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Troisième et dernier billet de Noël pour la tortue (non, pas celle-là). Encore une fois, bonne lecture, celle-ci ne plaira pas aux fans « inconditionnels » de Steins;Gate.


Été 2010, dans le quartier d’Akihabara, Okabe Rintarô et son amie d’enfance, Mayuri Shiina, assistent à une conférence sur les machines à voyager dans le temps qui a lieu au Radio Kaikan (bâtiment existant réellement)… mais y découvrent aussi le corps Makise Kurisu, une jeune scientifique japonaise surdouée, baignant dans son sang. Encore sous le choc, Okabe envoie à son ami Daru, avec qui il élabore des gadgets aussi étranges qu’inutiles, un texto lui annonçant ce à quoi il vient d’assister. Un étrange phénomène s’ensuit, et Okabe tombe par hasard sur Kurisu… encore en vie et qui ne semble n’avoir aucun souvenir de ce qui vient de se passer. De fait, personne à part Okabe ne se rappelle de la mort de Kurisu. Il découvre par la suite que son texto a été reçu une semaine plus tôt par son ami et il fait rapidement le lien avec le micro-onde-phone, un gadget qu’ils viennent d’inventer et encore en phase de test.

Le crew Steins;Gate au grand complet. de Gauche à Droite : Daru, Makise, Ruka, Feyris, Suzu, Moeka, Mayuri et le grand Hooin Kyôma...euh, Okabe je veux dire

Le crew Steins;Gate au grand complet. de Gauche à Droite : Daru, Makise, Ruka, Feyris, Suzu, Moeka, Mayuri et le grand Hooin Kyôma...euh, Okabe je veux dire

Il en conclut très vite qu’il peut envoyer des messages vers le passé, via ce micro-onde, au grand désarroi de Kurisu, à l’esprit scientifique cartésien. Ce petit monde va alors tenter différentes expériences pour analyser ce phénomène… Mais dans l’ombre, le SERN (homonyme du célèbre organisme franco-suisse) semble vouloir mettre un terme à leur découverte…

Ouf, et dire que je viens à peine de vous raconter les 2 premiers épisodes…

Adaptation du visual novel du même nom sorti en 2009 sur Xbox360, l’anime de Steins;Gate compte 24 épisodes et a été diffusé entre avril et septembre 2011. On retrouve huke, le créateur graphique de Black★Rock Shooter (Vocaloid), au chara-design : bien que j’apprécie son style pour les illustrations, je trouve qu’il ne convient pas du tout à l’animation car les traits sont trop simplistes, surtout au niveau des yeux, ce qui induit un manque d’expressions flagrants des personnages féminins… mais bon, on finit par s’habituer.

I am Mad Scientist, it's so coooooool...Son of a Bitch!

I am Mad Scientist, it's so coooooool...Son of a Bitch!


L’opening « Hacking to the Gate » est signé Kanako Itô (Phantom of the Inferno, Chäos;HEAd, etc.) et est vraiment sympathique, de même que l’ending de Yui Sakakibara. La série est animée par White Fox, studio assez jeune (2007) qui n’avait réalisé jusqu’à présent que Katanagatari et Tears to Tiara (2 anime que j’ai trouvés très moyen au niveau de la réalisation). L’anime a bénéficié d’une grosse campagne de promotion sur Akihabara, mais je ne saurais dire si cela vient de sa qualité intrinsèque ou de la localisation de l’intrigue…

Je ne peux guère en dire plus sans faire de gros spoilers, donc pour ceux qui veulent s’arrêter là, je peux déjà vous donner mon avis final. Je suis fan de science-fiction, et particulièrement de voyages temporels, donc je me sens plutôt concerné par ce genre d’anime. J’ai donc aimé le sujet abordé, mais je lui ai trouvé des défauts rédhibitoires qui m’interdisent de lui donner une note supérieure à 7/10 (et là normalement j’ai écris une grosse connerie, mais grâce au pouvoir du Steins;Gate, je retourne dans le passé et je l’efface – merci à Tetho pour sa remarque, à lire dans les commentaires). Je vous conseille donc de le voir si vous aimez ce genre de sujet, ou simplement pour que vous vous fassiez une opinion… C’est un bon anime certes, mais ce n’est pas une tuerie, loin de là (quand je vois pourtant sa note sur ANN)

Donc pour ceux qui veulent en savoir plus sur mon avis complet, c’est par là.

SPOILERS DROITS DESSOUS !!!

On peut résumer Steins;Gate en 3 parties : une première partie où l’on découvre les personnages (surtout féminins) ainsi que le processus du voyage dans le temps, une seconde où Okabe doit retourner dans le passé pour réparer les changements opérés dans la première partie et enfin une dernière partie qui conclut l’intrigue et boucle la boucle (quelle expression idiote…).

Le premier gros défaut c’est que j’ai eu l’impression de jouer à un visual novel : je découvre les personnages féminins en 1ère partie et je termine leur « route » en seconde. On a droit à chaque personnage féminin secondaire à la suite (Feyris, Ruka, Suzu et Moeka), on conclut leur intrigue et on passe à la suivante. D’un point de vue narratif, c’est d’un ennui… À chaque début d’épisode, on sait à peu près ce qu’il va se passer à cause de ça. Sérieusement, si j’avais voulu jouer au jeu, je l’aurais fait : je n’attends pas d’un anime de me faire penser à un jeu.

J’ai d’ailleurs trouvé les personnages invraisemblables et/ou très mal amenés. Je ne critique pas ici Okabe, même s’il est chiantissime lors de la première partie. Non, je parle encore ici des personnages féminins ! Par qui commencer ?

Makise Kurisu : une jeune surdouée américano-japonaise d’à peine 17 ans, ayant déjà publié un article dans le magazine « Science » (Graal de tous scientifiques, il faut donc imaginer l’exploit qu’elle a réalisé)… et qui est en plus une tsundere, qui s’y connaît en culture otaku et internet. On n’est pas loin des lolis-genius que je ne peux plus supporter à force d’en voir à toutes les sauces. Sérieusement, les créateurs avait-ils besoin d’en faire autant pour ce personnage ?

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...


Mayuri Shiina : amie d’enfance d’Okabe, elle est au mieux une inadaptée sociale, au pire une trisomique 21 en puissance (et ce n’est pas une insulte) : elle a clairement un problème de communication, voir de compréhension de ce qui l’entoure. On a voulu créer un personnage ultra-moe et on se retrouve avec une fille de 17 ans avec le développement intellectuel d’une gamine de 8 ans. Pareil que pour Makise, avait-on besoin d’en faire autant ?

Feyris NyanNyan : … je crois que tout est dis avec son nom. Jeune fille ultra riche et excentrique, elle aurait créer l’Akiba otaku et ne parle que comme une nekomimi. Elle travaille d’ailleurs comme simple serveuse dans un maid café. Personnage pitoyable tellement elle est un fourre-tout scénaristique, et qui sert de Deus ex Machina (l’Akiba Otaku, l’IBN 5100, etc.)

Suzu Amane : faire d’elle la fille de Daru est une bonne idée (Bam – spoiler). Par contre, si on voulait cacher son origine de voyageuse temporelle, c’est raté : on devine dès le 3e épisode (elle apparaît au 2e) qu’elle vient du futur… révélation qui n’aura lieu qu’une dizaine d’épisodes plus tard… Le personnage est bon… juste TRÈS MAL amené.

Moeka Kiryû : bon, OK… Moeka est une NEET et elle devient une vraie dévote de la première personne qui lui donne sa chance, pourquoi pas. Mais bon, comme Mayuri, elle semble avoir un grave retard de développement émotionnel (on dirait Rei Ayanami d’Evangelion au niveau de l’expression). Je veux juste qu’on m’explique comment une fille comme elle se transforme en véritable tueuse à gage au sang froid, sachant parfaitement se battre, sur un simple coup de fil ? (avec tenue en cuir ultra classe en plus).

