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Black Coffee
Rah, je commence déjà avec mes retards. -__-
Vous me direz, je l’étais déjà, à la base. XD
Pour aujourd’hui, je vous parlerai de Black Coffee. Non, non, aucun rapport avec la chanson interprétée par Sarah Vaughan. C’est une petite romance qui n’a d’étrange qu’elle parle de… nains et de café. Le héros fait des rêves zarb’ avec des nains qui construisent un mur. C’est un peu le genre de métaphore qu’on retrouve dans Chobits (c’est gros comme une maison et ça ne va pas chercher dans l’ésotérique). Alors, les trolls, stop ! On ne parle pas de CLAMP, juste d’un one-shot de Fujī Rie ;). Donc, revenons-en à nos moutons. Ou plutôt à l’histoire. Qui se résume finalement à pas grand chose :
Alors que Haruo rentrait chez lui, il a trouvé Chihiro sans parapluie par un temps de chien. Au passage, la dite Chihiro a un(e) compresse/pansement/cache-oeil… Mais ça n’a rien à voir avec le jeu qui est sorti 5 ans plus tard. Rah, je m’égare encore. Il lui propose son parapluie mais celle-ci lui demande carrément de l’emmener chez lui. Haruo et Chihiro vont donc voir leur relation évoluer, avec quelques révélations et évènements liés aux fréquentations du couple qui viendront perturber tout cela, le fait que Chihiro n’ait pas envie d’une relation amoureuse n’aidant pas à les rapprocher. Et pendant ce temps, les deux nains construisent toujours leur mur qui semble représenter quelque chose dans l’esprit de Haruo, mais allez savoir quoi (on le comprend à la fin, bien sûr ;)).
Encore une fois, l’histoire n’est pas d’une excellence telle qu’on n’arrive plus à décoller le cul de sa chaise. Ça ressemble plutôt à une petite expérience à laquelle s’est livrée son auteur. En prenant un scénario un peu conventionnel, on tente quelques métaphores et mises en scène un peu originales. En effet, c’est ce que j’ai trouvé de mieux dans ce manga : une organisation des vignettes, voire même l’ajout de certaines, un jeu des dessins entre ces vignettes qu’on voit peu. Le dessin est disons-le clairement moche. N’importe qui un tant soit peu appliqué peut en faire autant. Mais ces libertés prises un peu partout font qu’il n’est pas du tout désagréable. D’excellentes idées auxquelles il serait dommage de ne pas prêter attention :D. Quant aux métaphores avec Blanche-Neige et les sept Nains, le cache-oeil et le café… c’est encore une fois sympathique sans être révolutionnaire. Ça a au moins le mérite de bien servir l’histoire : les premiers ont lien avec l’état psychologique de Haruo, le deuxième avec ce que ne veux pas révéler Chihiro et le troisième avec… Non, j’vais quand même pas vous le dire vu sa fugace utilité (mais ça ressemble un peu à la scène du tramway dans « Le docteur Jivago » :)).
Sinon, comme pour beaucoup de one-shots, une suite serait la bienvenue, ne serait-ce ici qu’un chapitre supplémentaire et non une série complète comme c’est déjà arrivé pour certains dont je parlerait plus tard.
Voilà donc un petit manga de 24 pages qui se laisse lire. Il ne restera pas dans les mémoires, c’est sûr. Mais il fera passer 10 bonnes minutes de lecture, du moins, si vous n’êtes pas allergique aux dessins…
Auteur : Fujī Rie
Publié pour la première fois dans : Comic Cue Vol.9
Disponible ici
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Always Together
Maigrir, c’est facile tant qu’on en a la volonté, nous dit-on dans ce manga… Du shônen ?! Beuh… pas vraiment non. Une histoire tout ce qu’il y a de plus sympathique entre deux amis d’enfance qui veulent perdre du poids ? Eh bien oui, c’est cela. Rien de plus. De la tranche de vie sans aucune prétention. Et j’aime ça ! ^^
Pas de monde en danger, pas de monstre à décapiter, mais en même temps, pas de harem ou de relations amoureuses ultra-complexes avec 300 protagonistes (OMH, une image m’est venue en tête, c’est horrible, je veux mourir !).
