, paresseuse, ne tenant compte de l’avis de personne, ses poses étant d’ailleurs un archétype du genre.
L’autre intérêt de cette série, c’est son univers. Vous me direz, comment peut-on parler d’univers dans une série qui dure moins de 30 minutes, surtout alors que les 2 protagonistes se trouvent dans une pièce vide et sans ornements ? Et pourtant…
L’intro, qui dure à peine 5 secondes, nous présentent un ville sombre, futuriste, au centre de laquelle est érigée la forteresse des Tempêtes, lieu de résidence de Drössel et sorte de Tour de Babel de la fin des Temps. Le titre de chaque épisode situe d’ailleurs celui dans le temps, et la série se déroule entre l’an 48650 et l’an 48794 (soit 145 ans en 30 minutes, chapeau !) du calendrier Mercure.
Au fil des épisodes, on apprend qu’il existe une armée humaine qui cherche à prendre la forteresse… Il semble qu’il s’agisse d’un monde en guerre perpétuelle, entre machines et humains. D’après Gedächtnis, les robots auraient pris le pouvoir lors de l’an 0 du calendrier Mercure.
Personnellement, cet univers m’a bluffé. D’abords parce qu’il s’avère très très sombre (alors qu’il s’agit d’un Disney), à la croisée d’un Matrix et d’un Blade Runner. J’aime le fait que les 13 épisodes s’étalent sur près d’un siècle et demi : l’intemporalité des robots, qui ne vieillissent pas, en est ainsi renforcée. De même, le coté humoristique de la vie de Drössel, tranche avec la guerre que l’on nous dépeint, où hommes et machines se battent depuis plus de 49 millénaires.
Fireball fait figure de série expérimentale, et d’ailleurs, une seconde saison est prévue. De part son univers original et sa courte durée (une demi-heure), elle un excellent moyen de passer le temps. Une petite perle à découvrir, surtout pour les fans de jeux de mots à la japonaise.
Et ben, on dirait que notre tortue a été conquise. Bon, je ne suis pas aussi enthousiaste que lui, mais je dois avouer que cet anime a son charme.
Si je puis me permettre un petit conseil : ne regardez pas cette série d’un seul coup. Organisez-vous pour vous faire un épisode de temps en temps, le résultat n’en sera que meilleur. Sur ce, à la prochaine !
Aujourd’hui encore, je repasse la main à notre ami Gamera qui va nous parler d’un truc (car oui, y’a pas vraiment de mot pour le définir) bien bizarre. Attention pour ceux qui passe d’Iblard Jikan à ça, le contraste est über violent. Je ne sait pas ce qui lui est passé par la tête avant de se faire cette série, il ne devait pas être dans son état normal… Enfin, réflexion faite, si. xD
Mais bon, je vous laisse avec lui pour ce petit article. ;)
Ils sont de ces animes dont personne n’a jamais entendu parler pour diverses raisons, et je suis sûr que la plupart d’entre vous, en lisant ces lignes, ignoraient jusqu’à l’existence même d’Ippatsu Kikimusume. Disons-le de suite, il ne s’agit pas d’une série tout public, et il est fortement recommandé d’être au moins majeur pour la regarder.
Ippatsu Kikimusume nous raconte les mésaventures de Kunyan, sorte de Chun-li des villes à qui il semble arriver les pires malheurs du monde au cours d’histoires plus invraisemblables et abracadabrantesques (comme dirait un ancien homme politique français) les unes que les autres. Ainsi, dès le premier épisode, on la retrouve seule dans un sauna, avec les épaules et les hanches déboîtées…. à sa charge de trouver une solution pour se sortir de ce mauvais pas.
C’est assez… indescriptible. xD
Chaque épisode montrera ainsi comment notre héroïne se sortira de ces situations que l’ont pourrait qualifier de désespérées au premier abord. De fait, Kunyan est loin d’être une idiote, et a souvent un raisonnement scientifique salvateur.
Elle est aussi de temps en temps accompagnée dans ses rocambolesques aventures par deux de ses amies, dont Linda, l’archétype caricatural de l’américaine dans l’imaginaire collectif japonais.
La plus grande contortionniste de tous les temps!
Au final, on se retrouve avec un anime de 16 épisodes de 4 minutes (donc très rapides à regarder) plutôt érotique et carrément trash. Rien ne sera épargné à la pauvre Kunyan, ainsi qu’à nous, spectateur de son malheur. L’humour est plutôt gras, mais aussi très « british » par le coté pince-sans-rire du narrateur.
Ippatsu Kikimusume est donc un anime à petit budget et à la réalisation médiocre, mais dont la durée relativement courte et son concept plutôt « osé » valent à eux seuls un visionnage : une sorte de petit ovni scientifico-ecchi qui nous prouve encore une fois que les animes, ce n’est pas fait que pour les enfants.
Informations commerciales
Studio : TBS
Réalisateur : Hiroyoshi Yoshida
16 épisodes de 4 minutes chacun en moyenne.
