Ènième variation des paradoxes temporels, voici Bunnies, l’histoire d’un journaliste venu faire un article sur l’invention révolutionnaire d’un chercheur reclu dans son manoir. Cette invention permettrait de voir l’avenir. Vous seriez sceptiques en entendant ça ? Le journaliste aussi, quoi de plus normal. Mais cette machine semblerait ne pas prévoir l’avenir mais un avenir, celui de la personne qui l’utilise, en captant ses ondes spirituelles. La principale découverte de ce savant à l’air un peu fou (et surtout vampirique) est donc la possibilité de contrôler ces ondes ou du moins de les mesurer. Remarquez au passage de votre lecture ce charmant majordome avec des cicatrices de couture partout et des boulons sur les tempes… Malheureusement, la machine n’est pas encore au point et notre journaliste va en faire les frais puisque drogué, il s’endort pour se réveiller solidement attaqué à quelque chose ressemblant fortement à une chaise électrique : il va servir de cobaye pour les derniers réglages. :p
Vous vous doutez d’après ce que j’ai dit précédemment que l’expérience va fonctionner et qu’il va réussir à voir son futur ; ou plutôt, sa mort. Très agréable mort d’ailleurs puisque remplie de… Bunny Girls ! Bon, en même temps, j’ai jamais compris ce fantasme des bunny girls, ça me laisse de froid. Rien ne vaut une bonne miko, maid ou kunoichi :D. Mais ce n’est pas le sujet :p. Vous vous doutez donc aussi que le fait d’avoir vu cet avenir est la source du paradoxe et, oh comme c’est étonnant, les bunny girls en sont la raison (ben oué, c’est le titre, hein ;)). Donc ce qui est marrant dans cette histoire, ce n’est pas la paradoxe, vraiment peu original, c’est plutôt la raison, complètement absurde pour la plupart des gens (moins pour certains fétichistes). On s’attend à une chute un peu bizarre vu l’ambiance, mais la surprise reste là. ^^
Côté technique, c’est pas trop mal. Le style de dessins fait un peu ancien, peut-être pas assez mature, mais la dynamique principale est là et les cadrages oscillent assez rapidement du banal au moins banal. C’est un peu recherché comme beaucoup de one-shots (ben oui, ça dure moins longtemps, autant s’appliquer à fond). L’histoire est bien menée et les personnages sont plutôt crédibles (j’adore certaines de leurs têtes XD). C’est pas désagréable lire, dans l’ensemble. ^_^
Encore donc un one-shot assez sympathique sans être révolutionnaire. On sourit, on passe un bon moment pendant 20 pages d’une ambiance un peu à la Draculito en plus adulte, et on passe à autre chose.
Auteur : Kasabe Tetsu Paru pour la première fois dans le Monthly Ikki de Juillet 2004
Dispal ici toujours par bittorrent… En même temps, y a que 3 torrents pour tous ces one shots. ^_^ »
WTF ! J’ai absolument rien compris au but de cette histoire. Le sous-titre du one-shot n’aide d’ailleurs pas plus. Au début, on pourrait penser à une métaphore de l’état d’une relation amoureuse au bout de quelques temps, mais l’arrivée de l’autre avec son super-rouage-de-l’amour-qui-tue embrouille à mort. C’est peut-être évident, mais là, je pige que dalle. C’est joli, c’est sûr. Très bien dessiné, le mouvement est bien foutu… Mais vraiment, y a des trucs qui me sont hermétiques. Et si quelqu’un pouvait m’expliquer le sens du lapin…
Si encore il n’y avait pas eu ce sous-titre, je n’aurais pas cherché, mais là, j’essaie (plus ou moins, je suis un flemmard fini, quand même) et je ne trouve rien.
Donc bonne chance à vous pour comprendre. Je ne vais pas essayer de vous sortir un truc à la con auquel je ne croirais même pas (si on cherche, on trouve hein, mais pas forcément les bonnes choses) : ce billet restera court. Je suis aussi donc preneur de toute explication :D.
