Yo, ici Yuki. Haha ! Vous pensiez que j’allais écrire quelque chose, mais c’était une feinte ! Je déterre un article que Gamera avait écrit y a maintenant un an et deux jours ; il était temps ! :D
Allez, pour une fois je vais faire un article sur du Disney. J’entends déjà les cris d’orfraies : « QUOI !? Parler de Disney dans un blog centré sur le manga et l’anime ! ». Alors on se calme, et on écoute.
Fireball est une coproduction Disney/Toei (j’entends des oufs de soulagements), entièrement réalisé en images de synthèses (oui, je sais, les japonais sont nuls en images de synthèses). Toujours est-il que Fireball, c’est le genre de petit bijou relativement inconnu, qui passe inaperçu de par son format (13 épisodes de 2 minutes), et dont l’humour, très japonais, peut rebuter.
Drössel von Flügel (de son nom complet : Drössel Juno Vierzehntens Heizregister Fürstin von Flügel, 19ème Duchesse du Domaine des Tempêtes du Royaume de Seigneur Urano) est un robot, pluri-millénaire semble t-il, mais dont l’apparence fait penser à celle d’une ado. Elle agit d’ailleurs comme une vraie princesse pourrie-gâtée avec son serviteur, Gedächtnis, à l’apparence arachnoïde. Les 2 machines s’échangent ainsi à chaque épisode et au centre d’une pièce sans limites apparentes, des dialogues plus absurdes les uns que les autres, basés en grandes parties sur les jeux de mots, dont seuls les japonais ont le secret.
L’intérêt semble peu évident présenté ainsi, pourtant, on finit souvent mort de rire après chaque épisode. Avec d’abords des gags récurrents, comme celui où Drössel appelle toujours son serviteur par un autre nom que le sien, et celui-ci d’humblement corriger sa maitresse à chaque fois. L’attitude très « spoiled » de Drössel aide beaucoup à l’humour de Fireball : impossible à vivre, paresseuse, ne tenant compte de l’avis de personne, ses poses étant d’ailleurs un archétype du genre.
L’autre intérêt de cette série, c’est son univers. Vous me direz, comment peut-on parler d’univers dans une série qui dure moins de 30 minutes, surtout alors que les 2 protagonistes se trouvent dans une pièce vide et sans ornements ? Et pourtant…
L’intro, qui dure à peine 5 secondes, nous présentent un ville sombre, futuriste, au centre de laquelle est érigée la forteresse des Tempêtes, lieu de résidence de Drössel et sorte de Tour de Babel de la fin des Temps. Le titre de chaque épisode situe d’ailleurs celui dans le temps, et la série se déroule entre l’an 48650 et l’an 48794 (soit 145 ans en 30 minutes, chapeau !) du calendrier Mercure.
Au fil des épisodes, on apprend qu’il existe une armée humaine qui cherche à prendre la forteresse… Il semble qu’il s’agisse d’un monde en guerre perpétuelle, entre machines et humains. D’après Gedächtnis, les robots auraient pris le pouvoir lors de l’an 0 du calendrier Mercure.
Personnellement, cet univers m’a bluffé. D’abords parce qu’il s’avère très très sombre (alors qu’il s’agit d’un Disney), à la croisée d’un Matrix et d’un Blade Runner. J’aime le fait que les 13 épisodes s’étalent sur près d’un siècle et demi : l’intemporalité des robots, qui ne vieillissent pas, en est ainsi renforcée. De même, le coté humoristique de la vie de Drössel, tranche avec la guerre que l’on nous dépeint, où hommes et machines se battent depuis plus de 49 millénaires.
Fireball fait figure de série expérimentale, et d’ailleurs, une seconde saison est prévue. De part son univers original et sa courte durée (une demi-heure), elle un excellent moyen de passer le temps. Une petite perle à découvrir, surtout pour les fans de jeux de mots à la japonaise.
Et ben, on dirait que notre tortue a été conquise. Bon, je ne suis pas aussi enthousiaste que lui, mais je dois avouer que cet anime a son charme.
Si je puis me permettre un petit conseil : ne regardez pas cette série d’un seul coup. Organisez-vous pour vous faire un épisode de temps en temps, le résultat n’en sera que meilleur. Sur ce, à la prochaine !