…
But can’t die yet. J’ai à faire une quarantaine de billets à faire encore :p.
Après ce petit intermède de divagation homo-érotique, je reprends le sujet. Always Together, pour commencer est tiré d’une anthologie nommée School Days (rien à voir avec l’anime du même nom) dont les histoires tournent autour des 3 années passées au lycée. Et dans celle qui nous intéresse, on suit le couple d’amis Noda et Ippei qui décident de s’entraider pour perdre du poids. Mais qu’est-ce qui les a menés à cela ?
Ce sont tout simplement moultes critiques à leur encontre dont une de la part du garçon qu’aime Noda qui ont pousé cette dernière à demander de l’aide à son ami d’enfance Ippei de mincir ensemble. Elle aurait pu demander ça à ses amies ou le faire d’elle-même mais d’une, ses précédentes tentatives en solo n’ont mené à rien (et tout le monde dans sa famille a sa corpulence), de deux, Ippei est le genre de gars persévérant qui n’a jamais failli à toute chose qu’il a entreprise (champion national de judo, meilleur élève de son lycée et bien parti pour entrer à Todai), mis à part sa blessure qui l’a obligé à arrêter le sport, d’où le physique plus graisseux que gracieux. Mais le hic, c’est que monsieur se sent bien dans sa peau, tout bedonnant qu’il est. Noda ne voulant pas faire de régime seule et se mettre dans un esprit de compétition, elle réussit à le convaincre au prix de toutes ses économies ; charmant jeune homme que voilà (on n’a pas idée d’extorquer tout l’argent d’une jeune fille en détresse -__-). Et c’est là que commence leur course pour fuir les kilogrammes avec pour objectif 6 mois pour avoir les formes qu’ils souhaitent. La suite, je vous laisse le soin de la lire. ;)
Mais qu’est-ce qu’on a là ? C’est-y pas un chtit one-shot très agréable à lire sur la vie tout à fait ordinaire de deux lycéens ? Ben si. J’ai franchement bien aimé ce manga. Il remplit son office de raconter simplement un passage de la vie de deux adolescents un peu hors-normes qui font beaucoup d’efforts pour qu’au final ce qu’il résulte plus qu’un changement physique est une expérience commune plus importante que leurs motivations initiales. Certes, on peut critiquer cette manie à rentrer dans le moule mais ce n’est pas ce qui importe le plus, et même, c’est de moins en moins important. Les deux protagonistes s’en foutent complètement à la fin et se retrouvent surtout rapprochés. Ç’aurait pu être une toute autre épreuve qui leur serait arrivée à tous les deux que l’effet aurait été probablement le même.
Il n’y a rien d’autre à ajouter si ce n’est : lisez-le. C’est calme, ça détend, bref c’est de la tranche de vie ordinaire comme on aimerait en voir plus souvent. :D
Titre original : Itsumo Isshoni
Auteur : Isshiki Makoto (Hanada shōnen-shi, Piano no Mori)
Publié pour la première fois dans : Big Comic Spirits Casual
Scantrad : à télécharger ici avec bittorrent.
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197X
AAAAAAAH ! LAAAAA ! SAAAAAA-LO-PE ! (chanson paillarde inside)
C’est bien la première chose que j’ai pensée à la fin de ce one-shot qu’est 197X. Non, je ne passerai pas de lien direct vers ce manga, à vous de chercher par vous-même et seulement si vous êtes majeurs, bien sûr.
197X, c’est quoi ? Une simple amourette entre collégiens avec sa dose d’érotisme. Ce n’est pas du rentre-dedans comme on le voit dans beaucoup de H genre « Bonjour professeur. Je vous aime. Prenez-moi maintenant ! » et la scène suivante on voit un putain de gang-bang parce que les collègues se sont rameutés. Non, c’est pas du trash comme nous en pondent si aisément nos amis japonais.
Passons à l’histoire, garantie AVEC spoiler. Oué bon, c’est pas aussi complet que Hotel, j’peux pas faire un billet dessus sans vous raconter la quasi-totalité de l’histoire (et de toute façon, est-ce bien ça qui importe ? ;)).
