Archives pour la catégorie “Anime”

Décidément, c’est la mode des anime au titre aguicheur sur ce blog. Pourquoi, d’ailleurs ? Simplement que celui dont je vais vous parler m’a été recommandé (j’avais tout de même de gros doutes avant de le voir) et qu’après Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, je me suis dit qu’enchaîner sur Lingerie Senshi Papillon Rose ne pouvait être qu’une bonne idée. Me trompais-je ? Oui et non. J’avais une certaine appréhension en voyant le générique. On aurait dit celui d’un anime ecchi insipide à la qualité de réalisation passable, et encore, je m’imaginais déjà que tout le budget avait fini dans l’opening. Enfin, je vous laisse vous faire une opinion là-dessus :

Petit résumé de l’histoire : Tsubomi, employée dans un bar à hôtesses, et peut-être étudiante (on la voit en seifuku mais c’est à peu près le seul indice), tombe sur un chat qui parle alors qu’elle venait de sortir d’un love hotel où son partenaire d’un soir était parti discrètement, la laissant galamment payer la chambre. Le chat lui dit qu’elle est la légendaire guerrière Papillon Rose et qu’elle doit combattre un groupe de vilains nommé Dynasty.
Et puis c’est tout. À part ça et un combat, on n’a rien. Juste une OAV de 25 minutes. Ajoutons à cela que les graphismes sont à peine potables, que l’animation est a une qualité en dents de scie, allant de vraiment pas mal à digne d’un hentai, et que le jeu des seiyû est relativement mauvais. J’ai pris autant de plaisir à regarder cette OAV que pour le peu que j’ai vu Queen’s Blade… Hé, mais attendez ! J’ai aimé Queen’s Blade !
Et oui, Papillon Rose, ce n’est rien de moins qu’un Queen’s Blade avant l’heure. La preuve en image :

Si c’est pas flagrant, ça ? En fait, j’ai trouvé ça encore mieux que Queen’s Blade. Les dialogues sont volontairement ridicules au possibles, l’action l’est tout autant et le côté parodique de Sailor Moon et Cutie Honey fut la cerise sur le gâteau. Constatez par vous-même : là où d’autres mahô shôjo se battent avec des sceptres, des diadèmes, des épées ou même avec leurs poings, Papillon Rose a pour arme principale un… vibromasseur. Je ne parle même pas des ennemis avec des seins éjectant du lait inflammable sous pression ou des missiles. Quant aux dialogues, ils sont dignes de Rapeman, tout particulièrement les formules magiques de la transformation (un véritable régal, celle-là) et des attaques.
Quand on pense qu’à la base, tout ça n’était qu’une petite blague par un cercle de dôjin (ECHIGOYA) qui avait posté sur son site des dessins parodiques de Sailor Moon. Ça a tellement plu que le studio Pink Company a décidé de faire cette blague à une plus grande échelle et ils ont réussi : on leur demandait un anime de série Z, on l’a eu.

Alors certes, ce titre ne conviendra pas à tout le monde. Entre ceux qui ne regardent pas ou n’aiment pas les anime de mahô shôjo et ceux qui prennent ce genre au sérieux (pour ne pas dire qu’ils se sont la perche de compétition dans le rectum), le public se réduit grandement. Ah, et même en ce qui concerne les mahô shôjo, ne rien connaître de Sailor Moon ou Cutie Honey est assez handicapant, mais avoir vu quelques épisodes de chacun suffit, voire même juste l’un des génériques pour le deuxième titre.

Pour ceux qui auront été tout autant enthousiasmés que moi par cet épisode pilote qui n’a jamais connu de suite immédiate, sachez qu’en Mars dernier, Maiden Japan a annoncé que l’OAV allait être distribué aux États-Unis avec la série TV de 6 épisodes dont les évènements se passent un an après Dynasty. Petit avant-goût : ce qu’il restait de Dynasty a rejoint le groupe Geldam opur former Gel Dynasty. Ensemble, ils vont tenter d’éradiquer les hôtesses de bar de l’industrie du sexe avec des maladies vénériennes pour les remplacer par des travestis. Les Papillons (elles sont plusieurs maintenant) s’y opposeront mais ce ne sera pas sans mal car les travestis n’ayant pas de vagin, les vibromasseurs sont inefficaces… dixit l’auteur parce que nous avons tous pensé à une « solution de remplacement ».

Autant dire que j’attends le 8 Juin avec impatience.

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Quoi de mieux pour commencer à parler d’une série à l’humour absurde que de foutre un jeu de mot vaseux et abscon en titre ?