Team US: Elite-Fansubs (morte)
Team FR: Osaka-Fansubs (morte)
Reprenons la main. Après, cette présentation de Gam’, je me suis aussi fait la série… Une seule chose m’est venue à l’esprit: WTF! Mais alors WTF! C’est quoi c’te série! xD
Bon, au moins, j’me suis marré. Ça ne vole pas haut, mais on imagine bien la bande de geeks derrière le scénar’… et surtout le rail de coke nécessaire pour imaginer chacune des situations! Un conseil: à regarder entre amis pour se taper un délire, c’est radical. Mais surtout ne les prévenez pas et laissez-leur la surprise. ;)
Sur ce, je pars vérifier si c’est une croyance commune au Japon de croire qu’on utilise l’anus pour respirer…
Salut tout le monde, me revoilà!… Et même temps, non. Pourquoi? Je vais laisser la parole à un ami à moi qui avait à peu près la même idée de blog mais qui ne s’était pas lancé, donc il va squatter de temps en temps celui-ci. Et donc, Gamera (oui, c’est comme ça qu’il se nomme :D) va nous parler d’Android Ana Maico 2010. Enjoy :)
Bonsoir,
Pour rester dans cette ambiance un peu « rétro » de la dernière fois, on va parler de Maico 2010 aujourd’hui.
Maico 2010 nous plonge donc….en 2010, comme son titre nous l’indique. Dans une ambiance de récession économique, on apprend que l’industrie radiophonique japonaise est en crise. C’est alors qu’une station de radio décide de tenter le tout pour le tout en remplaçant les présentateurs par une androïde : Maico. Et elle sera entourée d’une équipe très hétéroclite pour l’aider à réaliser ses émissions. Présenté comme cela, on s’attend à un anime très haut en couleurs, avec des situations plus rocambolesques les unes que les autres tout au long des 24 épisodes de 15min (un format relativement rare)… Ce qui n’est pourtant pas le cas.
En effet, Maico 2010 se caractérise par son caractère plutôt sombre. L’ambiance au sein du studio est détestable et les personnages sont assez névrotiques. Aucun ne semble vraiment croire à ce qu’il fait et on se demande pourquoi ils n’ont pas encore abandonné leur job. Seuls se détachent de cette atmosphère la candide Maico et « Densuke-kun », l’assistant du directeur chargé de s’occuper de l’androïde, genre de jeune stagiaire plein d’illusions responsables de toutes les tâches ingrates que peut lui confier le reste de l’équipe. D’ailleurs, Maico est une héroïne bien paradoxale : censée être la présentatrice de l’émission radio, elle est plus considérée comme un gadget par le reste de l’équipe. Sa programmation est d’ailleurs très basique, ne vous attendez pas à une Mahoro ou tout autre robot d’anime très développé comme on peut en voir si souvent de nos jours : elle n’est « qu’une » machine, et on nous le fait bien savoir. D’ailleurs, lorsqu’elle est livrée pour la première fois au studio, elle n’est pas encore complète, et juste le haut de son corps est prêt.
Tout cela nous amène donc à suivre les mésaventures de cette équipe, qui va d’échec en échec, ce qui n’est pas étonnant, quand on s’aperçoit qu’il n’y a aucun esprit d’équipe qui l’anime. Et il faudra la mort soudaine de l’un des protagonistes (un cancer, fait rare pour un anime réalisé en 1998) pour ressouder, ne serait-ce qu’un peu, l’ambiance au sein du groupe. Cette atmosphère lourde est d’ailleurs renforcée par le véritable huit clos qui découle d’une action qui se déroule quasi-exclusivement dans la même pièce.
On a donc ici une comédie, mais une comédie à l’humour plutôt noir, de par cette ambiance délétère. Mais c’est surtout une comédie qui semble réelle : on y dépeint un milieu du travail où les relations entres individus y sont loin d’être idylliques, où les hiérarchies sont présentes (le boss peut être ordurier, personne ne l’arrêtera). Les situations, bien que plus folles les unes que les autres d’un point de vue rationnel, sont parfois criantes de sincérité.
Malheureusement, la réalisation de cette série est plutôt faible : le chara-design, que je trouve déjà ancien pour 1998, a quand même mal vieilli, et les musiques sont quasiment inexistantes (l’opening et l’ending sont à oublier). Le rythme général est lent, et manque vraiment de punch.
Au final, on a un avis contrasté : un petit budget pour une petite série, qui d’ailleurs ne se voit autrement qu’ainsi. Ce n’est pas la meilleure comédie de tous les temps, loin de là, que ce soit par son humour ou son rythme. Pourtant, on peut se plaire à regarder Maico 2010, pour son côté à la fois sincère et sombre, et les objectifs très terre-à-terre de chaque personnage, ce qui les rend plus humain. C’est une série qui reste dans les mémoires pour son originalité intrinsèque, mais dont la réalisation très faible ne peut lui faire espérer plus.
Informations commerciales:
Réalisateur: Koji Masunari (Read Or Die)
Studios: ANIMATE, MOVIC, Pony Canyon
épisodes: 24 de 15 minutes
Les fansubs en français, du moins les 8 premiers, étaient disponibles grâce à une team d’un autre ami à moi (Tales-of-Fansub), mais elle est morte et il faut plutôt aller chercher du côté des teams US pour les obtenir…
PS de Yuki: l’article risque de sensiblement changer étant donné que tout ce qui est mise en page et insertion d’images (avec les commentaires en dessous) est de moi et non de Gamera. Mais le contenu en lui-même ne devrait pas être modifié.