Aujourd’hui encore, je repasse la main à notre ami Gamera qui va nous parler d’un truc (car oui, y’a pas vraiment de mot pour le définir) bien bizarre. Attention pour ceux qui passe d’Iblard Jikan à ça, le contraste est über violent. Je ne sait pas ce qui lui est passé par la tête avant de se faire cette série, il ne devait pas être dans son état normal… Enfin, réflexion faite, si. xD
Mais bon, je vous laisse avec lui pour ce petit article. ;)
Ils sont de ces animes dont personne n’a jamais entendu parler pour diverses raisons, et je suis sûr que la plupart d’entre vous, en lisant ces lignes, ignoraient jusqu’à l’existence même d’Ippatsu Kikimusume. Disons-le de suite, il ne s’agit pas d’une série tout public, et il est fortement recommandé d’être au moins majeur pour la regarder.
Ippatsu Kikimusume nous raconte les mésaventures de Kunyan, sorte de Chun-li des villes à qui il semble arriver les pires malheurs du monde au cours d’histoires plus invraisemblables et abracadabrantesques (comme dirait un ancien homme politique français) les unes que les autres. Ainsi, dès le premier épisode, on la retrouve seule dans un sauna, avec les épaules et les hanches déboîtées…. à sa charge de trouver une solution pour se sortir de ce mauvais pas.
C’est assez… indescriptible. xD
Chaque épisode montrera ainsi comment notre héroïne se sortira de ces situations que l’ont pourrait qualifier de désespérées au premier abord. De fait, Kunyan est loin d’être une idiote, et a souvent un raisonnement scientifique salvateur.
Elle est aussi de temps en temps accompagnée dans ses rocambolesques aventures par deux de ses amies, dont Linda, l’archétype caricatural de l’américaine dans l’imaginaire collectif japonais.
La plus grande contortionniste de tous les temps!
Au final, on se retrouve avec un anime de 16 épisodes de 4 minutes (donc très rapides à regarder) plutôt érotique et carrément trash. Rien ne sera épargné à la pauvre Kunyan, ainsi qu’à nous, spectateur de son malheur. L’humour est plutôt gras, mais aussi très « british » par le coté pince-sans-rire du narrateur.
Ippatsu Kikimusume est donc un anime à petit budget et à la réalisation médiocre, mais dont la durée relativement courte et son concept plutôt « osé » valent à eux seuls un visionnage : une sorte de petit ovni scientifico-ecchi qui nous prouve encore une fois que les animes, ce n’est pas fait que pour les enfants.
Informations commerciales
Studio : TBS
Réalisateur : Hiroyoshi Yoshida
16 épisodes de 4 minutes chacun en moyenne.
Team US: Elite-Fansubs (morte)
Team FR: Osaka-Fansubs (morte)
Reprenons la main. Après, cette présentation de Gam’, je me suis aussi fait la série… Une seule chose m’est venue à l’esprit: WTF! Mais alors WTF! C’est quoi c’te série! xD
Bon, au moins, j’me suis marré. Ça ne vole pas haut, mais on imagine bien la bande de geeks derrière le scénar’… et surtout le rail de coke nécessaire pour imaginer chacune des situations! Un conseil: à regarder entre amis pour se taper un délire, c’est radical. Mais surtout ne les prévenez pas et laissez-leur la surprise. ;)
Sur ce, je pars vérifier si c’est une croyance commune au Japon de croire qu’on utilise l’anus pour respirer…
Salut tout le monde, me revoilà!… Et même temps, non. Pourquoi? Je vais laisser la parole à un ami à moi qui avait à peu près la même idée de blog mais qui ne s’était pas lancé, donc il va squatter de temps en temps celui-ci. Et donc, Gamera (oui, c’est comme ça qu’il se nomme :D) va nous parler d’Android Ana Maico 2010. Enjoy :)
Bonsoir,
Pour rester dans cette ambiance un peu « rétro » de la dernière fois, on va parler de Maico 2010 aujourd’hui.
