Et parce que j’ai eu la bonne idée de reprendre la série hier, je vous propose de revoir cette vidéo que beaucoup d’entre vous connaissent :
J’étais plié en deux dans le RER… Merci KyoAni pour ce bel hommage. Auriez-vous déjà tout prévu ? :D
Archives pour la catégorie “Anime”Et parce que j’ai eu la bonne idée de reprendre la série hier, je vous propose de revoir cette vidéo que beaucoup d’entre vous connaissent : J’étais plié en deux dans le RER… Merci KyoAni pour ce bel hommage. Auriez-vous déjà tout prévu ? :D Tenamonya Voyagers
Il y a des anime qui sont peu connus parce qu’ils sont mauvais, d’autres parce que le public visé est trop restreint ou parce que le concept est un peu trop original. Mais il y en a aussi qui le sont tout simplement parce qu’ils sont incomplets. Tenamonya Voyagers est un anime de 4 épisodes n’ayant pas de fin, un peu comme Zero One. Alors forcément, quand on vous dit que vous allez rester sur votre faim après avoir terminé de regarder la série, ça donne pas trop envie de la commencer… Eh bien c’est une erreur à ne pas faire dans le cas de cet anime ! Le genre qu’il adopte (comique) fait que ça ne dérange pas trop, même si effectivement, une suite et fin aurait été vraiment bienvenue. Cependant, il semblerait que les problèmes de budget ne lui ont pas été épargnés, à tel point que sa production a dû cesser. Enfin bon, cela est fait et les studios Pierrot ne vont probablement pas la reprendre (la priorité dans un projet avec cet objectif, ce serait de faire la suite de Jūni Kokki). Mais passons donc à l’histoire : Ayako Hanabishi arrive dans l’établissement où elle vient d’être engagée pour enseigner mais petit problème le temps du voyage il a fait faillite et elle se retrouve sans le sou pour repartir chez elle vu que les voyages interplanétaires ça coûte cher (et téléphoner encore plus) et heureusement pour elle elle n’est pas seule car une de ses élèves, Wakana Nanamiya est encore là avec le même problème c’est-à-dire plus d’école et ensemble elles vont essayer de retourner chez elles sans encombre donc c’est bon tout va bien enfin non parce qu’il fallait bien qu’il arrive quelque chose et comme on est dans un anime futuriste il y avait bien une chance sur deux pour qu’il y ait des mechas (mais pourquoi faut-il qu’il y en ait partout ?:x:) et c’est chose faite avec Paraila une jeune femme qui tombe du ciel dans son armure mobile et ce tout près d’elles ce qui fait qu’elle vient donc rejoindre le duo vu qu’apparemment elle ne tient pas à rester trop longtemps sur une planète paumée et qu’elles sont les seules dans le coin à être aussi dans la mouise ce qui les amène au final à acheter des billets pour prendre le Galaxy Express 999, euh pardon un vaisseau spatial en forme de train qui se fera attaquer en cours de route par des pirates que Paraila va repousser sans se faire prier, en leur piquant un mecha et en y insérant une super-disquette-de-l’infini-qui-poutre-l’univers-et-surtout-boost-le-mecha-par-on-ne-sait-quel-miracle ce pour bousiller tout sur son passage sauf les flics de l’espace devant lesquels elle décide étonnamment de fuir en emmenant avec elle ses deux comparses tout ça pour s’échouer sur une planète encore plus paumée ! Qui s’est fait chier à lire le paragraphe précédent en entier d’une traite ? Tant que ça ? On dirait que je vous avais sous-estimé ^^. Pourquoi j’ai fait ça ? Tout simplement parce que c’est ainsi que se déroule l’histoire : à un rythme extrêmement soutenu et sans aucune pause pour laisser souffler le téléspectateur. Pire ! Ça va crescendo au fil des 4 épisodes formant la série. Le réalisateur avait sûrement pris un cocktail de caféine+théine+cocaïne concentré avant chaque réunion de travail. Ou peut-être pas. En fait non, ce mélange ne semble pas être nécessaire à ce déjanté d’Akiyuki Shinbō. Oui, vous avez bien lu, c’est effectivement la personne derrière Sayonara Zetsubō Sensei, cet anime de taré sorti tout droit d’un studio de taré, j’ai nommé SHAFT. Mais revenons-en à