(N’empêche que c’est super bien dessiné)
Ce fut donc le premier billet sur lequel je n’ai en fait pas grand chose à dire. Y en aura d’autres qui le seront parce que personne n’aurait rien à dire dessus de toute façon. Mais Ceux-là, je vous préviendrai : pas la peine de les lire.
Auteur : Tanaka Tatsuyuki Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Disponible ici par protocole bittorrent.
PS : J’ai manqué la nocturne de Samedi dernier pour cause d’anniversaire d’un cousin. Bon, tant pis. Apparemment, c’était loin d’être la meilleure, ça me console déjà. :p
Petit message : désolé pour les articles de one-shots, j’avais pas prévu mes parties de JdR et les week ends…
Changeons donc la formule : 1 article par jour… En moyenne. :D
J’me rattraperai dès diman… ah non, Cyberpunk de prévu… euh lundi soir.
J’étais à la Chibi Japan Expo le week-end dernier (-Samedi parce que Toussaint tout ça). Je ne vous parlerai pas du concert de JAM Project, durestoquiasuiviavecquelquesmembresdelablogosphèrefrançaise, ni de la convention en général. Certaines personnes le font très bien sans moi, ou peuvent le faire mieux que moi (tu prévois de parler de la session IRC IRL, Axel ?).
Résumons tout de même ce week-end :
- Vendredi : JAM Project + resto. Autre chose ? Rien de bien notable. Peut-être un chtit karaoke de Break Out.
- Samedi : un kumikyoku chanté sans moi. Rah ! Kopan, t’aurais pas pu attendre un jour de + ?! T_T
- Dimanche : on commence tranquille avec un jeu de Japan Bar ou je me fais recaler… aux éliminatoires à cause d’une question Bobobobo-bobobo. Pas été assez rapide. Ensuite, le nouvel X-OR, mais ça j’en parlerai après. Puis le bakaclub a clotûré le concours de karaoke. Avec X TV. L’opening. En VF (j’entends des « ARGH! » qui viennent d’un peu partout :D). On a déchiré les tympans de tout le monde, c’était le pied xD. Viennent ensuite quelques blindtests, un otak contre-attak, et clou de la soirée : un putain de TenguQuizz avec à la clé plus de 100€ de cadeaux pour ma troisième place.
En gros : Vendredi EPIC FUN&WIN, Samedi FAIL, Dimanche FUN&WIN&WIN&FUN
Résultats des courses : deux heures d’un concert qui restera dans les mémoires, un bracelet Kana, 3 packs de cartes Yu-Gi-Oh, ZatchBell tomes 21 à 23, Sun-Ken Rock tome 1 (manga par Boichi ! Yay !), Prince du Tennis tome 13, DragonQuest la quête de Dai tome 7, un CD de je sais pas trop quoi, Mahoromatic DVD1, Tokyo Tribe DVD1 (encore -__-), Eureka 7 DVD1, Gundam SEED DVD1, intégrale VF d’X-OR en 2 coffrets et… coffret prestige de Ghost in the Shell Stand Alone Complex. :love2:
beez, je vous aime !
…
Ces petites choses ont toutefois une compensation, surtout l’intégrale d’X-OR. Cette compensation, j’ai dû la donner Dimanche lors d’un spectacle appelé : Le Nouvel X-OR. Comment je me suis retrouvé là-dedans ? Simple : Dimanche en arrivant, on me demande à Bulle Japon si je veux pas faire un jeu sur les sentai. « On a besoin de s’y connaître ? » « Non. » « OK ! ». Une tierce personne me dit qu’on va être ridicules… Qu’à cela ne tienne. Et pendant un jeu de Japan Bar, on vient me chercher pour me dire qu’on doit préparer le sketch. Quel sketch :sweat:? Et voilà comment j’ai fini par faire un spectacle préparé an 20 minutes à la rache.com (ce qui a impliqué quelques impros).Le spectacle consistait à reproduire une classe de héros de sentai, avec bien sûr plusieurs rôles. Je jouais le mauvais élève. o/
Mais laissons place aux vidéos :
Oui, marrez-vous, c’était l’effet escompté :D. On s’est tous bien amusés même si le show n’était pas à tomber ^^.