[spoiler]Ça commence avec Sakata, passioné de films, qui en sortant d’une séance de cinéma tombe sur l’une de ses camarades de classe (Kanamaru) qui semble aussi aimer y aller, non pas parce qu’elle adore ça, mais surtout parce qu’il n’y a pas grand chose d’autre pour s’amuser en ville (dans la leur du moins). Elle lui propose donc d’aller voir un film ensemble la prochaine fois… Sakata, pas con, accepte sans sourciller la chose : ben ouais, elle est quand même sacrément mignonne, la demoiselle. Et celle-ci l’emmène voir… un film X. Quelques instants plus tard, nos deux comparses se retrouvent chacun la main dans le pantalon/la jupe (rayer la mention inutile) de l’autre. Passons les détails. Ça devient de plus en plus chaud jour après jour, et bien sûr, ils concluent la chose assez rapidement. Tout se passe merveilleusement bien jusqu’à ce qu’un autre élève de leur école du genre loubard vienne mettre son grain de sel et tabasse Sakata pour lui piquer sa copine. Plus tard, Sakata retrouve les deux ensemble et se fait proprement jeter pour la raison suivante : l’autre connait plus de choses marrantes et intéressantes -__-. Je crois que le gars s’est pris un râteau cosmique, là. Maintenant, vous comprenez ma réaction. Tout ça finit sur Sakata en train de mater un autre film porno au cinéma avec pour acteurs… ben le nouveau couple ![/spoiler]
OK, c’est vraiment pas très attrayant présenté comme ça. L’histoire est d’un ennui qui ferait fuir n’importe qui s’il n’y avait pas cet élément : le sexe. Mettons tout ce que j’ai dit de côté et intéressons-nous à cet aspect-là du manga. Ben c’est pas trop mal dans l’ensemble. C’est plutôt érotique sans tomber dans le hentai qui tâche… L’évolution progressive de leur jeu, le fait qu’ils aillent de plus en plus loin alors qu’ils sont en public dans une salle de cinéma est plutôt excitant, les graphismes n’étant pas à cracher dessus. L’objectif principal d’une histoire érotique est atteint. Mais vous pouvez jeter le reste, y a rien à voir de plus.
CONCLUSION : vous en avez marre des tentacules/futanari/guro/furry et autres bizarreries ? Vous voulez quelque chose d’un peu plus conventionnel et réaliste (mis à part le fait que forniquer régulièrement devant tout le monde n’est pas ce qu’il y a de plus réaliste) ? Alors lisez ce petit hentai. Il va pas chercher loin mais il est efficace.
Auteur : Yamamoto Naoki
Publié dans le Comic Bee! (18/2/1991)
À noter que c’est une histoire apparemment à mettre en parallèle avec Blue du même auteur.
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Hotel – since A.D.2079
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Que dire ?
Je suis… époustouflé. Bouche bée. C’est avec difficulté que je me remets de ce que je viens de lire. Un concentré de puissance, d’émotion, de de… Argh ! Je ne trouve plus les mots ! Mais vous m’aurez compris. Hotel, c’est du chef-d’oeuvre à l’état pur, de la SF telle qu’aurait pu nous pondre le dieu Asimov, rien que ça !
Du post-apo classique ? Meuh nan…
Reprenons nos esprits. *inspire* *expire*. Voilà, on peut commencer le synopsis. Tout commence alors que la vie sur Terre est en danger, suite à l’utilisation immodérée des combustibles produisant des gaz à effet de serre : l’eau libère petit à petit d’autres gaz de la même nature à cause du réchauffement de la planète, contribuant elle-même à l’établissement d’une spirale dont l’aboutissement est l’évaporation des océans et la disparition de tout être. Réjouissant, n’est-ce pas ? L’humanité n’a aucune solution pour se sortir de là si ce n’est… En fait rien. La planète bleue est condamnée à devenir comme sa voisine Vénus, un enfer de chaleur tel qu’aucune vie n’y sera possible. Les professeurs Dockins et Anno, le premier ayant découvert ce qui allait arriver exactement à la Terre, ont alors chacun mis en place la construction de 2 projets d’une envergure titanesque :
- une arche qui serait envoyée dans un système solaire probablement vivable à 1,27 millions d’années-lumière avec les données ADN de tous les êtres vivants ainsi que celles sur la civilisation humaine pour en faire une deuxième Terre.