Tenamonya. Que dire de la fatigue qu’on ressent à la fin de chaque épisode ? Ben c’est avec plaisir qu’on passe au suivant, même si l’on sait que ce qui arrive risque d’être encore pire. Pour vous dire, parmi tous les anime que j’ai pu voir, seul Dead Leaves était plus rapide, c’est vous dire. Malheureusement, ça ne fait pas tout d’avoir de quoi maintenir le téléspectateur scotché devant son écran par un script atypique, il faut aussi une histoire et 4 épisodes seulement lorsque 13 ou même 26 étaient prévus, c’est loin d’être suffisant. C’est tout juste si on entraperçoit ce qui avait été originellement prévu avec quelques scènes où on voit les anciens collègues yakuza de cette dingue de Space Trash Paraila parler de tout faire pour la retrouver, elle et sa disquette. On ne sait pas comment va réagir la police, surtout lorsqu’elle est menée par une inspectrice dont la folie n’a d’équivalent que celle de Paraila. Pour ceux qui ont vu Black Lagoon, Paraila, c’est une Revy déjantée (autant dans l’attitude que dans la voix), une qui prend du plaisir à faire du n’imp’ pour le lulz. Et les deux autres filles ? Ben elles suivent tant bien que mal. Surtout mal : Wakana passe son temps à se disputer avec Paraila et Ayako est de toute façon une cruche de chez cruche, Millefeuille Sakuraba en plus âgée (c’est d’ailleurs aussi une grosse chanceuse). Voilà donc ce qu’on a : un anime délirant avec une esquisse de scénario, des personnages très funs et un rythme de folie. C’est d’autant plus frustrant que l’animation est vraiment bonne et les musiques ne gâchent rien. Le générique de début est d’ailleurs tout aussi marrant que le reste de la série avec une bonne musique instrumentale qui est en fait celle de l’opening de Geba Geba Kyuu-juppun, une comédie télévisuelle japonaise d’il y a une trentaine d’années (ça a d’ailleurs été repris par Save Ferris plus tard). Par contre, l’ending… je l’ai trouvé naze à côté -__-. Ceux qui n’aiment pas se faire chier avec les génériques termineront l’épisode juste après la liste toujours plus grande des méfaits commis par l’improbable trio. :D Je reste donc dubitatif devant cet anime. Il est beaucoup trop court et on n’a pas le temps de l’apprécier. Si seulement la suite pouvait être produite (avec la même équipe, bien sûr), mais je peux toujours rêver. Et vu que la doubleuse la plus âgée du cast a 78 ans… Est-ce que je conseille cet anime ? Oui. Clairement oui. J’ai adoré ce début. Mais si vous comptez le voir, il faudra vraiment garder dans l’idée que l’histoire est incomplète, sans quoi vous serez extrêmement déçus. Studio : Pierrot Réalisateur : Akiyuki Shinbō Nombre d’épisodes : 4 Éditeur US : Bandai Entertainment Chô Kidô Denstesu Dinagiga
Vous savez, il y a déjà eu quelques fiches ici, mais ça a toujours été assez positif dans l’ensemble. Rien de bien méchant. Jusque là, ça a toujours été des billets destinés à vous faire découvrir des anime qui mériteraient d’être plus connus. Le truc, quand on commence à devenir vraiment otak’, c’est qu’on ne voit pas que de bons titres et il arrive parfois qu’on regrette que certains passent sur son écran. Vous vous en doutiez probablement déjà, mais il y a des anime qui ne sont pas connus parce qu’ils sont tout simplement mauvais. Chô Kidô Densetsu Dinagiga (prononcer daïnaguiga) fait partie de ceux-là. Pourquoi l’ai-je regardé ? Le générique de début était vraiment excellent : du rythme, une mélodie agréable, une animation dynamique et des graphismes pas dégueulasses. Ça faisait un moment que je ne m’était pas regardé un anime de mechas et y’en a un de deux épisodes qui a l’air pas mal à première vue. Il s’est avéré par la suite que 2 épisodes m’ont largement suffi. L’histoire n’est pas révolutionnaire, vu qu’on commence dans une école de pilotes de mecha et l’héroïne est une fille, Hikari Tôno, pas très douée dans ce domaine… pour le moment. Tiens, ça me rappelle du Gainax, ça -__-. M’enfin, continuons. Arrivée de Marie, surdouée du pilotage de mecha et aussi