Un grand merci à mewchu, alias l’encyclopédie vivante des génériques VF, d’avoir tout filmé… ou presque, il manque la partie Jacques X-OR a dit à laquelle il a participé.
À savoir : à la base, ça devait être un jeu un peu différent avec des costumes, mais pas le temps. Et le vainqueur devait être déterminé à l’applaudimètre… On a tous gagné quelque chose, au final. :D
Mais qu’est-ce qu’il a encore fumé, celui-là ?!
Hmm ? De qui je parle ? Ben de Nihei, bien sûr, comme dit dans le titre. Comment ça le titre, c’est Blame Gakuen! ? Meuh, nan, le truc au-dessus. Arf, c’est vrai que c’est un peu trop petit : messieurs-dames les webmestres de Gamekult*, vous pourriez l’agrandir, siouplé :D? Sinon, y a-t-il des gens ici qui ne connaissent pas Nihei Tsutomu ? Ou même des gens qui n’ont pas lu Blame! ? Pour tous ceux-là, abandonnez la lecture de ce billet et revenez après avoir lu ce manga. Oué, non, c’est un peu trop violent, là. Sachez au moins qu’il faut avoir lu Blame! pour pouvoir apprécier ce one-shot. Pour les autres… Ben ceux qui aiment Nihei vont pouvoir lire un autre de ses mangasses, et surtout un gros délire. Ceux qui n’aiment pas, forcément, ils ne vont pas apprécier.
Car oui, Nihei est très spécial, et là, il l’est encore plus. Pourquoi ? C’est simple : vous prenez les personnages de Blame! et vous les faites aller à l’école… Sauf que ça reste l’univers de Nihei. OK, je vois des cerveaux qui fument. Et c’est normal. Enfin, imaginez cette ambiance graphique sombre typique de Nihei. Ajoutez quelques couleurs par-ci par-là, pas trop quand même, mais faites-le faire par des artistes modernes. Gardez pour les personnages leur caractère renfrogné et rentre-dedans. Donnez-leur des obligations scolaires. Mettez quelques situations habituelles dans un lycée. Là, on a Blame Gakuen!, un gros délire où un simple match de foot devient un carnage et où les profs se font réprimander gentiment pour avoir « encore » tué un de leurs élèves :x:. On a au final une série de petites histoires comiques, certaines se suivant plus ou moins, mais toutes plus absurdes que les autres. Rien que ce qu’on lit sur la page du titre fait peur : « L’école est un champ de bataille ». Il ne fait vraiment pas bon d’être dans cet établissement.
Personnellement, j’adore ce genre de gros délire parodique. Les plus connus du genre sont Full Metal Panic? Fumoffu et Futakoi Alternative, mais quand Nihei s’y met aussi, on obtient un OVNI parmi les OVNI. Alors ceux qui pensaient qu’il n’avait pas le sens de l’humour, détrompez-vous, c’est tout le contraire. Vous allez pouvoir vous régaler avec ces 16 petites pages issues d’une phase de delirium tremens par l’un des mangaka les plus étranges de sa génération. Si bien sûr vous avez déjà lu et apprécié Blame!. ;)
Auteur : Nihei Tsutomu
Paru pour la première fois dans le numéro de Mai 2004 du Monthly Afternoon
Disponible ici en utilisant le protocole bittorrent
*cet article a été à l’époque redigé et publié sur Gamekult
Rah, je commence déjà avec mes retards. -__-
Vous me direz, je l’étais déjà, à la base. XD
Pour aujourd’hui, je vous parlerai de Black Coffee. Non, non, aucun rapport avec la chanson interprétée par Sarah Vaughan. C’est une petite romance qui n’a d’étrange qu’elle parle de… nains et de café. Le héros fait des rêves zarb’ avec des nains qui construisent un mur. C’est un peu le genre de métaphore qu’on retrouve dans Chobits (c’est gros comme une maison et ça ne va pas chercher dans l’ésotérique). Alors, les trolls, stop ! On ne parle pas de CLAMP, juste d’un one-shot de Fujī Rie ;). Donc, revenons-en à nos moutons. Ou plutôt à l’histoire. Qui se résume finalement à pas grand chose :