Contrairement à certains, la plupart du temps, je ne choisis pas mes séries en prenant une page au hasard sur MAL/ANN/AniDB. Ce serait certes une excellente méthode pour remplir mon blog, mais je n’ai quand même pas envie de passer ma vie à voir des daubes qui ne s’assument pas alors qu’il y a bien plus divertissant à disposition. Lorsque je décide de mater un anime, c’est soit parce que quelqu’un dont les goûts et les critiques ont pour moi un certain crédit (j’ai parfois eu à le regretter), soit parce qu’un élément particulier m’a frappé. La série que je viens de terminer entre dans cette deuxième catégorie. Il y a à peu près deux ans, l’épitanime organisait un jeu au sein de Paris Manga : le Karaoke pour un champion. Le principe était que chaque groupe essayait de reconnaître le plus vite possible un générique pris au hasard dans leur base de vidéos. Il y a plusieurs séries qui ne disaient rien à mon équipe, et particulièrement une qu’un groupe adverse dans lequel était un certain Ryo-kun, qui nous poutre régulièrement en blindtests, avait trouvé. Et le titre qu’ils ont alors énoncé avec fierté m’a marqué à vie : un savant mélange de non-sens et d’aguichage, le genre de dénomination qu’on se surprend à ne jamais oublier alors même que la première chose qu’on répondrait par réflexe en l’entendant est « à vos souhaits ». La série à l’image débile de sa douce appellation répond au nom de :

Sexy   Commando   Gaiden:   Sugoiyo!!   Masaru-san

Tel la candidate de Télémagouille, j’ai momentanément fait un blocage. Probablement imperceptible de l’extérieur, mais mon cerveau a fait une pause. Inconsciemment, ce temps d’arrêt a dû me servir à tenter de classer ce titre obscur dans ma mémoire. Je suppute qu’il a fini dans la section bordel du département WTF.
Plus tard, alors que j’écoute des chansons de génériques refilées par Ryo-kun, je tombe sur un groupe que j’avais entendu il y a bien longtemps : PENICILLIN. Je regarde le titre. Vous devinez sans mal ce que je lis…

Depuis, je me dis qu’il faut que je regarde cette série. Un mix pareil ne peut être qu’une source d’étrangetés en tous genres, la sorte à vous faire rire parce que vous n’y comprenez rien. Et j’avais raison.

Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san (je ne me lasserai jamais de l’écrire), c’est un Kimengumi en puissance, le Cromartie des années 90. En bref, un concentré d’absurdités. Il suffit de voir le générique de début, il n’y a pas une seule séquence ou rien ne cloche (admirez d’ailleurs la référence à Kodocha). Et l’ambiance de l’anime est la même, à se demander comment le manga que cette série TV adapte ait pu paraître dans les pages du Weekly JUMP. Tout ce qu’on y voit casse les stéréotypes que ce soit ceux du shônen ou d’autres ; résultat, il est impossible de prévoir quoi que ce soit.

Et malgré tout cela, il y a bien une histoire. Bien sûr, rien de vraiment consistant ou un fil bien rouge puisqu’on suit simplement la vie au lycée de Hananakajima Masaru, un garçon un peu particulier qui à peine revenu à l’école après trois mois d’absence veut fonder un club tournant autour d’un art martial qu’il a appris récemment. Ça peut paraître banal, présenté ainsi mais je vous rassure, il n’y a pas de séance de goinfreries à la pâtisserie accompagnée de thé Earl Grey. Bien au contraire, le rythme est soutenu, on n’a pas un moment de répit. Le club se forme, vie, et évolue, ce de la façon la plus saugrenue possible. Pouvait-il en être autrement avec un art martial appelé Sexy Commando, censé permettre de vaincre n’importe lequel des maître de Kenichi simplement en se basant sur des techniques de détournement d’attention à faire perdre toute dignité humaine ? Le rendu final est hilarant, en grande partie grâce au personnage de Masaru mais pas seulement : chacun des autres membres du club a ses particularités, ou plutôt sa folie, un côté débile qui lui est propre. Cet ensemble de cinquante épisodes d’une absurdité absurdement absurde m’a surpris du début jusqu’à la fin. Chaque gag me prenait au dépourvu, je n’en demandais pas tant.

Une ombre au tableau ? Certains me diront que graphiquement c’est pas top, surtout quand on sait que le même studio a sorti Card Captor Sakura à la saison suivante. À ceux-là, je répondrai qu’on n’apprécie pas Ebichu, Kodocha ou encore Shin-chan pour la qualité de leurs dessins et heureusement. Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san possède comme ces anime les qualités nécessaires pour passer outre voire même bénéficier de graphismes aussi avenants qu’une carcasse de poulet laissée à reposer un an à l’air libre sous une pile de vaisselle (comprenne qui pourra). Avec ça, même les stagiaires qui ont pondu cette bouse d’Ura-ON! feraient du bon boulo… Euh non, faut quand même pas exagérer. Enfin voilà, clairement, cette série a rempli son contrat avec brio en me rendant ridicule à rire tout seul dans le métro matin et soir.

Trêve de bavardages, Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, c’est de la bombe, à recommander aux fans de Cromartie et Kimengumi. Quant à vous, amis du bon sens, fuyez et laissez place aux leçons de Ukulele !