- une tour de 4720 mètres (à peu près le Mont-Blanc) contenant ces mêmes données ADN exceptées celles des hommes, ceci à but commémoratif.
C’est l’histoire de cette tour qui est relatée dans Hotel, ou plutôt de l’intelligence artificielle chargée de la gérer une fois que la Terre sera entrée dans une erre d’apocalypse. On assiste tout d’abord à la construction de la tour, puis à la fin de l’humanité pour continuer sur les efforts de l’IA (nommée Louis) pour survivre et maintenir la tour en place, malgré des conditions climatiques imprévisibles et des défauts de construction. Mais c’est surtout son évolution qui fait tout l’intérêt de Hotel. Louis est une IA, voire même un robot de la taille d’une montagne, qui progresse, qui a des sentiments. Il obtient au fur et à mesure une véritable conscience et devient finalement humain…
Attends, là ! Tu viens pas de nous spoiler toute l’histoire ?
Eh non, même pas. Et surtout pas la fin (enfin, pas encore). En seulement 42 pages (oui, pas plus), Hotel contient largement plus de choses que ce que je vous ai décrit, et c’est surtout narrativement bien plus jouissif que mon synopsis. La mise en place est à la fois calme et terrifiante, une situation inéluctable qui mène la Terre à sa fin en tant que planète bleue. Les derniers instants de l’humanité se passeraient presque bien, s’il n’y avait pas ce désespoir qui se profilait petit à petit. Il subsiste quelques moments de bonheur on ne peut plus éphémères, mais rien d’assez fort comparé à ce qui attend ceux qui en profitent et surtout leurs descendants.
Et cette lutte de Louis contre les éléments tout cela pour conserver des données qui ne sont pas destinées à être utilisées… c’est juste une des plus belles représentation du nihilisme du point de vue de l’homme que j’ai été amené à lire, abstraction faite de quelques éléments de l’histoire : dès le début, il est dit que garder tous ces échantillons d’ADN ne servirait strictement à rien et pourtant Louis le fait quand même, parce qu’il est programmé pour. Quant à son évolution, elle est subtile mais perceptible. Alors qu’il a le ton détaché d’un robot classique au départ, il parle parfois d’être content ou manifeste son attachement à ses créateurs qu’il nomme tout simplement ses parents. Louis passe de l’état de machine à personne à part entière.
La fin, donc ? Rien à redire. Ce que j’avais trouvé être un défaut à la première lecture, une sorte de deus ex machina (spoil) pour l’humanité, est finalement peut-être tout ce qui justifie la persévérance de Louis. Certains ne la trouveront pas à leur goût, c’est sûr. Elle peut décevoir, surtout après tout ce qu’on a pu voir précédemment. Mais il n’y a rien de bâclé ni de laissé au hasard. C’est une fin à laquelle je ne peux objectivement reprocher quoi que ce soit…
Inutile, de plus, de vous dire que graphiquement, c’est magnifique. L’histoire se suffit à elle-même et je vous en aurais parlé de la même manière si les dessins avaient été faits par un gamin de 6 ans.
DO WANT !
J’espère bien ! Une oeuvre aussi forte que Hotel, qui offre à la fois autant de désespoir et d’espoir, est rare. Alors que les one-shots d’un chapitre sont souvent des esquisses, on a là un manga parachevé, avec une histoire et des thèmes puissants, un tout perfectionné dans ses moindres détails. Je ne saurais en dire plus dessus.
…
Quoi ? Vous me lisez encore ? Vous êtes pas train de chercher sur google où le trouver ? Rah là là ! xD
Bon, je vais quand même vous épargner ça : ce n’est malheureusement pas disponible en France. Mais la team US Kotonoha s’est chargée de sa traduction en anglais. Les scans sont disponibles ici.
Titre : Hotel – since A.D.2079
Auteur : Boichi (connu d’abord sous le nom de Mujik Park)
Paru dans le Weekly Morning 25 en 2006
Team de scantrad US : Kotonoha
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