Je suis une Nekomimi naine (j'ai lu qu'elle ne faisait que 143cm).... et je possède Akiba ! MWHAHAHAHAHAHAHA !!

Je suis une Nekomimi naine (j'ai lu qu'elle ne faisait que 143cm).... et je possède Akiba ! MWHAHAHAHAHAHAHA !!


Les autres personnages ont eux aussi beaucoup d’invraisemblances, mais je me cantonne à celles-là car elles ont leur propres épisodes dédiés, et que clairement les créateurs ont voulu en faire trop, que ce soit pour développer le pathos ou simplement par pur délire.

Venons-en maintenant aux invraisemblances scénaristiques.

Le téléphone : élément central de l'histoire à bien des égards

Le téléphone : élément central de l'histoire à bien des égards


Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé lors de la première boucle temporelle : Makise Kurisu est morte, et c’est en envoyant un texto relatant cet événement « Makise Kurisu a été poignardée » qu’Okabe entre dans cette boucle temporelle, où Makise n’est pas morte. J’aimerais de nouveau qu’on m’explique comment ce texto à pu empêcher le professeur Nakabichi de faire sa conférence (et donc de tuer sa fille – pan, en voilà du gros spoiler) alors même que personne à part Makise ne sait qui est son père. De même, Makise Kurisu nous démontre dès le 2e épisode qu’elle ne croît pas du tout dans les machines temporelles… mais on apprend vers la fin de la série qu’elle était sur le point de présenter à son père son propre modèle de machine temporelle. Elle aurait donc tout oublié en l’espace d’une semaine ?

Alors pourquoi toute cette haine me direz-vous ? Eh bien Steins;Gate m’a été vendu sur la qualité de son scénario : j’ai lu moult critiques, à la fois japonaises et mondiales (blogoshpère), louant sa vraisemblance et sa qualité scénaristique… J’en suis vraiment déçu. Bien sur, j’ai aimé l’histoire, et il y a des moments vraiment mémorables…. Hélas ce genre de sujets (voyages temporels) ne pardonne pas les facilités scénaristiques.

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...

Les voyages temporels laissent de grands trous dans la vie des gens...


Plus sérieusement, Steins;Gate est actuellement l’objet d’un hype (il est sur le podium des meilleurs anime de tous les temps sur AnimeNewsNetwork et MyAnimeList – même si je sais que cette note va baisser avec le temps, mais quand même), et je ne pense pas que qu’il mérite ce succès. L’anime est intéressant, mais manque de punch (certainement dû à la réalisation ?), les persos sont trop colorés par rapport à l’atmosphère que veut donner l’anime, etc.

À voir donc, mais ne vous attendez pas à l’anime de l’année que l’on a pu vous vendre ces dernières semaines.

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Et un dernier billet de ma part pour ce Noël 2011, vous êtes gâtés !

J’écrivais dans la critique de « Tôkyô Godfathers » que j’avais préféré ce dernier à « Three Godfathers » de part son caractère plus adulte. Il n’empêche que j’aime retomber en enfance avec des anime pour moins de dix ans. En fait, j’adore ça. Remuer ses méninges sur Serial Experiments Lain ou les ébouillanter sur un marathon de Mawaru Penguindrum, c’est très satisfaisant, même si pour le deuxième, je déconseille très fortement… j’ai testé pour vous et ça fait mal. Toutefois, il faut savoir les laisser se reposer sans pour autant prendre de la boue. Alors quoi de mieux qu’un film pour enfants ?

Au programme, je vous propose donc « Omae Umasô da na ». En fait, c’est un film que j’ai maté après l’avoir proposé pour ce blogging de masse. Ça faisait un moment qu’il me pontait l’œil et j’avais pas réussi à le passer à ma dernière séance de matage chez nyo. Soit, je le regarde tout seul, dans mon coin et tant pis pour les autres ! Résultat des courses : je crois que je vais le remater la prochaine fois que j’irai chez lui car j’ai été plus qu’enthousiasmé par ce long métrage.

Heart et Light à peine nés

Heart et Light à peine nés


« Omae Umasô da na » est le genre de film avec un sujet qui parle très bien aux enfants. Quoi de plus normal pour une adaptation d’un livre pour bambins. Imaginez. Un dinosaure herbivore femelle trouve un œuf et le recueille pour découvrir à son éclosion que le petit est en fait carnivore, d’une race qui règne sur la plaine aux alentours de la forêt où elle et son troupeau ont élu domicile. Elle nomme son véritable enfant et lui respectivement Light et Heart. Les deux vivent une enfance plus que paisible jusqu’au jour où Heart en protégeant Light mange de la viande et se rend compte qu’il adore ça, que le besoin jusqu’alors réfréné d’en engloutir l’envahissait. Il fuit alors de peur que sa condition de carnivore nouvellement découverte mette en danger sa famille.
Heart en plein entraînement

Heart en plein entraînement


Des années plus tard, Heart est devenu un carnivore à part entière et presque aucun dinosaure ne lui résiste. Il vit seul, rejeté par ses congénères avec lesquels il est en froid depuis bien longtemps. Un jour, il tombe sur un œuf abandonné, d’où un petit ankylosaure sort quasi-immédiatement. Heart le trouvant à son goût dit alors « Omae umasô da na », qu’on pourrait traduire littéralement par « Toi, délicieux » (ouais bon, mes aptitudes en jap’ sont trop mauvaises pour que je m’aventure à traduire mieux que ça sans perdre de sens). Le gamin, con comme peut être tout gamin, comprends qu’ »Umasô » n’était pas sa qualité mais son nom. Et qui d’autre que son père peut le connaître ? Heart, par la force des choses, et la persuasion irrésistible d’un ankylosaure plus mignon que n’importe quel pokémon, se retrouve ironiquement père d’un herbivore. S’ensuivent les aventures attendrissantes de ce couple atypique père-fils.
Les exploits du grand Baku

Les exploits du grand Baku


Je m’arrête là, il n’est pas nécessaire d’en dire plus. Même les moins perspicaces d’entre vous ont compris quel genre de film c’était : une histoire sans fioritures, un conte plein de bons sentiments, un tout plus qu’attachant. Vous allez me trouver redondant par rapport au billet précédent, mais… j’aime ce film. Il est touchant. De plus, il arrive à s’adresser aux enfants sans être manichéen. Il arrive à montrer que Heart n’est pas devenu méchant mais que c’était juste sa nature et que dans celle avec un grand N, c’est normal. Pour autant, ça ne l’empêche pas d’avoir des sentiments que les jeunes spectateurs peuvent comprendre. Bref, c’est un film que je conseille ne serait-ce que pour son histoire à toute personne ayant gardé une âme d’enfant. Mais le scénario n’est pas la seule raison.
Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court

Si certains sont trop mignons pour être honnêtes, Umasô l'est tout court


« Omae Umasô da na » fut à ma grande surprise d’excellente facture techniquement parlant. Le seul reproche que j’aurais à lui faire serait les ellipses temporelles du début où tout s’enchaîne un peu trop vite. Mais, au moins, contrairement à un « Uchû show e yôkoso », on ne perd pas de temps dans des longueurs inutiles. Et on sait bien que pour le public visé, si on ne veut pas le perdre, dix minutes représentent un gain non-négligeable. Le reste de la réalisation est plus que correcte. Mais c’est surtout au niveau de l’animation que ce film brille. Les dessins étant simples et les couleurs très pleines et contrastées, les animateurs se retrouvaient avec une liberté de mouvement énorme et sans perte de la qualité des formes. Ce fut un régal visuel du début à la fin, de quoi satisfaire tout fan de sakuga.
Croyez-moi, les scènes de combats dépotent

Croyez-moi, les scènes de combats dépotent


Quant à la réalisation sonore, j’ai pas à m’en plaindre. Encore une fois tout à fait adaptée à un public en bas âge. Et la chanson « Jump, kick, tail smash » en milieu de film est un plaisir à écouter et réécouter. À timer en karaoke si j’ai le temps…
Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses

Ankylosaure en tête => tyrannosaure aux fesses


Comme je l’ai fait entendre au milieu un peu plus haut, je conseille ce film. À tous. Et tant pis si vous n’aimez pas le genre. « Omae Umasô da na » fait partie de ces perles, de ces coups de cœur que je fais voir à un maximum de monde et j’espère par ce billet que je vous aurai transmis l’envie d’en faire autant.