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Yo, ici Yuki. Haha ! Vous pensiez que j’allais écrire quelque chose, mais c’était une feinte ! Je déterre un article que Gamera avait écrit y a maintenant un an et deux jours ; il était temps ! :D


Allez, pour une fois je vais faire un article sur du Disney. J’entends déjà les cris d’orfraies : « QUOI !? Parler de Disney dans un blog centré sur le manga et l’anime ! ». Alors on se calme, et on écoute.
Fireball est une coproduction Disney/Toei (j’entends des oufs de soulagements), entièrement réalisé en images de synthèses (oui, je sais, les japonais sont nuls en images de synthèses). Toujours est-il que Fireball, c’est le genre de petit bijou relativement inconnu, qui passe inaperçu de par son format (13 épisodes de 2 minutes), et dont l’humour, très japonais, peut rebuter.

Drössel von Flügel (de son nom complet : Drössel Juno Vierzehntens Heizregister Fürstin von Flügel, 19ème Duchesse du Domaine des Tempêtes du Royaume de Seigneur Urano) est un robot, pluri-millénaire semble t-il, mais dont l’apparence fait penser à celle d’une ado. Elle agit d’ailleurs comme une vraie princesse pourrie-gâtée avec son serviteur, Gedächtnis, à l’apparence arachnoïde. Les 2 machines s’échangent ainsi à chaque épisode et au centre d’une pièce sans limites apparentes, des dialogues plus absurdes les uns que les autres, basés en grandes parties sur les jeux de mots, dont seuls les japonais ont le secret.

L’intérêt semble peu évident présenté ainsi, pourtant, on finit souvent mort de rire après chaque épisode. Avec d’abords des gags récurrents, comme celui où Drössel appelle toujours son serviteur par un autre nom que le sien, et celui-ci d’humblement corriger sa maitresse à chaque fois. L’attitude très « spoiled » de Drössel aide beaucoup à l’humour de Fireball : impossible à vivre, paresseuse, ne tenant compte de l’avis de personne, ses poses étant d’ailleurs un archétype du genre.

L’autre intérêt de cette série, c’est son univers. Vous me direz, comment peut-on parler d’univers dans une série qui dure moins de 30 minutes, surtout alors que les 2 protagonistes se trouvent dans une pièce vide et sans ornements ? Et pourtant…
L’intro, qui dure à peine 5 secondes, nous présentent un ville sombre, futuriste, au centre de laquelle est érigée la forteresse des Tempêtes, lieu de résidence de Drössel et sorte de Tour de Babel de la fin des Temps. Le titre de chaque épisode situe d’ailleurs celui dans le temps, et la série se déroule entre l’an 48650 et l’an 48794 (soit 145 ans en 30 minutes, chapeau !) du calendrier Mercure.
Au fil des épisodes, on apprend qu’il existe une armée humaine qui cherche à prendre la forteresse… Il semble qu’il s’agisse d’un monde en guerre perpétuelle, entre machines et humains. D’après Gedächtnis, les robots auraient pris le pouvoir lors de l’an 0 du calendrier Mercure.

Personnellement, cet univers m’a bluffé. D’abords parce qu’il s’avère très très sombre (alors qu’il s’agit d’un Disney), à la croisée d’un Matrix et d’un Blade Runner. J’aime le fait que les 13 épisodes s’étalent sur près d’un siècle et demi : l’intemporalité des robots, qui ne vieillissent pas, en est ainsi renforcée. De même, le coté humoristique de la vie de Drössel, tranche avec la guerre que l’on nous dépeint, où hommes et machines se battent depuis plus de 49 millénaires.

Fireball fait figure de série expérimentale, et d’ailleurs, une seconde saison est prévue. De part son univers original et sa courte durée (une demi-heure), elle un excellent moyen de passer le temps. Une petite perle à découvrir, surtout pour les fans de jeux de mots à la japonaise.


Et ben, on dirait que notre tortue a été conquise. Bon, je ne suis pas aussi enthousiaste que lui, mais je dois avouer que cet anime a son charme.

Si je puis me permettre un petit conseil : ne regardez pas cette série d’un seul coup. Organisez-vous pour vous faire un épisode de temps en temps, le résultat n’en sera que meilleur. Sur ce, à la prochaine !

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Et parce que j’ai eu la bonne idée de reprendre la série hier, je vous propose de revoir cette vidéo que beaucoup d’entre vous connaissent :

J’étais plié en deux dans le RER… Merci KyoAni pour ce bel hommage. Auriez-vous déjà tout prévu ? :D

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Tenamonya Voyagers

Jacquette

Il y a des anime qui sont peu connus parce qu’ils sont mauvais, d’autres parce que le public visé est trop restreint ou parce que le concept est un peu trop original. Mais il y en a aussi qui le sont tout simplement parce qu’ils sont incomplets. Tenamonya Voyagers est un anime de 4 épisodes n’ayant pas de fin, un peu comme Zero One. Alors forcément, quand on vous dit que vous allez rester sur votre faim après avoir terminé de regarder la série, ça donne pas trop envie de la commencer… Eh bien c’est une erreur à ne pas faire dans le cas de cet anime ! Le genre qu’il adopte (comique) fait que ça ne dérange pas trop, même si effectivement, une suite et fin aurait été vraiment bienvenue. Cependant, il semblerait que les problèmes de budget ne lui ont pas été épargnés, à tel point que sa production a dû cesser. Enfin bon, cela est fait et les studios Pierrot ne vont probablement pas la reprendre (la priorité dans un projet avec cet objectif, ce serait de faire la suite de Jūni Kokki). Mais passons donc à l’histoire :

Une prof' <s>un peu</s> très cruche...