Maico 2010 nous plonge donc….en 2010, comme son titre nous l’indique. Dans une ambiance de récession économique, on apprend que l’industrie radiophonique japonaise est en crise. C’est alors qu’une station de radio décide de tenter le tout pour le tout en remplaçant les présentateurs par une androïde : Maico. Et elle sera entourée d’une équipe très hétéroclite pour l’aider à réaliser ses émissions. Présenté comme cela, on s’attend à un anime très haut en couleurs, avec des situations plus rocambolesques les unes que les autres tout au long des 24 épisodes de 15min (un format relativement rare)… Ce qui n’est pourtant pas le cas.
En effet, Maico 2010 se caractérise par son caractère plutôt sombre. L’ambiance au sein du studio est détestable et les personnages sont assez névrotiques. Aucun ne semble vraiment croire à ce qu’il fait et on se demande pourquoi ils n’ont pas encore abandonné leur job. Seuls se détachent de cette atmosphère la candide Maico et « Densuke-kun », l’assistant du directeur chargé de s’occuper de l’androïde, genre de jeune stagiaire plein d’illusions responsables de toutes les tâches ingrates que peut lui confier le reste de l’équipe. D’ailleurs, Maico est une héroïne bien paradoxale : censée être la présentatrice de l’émission radio, elle est plus considérée comme un gadget par le reste de l’équipe. Sa programmation est d’ailleurs très basique, ne vous attendez pas à une Mahoro ou tout autre robot d’anime très développé comme on peut en voir si souvent de nos jours : elle n’est « qu’une » machine, et on nous le fait bien savoir. D’ailleurs, lorsqu’elle est livrée pour la première fois au studio, elle n’est pas encore complète, et juste le haut de son corps est prêt.
Tout cela nous amène donc à suivre les mésaventures de cette équipe, qui va d’échec en échec, ce qui n’est pas étonnant, quand on s’aperçoit qu’il n’y a aucun esprit d’équipe qui l’anime. Et il faudra la mort soudaine de l’un des protagonistes (un cancer, fait rare pour un anime réalisé en 1998) pour ressouder, ne serait-ce qu’un peu, l’ambiance au sein du groupe. Cette atmosphère lourde est d’ailleurs renforcée par le véritable huit clos qui découle d’une action qui se déroule quasi-exclusivement dans la même pièce.
On a donc ici une comédie, mais une comédie à l’humour plutôt noir, de par cette ambiance délétère. Mais c’est surtout une comédie qui semble réelle : on y dépeint un milieu du travail où les relations entres individus y sont loin d’être idylliques, où les hiérarchies sont présentes (le boss peut être ordurier, personne ne l’arrêtera). Les situations, bien que plus folles les unes que les autres d’un point de vue rationnel, sont parfois criantes de sincérité.
Malheureusement, la réalisation de cette série est plutôt faible : le chara-design, que je trouve déjà ancien pour 1998, a quand même mal vieilli, et les musiques sont quasiment inexistantes (l’opening et l’ending sont à oublier). Le rythme général est lent, et manque vraiment de punch.
Au final, on a un avis contrasté : un petit budget pour une petite série, qui d’ailleurs ne se voit autrement qu’ainsi. Ce n’est pas la meilleure comédie de tous les temps, loin de là, que ce soit par son humour ou son rythme. Pourtant, on peut se plaire à regarder Maico 2010, pour son côté à la fois sincère et sombre, et les objectifs très terre-à-terre de chaque personnage, ce qui les rend plus humain. C’est une série qui reste dans les mémoires pour son originalité intrinsèque, mais dont la réalisation très faible ne peut lui faire espérer plus.
Informations commerciales:
Réalisateur: Koji Masunari (Read Or Die)
Studios: ANIMATE, MOVIC, Pony Canyon
épisodes: 24 de 15 minutes
Les fansubs en français, du moins les 8 premiers, étaient disponibles grâce à une team d’un autre ami à moi (Tales-of-Fansub), mais elle est morte et il faut plutôt aller chercher du côté des teams US pour les obtenir…
PS de Yuki: l’article risque de sensiblement changer étant donné que tout ce qui est mise en page et insertion d’images (avec les commentaires en dessous) est de moi et non de Gamera. Mais le contenu en lui-même ne devrait pas être modifié.