Alors que Haruo rentrait chez lui, il a trouvé Chihiro sans parapluie par un temps de chien. Au passage, la dite Chihiro a un(e) compresse/pansement/cache-oeil… Mais ça n’a rien à voir avec le jeu qui est sorti 5 ans plus tard. Rah, je m’égare encore. Il lui propose son parapluie mais celle-ci lui demande carrément de l’emmener chez lui. Haruo et Chihiro vont donc voir leur relation évoluer, avec quelques révélations et évènements liés aux fréquentations du couple qui viendront perturber tout cela, le fait que Chihiro n’ait pas envie d’une relation amoureuse n’aidant pas à les rapprocher. Et pendant ce temps, les deux nains construisent toujours leur mur qui semble représenter quelque chose dans l’esprit de Haruo, mais allez savoir quoi (on le comprend à la fin, bien sûr ;)).
Encore une fois, l’histoire n’est pas d’une excellence telle qu’on n’arrive plus à décoller le cul de sa chaise. Ça ressemble plutôt à une petite expérience à laquelle s’est livrée son auteur. En prenant un scénario un peu conventionnel, on tente quelques métaphores et mises en scène un peu originales. En effet, c’est ce que j’ai trouvé de mieux dans ce manga : une organisation des vignettes, voire même l’ajout de certaines, un jeu des dessins entre ces vignettes qu’on voit peu. Le dessin est disons-le clairement moche. N’importe qui un tant soit peu appliqué peut en faire autant. Mais ces libertés prises un peu partout font qu’il n’est pas du tout désagréable. D’excellentes idées auxquelles il serait dommage de ne pas prêter attention :D. Quant aux métaphores avec Blanche-Neige et les sept Nains, le cache-oeil et le café… c’est encore une fois sympathique sans être révolutionnaire. Ça a au moins le mérite de bien servir l’histoire : les premiers ont lien avec l’état psychologique de Haruo, le deuxième avec ce que ne veux pas révéler Chihiro et le troisième avec… Non, j’vais quand même pas vous le dire vu sa fugace utilité (mais ça ressemble un peu à la scène du tramway dans « Le docteur Jivago » :)).
Sinon, comme pour beaucoup de one-shots, une suite serait la bienvenue, ne serait-ce ici qu’un chapitre supplémentaire et non une série complète comme c’est déjà arrivé pour certains dont je parlerait plus tard.
Voilà donc un petit manga de 24 pages qui se laisse lire. Il ne restera pas dans les mémoires, c’est sûr. Mais il fera passer 10 bonnes minutes de lecture, du moins, si vous n’êtes pas allergique aux dessins…
Auteur : Fujī Rie Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Disponible ici
Maigrir, c’est facile tant qu’on en a la volonté, nous dit-on dans ce manga… Du shônen ?! Beuh… pas vraiment non. Une histoire tout ce qu’il y a de plus sympathique entre deux amis d’enfance qui veulent perdre du poids ? Eh bien oui, c’est cela. Rien de plus. De la tranche de vie sans aucune prétention. Et j’aime ça ! ^^
Pas de monde en danger, pas de monstre à décapiter, mais en même temps, pas de harem ou de relations amoureuses ultra-complexes avec 300 protagonistes (OMH, une image m’est venue en tête, c’est horrible, je veux mourir !).
…
But can’t die yet. J’ai à faire une quarantaine de billets à faire encore :p.
Après ce petit intermède de divagation homo-érotique, je reprends le sujet. Always Together, pour commencer est tiré d’une anthologie nommée School Days (rien à voir avec l’anime du même nom) dont les histoires tournent autour des 3 années passées au lycée. Et dans celle qui nous intéresse, on suit le couple d’amis Noda et Ippei qui décident de s’entraider pour perdre du poids. Mais qu’est-ce qui les a menés à cela ?