froide que Rei Ayanami, pour un sauvetage in extremis de l’école au moment d’une bourde de notre héroïne. En gros, c’est la-fille-qui-est-la-clé-de-toute-l’histoire-mais-qui-n’en-dira-rien-et-qui-est-d’autant-plus-mystérieuse-qu’elle-parle-peu. Ajoutez ses sentiments pour Hikari penchant vers le yuri et vous avez un mélange peu digeste. La suite de l’anime consiste en quelques exercices avec des mechas entrecoupés de scènes où les profs se disent que Hikari est une élève à fort potentiel (qu’elle fasse des bourdes ou pas). À la fin, l’école subit une attaque d’on ne sait trop quoi de moche, gros et qui fait mal. Qu’à cela ne tienne, on déploie l’arme ultime, un truc tout aussi gros et qui fait plus mal : Dinagiga. Il met un peu de temps à arriver donc on a un petit combat avec des mini mecha qui essaient de résister contre le gros monstre puis, quand Hikari arrive avec son tout nouveau jouet, on se retrouve avec une scène zarb’ entre Marie et elle, ça fait un peu boum-boum et la scène est finie… Ensuite ? Ben on a droit à même pas deux minutes pour voir ce qui se passe après (donc, à peu près rien). Au final une histoire très incomplète (on ne sait pas ce que sont ou à quoi servent exactement les particules X) avec des relations très floues entre deux des principaux personnages. Le genre d’histoire qu’on a essayé de compresser mais qu’on a découpé à la hache pour faire tenir ça en deux épisodes, tel Chucky faisant rentrer un cube dans un trou rond trop petit. J’avoue, j’ai passé quelques trucs dans le résumé, dont des éléments spoil. Mais osef, j’vous ai à peu de chose près raconté la chose qui ne vaut pas grand chose (oulà, triple répétition, ça se voit qu’il est 3h du mat’ -__-). Techniquement, l’animation ne vaut pas celle du générique mais reste passable ; quoique, par moment, ça revient au niveau global de l’anime. Les couleurs, pareil. La musique est pas assez présente pour rattraper le coup. Et je ne parle pas des seiyû et plus particulièrement celle assignée à l’héroïne dont la voix est crispante au possible, ça plombe l’ambiance à mort. La réalisation est loin d’être exceptionnelle et ne fera rien pour améliorer l’ensemble. Tout cela nous donne un anime poussif avec au final uniquement le générique de début de bon, et c’est malheureusement la première approche qu’on en a, surtout pour ceux qui se font régulièrement des karaoke avec la pitanime ou lors d’autres évènements. Il est encore une fois prouvé que les génériques ne sont en aucun cas le reflet de la qualité de la série qu’ils introduisent. Et le générique de fin est du niveau d’un générique de fin moyen (vous l’apprendrez pas par coeur). Conclusion : Dinagiga est anime qui est inconnu et ne restera pas dans les annales. Ce n’est qu’un clip auquel on a collé une série parce qu’on pouvait pas le diffuser tel quel. J’espère franchement que ce genre de d’égarements n’est pas fréquent chez le Studio DEEN. -__-
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07
2008
Maids versus CanardsPublié par Yuki dans Anime, tags: article déménagé, blogosphère, WTFYop, billet rapide pour vous dire que j’avais mis un article sur l’Éditotaku sur Netrun-mon à l’occasion du quartier libre. Bonjour, bonjour. Aujourd’hui encore, je repasse la main à notre ami Gamera qui va nous parler d’un truc (car oui, y’a pas vraiment de mot pour le définir) bien bizarre. Attention pour ceux qui passe d’Iblard Jikan à ça, le contraste est über violent. Je ne sait pas ce qui lui est passé par la tête avant de se faire cette série, il ne devait pas être dans son état normal… Enfin, réflexion faite, si. xD Mais bon, je vous laisse avec lui pour ce petit article. ;)
Ils sont de ces animes dont personne n’a jamais entendu parler pour diverses raisons, et je suis sûr que la plupart d’entre vous, en lisant ces lignes, ignoraient jusqu’à l’existence même d’Ippatsu Kikimusume. Disons-le de suite, il ne s’agit pas d’une série tout public, et il est fortement recommandé d’être au moins majeur pour la regarder.