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Deuxième billet de Noël de Gamera. Bonne lecture.


Dans un univers fantastique, une noble aux cheveux roses utilise ses pouvoirs magiques pour invoquer dans son monde notre héros, jeune homme normal vivant dans le japon moderne. Ensemble ils vont vivre diverses aventures, le tout dans une ambiance colorée et… euh, j’ai l’impression de faire le résumé de Zero no Tsukaima, là.

Il ne le sait pas encore, mais il vient de signer pour une série de merde

Il ne le sait pas encore, mais il vient de signer pour une série de merde


Bon, on recommence ce résumé de Dog Days (car c’est bien de cet anime que je vais parler) : Cinq Izumi est un jeune collégien anglo-japonais très centré sur le sport, et fan de Sasuke (jeu télévisuel de course d’obstacles, plus connu sous le nom de Ninja Warrior sous nos latitudes). Au matin des vacances du printemps (qui marque le changement d’année scolaire au Japon), notre héros se retrouve invoqué par la princesse du royaume de Biscotti, qui va de défaites en défaites face au royaume de Galette. Cinq sera donc le héros tant attendu qui permettra d’inverser le cours de la guerre…
Voici donc les blessés dans le monde de Flonyard... Bienvenue à "My Polly Pocket"

Voici donc les blessés dans le monde de Flonyard... Bienvenue à "My Polly Pocket"


Bon, ce départ est très classique : un collégien du Japon moderne qui se trouve transporté dans un monde fantastique, Flonyard, où il va être appelé à changer le destin de celui-ci. Première Particularité de l’anime : le choix d’un monde fantastique peuplé de kemonomimi, même si contrairement à ce que pourrait nous indiquer le titre (Dog Days), on trouve aussi de la fille lapin, de la fille tigre, etc… Pourquoi pas après tout : quitte à faire un monde fantastique, autant montrer des différences avec le monde normal. Il est juste
étrange d’y trouver de véritables chiens, et personne ne s‘étonne du manque d’attribut animal de notre héros. Enfin… *soupir*
La princesse est une chienne... au sens premier du terme

La princesse est une chienne... au sens premier du terme


Autre particularité : la guerre qui fait rage entre les deux royaumes est en fait un gigantesque jeu, sorte de parcours du combattant géant, qui sert plus à occuper et amuser les populations qu’à instituer un rapport de force. Concept rafraîchissant s’il en est (et qui comme par hasard, colle parfaitement avec la spécialisation sportive de notre héros), mais qui hélas est développée un peu n’importe comment. Les blessés se transforment en fait en sorte de boules-peluches… mais on n’en sait pas plus quant au pourquoi de cette
transformation et du retour à une apparence normale. De même, avec des guerres aussi normées et sans risque, on pourrait s‘attendre à une culture très centrée sur le sport ou l‘effort physique en général… et il n’en est rien.
Puella Magi Madoka ? Non, un des rares moments simili-sérieux de Dog Days

Puella Magi Madoka ? Non, un des rares moments simili-sérieux de Dog Days


Produit par Aniplex (FMA:Brotherhood, Baccano!, Kamichu!, etc) et animé par Seven Arcs (Magical Girl Nanoha et Asura Cryin’ entre autres), les 13 épisodes de Dog Days furent diffusés durant le printemps 2011. On aurait pu s‘attendre à bien mieux de la part d’Aniplex, mais le résultat s’avère vraiment indigeste : scénario bâclé, univers sans queue (haha) ni tête, personnages vides, etc… Difficile d’énumérer tous les points négatifs tant l’anime est un gigantesque fourre-tout. On n’accroche pas du tout au scénario et on a même droit à 2 épisodes finaux sur le déchirement de Cinq à devoir retourner dans son monde… quand bien même l’anime ne fait que 13 épisodes et que l’on ne se soit pas du tout attaché aux personnages (en 13 épisodes pensez donc).
Allez Hop, un p'tit peu de fan service pour la route

Allez Hop, un p'tit peu de fan service pour la route


Allez, seul point positif (il faut bien en trouver un), les noms des personnages : Leonmitchelli Galette des Rois (sisi), Yukikaze Panettone, Brioche d’Arquien, Ricotta Elmar (bon, dernier élan de rage : marre de la mode des lolis genius), Noir Vinocacao, Jaune Clafoutis, Vert Far Breton, etc… Tout ça donne faim, et contribue à l’ambiance bon enfant de l’univers.
Que d'oreilles mes amis !

Que d'oreilles mes amis !


En conclusion, un anime à ne voir sous aucun prétexte : ce n‘est pas avec une quarantaine de séries par an que l’on peut se permettre du temps à regarder de telles séries bâclées et surtout sans aucun intérêt aucun. À réserver donc aux fans inconditionnels de kemonomimi, mais je les préviens, qu’ils ne s’attendent même pas à du fan-service intéressant.

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Deuxième billet de Noël de ma part (je précise vu que la tortue en fait aussi sur ce blog), cette fois non pas sur de l’anime débile mais sur du sérieux, du Satoshi Kon, j’ai nommé Tôkyô Godfathers. Ce qui est le film d’animation japonais de Noël par excellence sera donc le sujet de ce billet. Mais pas que. En fait, j’ai mis la main il y a quelques temps sur un film dans la vidéothèque familiale, un long métrage par un certain John Ford, avec pour acteur principal, un mec aussi peu connu du nom de John Wayne… Bon, OK, je déconne, c’est un film avec deux des plus grands noms du cinéma hollywoodien que ce soit à leur époque ou encore maintenant. Son titre ? En français, c’est Le fils du désert, et vous le remarquerez, il n’a rien à voir à voir avec l’original : Three Godfathers. Difficile alors de ne pas faire de parallèle entre les deux films et pour cause puisque celui de Satoshi Kon est une adaptation très libre de l’autre.

Et quand je dis libre, c’en est au point où on peut parfois se demander comment Kon a pu revendiquer la filiation de son œuvre à celle de Ford. Exposons déjà les scenarii de chaque. Tout d’abord, l’original : Le fils du désert est l’histoire de trois bandits qui après avoir cambriolé une banque ont fui dans le désert. La chasse à l’homme commanditée par le shérif les mène à une diligence perdue à un point d’eau tari. Une femme abandonnée par son mari y est sur le point d’accoucher. Les trois compères (enfin, surtout un) aident à la mise au monde de l’enfant et la mère, déjà passablement affaiblie, trépasse après avoir confié le nouveau-né à ses trois parrains. Ces derniers entreprennent alors un voyage vers la Nouvelle Jérusalem afin de sauver l’enfant (et leur peau car n’oublions pas qu’ils sont recherchés).