Une prof' un peu très cruche...

[caption id="attachment_218" align="alignright" width="300" caption="... et son élève bien plus futée."]... et son élève bien plus futée.[/caption]

Ayako Hanabishi arrive dans l’établissement où elle vient d’être engagée pour enseigner mais petit problème le temps du voyage il a fait faillite et elle se retrouve sans le sou pour repartir chez elle vu que les voyages interplanétaires ça coûte cher (et téléphoner encore plus) et heureusement pour elle elle n’est pas seule car une de ses élèves, Wakana Nanamiya est encore là avec le même problème c’est-à-dire plus d’école et ensemble elles vont essayer de retourner chez elles sans encombre donc c’est bon tout va bien enfin non parce qu’il fallait bien qu’il arrive quelque chose et comme on est dans un anime futuriste il y avait bien une chance sur deux pour qu’il y ait des mechas (mais pourquoi faut-il qu’il y en ait partout ?:x:) et c’est chose faite avec Paraila une jeune femme qui tombe du ciel dans son armure mobile et ce tout près d’elles ce qui fait qu’elle vient donc rejoindre le duo vu qu’apparemment elle ne tient pas à rester trop longtemps sur une planète paumée et qu’elles sont les seules dans le coin à être aussi dans la mouise ce qui les amène au final à acheter des billets pour prendre le Galaxy Express 999, euh pardon un vaisseau spatial en forme de train qui se fera attaquer en cours de route par des pirates que Paraila va repousser sans se faire prier, en leur piquant un mecha et en y insérant une super-disquette-de-l’infini-qui-poutre-l’univers-et-surtout-boost-le-mecha-par-on-ne-sait-quel-miracle ce pour bousiller tout sur son passage sauf les flics de l’espace devant lesquels elle décide étonnamment de fuir en emmenant avec elle ses deux comparses tout ça pour s’échouer sur une planète encore plus paumée !
Fin du premier épisode.

On a la classe ou on l'a pas. Les gundam l'ont.

On a la classe ou on l'a pas. Les gundam l'ont.

[caption id="attachment_223" align="alignright" width="300" caption="On se bat contre ça avec un mecha normal ?! Oo"]On se bat contre ça avec un mecha normal ?! Oo[/caption]

Qui s’est fait chier à lire le paragraphe précédent en entier d’une traite ? Tant que ça ? On dirait que je vous avais sous-estimé ^^. Pourquoi j’ai fait ça ? Tout simplement parce que c’est ainsi que se déroule l’histoire : à un rythme extrêmement soutenu et sans aucune pause pour laisser souffler le téléspectateur. Pire ! Ça va crescendo au fil des 4 épisodes formant la série. Le réalisateur avait sûrement pris un cocktail de caféine+théine+cocaïne concentré avant chaque réunion de travail. Ou peut-être pas. En fait non, ce mélange ne semble pas être nécessaire à ce déjanté d’Akiyuki Shinbō. Oui, vous avez bien lu, c’est effectivement la personne derrière Sayonara Zetsubō Sensei, cet anime de taré sorti tout droit d’un studio de taré, j’ai nommé SHAFT. Mais revenons-en à Tenamonya. Que dire de la fatigue qu’on ressent à la fin de chaque épisode ? Ben c’est avec plaisir qu’on passe au suivant, même si l’on sait que ce qui arrive risque d’être encore pire. Pour vous dire, parmi tous les anime que j’ai pu voir, seul Dead Leaves était plus rapide, c’est vous dire. Malheureusement, ça ne fait pas tout d’avoir de quoi maintenir le téléspectateur scotché devant son écran par un script atypique, il faut aussi une histoire et 4 épisodes seulement lorsque 13 ou même 26 étaient prévus, c’est loin d’être suffisant. C’est tout juste si on entraperçoit ce qui avait été originellement prévu avec quelques scènes où on voit les anciens collègues yakuza de cette dingue de Space Trash Paraila parler de tout faire pour la retrouver, elle et sa disquette. On ne sait pas comment va réagir la police, surtout lorsqu’elle est menée par une inspectrice dont la folie n’a d’équivalent que celle de Paraila. Pour ceux qui ont vu Black Lagoon, Paraila, c’est une Revy déjantée (autant dans l’attitude que dans la voix), une qui prend du plaisir à faire du n’imp’ pour le lulz.

Revy ! Euh, pardon, Space Trash Paraila !

Revy ! Euh, pardon, Space Trash Paraila !