Ippatsu Kikimusume nous raconte les mésaventures de Kunyan, sorte de Chun-li des villes à qui il semble arriver les pires malheurs du monde au cours d’histoires plus invraisemblables et abracadabrantesques (comme dirait un ancien homme politique français) les unes que les autres. Ainsi, dès le premier épisode, on la retrouve seule dans un sauna, avec les épaules et les hanches déboîtées…. à sa charge de trouver une solution pour se sortir de ce mauvais pas. Chaque épisode montrera ainsi comment notre héroïne se sortira de ces situations que l’ont pourrait qualifier de désespérées au premier abord. De fait, Kunyan est loin d’être une idiote, et a souvent un raisonnement scientifique salvateur. Au final, on se retrouve avec un anime de 16 épisodes de 4 minutes (donc très rapides à regarder) plutôt érotique et carrément trash. Rien ne sera épargné à la pauvre Kunyan, ainsi qu’à nous, spectateur de son malheur. L’humour est plutôt gras, mais aussi très « british » par le coté pince-sans-rire du narrateur. Ippatsu Kikimusume est donc un anime à petit budget et à la réalisation médiocre, mais dont la durée relativement courte et son concept plutôt « osé » valent à eux seuls un visionnage : une sorte de petit ovni scientifico-ecchi qui nous prouve encore une fois que les animes, ce n’est pas fait que pour les enfants. Informations commerciales Team US: Elite-Fansubs (morte) Reprenons la main. Après, cette présentation de Gam’, je me suis aussi fait la série… Une seule chose m’est venue à l’esprit: WTF! Mais alors WTF! C’est quoi c’te série! xD Sur ce, je pars vérifier si c’est une croyance commune au Japon de croire qu’on utilise l’anus pour respirer…
Bonne année!!! Ça faisait longtemps ^^. Enfin, moins longtemps que les dernières fois xD. Bon, cette fois, je vais vous parler d’un anime récent par des studios connu, mais qui risque de rester un peu dans l’ombre. Vous comprendrez pourquoi par la suite. Déjà, ces studios sont probablement les plus connus au monde parmi ceux qui font des anime, j’ai nommé les studios Ghibli. L’anime? Iblard Jikan. De quand date-t-il? De Juillet 2007. Alors certains se diront: un Ghibli, en général, on en entend parler au moins 1 an avant sa sortie… C’était en tout cas ce qui s’était passé pour les tout derniers. Pourtant, celui-là est à ce point inconnu même six mois après sa sortie (ce qui est énorme pour un anime sortant de ces studios maintenant) qu’en cherchant sur Google on obtient moins de résultats pour cet anime que pour Tortov Roddle! Mais quelle en est la raison? Il y en a à mon avis deux. Première chose, ni Miyazaki (que ce soit le père ou le fils), ni Takahata ne s’en est occupé en tant que réalisateur : c’est Naohisa Inoue qui a obtenu cette place. « Hein? C’est qui çui-là? Jamais entendu parler? Une nouvelle recrue chez Ghibli? ». Ben non, juste le créateur du court-métrage Hoshi wo Katta Hi et celui qui s’est chargé des décors de la partie fantastique de Mimi wo Sumaseba, tous deux des productions de ces mêmes studios. Donc c’est un vétéran et il mérite à être connu. Mais alors, quelles sont les autres raisons pour lesquelles Iblard Jikan reste dans l’ombre? Je pense que l’autre explication est que c’est un anime quelque peu spécial. Il l’est tout simplement parce qu’il n’y a pas de scénario. Bon d’accord, il y a beaucoup d’anime qui n’en ont pas… Mais pour celui-ci, il n’y a même pas la volonté d’en créer un. « Hein ?