Bonjour tout le monde ! Vous croyiez ce blog mort ? Il l’était d’une certaine façon, à l’état de légume : les organes internes bougeaient encore mais à l’extérieur, c’était pas vraiment visible. C’était sans compter sur une bande de blogueurs qui se sont mis à incanter des trucs bizarres à base de « nauèleblôgui’ngue ». Et pris dans le flot, cet article a été pondu, réveillant d’un coma apparemment sans fin ce site. Pour info, ce billet est le premier d’une série de six écrits par Gamera et moi. Ils seront publiés à intervalles réguliers de quatre heures. Trêve d’élucubrations, passons aux choses sérieuses.
J’avais proposé pour ce blogging 3 anime. Les votes sont allés au titre le plus aguicheur pour ceux qui ont suivi mon blog, allez savoir pourquoi. Ce sera donc : Papillon Rose New Season. Aux lecteurs qui ne connaissent pas, Papillon Rose, c’est ça.
Maintenant que tout le monde est briefé, que dire sur cet anime ? Tout d’abord, que c’est une série télévisée ayant débuté en février 2006 et diffusée pendant 6 semaines, ce qui en fait une série VRAIMENT courte. L’histoire est dans la même veine que l’ONA, à base de petits délires érotiques sur fond de parodie d’anime de mahô shôjo. L’histoire se passe un an après les évènements de l’ONA. Les méchants ont été vaincus mais pas sans victimes puisque Papillon Dahlia, quatrième guerrière Papillon, et Dandy Lion, le grand amour de l’héroïne, sont morts. Quant à Papillon Rose, alias Tsubomi (non, pas celle-là), elle a perdu la mémoire pour tout ce qui concernait son passé de super-héroïne. Même chose pour Papillon Lily, alias Anne, qui mène une vie plutôt volage et dont toutes les répliques au téléphone flirtent avec l’inceste, et pour Papillon Margaret, alias Shizuku, qui se demande pourquoi elle a eu du mal avec ses études l’année passée.
Au moins, y en a qui se servent de leur épée quand elles en ont une entre les mains
Le premier épisode démarre avec Ran, Miki et Sue (non, pas celles-là), trois déesses… ou plutôt des extra-terrestres, de la famille Susanoo viennent sur notre planète récupérer par la force leur terre sacrée maintenant connue sous le nom d’Akihabara. Non, je n’invente rien. Et ce n’est pas fini : leurs ennemis sont donc les humains, qu’elles appellent des haniwa et qu’elles combattent soit avec des AMNI, soit avec des dogû mécaniques et déguisés en maids… Arrêtons là le massacre. Pour en revenir au premier épisode, il est au final similaire à l’ONA, un peu coquin grâce aux scènes de transformation et à Tsubomi qui recouvre la mémoire une fois que Raama la chatte lui lèche la sienne.
La suite de la série continue sur cette lancée, avec en plus moult références à la con à divers anime bien ancrés dans la culture otaku comme Precure ou Gundam. Et c’est peut-être là le plus gros changement par rapport à l’OAV : celle-ci était plus que tout une parodie des anime de mahô shôjo qui ne se souciait pas vraiment de son public. Ses créateurs étaient là pour faire un navet, ils en ont réalisé un et c’était fun. Là, ils ont essayé de faire de l’humour pour plaire aux spectateurs… et pourquoi pas. L’esprit est finalement assez différent entre l’ONA et la série TV mais même si je n’ai pas autant aimé cette dernière, j’ai passé de bons moments. Certaines répliques font mouches comme celle du début de l’épisode 3 où un des otaku récurrents commence la narration par « Nous ne connaissions la guerre que par celle d’un an ». D’autres tombent à plat. La qualité de l’ensemble de l’histoire et des éléments comiques est assez inégale au final, voire même en dents de scie. Contrairement aux autres aspects qui sont… ben… mauvais.