[caption id="attachment_219" align="alignright" width="300" caption="22 !"]22 ![/caption]

Et les deux autres filles ? Ben elles suivent tant bien que mal. Surtout mal : Wakana passe son temps à se disputer avec Paraila et Ayako est de toute façon une cruche de chez cruche, Millefeuille Sakuraba en plus âgée (c’est d’ailleurs aussi une grosse chanceuse). Voilà donc ce qu’on a : un anime délirant avec une esquisse de scénario, des personnages très funs et un rythme de folie. C’est d’autant plus frustrant que l’animation est vraiment bonne et les musiques ne gâchent rien. Le générique de début est d’ailleurs tout aussi marrant que le reste de la série avec une bonne musique instrumentale qui est en fait celle de l’opening de Geba Geba Kyuu-juppun, une comédie télévisuelle japonaise d’il y a une trentaine d’années (ça a d’ailleurs été repris par Save Ferris plus tard). Par contre, l’ending… je l’ai trouvé naze à côté -__-. Ceux qui n’aiment pas se faire chier avec les génériques termineront l’épisode juste après la liste toujours plus grande des méfaits commis par l’improbable trio. :D

un épisode entier à poil

un épisode entier à poil

[caption id="attachment_222" align="alignright" width="300" caption="Les crimes et délits du premier épisode"]Les crimes et délits du premier épisode[/caption]

Je reste donc dubitatif devant cet anime. Il est beaucoup trop court et on n’a pas le temps de l’apprécier. Si seulement la suite pouvait être produite (avec la même équipe, bien sûr), mais je peux toujours rêver. Et vu que la doubleuse la plus âgée du cast a 78 ans… Est-ce que je conseille cet anime ? Oui. Clairement oui. J’ai adoré ce début. Mais si vous comptez le voir, il faudra vraiment garder dans l’idée que l’histoire est incomplète, sans quoi vous serez extrêmement déçus.


Studio : Pierrot
Réalisateur : Akiyuki Shinbō
Nombre d’épisodes : 4
Éditeur US : Bandai Entertainment

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Chô Kidô Denstesu Dinagiga

Jacquette

Vous savez, il y a déjà eu quelques fiches ici, mais ça a toujours été assez positif dans l’ensemble. Rien de bien méchant. Jusque là, ça a toujours été des billets destinés à vous faire découvrir des anime qui mériteraient d’être plus connus. Le truc, quand on commence à devenir vraiment otak’, c’est qu’on ne voit pas que de bons titres et il arrive parfois qu’on regrette que certains passent sur son écran. Vous vous en doutiez probablement déjà, mais il y a des anime qui ne sont pas connus parce qu’ils sont tout simplement mauvais. Chô Kidô Densetsu Dinagiga (prononcer daïnaguiga) fait partie de ceux-là.

Pourquoi l’ai-je regardé ? Le générique de début était vraiment excellent : du rythme, une mélodie agréable, une animation dynamique et des graphismes pas dégueulasses. Ça faisait un moment que je ne m’était pas regardé un anime de mechas et y’en a un de deux épisodes qui a l’air pas mal à première vue. Il s’est avéré par la suite que 2 épisodes m’ont largement suffi. L’histoire n’est pas révolutionnaire, vu qu’on commence dans une école de pilotes de mecha et l’héroïne est une fille, Hikari Tôno, pas très douée dans ce domaine… pour le moment. Tiens, ça me rappelle du Gainax, ça -__-. M’enfin, continuons. Arrivée de Marie, surdouée du pilotage de mecha et aussi froide que Rei Ayanami, pour un sauvetage in extremis de l’école au moment d’une bourde de notre héroïne. En gros, c’est la-fille-qui-est-la-clé-de-toute-l’histoire-mais-qui-n’en-dira-rien-et-qui-est-d’autant-plus-mystérieuse-qu’elle-parle-peu. Ajoutez ses sentiments pour Hikari penchant vers le yuri et vous avez un mélange peu digeste. La suite de l’anime consiste en quelques exercices avec des mechas entrecoupés de scènes où les profs se disent que Hikari est une élève à fort potentiel (qu’elle fasse des bourdes ou pas). À la fin, l’école subit une attaque d’on ne sait trop quoi de moche, gros et qui fait mal. Qu’à cela ne tienne, on déploie l’arme ultime, un truc tout aussi gros et qui fait plus mal : Dinagiga. Il met un peu de temps à arriver donc on a un petit combat avec des mini mecha qui essaient de résister contre le gros monstre puis, quand Hikari arrive avec son tout nouveau jouet, on se retrouve avec une scène zarb’ entre Marie et elle, ça fait un peu boum-boum et la scène est finie… Ensuite ? Ben on a droit à même pas deux minutes pour voir ce qui se passe après (donc, à peu près rien).

Les mechas de base

Les mechas de base

[caption id="attachment_194" align="alignright" width="300" caption="Les deux yuristes au premier plan..."]Les deux yuristes au premier plan...[/caption]

Au final une histoire très incomplète (on ne sait pas ce que sont ou à quoi servent exactement les particules X) avec des relations très floues entre deux des principaux personnages. Le genre d’histoire qu’on a essayé de compresser mais qu’on a découpé à la hache pour faire tenir ça en deux épisodes, tel Chucky faisant rentrer un cube dans un trou rond trop petit. J’avoue, j’ai passé quelques trucs dans le résumé, dont des éléments spoil. Mais osef, j’vous ai à peu de chose près raconté la chose qui ne vaut pas grand chose (oulà, triple répétition, ça se voit qu’il est 3h du mat’ -__-).