Ce sont tout simplement moultes critiques à leur encontre dont une de la part du garçon qu’aime Noda qui ont pousé cette dernière à demander de l’aide à son ami d’enfance Ippei de mincir ensemble. Elle aurait pu demander ça à ses amies ou le faire d’elle-même mais d’une, ses précédentes tentatives en solo n’ont mené à rien (et tout le monde dans sa famille a sa corpulence), de deux, Ippei est le genre de gars persévérant qui n’a jamais failli à toute chose qu’il a entreprise (champion national de judo, meilleur élève de son lycée et bien parti pour entrer à Todai), mis à part sa blessure qui l’a obligé à arrêter le sport, d’où le physique plus graisseux que gracieux. Mais le hic, c’est que monsieur se sent bien dans sa peau, tout bedonnant qu’il est. Noda ne voulant pas faire de régime seule et se mettre dans un esprit de compétition, elle réussit à le convaincre au prix de toutes ses économies ; charmant jeune homme que voilà (on n’a pas idée d’extorquer tout l’argent d’une jeune fille en détresse -__-). Et c’est là que commence leur course pour fuir les kilogrammes avec pour objectif 6 mois pour avoir les formes qu’ils souhaitent. La suite, je vous laisse le soin de la lire. ;)
Mais qu’est-ce qu’on a là ? C’est-y pas un chtit one-shot très agréable à lire sur la vie tout à fait ordinaire de deux lycéens ? Ben si. J’ai franchement bien aimé ce manga. Il remplit son office de raconter simplement un passage de la vie de deux adolescents un peu hors-normes qui font beaucoup d’efforts pour qu’au final ce qu’il résulte plus qu’un changement physique est une expérience commune plus importante que leurs motivations initiales. Certes, on peut critiquer cette manie à rentrer dans le moule mais ce n’est pas ce qui importe le plus, et même, c’est de moins en moins important. Les deux protagonistes s’en foutent complètement à la fin et se retrouvent surtout rapprochés. Ç’aurait pu être une toute autre épreuve qui leur serait arrivée à tous les deux que l’effet aurait été probablement le même.
Il n’y a rien d’autre à ajouter si ce n’est : lisez-le. C’est calme, ça détend, bref c’est de la tranche de vie ordinaire comme on aimerait en voir plus souvent. :D
Titre original : Itsumo Isshoni Auteur : Isshiki Makoto (Hanada shōnen-shi, Piano no Mori) Publié pour la première fois dans : Big Comic Spirits Casual Scantrad : à télécharger ici avec bittorrent.
C’est bien la première chose que j’ai pensée à la fin de ce one-shot qu’est 197X. Non, je ne passerai pas de lien direct vers ce manga, à vous de chercher par vous-même et seulement si vous êtes majeurs, bien sûr.
197X, c’est quoi ? Une simple amourette entre collégiens avec sa dose d’érotisme. Ce n’est pas du rentre-dedans comme on le voit dans beaucoup de H genre « Bonjour professeur. Je vous aime. Prenez-moi maintenant ! » et la scène suivante on voit un putain de gang-bang parce que les collègues se sont rameutés. Non, c’est pas du trash comme nous en pondent si aisément nos amis japonais.
Passons à l’histoire, garantie AVEC spoiler. Oué bon, c’est pas aussi complet que Hotel, j’peux pas faire un billet dessus sans vous raconter la quasi-totalité de l’histoire (et de toute façon, est-ce bien ça qui importe ? ;)).
OK, c’est vraiment pas très attrayant présenté comme ça. L’histoire est d’un ennui qui ferait fuir n’importe qui s’il n’y avait pas cet élément : le sexe. Mettons tout ce que j’ai dit de côté et intéressons-nous à cet aspect-là du manga. Ben c’est pas trop mal dans l’ensemble. C’est plutôt érotique sans tomber dans le hentai qui tâche… L’évolution progressive de leur jeu, le fait qu’ils aillent de plus en plus loin alors qu’ils sont en public dans une salle de cinéma est plutôt excitant, les graphismes n’étant pas à cracher dessus. L’objectif principal d’une histoire érotique est atteint. Mais vous pouvez jeter le reste, y a rien à voir de plus.