La bande de joyeux drilles du far west

La bande de joyeux drilles du far west


L’adaptation est plus connue des lecteurs de ce blog : trois clochards que peu de choses rassemblent, si ce n’est leur état d’habitant des rues, trouvent en fouillant les poubelles une petite fille née depuis peu. Ils décident de retrouver la mère eux-mêmes parce que refiler le bambin aux flics empêcherait l’un d’eux de filer un pain dans la gueule de la mère si elle venait à donner une mauvaise raison à l’abandon de son rejeton. S’ensuit une odyssée dans les rues de Tôkyô avec au menu courses-poursuites, règlements de comptes, disputes, réconciliations, retrouvailles et flashbacks sur l’ancienne vie des trois SDF.

C’est l’évidence même : rien qu’aux synopsis, ces deux films sont TRÈS différents. Au niveau de l’histoire, on en sait beaucoup moins sur les personnages dans la version western mais leur relation avec l’enfant est bien plus développée. Toujours dans cette même version : tout est bourré de références bibliques relatives à la naissance de Jésus. Je vous rassure, ces références sont explicites, les personnages passant une partie de leur temps à lire une bible qu’ils ont trouvée dans la diligence abandonnée.

... et la bande des moins joyeux drilles du far east

... et la bande des moins joyeux drilles du far east


De son côté, Tôkyô Godfathers ne fait quasiment aucune allusion à un quelconque écrit chrétien. Tout juste verrez-vous les nombres 12 et 25 accolés l’un à l’aitre un peu partout pendant quelques dizaines de minutes. Mais rien de bien religieux là-dedans. Là où le film de Ford se rapproche d’un conte, celui de Kon n’est rien de plus qu’un divertissement.

Mais quel divertissement ! Jamais on ne s’ennuie. Il n’y a pas une seule longueur. Tout s’enchaîne à la vitesse grand V sans pour autant perdre le spectateur. Le réalisateur japonais dont la spécialité est justement de rendre son public confus, à ne pas distinguer rêve et réalité, nous offre un film ouvert à tous ou presque. Et oui, presque, car autant Three Godfathers nous montre peu de moments choquant, voire même aucun, Tôkyô Godfathers, même en étant une œuvre d’un grand optimisme, ne nous épargne pas des scène de violence morale ou physique. Il n’en demeure pas moins un film familial au même titre que Le père Noël est une ordure. À ce propos, c’est à se demander si Kon n’est pas allé un peu piocher dans cette histoire pour nous pondre sa belle brochette de clodos, parce qu’entre le paumé de service et le travesti, on n’en est pas loin…

Y en a qui ont la classe pour naître sous une étoile...

Y en a qui ont la classe pour naître sous une étoile...


Autre point de comparaison : je disais que les parrains de Tôkyô enchaînaient leurs aventure sans relâche. Ceux des terres arides américaines au contraire s’offrent un rythme plus posé, au point qu’on a l’impression de revivre la traversée du désert de Moïse. On prend le temps de souffrir avec les trois brigands. Ce tempo plus lent n’est pas un mal car malgré ça, on ne s’ennuie pas un instant, John Ford ayant fait montre de son talent habituel pour nous capter. Il en est d’ailleurs de même pour Satoshi Kon dont l’habileté des transitions se ressent alors même qu’elles sont bien moins originales que pour ses quatre autres réalisations.

Vous l’aurez compris, j’aime ces deux films. Ils n’ouvrent pas les yeux sur quoi que ce soit, ils ne transmettent pas de message, ils ne sont pas les chefs-d’œuvres de leur réalisateur respectif. Ils sont tout simplement d’excellents divertissements à regarder un soir de Noël… ou même n’importe quel soir ! Je n’ai regardé qu’un seule fois Three Godfathers, mais concernant Tôkyô Godfathers, ça fait plusieurs fois que ses 90 minutes passent devant mes mirettes éblouies, et je ne m’en lasse pas. J’ai d’ailleurs une préférence pour ce dernier, pas en tant que spectateur majoritairement d’anime, mais parce que l’ambiance y est moins enfantine et plaira donc à un public plus âgé. Il n’en reste pas moins que Three Godfathers fut un grand plaisir à regarder et j’en garderai un très bon souvenir.

... et d'autres qui l'ont pour être abandonnés là-dedans

... et d'autres qui l'ont pour être abandonnés là-dedans


À noter que celui-ci est un remake. Non, je ne parle pas de la bible, là, c’en est une adaptation très partielle. À l’origine de Three Godfathers, il y a , ou Les hommes marqués, un film d’un grand réalisateur hollywoodien qui n’est autre que… John Ford lui-même ! Malheureusement, le film est considéré actuellement comme perdu. Je n’en connais pas les raisons : la dégradation des bobines, la présence de ces dernières dans l’incendie de 1937 de la Fox (qui a alors perdu tous ses films d’avant 1935), le vol, etc. L’une d’entre elles fait que ce court métrage de cinquante minutes nous est à ce jour inaccessible et le restera très probablement, au grand regret des cinéphiles.

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Ici Yuki. Je vous laisse avec le premier billet de Noël sur ce blog pour l’ami Gamera actuellement au pays du roux/blond à lunettes de soleil.


Venue des profondeurs de la mer, Ika Musume (littéralement : la fille calmar) va envahir la surface pour punir les hommes d’avoir pollué les océans. Son premier objectif sera la paillote de la famille Aizawa, qui lui servira de QG dans son plan de conquête du monde. Hélas tout ne se passe pas comme prévu, et elle se retrouve obligée de travailler à la paillote pour réparer des dégâts qu’elle vient de causer. S’ensuivent plusieurs tranches de vie impliquant divers personnages récurrents, avec généralement pour trame de fond Ika Musume qui découvre le monde des hommes…

Ika Musume, à l'assaut !!

Ika Musume, à l'assaut !!


Ika Musume fait partie de ces anime dont j’avais déjà lu partiellement le manga avant que ne sorte leur adaptation anime. Manga que j’avais peu apprécié par ailleurs, car pour 2-3 chapitres ça va, sinon je préfère passer mon temps sur d’autres séries. Généralement je m’inquiète quand je vois des manga aussi médiocres adaptés en anime… mais on peut aussi avoir de bonnes surprises (Baka to Test par exemple, dont le manga est juste infâme là où la série se débrouille vraiment bien), donc bon, qui vivra verra…
Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa

Ika Musume, face à la puissance de Chizuru Aizawa


De son nom complet Shinryaku!! Ika Musume (que je traduirais par Envahissons !! La fille Calmar) est donc un anime qui se veut comique et dont je n’attendais pas grand chose. On est ici sur le thème récurrent de l’envahisseur alien, vivant chez l’habitant et soumis à lui (le meilleur exemple du genre reste l’excellent Keroro Gunsô). Mais ici, l’alien ne vient pas des profondeurs infinies de l’espace, mais bien de celles des océans, et il ne faudrait pas se laisser tromper par son apparence très humaine (beaucoup pensent d’ailleurs qu’elle n’est qu’une cosplayeuse). Les cheveux de notre héroïne calmaresque étant de fait des tentacules surpuissants (ils ressemblent beaucoup aux flèches de Medusa dans Soul Eater) et elle est capable de cracher de l’encre. Ce ne sont d’ailleurs pas ses seuls attributs céphalopodiens, et on apprendra au fil des épisodes qu’elle peut bouger les nageoires de son chapeau, qu’elle a une addiction à la crevette, qu’elle a une peur bleue des orques, qu’elle a un talent caché pour les mathématiques, etc…
Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête

Mini Ika-chan... .trop mignonne pour que ce soit honnête


Revenons-en à nos méduses (hahaha… bon ok, je sors). Ika Musume veut conquérir le monde des hommes mais hélas personne ne la prend au sérieux : Eiko Eizawa, responsable de la paillote sur la plage, la considère plus comme une nuisance qu’autre chose. Son petit frère Takeru la voit comme un compagnon de jeu, et Chizuru, l’aînée de la fratrie, est… euh, eh bien… disons qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Cette non-dangerosité de l’héroïne devient d’ailleurs un ressort comique tout au long de la série, puisque seule Nagisa (une amie d’Eiko) prendra réellement au sérieux la menace céphalopodienne… On apprécie en tout cas la naïveté d’Ika Musume face au monde des hommes, ressorts classiques s’ils en sont mais toujours sympathiques quand ce n’est pas trop forcé. Le personnage est attachant pour ses défauts sans pour autant forcer le pathos.
Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet

Le petit monde qui interagit avec Ika musume, à peu près au grand complet


L’anime, diffusé à l’automne 2010, est long de 12 épisodes, chacun étant divisé en 3 mini-épisodes, ce qui assure un certain rythme à la série : ainsi, si même certains sont médiocres, on sait très vite que cela ne durera pas plus de 7 à 8 minutes. Il est intéressant de noter que chaque titre d’épisode est sous forme interro-négative, ce qui en japonais ce traduit pas un nai ka? final qui fait donc un jeu de mot avec le nom de notre héroïne (Ika donc). Autre particularité sonore, la façon de parler d’Ika Musume : vous connaissiez les desu, degozaru, etc… vous apprendrez à connaître le geso, marque de fabrique de l‘héroïne et qui désigne les tentacules du calmar en cuisine (un peu comme si elle disait filet à la fin de chaque phrase). Pourquoi pas me direz-vous et ça change des tics de langage habituels des anime.
Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan

Nagisa, la SEULE personne ayant peur d'Ika-chan


Au final, j’ai plutôt passé du bon temps avec Shinryaku!! Ika Musume, en grande partie grâce à son rythme et son coté léger (pas de prise de tête, pas de scénario alambiqué – il n’y en a pas de toute façon), bref, une série qui se veut comique et légère et qui donne le résultat attendu. Ce n’est certes pas la comédie de l’année, et c’est assez loin du niveau d’un FMP? Fumoffu! ou d’un Hare+Guu, mais au moins ce n’est pas une comédie sentimentale niaise comme il y en a des dizaines ces dernières années. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié le dernier mini-épisode de l’épisode 5, qui met en scène une mini Ika Musume plus kawaii que jamais et avec une fin classique mais toujours agréable à voir.
Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien

Une équipe de chercheurs américains dont le seul but est de disséquer notre héroïne céphalopodienne qu'ils prennent pour une alien


L’anime a en tout cas assez bien marché pour qu’une seconde saison soit mise en route l’année suivante (automne 2011 donc – elle n’est pas terminée à l’heure où j’écris ces lignes). Je ne dirai pas non plus que c’est gage de qualité, car beaucoup d’anime médiocres ont connu des secondes saisons ces dernières années, et je mets plus cela sur le manque de créativité frappant de l’industrie japonaise depuis le milieu des années 2000… enfin bref…
Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?

Ika Musume dans toute sa splendeur...enfin je crois ?


Donc une nouvelle saison, un an après la première (ce qui d’ailleurs fait sens par rapport à la fin de la 1ère saison, mais chut, je n’en dirai pas plus…), qui repart exactement sur les mêmes bases : 3 mini-épisodes par épisode, et toujours Ika-chan en mode idiote à la découverte du monde. Comme toujours, ça reste léger niveau comédie, mais toujours plaisant et on apprécie ce coté tranche de vie au bord de la mer. Je reste donc sur mon avis de série agréable à regarder, et qui fait son boulot (même si cela ne reste qu’un sous-Keroro Gunsô).

À voir pour tout ceux qui veulent un truc sans scénario et qui en ont marre du fan service niais des séries harems de ces dernières années.

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Bonjour tout le monde ! Vous croyiez ce blog mort ? Il l’était d’une certaine façon, à l’état de légume : les organes internes bougeaient encore mais à l’extérieur, c’était pas vraiment visible. C’était sans compter sur une bande de blogueurs qui se sont mis à incanter des trucs bizarres à base de « nauèleblôgui’ngue ». Et pris dans le flot, cet article a été pondu, réveillant d’un coma apparemment sans fin ce site. Pour info, ce billet est le premier d’une série de six écrits par Gamera et moi. Ils seront publiés à intervalles réguliers de quatre heures. Trêve d’élucubrations, passons aux choses sérieuses.

J’avais proposé pour ce blogging 3 anime. Les votes sont allés au titre le plus aguicheur pour ceux qui ont suivi mon blog, allez savoir pourquoi. Ce sera donc : Papillon Rose New Season. Aux lecteurs qui ne connaissent pas, Papillon Rose, c’est ça.

Maintenant que tout le monde est briefé, que dire sur cet anime ? Tout d’abord, que c’est une série télévisée ayant débuté en février 2006 et diffusée pendant 6 semaines, ce qui en fait une série VRAIMENT courte. L’histoire est dans la même veine que l’ONA, à base de petits délires érotiques sur fond de parodie d’anime de mahô shôjo. L’histoire se passe un an après les évènements de l’ONA. Les méchants ont été vaincus mais pas sans victimes puisque Papillon Dahlia, quatrième guerrière Papillon, et Dandy Lion, le grand amour de l’héroïne, sont morts. Quant à Papillon Rose, alias Tsubomi (non, pas celle-là), elle a perdu la mémoire pour tout ce qui concernait son passé de super-héroïne. Même chose pour Papillon Lily, alias Anne, qui mène une vie plutôt volage et dont toutes les répliques au téléphone flirtent avec l’inceste, et pour Papillon Margaret, alias Shizuku, qui se demande pourquoi elle a eu du mal avec ses études l’année passée.

Au moins, y en a qui se servent de leur épée quand elles en ont une entre les mains

Au moins, y en a qui se servent de leur épée quand elles en ont une entre les mains


Le premier épisode démarre avec Ran, Miki et Sue (non, pas celles-là), trois déesses… ou plutôt des extra-terrestres, de la famille Susanoo viennent sur notre planète récupérer par la force leur terre sacrée maintenant connue sous le nom d’Akihabara. Non, je n’invente rien. Et ce n’est pas fini : leurs ennemis sont donc les humains, qu’elles appellent des haniwa et qu’elles combattent soit avec des AMNI, soit avec des dogû mécaniques et déguisés en maids… Arrêtons là le massacre. Pour en revenir au premier épisode, il est au final similaire à l’ONA, un peu coquin grâce aux scènes de transformation et à Tsubomi qui recouvre la mémoire une fois que Raama la chatte lui lèche la sienne.

La suite de la série continue sur cette lancée, avec en plus moult références à la con à divers anime bien ancrés dans la culture otaku comme Precure ou Gundam. Et c’est peut-être là le plus gros changement par rapport à l’OAV : celle-ci était plus que tout une parodie des anime de mahô shôjo qui ne se souciait pas vraiment de son public. Ses créateurs étaient là pour faire un navet, ils en ont réalisé un et c’était fun. Là, ils ont essayé de faire de l’humour pour plaire aux spectateurs… et pourquoi pas. L’esprit est finalement assez différent entre l’ONA et la série TV mais même si je n’ai pas autant aimé cette dernière, j’ai passé de bons moments. Certaines répliques font mouches comme celle du début de l’épisode 3 où un des otaku récurrents commence la narration par « Nous ne connaissions la guerre que par celle d’un an ». D’autres tombent à plat. La qualité de l’ensemble de l’histoire et des éléments comiques est assez inégale au final, voire même en dents de scie. Contrairement aux autres aspects qui sont… ben… mauvais.