Les Precures au comiket
Disons-le cash : techniquement parlant, cet anime est une horreur. Autant il est, soyons gentils, potable sur les deux premiers épisodes, autant la suite est catastrophique. Les personnages sont dessinés à l’arrache, l’animation est par moments saccadée, la réalisation pas vraiment au top, des voix manquent, etc, etc. Un régal pour les amateurs. Était-ce un choix ? Je l’espère parce que j’avais l’impression de retrouver les pires épisodes de Nanoha StrikerS TV (et non DVD). Bref, on n’apprécie pas particulièrement voir ce qui devrait titiller les yeux façon Queen’s Blade. C’est pas que mater de la fesse soit l’aspect le plus important de cet anime mais pas loin. Quitte donc a rater quelques blagues, autant se rattraper sur un sujet facile.
Mais je suis mauvaise langue. N’oublions pas que Papillon Rose est un projet de petite envergure et seulement amateur à la base. On aurait aimé qu’un plus gros budget soit alloué pour que la série aille jusqu’au bout des choses et s’assume à fond, mais difficile de trouver un producteur prêt à investir dans une série aussi casse-gueule.
Le trio de bouffons otak' pour les "gags" récurrents
On ne tirera donc pas son chapeau à Papillon Rose New Season, surtout après un effet de surprise passé avec l’ONA. Mais la série s’en sort toutefois correctement, ne tirant pas trop en longueur et c’est tant mieux. Je vous la conseille mais seulement si vous avez vraiment aimé l’ONA ou si vous voulez vous décompresser le cerveau pendant deux heures et demie. Et si vous voulez absolument vous la procurer, elle est disponible en version sous-titrée anglaise grâce à l’éditeur Section23 films.
Décidément, c’est la mode des anime au titre aguicheur sur ce blog. Pourquoi, d’ailleurs ? Simplement que celui dont je vais vous parler m’a été recommandé (j’avais tout de même de gros doutes avant de le voir) et qu’après Sexy Commando Gaiden: Sugoiyo!! Masaru-san, je me suis dit qu’enchaîner sur Lingerie Senshi Papillon Rose ne pouvait être qu’une bonne idée. Me trompais-je ? Oui et non. J’avais une certaine appréhension en voyant le générique. On aurait dit celui d’un anime ecchi insipide à la qualité de réalisation passable, et encore, je m’imaginais déjà que tout le budget avait fini dans l’opening. Enfin, je vous laisse vous faire une opinion là-dessus :
Petit résumé de l’histoire : Tsubomi, employée dans un bar à hôtesses, et peut-être étudiante (on la voit en seifuku mais c’est à peu près le seul indice), tombe sur un chat qui parle alors qu’elle venait de sortir d’un love hotel où son partenaire d’un soir était parti discrètement, la laissant galamment payer la chambre. Le chat lui dit qu’elle est la légendaire guerrière Papillon Rose et qu’elle doit combattre un groupe de vilains nommé Dynasty.
Et puis c’est tout. À part ça et un combat, on n’a rien. Juste une OAV de 25 minutes. Ajoutons à cela que les graphismes sont à peine potables, que l’animation est a une qualité en dents de scie, allant de vraiment pas mal à digne d’un hentai, et que le jeu des seiyû est relativement mauvais. J’ai pris autant de plaisir à regarder cette OAV que pour le peu que j’ai vu Queen’s Blade… Hé, mais attendez ! J’ai aimé Queen’s Blade !
Et oui, Papillon Rose, ce n’est rien de moins qu’un Queen’s Blade avant l’heure. La preuve en image :
Si c’est pas flagrant, ça ? En fait, j’ai trouvé ça encore mieux que Queen’s Blade. Les dialogues sont volontairement ridicules au possibles, l’action l’est tout autant et le côté parodique de Sailor Moon et Cutie Honey fut la cerise sur le gâteau. Constatez par vous-même : là où d’autres mahô shôjo se battent avec des sceptres, des diadèmes, des épées ou même avec leurs poings, Papillon Rose a pour arme principale un… vibromasseur. Je ne parle même pas des ennemis avec des seins éjectant du lait inflammable sous pression ou des missiles. Quant aux dialogues, ils sont dignes de Rapeman, tout particulièrement les formules magiques de la transformation (un véritable régal, celle-là) et des attaques.