CONCLUSION : vous en avez marre des tentacules/futanari/guro/furry et autres bizarreries ? Vous voulez quelque chose d’un peu plus conventionnel et réaliste (mis à part le fait que forniquer régulièrement devant tout le monde n’est pas ce qu’il y a de plus réaliste) ? Alors lisez ce petit hentai. Il va pas chercher loin mais il est efficace.
Auteur : Yamamoto Naoki
Publié dans le Comic Bee! (18/2/1991)
À noter que c’est une histoire apparemment à mettre en parallèle avec Blue du même auteur.
Eh oui, il semblerait aujourd’hui que ce blog ait 1 an… et 1 jour ! Heureusement que c’est pas un chèque, ce serait sa date de décès, sinon xD.
Voyons un peu les stats :
20 articles en ligne.
103 commentaires en réponse à vos articles.
4 internautes conseillent votre blog. (Exelen, Vinhnyu, Yamanekokashii et Zratul. Merci à eux ^^)
11868 pages vues sur votre blog.
…
et toujours pas de bannière xD. (faut que je pense à exploiter le Gam’, sur le coup :p)
Eh beh, c’est pas trop trop mal, si l’on considère la période d’abandon qu’a subie ce Grenier. ^^
Merci à tous de votre fidélité, ou tout du moins, de votre curiosité. m(_ _)m
Pour vous remercier, je vais me lancer pour les quelques semaines à venir dans un petit projet d’un billet par jour sur le thème des one-shots traduits par la team de scantrad Kotonoha. Ces billets seront bien sûr très variables, en longueur comme en opinion. Y a du très bon (comme Hotel) et du très mauvais, mais ça vous le verrez bientôt.
Un article aujourd’hui ? Et puis quoi encore ma bonne dame ?! Vous en aurez 3 d’ici demain minuit ma chère ! (faut bien que je rattrape mon retard ^^ »).
Sur ce, encore merci d’avoir prêté un peu d’attention à mes divagations, on se retrouve dans pas longtemps pour un billet sur un… hentai. Oo
EDIT : j’ai pas tenu le rythme, la flemme l’a emporté T_T
Que dire ?
Je suis… époustouflé. Bouche bée. C’est avec difficulté que je me remets de ce que je viens de lire. Un concentré de puissance, d’émotion, de de… Argh ! Je ne trouve plus les mots ! Mais vous m’aurez compris. Hotel, c’est du chef-d’oeuvre à l’état pur, de la SF telle qu’aurait pu nous pondre le dieu Asimov, rien que ça !
Du post-apo classique ? Meuh nan…
Reprenons nos esprits. *inspire* *expire*. Voilà, on peut commencer le synopsis. Tout commence alors que la vie sur Terre est en danger, suite à l’utilisation immodérée des combustibles produisant des gaz à effet de serre : l’eau libère petit à petit d’autres gaz de la même nature à cause du réchauffement de la planète, contribuant elle-même à l’établissement d’une spirale dont l’aboutissement est l’évaporation des océans et la disparition de tout être. Réjouissant, n’est-ce pas ? L’humanité n’a aucune solution pour se sortir de là si ce n’est… En fait rien. La planète bleue est condamnée à devenir comme sa voisine Vénus, un enfer de chaleur tel qu’aucune vie n’y sera possible. Les professeurs Dockins et Anno, le premier ayant découvert ce qui allait arriver exactement à la Terre, ont alors chacun mis en place la construction de 2 projets d’une envergure titanesque :
- une arche qui serait envoyée dans un système solaire probablement vivable à 1,27 millions d’années-lumière avec les données ADN de tous les êtres vivants ainsi que celles sur la civilisation humaine pour en faire une deuxième Terre.