Techniquement, l’animation ne vaut pas celle du générique mais reste passable ; quoique, par moment, ça revient au niveau global de l’anime. Les couleurs, pareil. La musique est pas assez présente pour rattraper le coup. Et je ne parle pas des seiyû et plus particulièrement celle assignée à l’héroïne dont la voix est crispante au possible, ça plombe l’ambiance à mort. La réalisation est loin d’être exceptionnelle et ne fera rien pour améliorer l’ensemble. Tout cela nous donne un anime poussif avec au final uniquement le générique de début de bon, et c’est malheureusement la première approche qu’on en a, surtout pour ceux qui se font régulièrement des karaoke avec la pitanime ou lors d’autres évènements. Il est encore une fois prouvé que les génériques ne sont en aucun cas le reflet de la qualité de la série qu’ils introduisent. Et le générique de fin est du niveau d’un générique de fin moyen (vous l’apprendrez pas par coeur).

Conclusion : Dinagiga est anime qui est inconnu et ne restera pas dans les annales. Ce n’est qu’un clip auquel on a collé une série parce qu’on pouvait pas le diffuser tel quel. J’espère franchement que ce genre de d’égarements n’est pas fréquent chez le Studio DEEN. -__-

Pas beau ! Méchant !

Pas beau ! Méchant !

[caption id="attachment_196" align="alignright" width="300" caption="Kya ! SPOIL !"]Kya ! SPOIL ![/caption]

Pour la petite histoire, on était plusieurs à regarder ça et le premier truc qu’on m’a demandé, c’était : « tu choisis comment les anime que tu regardes ? ». Je crois bien que c’est le seul mauvais anime que j’ai fait regarder à d’autres. Bon, au moins, après, on s’en est remis avec du Kamichu! (ou du Baccano!, je suis plus trop sûr de l’époque à laquelle on a vu ça), donc tout s’est finalement bien terminé.

Certains se demandent pourquoi j’ai fait un tel billet, vu que c’est un anime vraiment peu connu (le VJ-God 13 l’a montré) et que peu de gens finalement risquaient de tomber dessus. D’une, pour la raison du générique. De deux, parce que faut quand même pas se dire que tout est bien dans les anime délaissés et qu’une bonne part le sont parce qu’ils ne sont même pas au niveau d’un shônen-qui-tâche de base. De trois parce que je n’ai pas envie de tomber dans la monotonie en ne parlant que de bons titres :p. Vous aurez donc droit de temps à autres à des articles inutiles de ce type. ^^ »

Sur ce, bonne journée/nuit et ne regardez pas Dinagiga, faites juste le karaoke de l’opening.


Studios : Studio DEEN (les créateurs des meilleurs OAV du monde de l’univers n’étaient pas très inspirés)
Éditeur : ah ben heureusement, y’en a pas.
Team de fansub : là y’en a une. Hikari no Kiseki.
Nombre d’épisodes : 2


PS : à ceux qui n’auraient pas compris le titre de l’article, allez voir le VJ-God 13

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Yop,

billet rapide pour vous dire que j’avais mis un article sur l’Éditotaku sur Netrun-mon à l’occasion du quartier libre.
Bonne lecture et bonne journée à tous.

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Bonjour, bonjour.

Aujourd’hui encore, je repasse la main à notre ami Gamera qui va nous parler d’un truc (car oui, y’a pas vraiment de mot pour le définir) bien bizarre. Attention pour ceux qui passe d’Iblard Jikan à ça, le contraste est über violent. Je ne sait pas ce qui lui est passé par la tête avant de se faire cette série, il ne devait pas être dans son état normal… Enfin, réflexion faite, si. xD

Mais bon, je vous laisse avec lui pour ce petit article. ;)


Titre

Ils sont de ces animes dont personne n’a jamais entendu parler pour diverses raisons, et je suis sûr que la plupart d’entre vous, en lisant ces lignes, ignoraient jusqu’à l’existence même d’Ippatsu Kikimusume. Disons-le de suite, il ne s’agit pas d’une série tout public, et il est fortement recommandé d’être au moins majeur pour la regarder.

Dutch Wife

Ippatsu Kikimusume nous raconte les mésaventures de Kunyan, sorte de Chun-li des villes à qui il semble arriver les pires malheurs du monde au cours d’histoires plus invraisemblables et abracadabrantesques (comme dirait un ancien homme politique français) les unes que les autres. Ainsi, dès le premier épisode, on la retrouve seule dans un sauna, avec les épaules et les hanches déboîtées…. à sa charge de trouver une solution pour se sortir de ce mauvais pas.

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C’est assez… indescriptible. xD

Chaque épisode montrera ainsi comment notre héroïne se sortira de ces situations que l’ont pourrait qualifier de désespérées au premier abord. De fait, Kunyan est loin d’être une idiote, et a souvent un raisonnement scientifique salvateur.
Elle est aussi de temps en temps accompagnée dans ses rocambolesques aventures par deux de ses amies, dont Linda, l’archétype caricatural de l’américaine dans l’imaginaire collectif japonais.

luxationcontortion extrême

La plus grande contortionniste de tous les temps!