… » (penseront beaucoup) Iblard Jikan c’est surtout une succession de tableaux, de paysages magnifiques avec quelques personnages évoluant dedans mais ayant la même importance que les pauvres petits champignons à leur pied, le tout accompagné par une musique des plus relaxantes. Il y a plusieurs parties distinctes, chacune représentant une partie du monde d’Iblard, mais toute paraissant différente et détachée des autres. Car oui, le monde s’appelle Iblard et ce depuis longtemps vu qu’il a été créé avant 1983, date de publication du livre « Un Voyage à Iblard ». Il est de plus « visitable » par tous depuis un moment grâce au site qui lui est consacré, site en français qui plus est. Donc, à la recherche d’un anime pas prise de tête et très beau, c’est ce qu’il faut être avant de voir Iblard Jikan. Préparez-vous à 30 minutes d’admiration de tableaux mouvants de maître Inoue, créateur de ce monde féérique (et donc logiquement réalisateur de ce film). Il ne se passera strictement rien de plus. Si vous en attendez autre chose, vous allez vous ennuyer ferme. Cet anime est tout simplement une visite dans un (superbe) musée et c’est la raison pour laquelle il restera probablement pour longtemps inconnu (mais peut-être que je me trompe). Je m’abstiens toutefois de vous décrire ces peintures, mon pauvre vocabulaire n’est pas adapté à cet exercice :p . Je vous laisse cependant baver devant cette bande-annonce de mauvaise qualité (dailymotion inside) mais surtout devant ces images ;):
Je ne vous ferai pas l’affront de vous mettre le film en entier en version Dailymotion, ça ne vaudrait pas le coup vu la piètre qualité de l’image. Je ne peux que vous conseiller de télécharger le torrent. (Si jamais la licence de cet anime est acquise en France, je retirerai le lien dès que j’en prendrai connaissance, c’est-à-dire le plus vite possible) Sur ce, bon visionnage. ^^ Informations commerciales: Créateur : Naohisa Inoue
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12
2007
Le journal de Tortov Roddle (Aru Tabibito no Nikki)Publié par Yuki dans Anime, tags: article déménagé
Ils sont des anime où on n’a jamais une minute de répit : il se passe toujours quelque chose et ça va à cent à l’heure. Il y en a d’autres dans lesquels certains diraient qu’il ne se passe rien, à cause de leur rythme assez lent. Le journal de Tortov Roddle est de ceux-là. Ce court métrage d’un quart d’heure tout juste est ce qu’on peut appeler un anime d’auteur : c’est simple, on n’y retrouve aucun des codes habituels de l’animation japonaise. On présenterait ça comme un dessin-animé occidental que ça ne surprendrait pas. Mais à part ça, qu’a-t-il de spécial? C’est un anime contemplatif (dans le bon sens du terme), se passant dans un monde féérique, avec des personnages tous plus étranges les uns que les autres. Il conte l’histoire de Tortov Roddle, un voyageur dont on ne connaît pas les raisons pour s’être engagé dans cette vie quelque peu atypique. Il rencontre tout au long de son odyssée différentes créatures fantastiques et devient témoin de phénomènes extraordinaires, dont ces dernières sont parfois à l’origine. Il ne lui arrive rien de spécial la plupart du temps et il ne joue que le rôle de spectateur, même si au final, il fait aussi partie du spectacle, lui qui, longiligne comme il est, avec son haut-de-forme, voyage sur le dos d’un cochon à pattes aussi longues que des échasses. Maintenant que vous connaissez l’histoire (ou tout du moins en quoi elle consiste), vous allez me demander: « et alors, c’est bien ce truc? ». Parce que oui, les