Quand on pense qu’à la base, tout ça n’était qu’une petite blague par un cercle de dôjin (ECHIGOYA) qui avait posté sur son site des dessins parodiques de Sailor Moon. Ça a tellement plu que le studio Pink Company a décidé de faire cette blague à une plus grande échelle et ils ont réussi : on leur demandait un anime de série Z, on l’a eu.
Alors certes, ce titre ne conviendra pas à tout le monde. Entre ceux qui ne regardent pas ou n’aiment pas les anime de mahô shôjo et ceux qui prennent ce genre au sérieux (pour ne pas dire qu’ils se sont la perche de compétition dans le rectum), le public se réduit grandement. Ah, et même en ce qui concerne les mahô shôjo, ne rien connaître de Sailor Moon ou Cutie Honey est assez handicapant, mais avoir vu quelques épisodes de chacun suffit, voire même juste l’un des génériques pour le deuxième titre.
Pour ceux qui auront été tout autant enthousiasmés que moi par cet épisode pilote qui n’a jamais connu de suite immédiate, sachez qu’en Mars dernier, Maiden Japan a annoncé que l’OAV allait être distribué aux États-Unis avec la série TV de 6 épisodes dont les évènements se passent un an après Dynasty. Petit avant-goût : ce qu’il restait de Dynasty a rejoint le groupe Geldam opur former Gel Dynasty. Ensemble, ils vont tenter d’éradiquer les hôtesses de bar de l’industrie du sexe avec des maladies vénériennes pour les remplacer par des travestis. Les Papillons (elles sont plusieurs maintenant) s’y opposeront mais ce ne sera pas sans mal car les travestis n’ayant pas de vagin, les vibromasseurs sont inefficaces… dixit l’auteur parce que nous avons tous pensé à une « solution de remplacement ».
Autant dire que j’attends le 8 Juin avec impatience.
Vous savez, il y a déjà eu quelques fiches ici, mais ça a toujours été assez positif dans l’ensemble. Rien de bien méchant. Jusque là, ça a toujours été des billets destinés à vous faire découvrir des anime qui mériteraient d’être plus connus. Le truc, quand on commence à devenir vraiment otak’, c’est qu’on ne voit pas que de bons titres et il arrive parfois qu’on regrette que certains passent sur son écran. Vous vous en doutiez probablement déjà, mais il y a des anime qui ne sont pas connus parce qu’ils sont tout simplement mauvais. Chô Kidô Densetsu Dinagiga (prononcer daïnaguiga) fait partie de ceux-là.
Pourquoi l’ai-je regardé ? Le générique de début était vraiment excellent : du rythme, une mélodie agréable, une animation dynamique et des graphismes pas dégueulasses. Ça faisait un moment que je ne m’était pas regardé un anime de mechas et y’en a un de deux épisodes qui a l’air pas mal à première vue. Il s’est avéré par la suite que 2 épisodes m’ont largement suffi. L’histoire n’est pas révolutionnaire, vu qu’on commence dans une école de pilotes de mecha et l’héroïne est une fille, Hikari Tôno, pas très douée dans ce domaine… pour le moment. Tiens, ça me rappelle du Gainax, ça -__-. M’enfin, continuons. Arrivée de Marie, surdouée du pilotage de mecha et aussi froide que Rei Ayanami, pour un sauvetage in extremis de l’école au moment d’une bourde de notre héroïne. En gros, c’est la-fille-qui-est-la-clé-de-toute-l’histoire-mais-qui-n’en-dira-rien-et-qui-est-d’autant-plus-mystérieuse-qu’elle-parle-peu. Ajoutez ses sentiments pour Hikari penchant vers le yuri et vous avez un mélange peu digeste. La suite de l’anime consiste en quelques exercices avec des mechas entrecoupés de scènes où les profs se disent que Hikari est une élève à fort potentiel (qu’elle fasse des bourdes ou pas). À la fin, l’école subit une attaque d’on ne sait trop quoi de moche, gros et qui fait mal. Qu’à cela ne tienne, on déploie l’arme ultime, un truc tout aussi gros et qui fait plus mal : Dinagiga. Il met un peu de temps à arriver donc on a un petit combat avec des mini mecha qui essaient de résister contre le gros monstre puis, quand Hikari arrive avec son tout nouveau jouet, on se retrouve avec une scène zarb’ entre Marie et elle, ça fait un peu boum-boum et la scène est finie… Ensuite ? Ben on a droit à même pas deux minutes pour voir ce qui se passe après (donc, à peu près rien).