Au final, on se retrouve avec un anime de 16 épisodes de 4 minutes (donc très rapides à regarder) plutôt érotique et carrément trash. Rien ne sera épargné à la pauvre Kunyan, ainsi qu’à nous, spectateur de son malheur. L’humour est plutôt gras, mais aussi très « british » par le coté pince-sans-rire du narrateur.

Ippatsu Kikimusume est donc un anime à petit budget et à la réalisation médiocre, mais dont la durée relativement courte et son concept plutôt « osé » valent à eux seuls un visionnage : une sorte de petit ovni scientifico-ecchi qui nous prouve encore une fois que les animes, ce n’est pas fait que pour les enfants.


Informations commerciales
Studio : TBS
Réalisateur : Hiroyoshi Yoshida
16 épisodes de 4 minutes chacun en moyenne.

Team US: Elite-Fansubs (morte)
Team FR: Osaka-Fansubs (morte)


Reprenons la main. Après, cette présentation de Gam’, je me suis aussi fait la série… Une seule chose m’est venue à l’esprit: WTF! Mais alors WTF! C’est quoi c’te série! xD
Bon, au moins, j’me suis marré. Ça ne vole pas haut, mais on imagine bien la bande de geeks derrière le scénar’… et surtout le rail de coke nécessaire pour imaginer chacune des situations! Un conseil: à regarder entre amis pour se taper un délire, c’est radical. Mais surtout ne les prévenez pas et laissez-leur la surprise. ;)

Sur ce, je pars vérifier si c’est une croyance commune au Japon de croire qu’on utilise l’anus pour respirer…

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Jacquette

Bonne année!!!

Ça faisait longtemps ^^. Enfin, moins longtemps que les dernières fois xD. Bon, cette fois, je vais vous parler d’un anime récent par des studios connu, mais qui risque de rester un peu dans l’ombre. Vous comprendrez pourquoi par la suite.

Déjà, ces studios sont probablement les plus connus au monde parmi ceux qui font des anime, j’ai nommé les studios Ghibli. L’anime? Iblard Jikan. De quand date-t-il? De Juillet 2007. Alors certains se diront: un Ghibli, en général, on en entend parler au moins 1 an avant sa sortie… C’était en tout cas ce qui s’était passé pour les tout derniers. Pourtant, celui-là est à ce point inconnu même six mois après sa sortie (ce qui est énorme pour un anime sortant de ces studios maintenant) qu’en cherchant sur Google on obtient moins de résultats pour cet anime que pour Tortov Roddle!

Mais quelle en est la raison? Il y en a à mon avis deux. Première chose, ni Miyazaki (que ce soit le père ou le fils), ni Takahata ne s’en est occupé en tant que réalisateur : c’est Naohisa Inoue qui a obtenu cette place. « Hein? C’est qui çui-là? Jamais entendu parler? Une nouvelle recrue chez Ghibli? ». Ben non, juste le créateur du court-métrage Hoshi wo Katta Hi et celui qui s’est chargé des décors de la partie fantastique de Mimi wo Sumaseba, tous deux des productions de ces mêmes studios. Donc c’est un vétéran et il mérite à être connu. Mais alors, quelles sont les autres raisons pour lesquelles Iblard Jikan reste dans l’ombre? Je pense que l’autre explication est que c’est un anime quelque peu spécial. Il l’est tout simplement parce qu’il n’y a pas de scénario. Bon d’accord, il y a beaucoup d’anime qui n’en ont pas… Mais pour celui-ci, il n’y a même pas la volonté d’en créer un.

« Hein ?… » (penseront beaucoup)

Iblard Jikan c’est surtout une succession de tableaux, de paysages magnifiques avec quelques personnages évoluant dedans mais ayant la même importance que les pauvres petits champignons à leur pied, le tout accompagné par une musique des plus relaxantes. Il y a plusieurs parties distinctes, chacune représentant une partie du monde d’Iblard, mais toute paraissant différente et détachée des autres. Car oui, le monde s’appelle Iblard et ce depuis longtemps vu qu’il a été créé avant 1983, date de publication du livre « Un Voyage à Iblard ». Il est de plus « visitable » par tous depuis un moment grâce au site qui lui est consacré, site en français qui plus est.

Donc, à la recherche d’un anime pas prise de tête et très beau, c’est ce qu’il faut être avant de voir Iblard Jikan. Préparez-vous à 30 minutes d’admiration de tableaux mouvants de maître Inoue, créateur de ce monde féérique (et donc logiquement réalisateur de ce film). Il ne se passera strictement rien de plus. Si vous en attendez autre chose, vous allez vous ennuyer ferme. Cet anime est tout simplement une visite dans un (superbe) musée et c’est la raison pour laquelle il restera probablement pour longtemps inconnu (mais peut-être que je me trompe).