Les Precures au comiket

Les Precures au comiket


Disons-le cash : techniquement parlant, cet anime est une horreur. Autant il est, soyons gentils, potable sur les deux premiers épisodes, autant la suite est catastrophique. Les personnages sont dessinés à l’arrache, l’animation est par moments saccadée, la réalisation pas vraiment au top, des voix manquent, etc, etc. Un régal pour les amateurs. Était-ce un choix ? Je l’espère parce que j’avais l’impression de retrouver les pires épisodes de Nanoha StrikerS TV (et non DVD). Bref, on n’apprécie pas particulièrement voir ce qui devrait titiller les yeux façon Queen’s Blade. C’est pas que mater de la fesse soit l’aspect le plus important de cet anime mais pas loin. Quitte donc a rater quelques blagues, autant se rattraper sur un sujet facile.

Mais je suis mauvaise langue. N’oublions pas que Papillon Rose est un projet de petite envergure et seulement amateur à la base. On aurait aimé qu’un plus gros budget soit alloué pour que la série aille jusqu’au bout des choses et s’assume à fond, mais difficile de trouver un producteur prêt à investir dans une série aussi casse-gueule.

Le trio de bouffons otak' pour les "gags" récurrents

Le trio de bouffons otak' pour les "gags" récurrents


On ne tirera donc pas son chapeau à Papillon Rose New Season, surtout après un effet de surprise passé avec l’ONA. Mais la série s’en sort toutefois correctement, ne tirant pas trop en longueur et c’est tant mieux. Je vous la conseille mais seulement si vous avez vraiment aimé l’ONA ou si vous voulez vous décompresser le cerveau pendant deux heures et demie. Et si vous voulez absolument vous la procurer, elle est disponible en version sous-titrée anglaise grâce à l’éditeur Section23 films.

Sur ce, joyeux Noël. ;)

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Ceci est un « petit » billet que je devais écrire depuis bien longtemps. Pour la petite histoire, je voulais l’écrire en commun avec Gamera qui m’avait filé un premier jet. Mais on a été foutu de le perdre. Tous les deux. Finalement, on a inversé les rôles, c’est lui qui a fait la relecture (et réécrit quelques passages)…



Je suis fan de Yuasa Masaaki, en grande partie parce qu’indépendamment de la qualité d’une œuvre, j’aime particulièrement qu’elle me surprenne. Et Yuasa Masaaki ne cesse de le faire. La première chose qui frappe, c’est l’aspect graphique. On pense d’abord : « put*@#, c’est moche ! ». On se retrouve souvent avec un mélange étrange de couleurs ternes avec quelques petites zones fluo. Le chara-design est au premier abord à faire peur, lui aussi, et semble parfois trop simple. Visuellement, on se prend une claque, et pas vraiment dans le bon sens du terme. L’animal est d’ailleurs un habitué de « Shin-chan » puisqu’il est animateur clé sur la moitié des films. C’est pourtant cette simplicité qui permet aux anime de Yuasa de dévoiler l’une de leurs plus grande force : l’animation. Avec ce graphisme atypique, le réalisateur se permet des libertés affolantes dans ce domaine. Pour référence, imaginez la fameuse scène de combat de l’épisode 7 de « Tetsuwan Birdy: Decode 2″ en continu. J’exagère, parce que, quand même, ça ne bouge pas tout le temps, mais ça reste assez impressionnant.
Un autre point sur lequel Yuasa me surprend, ce sont les histoires de ses anime. Encore une fois, on sort des carcans actuels de la japanimation, qu’il fasse des adaptations comme « The Tatami Galaxy » ou des œuvres originales comme « Kaiba ». Soit les sujets sont rarement exploités, soit il les traite d’une façon inédite.
Bien sûr, tout cela n’est pas que le fait de Yuasa. Par exemple, le chara-design de ses séries est assuré par Ito Nobutaka qui l’accompagne sur la plupart de ses réalisations, au moins en tant qu’animateur clé (notons qu’il est aussi l’un des 11 animateurs clé de « Dinagi- »… euh, de l’opening de « Dinagiga« ). Cela n’empêche que même sans lui, les anime de Yuasa gardent souvent un graphisme inhabituel et assez reconnaissable.

angle de vue et chara-design normaux... pour Yuasa

angle de vue et chara-design normaux... pour Yuasa

Yuasa a œuvré jusque-là sur 7 anime en tant que réalisateur : « Vampiyan Kids » pour le pilote, « The Tatami Galaxy », « Kaiba », « Kemonozume », la 6e partie de Genius Party, l’épisode spécial de Wakfu… et le sujet d’aujourd’hui, « Mind Game ». Ce film aurait pu être mon préféré si « La tour au-delà des nuages » ne continuait pas de jouer son rôle de premier grand amour en matière de film d’animation japonais. Mais que raconte-t-il ?

Nishi est un loser : voulant devenir mangaka depuis qu’il est tout petit, il n’est en fait qu’un NEET célibataire, vivotant de ci, de là. Un soir, il rencontre par hasard Myon, une amie d’enfance dont il a toujours été amoureux, en train de fuir un yakuza. Invité par celle-ci dans le restaurant familial, elle lui présentera son fiancé (augmentant ainsi le coté loser de Nishi, qui n’a jamais avoué ses sentiments à Myon). Malheureusement, les yakuzas retrouvent Myon, et tuent Nishi de la plus humiliante des manières, alors même que celui-ci était sur le point de se révolter face à la vie. Il se retrouve ainsi devant Dieu, une créature étrange qui cruellement lui rappelle à quel point son existence fut vide et dénuée d’intérêt. Tout ça pour lui annoncer purement et simplement de prendre un chemin où son âme sera détruite. Tout va alors changer pour Nishi, qui décide contre toute attente de prendre le chemin opposé, qui va le ramener un instant avant sa mort, lui donnant ainsi une seconde chance…

Là, vous voyez à droite ? Ben... ça, c'est Dieu.

Les histoires de secondes chances, qu’elles soient dues à un miracle ou pas, on connaît plutôt bien. Le thème n’est pas nouveau. « Un jour sans fin », « Vivre » et bien d’autres font que Robin Nishi (auteur du manga duquel est adapté le film) n’a rien inventé. On se retrouve donc ici dans le deuxième cas, celui où Yuasa traite de ce thème d’une manière différente. Probablement un peu trop, c’est le reproche que beaucoup lui font : en effet, Mind Game est souvent décrit par ses détracteurs comme uniquement un film de masturbation intellectuelle. C’en est peut-être un, mais je ne le perçois pas ainsi. Mind Game est un film simple dans son message : profitez de la vie. Ce message est transmis très rapidement et il n’y en a pas d’autre de majeurs.
À partir de là, beaucoup se contenteraient d’appliquer la formule habituelle qui est de jouer sur les sentiments des spectateurs, de décrire ceux des personnages et de s’attirer notre empathie. Yuasa va reléguer cet aspect au second plan pour se concentrer sur le deuxième élément du triplet impression/sensation/sentiment (souvenez-vous de vos cours de français du collège). Vous avez sûrement déjà vu des vidéos de montagnes russes ou de sport extrême en vue à la première personne. Le principe est le même. Il va exploiter à fond l’image, l’animation et le son pour nous prendre par les tripes. En cela, Mind Game n’est pas un film particulièrement intellectuel. Et sur ce point-là, je dirais même qu’il est primaire.

Réunion de famille dans un estomac. Ils me donnent faim.