anime contemplatifs, ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus populaire… Donc amateurs de shônen qui tachent, passez votre chemin. Les autres… Vous pouvez rester avec l’assurance de voir un petit ovni vraiment sympathique. Le journal de Tortov Roddle, ce n’est autre qu’un voyage magnifique dans un monde qu’on ne peut voir qu’en rêves. C’est beau et on reste coi pendant les quinze minutes que dure le film. C’est une oeuvre poétique au même titre qu’Aria et Yokohama Kaidashi Kikou, du carpe diem tout au long de l’histoire avec un protagoniste qui découvre les petites joies que peut lui procurer le monde où il vit. De plus, tout cela est servi par des graphismes et une animation complètement adaptés à l’atmosphère qui se dégage de ce conte; idem pour la musique, certes simple mais tout à fait dans le ton. Mais… Est-ce que j’vais mettre un « mais », tiens? Même pas. Je ne trouve pas de défaut à cet anime. Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, quoique certains le considèreraient comme tel, mais il reste unique en son genre. Il est court mais le faire durer plus longtemps aurait peut-être appauvri l’histoire. Je vous conseille donc fortement de regarder cet anime. D’une, parce que si vous ne vous ennuyez pas en regardant autre chose que DBZ, vous pourrez sûrement l’apprécier, de deux parce que si vous n’aimez pas après l’avoir vu, vous n’aurez perdu qu’un quart d’heure et aurez découvert un autre aspect de l’animation japonaise. PS : Sachez qu’il existe aussi un petit épisode indépendant des aventures de Tortov Roddle et dont le titre est Acid Trip, dont une morale possible est qu’il ne faut pas goûter à tout, du moins si l’on veut rester sain d’esprit. ^^’ L’anime était autrefois disponible en français chez la team Tales of Fansub, qui aujourd’hui n’existe plus. La team US qui s’est chargé de sa traduction dans la langue de Shakespeare est JollyRoger dont voici l’adresse du chan IRC sur lequel vous pourrez récupérer ces vidéos : #jollyroger@irc.rizon.net Informations commerciales: Créateur : Kato Kunio Salut tout le monde, me revoilà!… Et même temps, non. Pourquoi? Je vais laisser la parole à un ami à moi qui avait à peu près la même idée de blog mais qui ne s’était pas lancé, donc il va squatter de temps en temps celui-ci. Et donc, Gamera (oui, c’est comme ça qu’il se nomme :D) va nous parler d’Android Ana Maico 2010. Enjoy :)
Bonsoir, Pour rester dans cette ambiance un peu « rétro » de la dernière fois, on va parler de Maico 2010 aujourd’hui. Maico 2010 nous plonge donc….en 2010, comme son titre nous l’indique. Dans une ambiance de récession économique, on apprend que l’industrie radiophonique japonaise est en crise. C’est alors qu’une station de radio décide de tenter le tout pour le tout en remplaçant les présentateurs par une androïde : Maico. Et elle sera entourée d’une équipe très hétéroclite pour l’aider à réaliser ses émissions. Présenté comme cela, on s’attend à un anime très haut en couleurs, avec des situations plus rocambolesques les unes que les autres tout au long des 24 épisodes de 15min (un format relativement rare)… Ce qui n’est pourtant pas le cas. En effet, Maico 2010 se caractérise par son caractère plutôt sombre. L’ambiance au sein du studio est détestable et les personnages sont assez névrotiques. Aucun ne semble vraiment croire à ce qu’il fait et on se demande pourquoi ils n’ont pas encore abandonné leur job. Seuls se détachent de cette atmosphère la candide Maico et « Densuke-kun », l’assistant du directeur chargé de s’occuper de l’androïde, genre de jeune stagiaire plein d’illusions responsables de toutes les tâches ingrates que peut lui confier le reste de l’équipe. D’ailleurs, Maico est une héroïne bien paradoxale : censée être la présentatrice de l’émission radio, elle est plus considérée comme un gadget par le reste de l’équipe. Sa programmation est d’ailleurs très basique, ne vous attendez pas à une Mahoro ou tout autre robot d’anime très développé comme on peut en voir si souvent de nos jours : elle n’est « qu’une » machine, et on nous le fait bien savoir. D’ailleurs, lorsqu’elle est livrée pour la première fois au studio, elle n’est pas encore complète, et juste le haut de son corps est prêt. Tout cela nous amène donc à suivre les mésaventures de cette équipe, qui va d’échec en échec, ce qui n’est pas étonnant, quand on s’aperçoit qu’il n’y a aucun esprit d’équipe qui l’anime. Et il faudra la mort soudaine de l’un des protagonistes (un cancer, fait rare pour un anime réalisé en 1998) pour ressouder, ne serait-ce qu’un peu, l’ambiance au sein du groupe. Cette atmosphère lourde est d’ailleurs renforcée par le véritable huit clos qui découle d’une action qui se déroule quasi-exclusivement dans la même pièce. On a donc ici une comédie, mais une comédie à l’humour plutôt noir, de par cette ambiance délétère. Mais c’est surtout une comédie qui semble réelle : on y dépeint un milieu du travail où les relations entres individus y sont loin d’être idylliques, où les hiérarchies sont présentes (le boss peut être ordurier, personne ne l’arrêtera). Les situations, bien que plus folles les unes que les autres d’un point de vue rationnel, sont parfois criantes de sincérité. Au final, on a un avis contrasté : un petit budget pour une petite série, qui d’ailleurs ne se voit autrement qu’ainsi. Ce n’est pas la meilleure comédie de tous les temps, loin de là, que ce soit par son humour ou son rythme. Pourtant, on peut se plaire à regarder Maico 2010, pour son côté à la fois sincère et sombre, et les objectifs très terre-à-terre de chaque personnage, ce qui les rend plus humain. C’est une série qui reste dans les mémoires pour son originalité intrinsèque, mais dont la réalisation très faible ne peut lui faire espérer plus. Informations commerciales: Réalisateur: Koji Masunari (Read Or Die) Les fansubs en français, du moins les 8 premiers, étaient disponibles grâce à une team d’un autre ami à moi (Tales-of-Fansub), mais elle est morte et il faut plutôt aller chercher du côté des teams US pour les obtenir… PS de Yuki: l’article risque de sensiblement changer étant donné que tout ce qui est mise en page et insertion d’images (avec les commentaires en dessous) est de moi et non de Gamera. Mais le contenu en lui-même ne devrait pas être modifié.
J’ai fini de regarder « Key, the metal idol » il y a peu et vu que c’est un titre pas mauvais qui est passé inaperçu, je me suis dit, pourquoi pas en faire ma première critique. ^__^ Donc Key, c’est quoi? C’est un anime qui a débuté en 1994; il a été diffusé sous un format quelque peu étrange: 15 épisodes (rien que ça, c’est bizarre) dont les 13 premiers font 30 minutes environ et les 2 derniers… 1 heure et demi chacun :ouch:. Eh oui, ce n’est pas une série normale, ce sont des OAV, donc un anime ayant beaucoup moins de contrainte que les séries habituelles, du moins sur le nombre d’épisodes et donc sur l’organisation du scénario. Mais au final, qu’est-ce que ça raconte?