- une tour de 4720 mètres (à peu près le Mont-Blanc) contenant ces mêmes données ADN exceptées celles des hommes, ceci à but commémoratif.
C’est l’histoire de cette tour qui est relatée dans Hotel, ou plutôt de l’intelligence artificielle chargée de la gérer une fois que la Terre sera entrée dans une erre d’apocalypse. On assiste tout d’abord à la construction de la tour, puis à la fin de l’humanité pour continuer sur les efforts de l’IA (nommée Louis) pour survivre et maintenir la tour en place, malgré des conditions climatiques imprévisibles et des défauts de construction. Mais c’est surtout son évolution qui fait tout l’intérêt de Hotel. Louis est une IA, voire même un robot de la taille d’une montagne, qui progresse, qui a des sentiments. Il obtient au fur et à mesure une véritable conscience et devient finalement humain…
Attends, là ! Tu viens pas de nous spoiler toute l’histoire ?
Eh non, même pas. Et surtout pas la fin (enfin, pas encore). En seulement 42 pages (oui, pas plus), Hotel contient largement plus de choses que ce que je vous ai décrit, et c’est surtout narrativement bien plus jouissif que mon synopsis. La mise en place est à la fois calme et terrifiante, une situation inéluctable qui mène la Terre à sa fin en tant que planète bleue. Les derniers instants de l’humanité se passeraient presque bien, s’il n’y avait pas ce désespoir qui se profilait petit à petit. Il subsiste quelques moments de bonheur on ne peut plus éphémères, mais rien d’assez fort comparé à ce qui attend ceux qui en profitent et surtout leurs descendants.
Et cette lutte de Louis contre les éléments tout cela pour conserver des données qui ne sont pas destinées à être utilisées… c’est juste une des plus belles représentation du nihilisme du point de vue de l’homme que j’ai été amené à lire, abstraction faite de quelques éléments de l’histoire : dès le début, il est dit que garder tous ces échantillons d’ADN ne servirait strictement à rien et pourtant Louis le fait quand même, parce qu’il est programmé pour. Quant à son évolution, elle est subtile mais perceptible. Alors qu’il a le ton détaché d’un robot classique au départ, il parle parfois d’être content ou manifeste son attachement à ses créateurs qu’il nomme tout simplement ses parents. Louis passe de l’état de machine à personne à part entière.
La fin, donc ? Rien à redire. Ce que j’avais trouvé être un défaut à la première lecture, une sorte de deus ex machina (spoil) pour l’humanité, est finalement peut-être tout ce qui justifie la persévérance de Louis. Certains ne la trouveront pas à leur goût, c’est sûr. Elle peut décevoir, surtout après tout ce qu’on a pu voir précédemment. Mais il n’y a rien de bâclé ni de laissé au hasard. C’est une fin à laquelle je ne peux objectivement reprocher quoi que ce soit…
Inutile, de plus, de vous dire que graphiquement, c’est magnifique. L’histoire se suffit à elle-même et je vous en aurais parlé de la même manière si les dessins avaient été faits par un gamin de 6 ans.
DO WANT !
J’espère bien ! Une oeuvre aussi forte que Hotel, qui offre à la fois autant de désespoir et d’espoir, est rare. Alors que les one-shots d’un chapitre sont souvent des esquisses, on a là un manga parachevé, avec une histoire et des thèmes puissants, un tout perfectionné dans ses moindres détails. Je ne saurais en dire plus dessus.
…
Quoi ? Vous me lisez encore ? Vous êtes pas train de chercher sur google où le trouver ? Rah là là ! xD
Bon, je vais quand même vous épargner ça : ce n’est malheureusement pas disponible en France. Mais la team US Kotonoha s’est chargée de sa traduction en anglais. Les scans sont disponibles ici.
Titre : Hotel – since A.D.2079 Auteur : Boichi (connu d’abord sous le nom de Mujik Park)
Paru dans le Weekly Morning 25 en 2006 Team de scantrad US : Kotonoha