Alors certes, il y a des scènes qu’on pourra trouver exagérées, comme celles faites complètement sous acides. C’est peut-être le seul reproche que j’aurais à faire. J’ai préféré les prendre comme de simples scènes d’euphorie qui m’ont rappelé Astérix et Cléopâtre. Elles sont de toute façon par la suite éclipsée par une séquence bien plus mémorable sur la fin : leur accouchement… Laissez-moi vous spoiler jusqu’à la fin de ce paragraphe. La résurrection de Nishi n’a pas lieu juste après sa rencontre avec Dieu. Sa fuite en course-poursuite des yakuza s’achève avec une baleine qui les avale Myon, sa sœur et lui, tout comme dans Pinocchio, dont le côté rédemption/renaissance est souvent oublié (et pour l’image : plein de voitures qui font la course, une seule, la meilleure, qui rentre dans un « corps » bien plus gros… je vous laisse comprendre). L’intérieur de la baleine est le passage le plus intéressant du film, et aussi le plus long : pendant un peu moins d’une heure, on est retournés par ces personnages qui murissent, qui retrouvent goût à la vie. Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’autre choix que de fuir le ventre du gigantesque cétacé, d’en naître… Et cette naissance dure 7 minutes à la fin desquelles les personnages finissent trempés et nus comme des vers, mais vivants. 7 longues minutes pendant lesquelles j’ai été tout simplement époustouflé, cloué sur place par la hargne et la persévérance qui en transpiraient, le tout avec une des animations les plus dynamiques qu’il m’ait été donné de voir (merci à l’animateur en chef, Morimoto Kôji).

Mind Game, c’est donc ça : un film à sensations, au sens noble du terme. Il ne nous montre pas des personnages « vivre » mais nous fait expérimenter ça directement. Si vous n’avez pas d’allergies aux graphismes difformes et aux angles de vue excentriques, ce film a de très grandes chances de vous plaire, vous pouvez foncer dessus.


Petite note : le film sera diffusé pour les Parisiens le mardi 14 décembre à 19h30 à la MCJP (demain au moment où j’écris). Ceux qui ne pourront pas le voir, vous pourrez toujours vous rabattre sur le DVD, sorti chez Potemkine. D’ailleurs :

Nishi appelle des tueurs à gage et met un contrat sur ceux qui ne veulent pas mater Mind Game.

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Décidément, c’est la mode des anime au titre aguicheur sur ce blog. Pourquoi, d’ailleurs ? Simplement que celui dont je vais vous parler m’a été recommandé (j’avais tout de même de gros doutes avant de le voir) et qu’après Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, je me suis dit qu’enchaîner sur Lingerie Senshi Papillon Rose ne pouvait être qu’une bonne idée. Me trompais-je ? Oui et non. J’avais une certaine appréhension en voyant le générique. On aurait dit celui d’un anime ecchi insipide à la qualité de réalisation passable, et encore, je m’imaginais déjà que tout le budget avait fini dans l’opening. Enfin, je vous laisse vous faire une opinion là-dessus :

Petit résumé de l’histoire : Tsubomi, employée dans un bar à hôtesses, et peut-être étudiante (on la voit en seifuku mais c’est à peu près le seul indice), tombe sur un chat qui parle alors qu’elle venait de sortir d’un love hotel où son partenaire d’un soir était parti discrètement, la laissant galamment payer la chambre. Le chat lui dit qu’elle est la légendaire guerrière Papillon Rose et qu’elle doit combattre un groupe de vilains nommé Dynasty.
Et puis c’est tout. À part ça et un combat, on n’a rien. Juste une OAV de 25 minutes. Ajoutons à cela que les graphismes sont à peine potables, que l’animation est a une qualité en dents de scie, allant de vraiment pas mal à digne d’un hentai, et que le jeu des seiyû est relativement mauvais. J’ai pris autant de plaisir à regarder cette OAV que pour le peu que j’ai vu Queen’s Blade… Hé, mais attendez ! J’ai aimé Queen’s Blade !
Et oui, Papillon Rose, ce n’est rien de moins qu’un Queen’s Blade avant l’heure. La preuve en image :

Si c’est pas flagrant, ça ? En fait, j’ai trouvé ça encore mieux que Queen’s Blade. Les dialogues sont volontairement ridicules au possibles, l’action l’est tout autant et le côté parodique de Sailor Moon et Cutie Honey fut la cerise sur le gâteau. Constatez par vous-même : là où d’autres mahô shôjo se battent avec des sceptres, des diadèmes, des épées ou même avec leurs poings, Papillon Rose a pour arme principale un… vibromasseur. Je ne parle même pas des ennemis avec des seins éjectant du lait inflammable sous pression ou des missiles. Quant aux dialogues, ils sont dignes de Rapeman, tout particulièrement les formules magiques de la transformation (un véritable régal, celle-là) et des attaques.
Quand on pense qu’à la base, tout ça n’était qu’une petite blague par un cercle de dôjin (ECHIGOYA) qui avait posté sur son site des dessins parodiques de Sailor Moon. Ça a tellement plu que le studio Pink Company a décidé de faire cette blague à une plus grande échelle et ils ont réussi : on leur demandait un anime de série Z, on l’a eu.

Alors certes, ce titre ne conviendra pas à tout le monde. Entre ceux qui ne regardent pas ou n’aiment pas les anime de mahô shôjo et ceux qui prennent ce genre au sérieux (pour ne pas dire qu’ils se sont la perche de compétition dans le rectum), le public se réduit grandement. Ah, et même en ce qui concerne les mahô shôjo, ne rien connaître de Sailor Moon ou Cutie Honey est assez handicapant, mais avoir vu quelques épisodes de chacun suffit, voire même juste l’un des génériques pour le deuxième titre.

Pour ceux qui auront été tout autant enthousiasmés que moi par cet épisode pilote qui n’a jamais connu de suite immédiate, sachez qu’en Mars dernier, Maiden Japan a annoncé que l’OAV allait être distribué aux États-Unis avec la série TV de 6 épisodes dont les évènements se passent un an après Dynasty. Petit avant-goût : ce qu’il restait de Dynasty a rejoint le groupe Geldam opur former Gel Dynasty. Ensemble, ils vont tenter d’éradiquer les hôtesses de bar de l’industrie du sexe avec des maladies vénériennes pour les remplacer par des travestis. Les Papillons (elles sont plusieurs maintenant) s’y opposeront mais ce ne sera pas sans mal car les travestis n’ayant pas de vagin, les vibromasseurs sont inefficaces… dixit l’auteur parce que nous avons tous pensé à une « solution de remplacement ».

Autant dire que j’attends le 8 Juin avec impatience.

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Quoi de mieux pour commencer à parler d’une série à l’humour absurde que de foutre un jeu de mot vaseux et abscon en titre ?

Contrairement à certains, la plupart du temps, je ne choisis pas mes séries en prenant une page au hasard sur MAL/ANN/AniDB. Ce serait certes une excellente méthode pour remplir mon blog, mais je n’ai quand même pas envie de passer ma vie à voir des daubes qui ne s’assument pas alors qu’il y a bien plus divertissant à disposition. Lorsque je décide de mater un anime, c’est soit parce que quelqu’un dont les goûts et les critiques ont pour moi un certain crédit (j’ai parfois eu à le regretter), soit parce qu’un élément particulier m’a frappé. La série que je viens de terminer entre dans cette deuxième catégorie. Il y a à peu près deux ans, l’épitanime organisait un jeu au sein de Paris Manga : le Karaoke pour un champion. Le principe était que chaque groupe essayait de reconnaître le plus vite possible un générique pris au hasard dans leur base de vidéos. Il y a plusieurs séries qui ne disaient rien à mon équipe, et particulièrement une qu’un groupe adverse dans lequel était un certain Ryo-kun, qui nous poutre régulièrement en blindtests, avait trouvé. Et le titre qu’ils ont alors énoncé avec fierté m’a marqué à vie : un savant mélange de non-sens et d’aguichage, le genre de dénomination qu’on se surprend à ne jamais oublier alors même que la première chose qu’on répondrait par réflexe en l’entendant est « à vos souhaits ». La série à l’image débile de sa douce appellation répond au nom de :

Sexy   Commando   Gaiden:   Sugoiyo!!   Masaru-san

Tel la candidate de Télémagouille, j’ai momentanément fait un blocage. Probablement imperceptible de l’extérieur, mais mon cerveau a fait une pause. Inconsciemment, ce temps d’arrêt a dû me servir à tenter de classer ce titre obscur dans ma mémoire. Je suppute qu’il a fini dans la section bordel du département WTF.
Plus tard, alors que j’écoute des chansons de génériques refilées par Ryo-kun, je tombe sur un groupe que j’avais entendu il y a bien longtemps : PENICILLIN. Je regarde le titre. Vous devinez sans mal ce que je lis…

Depuis, je me dis qu’il faut que je regarde cette série. Un mix pareil ne peut être qu’une source d’étrangetés en tous genres, la sorte à vous faire rire parce que vous n’y comprenez rien. Et j’avais raison.

Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san (je ne me lasserai jamais de l’écrire), c’est un Kimengumi en puissance, le Cromartie des années 90. En bref, un concentré d’absurdités. Il suffit de voir le générique de début, il n’y a pas une seule séquence ou rien ne cloche (admirez d’ailleurs la référence à Kodocha). Et l’ambiance de l’anime est la même, à se demander comment le manga que cette série TV adapte ait pu paraître dans les pages du Weekly JUMP. Tout ce qu’on y voit casse les stéréotypes que ce soit ceux du shônen ou d’autres ; résultat, il est impossible de prévoir quoi que ce soit.

Et malgré tout cela, il y a bien une histoire. Bien sûr, rien de vraiment consistant ou un fil bien rouge puisqu’on suit simplement la vie au lycée de Hananakajima Masaru, un garçon un peu particulier qui à peine revenu à l’école après trois mois d’absence veut fonder un club tournant autour d’un art martial qu’il a appris récemment. Ça peut paraître banal, présenté ainsi mais je vous rassure, il n’y a pas de séance de goinfreries à la pâtisserie accompagnée de thé Earl Grey. Bien au contraire, le rythme est soutenu, on n’a pas un moment de répit. Le club se forme, vie, et évolue, ce de la façon la plus saugrenue possible. Pouvait-il en être autrement avec un art martial appelé Sexy Commando, censé permettre de vaincre n’importe lequel des maître de Kenichi simplement en se basant sur des techniques de détournement d’attention à faire perdre toute dignité humaine ? Le rendu final est hilarant, en grande partie grâce au personnage de Masaru mais pas seulement : chacun des autres membres du club a ses particularités, ou plutôt sa folie, un côté débile qui lui est propre. Cet ensemble de cinquante épisodes d’une absurdité absurdement absurde m’a surpris du début jusqu’à la fin. Chaque gag me prenait au dépourvu, je n’en demandais pas tant.

Une ombre au tableau ? Certains me diront que graphiquement c’est pas top, surtout quand on sait que le même studio a sorti Card Captor Sakura à la saison suivante. À ceux-là, je répondrai qu’on n’apprécie pas Ebichu, Kodocha ou encore Shin-chan pour la qualité de leurs dessins et heureusement. Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san possède comme ces anime les qualités nécessaires pour passer outre voire même bénéficier de graphismes aussi avenants qu’une carcasse de poulet laissée à reposer un an à l’air libre sous une pile de vaisselle (comprenne qui pourra). Avec ça, même les stagiaires qui ont pondu cette bouse d’Ura-ON! feraient du bon boulo… Euh non, faut quand même pas exagérer. Enfin voilà, clairement, cette série a rempli son contrat avec brio en me rendant ridicule à rire tout seul dans le métro matin et soir.

Trêve de bavardages, Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, c’est de la bombe, à recommander aux fans de Cromartie et Kimengumi. Quant à vous, amis du bon sens, fuyez et laissez place aux leçons de Ukulele !

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Yo, ici Yuki. Haha ! Vous pensiez que j’allais écrire quelque chose, mais c’était une feinte ! Je déterre un article que Gamera avait écrit y a maintenant un an et deux jours ; il était temps ! :D


Allez, pour une fois je vais faire un article sur du Disney. J’entends déjà les cris d’orfraies : « QUOI !? Parler de Disney dans un blog centré sur le manga et l’anime ! ». Alors on se calme, et on écoute.
Fireball est une coproduction Disney/Toei (j’entends des oufs de soulagements), entièrement réalisé en images de synthèses (oui, je sais, les japonais sont nuls en images de synthèses). Toujours est-il que Fireball, c’est le genre de petit bijou relativement inconnu, qui passe inaperçu de par son format (13 épisodes de 2 minutes), et dont l’humour, très japonais, peut rebuter.

Drössel von Flügel (de son nom complet : Drössel Juno Vierzehntens Heizregister Fürstin von Flügel, 19ème Duchesse du Domaine des Tempêtes du Royaume de Seigneur Urano) est un robot, pluri-millénaire semble t-il, mais dont l’apparence fait penser à celle d’une ado. Elle agit d’ailleurs comme une vraie princesse pourrie-gâtée avec son serviteur, Gedächtnis, à l’apparence arachnoïde. Les 2 machines s’échangent ainsi à chaque épisode et au centre d’une pièce sans limites apparentes, des dialogues plus absurdes les uns que les autres, basés en grandes parties sur les jeux de mots, dont seuls les japonais ont le secret.

L’intérêt semble peu évident présenté ainsi, pourtant, on finit souvent mort de rire après chaque épisode. Avec d’abords des gags récurrents, comme celui où Drössel appelle toujours son serviteur par un autre nom que le sien, et celui-ci d’humblement corriger sa maitresse à chaque fois. L’attitude très « spoiled » de Drössel aide beaucoup à l’humour de Fireball : impossible à vivre, paresseuse, ne tenant compte de l’avis de personne, ses poses étant d’ailleurs un archétype du genre.

L’autre intérêt de cette série, c’est son univers. Vous me direz, comment peut-on parler d’univers dans une série qui dure moins de 30 minutes, surtout alors que les 2 protagonistes se trouvent dans une pièce vide et sans ornements ? Et pourtant…
L’intro, qui dure à peine 5 secondes, nous présentent un ville sombre, futuriste, au centre de laquelle est érigée la forteresse des Tempêtes, lieu de résidence de Drössel et sorte de Tour de Babel de la fin des Temps. Le titre de chaque épisode situe d’ailleurs celui dans le temps, et la série se déroule entre l’an 48650 et l’an 48794 (soit 145 ans en 30 minutes, chapeau !) du calendrier Mercure.
Au fil des épisodes, on apprend qu’il existe une armée humaine qui cherche à prendre la forteresse… Il semble qu’il s’agisse d’un monde en guerre perpétuelle, entre machines et humains. D’après Gedächtnis, les robots auraient pris le pouvoir lors de l’an 0 du calendrier Mercure.

Personnellement, cet univers m’a bluffé. D’abords parce qu’il s’avère très très sombre (alors qu’il s’agit d’un Disney), à la croisée d’un Matrix et d’un Blade Runner. J’aime le fait que les 13 épisodes s’étalent sur près d’un siècle et demi : l’intemporalité des robots, qui ne vieillissent pas, en est ainsi renforcée. De même, le coté humoristique de la vie de Drössel, tranche avec la guerre que l’on nous dépeint, où hommes et machines se battent depuis plus de 49 millénaires.

Fireball fait figure de série expérimentale, et d’ailleurs, une seconde saison est prévue. De part son univers original et sa courte durée (une demi-heure), elle un excellent moyen de passer le temps. Une petite perle à découvrir, surtout pour les fans de jeux de mots à la japonaise.


Et ben, on dirait que notre tortue a été conquise. Bon, je ne suis pas aussi enthousiaste que lui, mais je dois avouer que cet anime a son charme.

Si je puis me permettre un petit conseil : ne regardez pas cette série d’un seul coup. Organisez-vous pour vous faire un épisode de temps en temps, le résultat n’en sera que meilleur. Sur ce, à la prochaine !

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