C’est l’histoire de Tokiko Mima, surnommée Key, une adolescente qui se présente comme étant un robot créé par le génial scientifique Murao Mima. Complètement dénuée de sentiments et dotée d’une expression faciale immuable, Key n’est pas vraiment sociable. Alors quand son grand-père (Murao) vient à mourir, elle se retrouve vraiment seule sans apparemment personne pour l’aider. Mais celui-ci aura laissé un dernier message à l’attention de Key, message dans lequel il lui donne le moyen de devenir humaine: il faut qu’elle se fasse 30000 amis, c’est-à-dire qu’il y ait 30000 personnes qui l’aiment et se soucient d’elle. Comme elle habite dans un village peu peuplé, elle décide de partir pour Tôkyo où vu qu’il y a beaucoup plus de monde, il y est forcément plus facile de trouver 30000 amis. Key y retrouve Sakura Kuriyagawa, une amie d’enfance qui l’hébergera et l’aidera dans sa quête, qui reste encore assez floue. C’est là qu’intervient Shuichi Tataki, client du magasin de locations de vidéos où travaille Sakura et président du fan-club de la plus grande idol du moment, Miho Utsuse. En le rencontrant, Key va découvrir l’existence de Miho et une possibilité de se faire 30000 amis: devenir elle-même une idol (alors qu’elle ne sait ni chanter, ni danser). Malheureusement, elle est aussi la cible d’un certain Ajo qui semble avoir à sa disposition une armée de robots créés grâce à un certain professeur Mima. Ça parait niais comme ça, mais on se rend compte au fur et à mesure qu’il y a quelque chose de bien moins simple que ce que paraît être cette quête des 30000 amis. Derrière ce conte de Pinocchio moderne se cache une histoire sombre voire extrêmement violente. Petit à petit, la trame se dévoile pour révéler un scénario complexe reposant sur beaucoup d’éléments du passé et sur la nature pas si évidente que ça de Key. Entre un Ajo qui fait tout ce qu’il veut, dispose des êtres humains sous ses ordres comme il l’entend, et des personnages qui meurent sans même qu’on ait pu essayer de les sauver (en gros, ils n’ont absolument aucune chance de s’en sortir, chose tout de même relativement rare), on se retrouve avec une histoire qui n’épargne personne. Chose appréciable, le tout reste cohérent, surtout au niveau du caractère des protagonistes et de leur évolution. L’univers est bien construit mais on regrettera que toute l’explication de l’histoire et de l’établissement de son contexte se fasse d’un coup. :| Autre petit malus, pour tout ce qui concerne les robots, ça paraît maintenant démodé car la science a beaucoup avancé dans le domaine, du moins assez pour que ceux qu’on voient dans l’anime paraissent être bon pour la décharge. Techniquement parlant, ce n’est par contre pas une perle. Les graphismes ont mal vieilli, très mal. L’animation est correcte tout comme le montage, et la bande originale, alors que l’histoire repose en partie dessus, n’est pas géniale; elle se laisse écouter mais sans plus. Le chara-design est assez classique dans l’ensemble, quoique j’ai plutôt apprécié celui de Key: une coupe à la Sangohan sur une fille, ça rend assez bien, et on se perdrait dans le violet de ses yeux :). Quant aux génériques, ils cassent pas trois pattes à un canards, surtout celui de fin. L’opening est pas trop mal (un peu space) mais merci la boîte à rythme pour une batterie plus que répétitive. :/ Qu’est-ce que ça donne dans l’ensemble? Un très bon anime qui se fait un peu vieillot même s’il a moins de 15 ans (comme Neon Genesis Evangelion). Un background recherché, des personnages réalistes quoiqu’un peu stéréotypés par moment, une réalisation technique basique… Tout ça pour faire comprendre une ènième fois qu’un anime, c’est d’abord un scénar’ bien ficelé et qu’on n’est pas forcé de mettre le budget d’un Matrix pour obtenir une oeuvre qu’on aime à visionner, même si, soit dit en passant, celui de « Key, the metal idol » ne devait pas être dérisoire. À voir, surtout si vous en avez marre des shônen pour tous et des séries délires à répétition. :D Informations commerciales: Disponible chez Dybex (2 DVD) |