Je m’abstiens toutefois de vous décrire ces peintures, mon pauvre vocabulaire n’est pas adapté à cet exercice :p . Je vous laisse cependant baver devant cette bande-annonce de mauvaise qualité (dailymotion inside) mais surtout devant ces images ;):

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Je ne vous ferai pas l’affront de vous mettre le film en entier en version Dailymotion, ça ne vaudrait pas le coup vu la piètre qualité de l’image. Je ne peux que vous conseiller de télécharger le torrent. (Si jamais la licence de cet anime est acquise en France, je retirerai le lien dès que j’en prendrai connaissance, c’est-à-dire le plus vite possible)

Sur ce, bon visionnage. ^^


Informations commerciales:

Créateur : Naohisa Inoue
Studios : Ghibli
Musique : Kiyonori Matsuo
1 moyen-métrage de 30 minutes

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Titre

Ils sont des anime où on n’a jamais une minute de répit : il se passe toujours quelque chose et ça va à cent à l’heure. Il y en a d’autres dans lesquels certains diraient qu’il ne se passe rien, à cause de leur rythme assez lent.

Le journal de Tortov Roddle est de ceux-là. Ce court métrage d’un quart d’heure tout juste est ce qu’on peut appeler un anime d’auteur : c’est simple, on n’y retrouve aucun des codes habituels de l’animation japonaise. On présenterait ça comme un dessin-animé occidental que ça ne surprendrait pas. Mais à part ça, qu’a-t-il de spécial? C’est un anime contemplatif (dans le bon sens du terme), se passant dans un monde féérique, avec des personnages tous plus étranges les uns que les autres. Il conte l’histoire de Tortov Roddle, un voyageur dont on ne connaît pas les raisons pour s’être engagé dans cette vie quelque peu atypique. Il rencontre tout au long de son odyssée différentes créatures fantastiques et devient témoin de phénomènes extraordinaires, dont ces dernières sont parfois à l’origine. Il ne lui arrive rien de spécial la plupart du temps et il ne joue que le rôle de spectateur, même si au final, il fait aussi partie du spectacle, lui qui, longiligne comme il est, avec son haut-de-forme, voyage sur le dos d’un cochon à pattes aussi longues que des échasses.

Tortov Roddle et sa monture

Tortov Roddle et sa monture

[caption id="attachment_92" align="alignright" width="300" caption="Lisons ce fameux journal"]Lisons ce fameux journal[/caption]

Maintenant que vous connaissez l’histoire (ou tout du moins en quoi elle consiste), vous allez me demander: « et alors, c’est bien ce truc? ». Parce que oui, les anime contemplatifs, ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus populaire… Donc amateurs de shônen qui tachent, passez votre chemin. Les autres… Vous pouvez rester avec l’assurance de voir un petit ovni vraiment sympathique. Le journal de Tortov Roddle, ce n’est autre qu’un voyage magnifique dans un monde qu’on ne peut voir qu’en rêves. C’est beau et on reste coi pendant les quinze minutes que dure le film. C’est une oeuvre poétique au même titre qu’Aria et Yokohama Kaidashi Kikou, du carpe diem tout au long de l’histoire avec un protagoniste qui découvre les petites joies que peut lui procurer le monde où il vit. De plus, tout cela est servi par des graphismes et une animation complètement adaptés à l’atmosphère qui se dégage de ce conte; idem pour la musique, certes simple mais tout à fait dans le ton. Mais… Est-ce que j’vais mettre un « mais », tiens? Même pas. Je ne trouve pas de défaut à cet anime. Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, quoique certains le considèreraient comme tel, mais il reste unique en son genre. Il est court mais le faire durer plus longtemps aurait peut-être appauvri l’histoire.

Des lapins pas crétins

Des lapins pas crétins

[caption id="attachment_95" align="alignright" width="300" caption="Un mauvais rêve"]Un mauvais rêve[/caption]

Je vous conseille donc fortement de regarder cet anime. D’une, parce que si vous ne vous ennuyez pas en regardant autre chose que DBZ, vous pourrez sûrement l’apprécier, de deux parce que si vous n’aimez pas après l’avoir vu, vous n’aurez perdu qu’un quart d’heure et aurez découvert un autre aspect de l’animation japonaise.

PS : Sachez qu’il existe aussi un petit épisode indépendant des aventures de Tortov Roddle et dont le titre est Acid Trip, dont une morale possible est qu’il ne faut pas goûter à tout, du moins si l’on veut rester sain d’esprit. ^^’

Un fruit qui devrait être défendu

Un fruit qui devrait être défendu

[caption id="attachment_90" align="alignright" width="300" caption="Entre drogués, on se reconnaît"]Entre drogués, on se reconnaît[/caption]

L’anime était autrefois disponible en français chez la team Tales of Fansub, qui aujourd’hui n’existe plus. La team US qui s’est chargé de sa traduction dans la langue de Shakespeare est JollyRoger dont voici l’adresse du chan IRC sur lequel vous pourrez récupérer ces vidéos : #jollyroger@irc.rizon.net
Il faudra chercher à « The diary of Tortov Roddle ».

Informations commerciales:

Créateur : Kato Kunio
Studios : Robot
1 OAV de 15 minutes

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