Les mechas de base
Au final une histoire très incomplète (on ne sait pas ce que sont ou à quoi servent exactement les particules X) avec des relations très floues entre deux des principaux personnages. Le genre d’histoire qu’on a essayé de compresser mais qu’on a découpé à la hache pour faire tenir ça en deux épisodes, tel Chucky faisant rentrer un cube dans un trou rond trop petit. J’avoue, j’ai passé quelques trucs dans le résumé, dont des éléments spoil. Mais osef, j’vous ai à peu de chose près raconté la chose qui ne vaut pas grand chose (oulà, triple répétition, ça se voit qu’il est 3h du mat’ -__-).
Les deux yuristes au premier plan...
Techniquement, l’animation ne vaut pas celle du générique mais reste passable ; quoique, par moment, ça revient au niveau global de l’anime. Les couleurs, pareil. La musique est pas assez présente pour rattraper le coup. Et je ne parle pas des seiyû et plus particulièrement celle assignée à l’héroïne dont la voix est crispante au possible, ça plombe l’ambiance à mort. La réalisation est loin d’être exceptionnelle et ne fera rien pour améliorer l’ensemble. Tout cela nous donne un anime poussif avec au final uniquement le générique de début de bon, et c’est malheureusement la première approche qu’on en a, surtout pour ceux qui se font régulièrement des karaoke avec la pitanime ou lors d’autres évènements. Il est encore une fois prouvé que les génériques ne sont en aucun cas le reflet de la qualité de la série qu’ils introduisent. Et le générique de fin est du niveau d’un générique de fin moyen (vous l’apprendrez pas par coeur).
Pas beau ! Méchant !
Conclusion : Dinagiga est anime qui est inconnu et ne restera pas dans les annales. Ce n’est qu’un clip auquel on a collé une série parce qu’on pouvait pas le diffuser tel quel. J’espère franchement que ce genre de d’égarements n’est pas fréquent chez le Studio DEEN. -__-
Pour la petite histoire, on était plusieurs à regarder ça et le premier truc qu’on m’a demandé, c’était : « tu choisis comment les anime que tu regardes ? ». Je crois bien que c’est le seul mauvais anime que j’ai fait regarder à d’autres. Bon, au moins, après, on s’en est remis avec du Kamichu! (ou du Baccano!, je suis plus trop sûr de l’époque à laquelle on a vu ça), donc tout s’est finalement bien terminé.
Kya ! SPOIL !
Certains se demandent pourquoi j’ai fait un tel billet, vu que c’est un anime vraiment peu connu (le VJ-God 13 l’a montré) et que peu de gens finalement risquaient de tomber dessus. D’une, pour la raison du générique. De deux, parce que faut quand même pas se dire que tout est bien dans les anime délaissés et qu’une bonne part le sont parce qu’ils ne sont même pas au niveau d’un shônen-qui-tâche de base. De trois parce que je n’ai pas envie de tomber dans la monotonie en ne parlant que de bons titres :p. Vous aurez donc droit de temps à autres à des articles inutiles de ce type. ^^ »
Sur ce, bonne journée/nuit et ne regardez pas Dinagiga, faites juste le karaoke de l’opening.
Studios : Studio DEEN (les créateurs des meilleurs OAV du monde de l’univers n’étaient pas très inspirés)
Éditeur : ah ben heureusement, y’en a pas.
Team de fansub : là y’en a une. Hikari no Kiseki.
Nombre d’épisodes : 2
PS : à ceux qui n’auraient pas compris le titre de l’article, allez voir le VJ-God 13